Mois : février 2018

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La férocité blanche : à propos du livre de Rosa Amelia Plumelle-Uribe (par Nicolas Casaux)

Le suprémacisme blanc a ouvertement constitué une caractéristique fondamentale de la culture européenne pendant des siècles. Pas étonnant qu’il continue, aujourd’hui encore, à informer — moins ouvertement, plus implicitement, plus officieusement — les structures sociales de la civilisation industrielle mondialisée. [...]
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Comment nous nous préparons, nous et nos enfants, pour l’extinction (par Daniel Quinn)

Dans un récent film semi-documentaire appelé Garbage (Déchet), un ingénieur en traitement des déchets toxiques à qui l’on demande comment nous pourrions faire pour cesser de submerger le monde ne nos poisons, répond : « Qu’il faudrait pour cela qu’on disparaisse tous de la planète, parce que les humains GÉNÈRENT des déchets toxiques, qu’il s’agisse d’organismes pathogènes que l’on excrète de nos corps ou d’autres choses. Nous sommes un poison pour la planète. » Comment réagissez-vous à cette affirmation ? Si vous êtes d’accord avec cette idée que les humains sont intrinsèquement toxiques, levez la main.
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Les écologistes et les techno-critiques sont-ils des hypocrites ? (par Nicolas Casaux)

À cet argument fallacieux du « mais-vous-utilisez-du-pétrole-vous-ne-pouvez-donc-pas-critiquer-les-énergies-fossiles », l’historienne d’Harvard Naomi Oreskes (auteure, entre autres, du livre Les marchands de doute) répond : « Bien sûr que nous le faisons, et les gens des États du Nord portaient des vêtements dont le coton avait été récolté par des esclaves. Mais cela ne fit pas d’eux des hypocrites lorsqu’ils rejoignirent le mouvement pour l’abolition de l’esclavage. Cela signifiait juste qu’ils faisaient partie de cette économie esclavagiste, et qu’ils le savaient. C’est pourquoi ils ont agi pour changer le système, et pas simplement leurs habits ». Nous pourrions nous en tenir à ça. Mais dans la mesure où cette rhétorique est bien trop répandue et où ses promoteurs ne sont peut-être pas en mesure de comprendre ce qu’explique Naomi Oreskes, continuons. [...]