Le mythe de la machine : la pensée de Lewis Mumford

La civi­li­sa­tion moderne n’est plus qu’un véhi­cule gigan­tesque, lan­cé sur une voie à sens unique, à une vitesse sans cesse accé­lé­rée. Ce véhi­cule ne pos­sède mal­heu­reu­se­ment ni volant, ni frein, et le conduc­teur n’a d’autres res­sources que d’appuyer sans cesse sur la pédale d’accélération, tan­dis que, gri­sé par la vitesse et fas­ci­né par la machine, il a tota­le­ment oublié quel peut être le but du voyage.