Les médias publics et privés aiment diffu­ser des images spec­ta­cu­laires et raffolent des images des mani­fes­tants masqués et vêtus de noir qui cassent des vitrines et répondent par des jets de pierre à la violence des forces de l’ordre. Dans une inter­view de Jean Marc Rouillan, cofon­da­teur du groupe Action directe, publiée le 1er février 2019 dans le jour­nal Le Monde, la jour­na­liste Vanessa Schnei­der décrit les Blacks blocs comme des « acti­vistes qui viennent en découdre avec les CRS, barres de fer et cock­tails Molo­tov à la main ». Rouillan, ayant parti­cipé aux côtés de ses « copains » à des Blacks blocs lors des mani­fes­ta­tions contre la Loi Travail de 2016, affirme : « Si on crée un pôle d’af­fron­te­ment, ça peut marcher malgré la répres­sion. Les gens ont envie d’en découdre, ils en ont marre des poli­tiques capi­ta­listes. »

Cette vision guer­rière du Black bloc est, comme souvent dans les médias de masse publics et privés, simpliste et fantas­mée.

Dans son ouvrage Black blocs, la liberté et l’éga­lité se mani­festent Fran­cis Dupuis-Déri explique que « l’ex­pres­sion Black bloc ne désigne pas une orga­ni­sa­tion perma­nente mais une forme d’ac­tion collec­tive, une tactique très typée ». Il s’agit d’un groupe d’une dizaine ou d’une centaine d’in­di­vi­dus qui s’ha­billent en noir, forment un bloc et se masquent pour garder l’ano­ny­mat. En prin­cipe, il suffit de s’ha­biller en noir et d’être masqué pour rejoindre le Black bloc. Cepen­dant, il arrive que des groupes d’af­fi­nité plani­fient et coor­donnent leurs actions quelques heures voire plusieurs mois avant l’évé­ne­ment. L’objec­tif premier est d’in­diquer la présence dans la mani­fes­ta­tion d’une critique anti­ca­pi­ta­liste et anti­au­to­ri­taire du système écono­mique et poli­tique.

Ce sont les auto­nomes de Berlin-Ouest, au début des années 1980, qui déve­loppent la tactique du Black bloc. Issus de l’ex­trême gauche italienne de la fin des années 1960, les auto­nomes se répandent en Europe, au Dane­mark et en Hollande. Ils s’ins­pirent de diffé­rentes tendances — marxisme, fémi­nisme radi­cal, écolo­gisme, anar­chisme — et reven­diquent une auto­no­mie idéo­lo­gique. En Alle­magne, le mouve­ment est forte­ment influencé par les fémi­nistes radi­cales qui encou­ragent l’au­to­no­mie indi­vi­duelle. Elles refusent le prin­cipe de la délé­ga­tion, insistent pour se démarquer des insti­tu­tions offi­cielles et cultivent l’au­to­no­mie de genre par la créa­tion de collec­tifs fémi­nistes non mixtes. Sans chef ni repré­sen­tant, chacune parle en son propre nom rendant effec­tive une poli­tique égali­taire et parti­ci­pa­tive dans laquelle auto­no­mie indi­vi­duelle et auto­no­mie de la collec­ti­vité sont complé­men­taires et d’égales impor­tances.

« En Alle­magne de l’Ouest, les groupes auto­nomes privi­lé­giaient comme mode d’ex­pres­sion poli­tique les grèves de paie­ment de loyers, les occu­pa­tions d’uni­ver­si­tés et les combats de rue contre les néo-nazis qui attaquaient les immi­grants et contre les poli­ciers qui défen­daient les centrales nucléaires. Lors de ces affron­te­ments, les Auto­no­men s’équi­paient déjà de casques et de boucliers de fabri­ca­tion arti­sa­nale et de divers bâtons et projec­tiles. Dans les années 1970, ils lancèrent égale­ment une vaste opéra­tion de squats, à la fois lieux d’ha­bi­ta­tion et d’ani­ma­tion poli­tique, dont plusieurs offraient gratui­te­ment nour­ri­ture et vête­ments, et qui compre­naient des centres d’in­for­ma­tion (« info-shops »), des librai­ries, des cafés, des lieux d’as­sem­blées publiques et des salles de concert et d’ex­po­si­tion pour musi­ciens et artistes enga­gés. »[1]

C’est pour sauver un squat que se consti­tue, en 1986, un Black bloc composé de 1500 personnes. Soutenu par 10 000 mani­fes­tants, le Black bloc défie la police armée pendant que des petits groupes mènent simul­ta­né­ment des actions clan­des­tines : des dizaines de maga­sins, des lieux de rési­dence de certains poli­ti­ciens, des bâti­ments muni­ci­paux sont incen­diés. La diver­sité de ces tactiques permit aux acti­vistes auto­nomes de sauver le squat.

En Amérique du Nord, la tactique du Black bloc est utili­sée pour la première fois en janvier 1991, d’abord à Washing­ton D.C., lors d’une mani­fes­ta­tion dénonçant la guerre contre l’Irak et au cours de laquelle les vitres de la Banque mondiale vole­ront en éclats, puis à San Fran­cisco, le jour du Colum­bus Day, pour dénon­cer 500 années de géno­cide contre les Amérin­diens. Les jour­naux et réseaux anar­chistes parti­ci­pe­ront à la diffu­sion de la tactique du Black bloc qui sera adop­tée par les acti­vistes du mouve­ment anti­au­to­ri­taire et anti­ra­ciste (Anti-Racist Action, ARA) aux États-Unis et au Canada, par des mani­fes­tants pour exiger la libé­ra­tion, en avril 1999, de Mumia Abu-Jamal, l’un des fonda­teurs de la branche locale des Black Panther et, à la fin du XXe siècle, par des mili­tants actifs au sein du mouve­ment d’op­po­si­tion à la mondia­li­sa­tion du capi­ta­lisme. C’est ainsi que le 30 novembre 1999, à Seat­tle, des commerces et des banques dans le quar­tier des affaires seront attaqués pour dénon­cer les acti­vi­tés de l’OMC. Ces dégra­da­tions spec­ta­cu­laires atti­re­ront l’at­ten­tion des médias de masse publics et privés qui contri­bue­ront ainsi à la diffu­sion de cette tactique qui vien­dra s’ajou­ter, selon l’ana­lyse et la sensi­bi­lité des uns et des autres, au réper­toire d’ac­tions poli­tiques exis­tant.

Les Black blocs ne présentent pas un profil homo­gène, mais la majo­rité des indi­vi­dus qui les composent sont des mili­tants de longue date, anti­ca­pi­ta­listes et anti­au­to­ri­taires, orga­ni­sés de manière égali­taire et liber­taire, sans hiérar­chie ni poste qui permette de faire usage de quelque auto­rité. L’or­ga­ni­sa­tion par groupes d’af­fi­nité, inspi­rée de la tradi­tion anar­chiste espa­gnole[2], faci­lite les prises de déci­sions auto­nomes et rapides. Les groupes d’af­fi­nité sont compo­sés d’une dizaine de cama­rades qui se respectent et se font confiance, ce qui favo­rise les proces­sus de prise de déci­sion égali­taires et faci­lite une divi­sion volon­taire du travail mili­tant : actions offen­sives, actions défen­sives, opéra­tions de recon­nais­sance et de commu­ni­ca­tion, corps d’in­fir­miers volon­taires, entre­tien du moral du groupe par la musique, appui légal en cas d’ar­res­ta­tion, respon­sa­bi­lité du trans­port, de l’hé­ber­ge­ment, de l’ap­pro­vi­sion­ne­ment en eau et nour­ri­ture, contacts avec les médias, etc.

Les indi­vi­dus qui consti­tuent les Black blocs prônent la diver­sité des tactiques. Ils acceptent que chaque indi­vidu agisse selon sa sensi­bi­lité, par des actions directes (graf­fi­tis, attaques contre des cibles symbo­liques, affron­te­ments avec les poli­ciers), sous la forme de théâtre de rue, ou par des chants et slogans. Comme l’écrit George Orwell « ce n’est pas entre violence et non-violence que passe la grande diffé­rence, mais entre avoir ou ne pas avoir le goût du pouvoir[3] ». Le paci­fisme dogma­tique est une stra­té­gie mise en place pour iden­ti­fier des repré­sen­tants capables de négo­cier avec les gérants de la mondia­li­sa­tion écono­mique. Il implique de disci­pli­ner la base pour que l’élite poli­tique recon­naisse les indi­vi­dus respon­sables et respec­tables du mouve­ment. « La non-violence, dans le contexte actuel, est intrin­sèque­ment une posture de privi­lé­gié[4]. »

Consi­dé­rant l’im­por­tance de la diver­sité des tactiques, les Blacks blocs n’ont pas toujours recours à la force. En 2000, contre le sommet du Fonds Moné­taire Inter­na­tio­nal à Washing­ton, ils ont protégé des mani­fes­tants non violents contre les attaques de la police. Quant à la bataille de Seat­tle, en 1999, elle a été précé­dée d’une série d’ac­tions de déso­béis­sance civile non violentes menées par des écolo­gistes radi­caux de la côte ouest améri­caine, ce qui n’a pas empê­ché les poli­ciers de recou­rir massi­ve­ment à l’uti­li­sa­tion de gaz lacry­mo­gènes et de procé­der à des arres­ta­tions.

Cepen­dant, la tactique du Black bloc présente des faiblesses. Ils ne sont pas toujours bien orga­ni­sés, certains n’étant pas même struc­tu­rés en groupes d’af­fi­nité, ce qui réduit la capa­cité à mener des actions coor­don­nées. D’autre part, les faits d’armes contre la police deviennent parfois une ortho­doxie qui distingue les bons des mauvais mili­tants, les vrais des faux radi­caux :

« L’ac­tion directe violente devient alors un moyen pour le mili­tant d’af­fir­mer son iden­tité poli­tique aux yeux des autres mili­tants ; la tenta­tion est forte, dès lors, de consi­dé­rer avec mépris et d’ex­clure celles et ceux pour qui radi­ca­lisme ne rime pas avec violence[5]. »

Le témoi­gnage d’un membre de la CNT confirme que, pour certains membres des Black blocs, la violence n’est pas qu’une tactique de résis­tance poli­tique mais aussi une affir­ma­tion de soi : « l’in­té­rêt, c’était de les trem­per, eux [les jeunes mili­tants], dans une situa­tion de tension réelle, de façon à ce qu’ils soient amenés à gérer leur adré­na­line et voir comment elle fonc­tionne. Et ce genre de situa­tion, pour des mili­tants qui prétendent être des mili­tants révo­lu­tion­naires, par ailleurs, c’est impor­tant. » La violence peut parti­ci­per à la construc­tion de l’iden­tité anar­chiste trop souvent défi­nie comme une éthique de la lutte violente. L’iden­tité combat­tante est alors iden­ti­fiée à une éthique machiste où l’homme doit apprendre à gérer son adré­na­line et à se battre digne­ment.

Une parti­ci­pante aux Blacks blocs témoigne de ce culte de la violence qui hiérar­chise les tactiques : « au sein du mouve­ment anar­chiste, il y a un pres­tige à être sur la ligne de front, à parti­ci­per à la confron­ta­tion, à briser des vitres. Je trouve ça dommage, parce qu’il y a plein d’autres gens qui font plein d’autres choses qui ont autant d’im­por­tance. » Certains anar­chistes utilisent de beaux prin­cipes pour justi­fier leur soif de pres­tige, de violence et de pouvoir. La violence dogma­tique est tout aussi déso­lante que le paci­fisme dogma­tique.

Il est aussi souvent repro­ché au Black bloc d’être essen­tiel­le­ment consti­tué d’hommes, pour­tant, selon certaines études, la parti­ci­pa­tion des femmes s’élè­ve­rait à 30 %. Il ne faut pas oublier que l’ac­tion directe a été défen­due de nombreuses fois par des femmes mili­tantes :

« Et je ferai remarquer que l’on n’en­gage jamais, que l’on n’en­vi­sage même jamais aucune action poli­tique, tant que les esprits assou­pis n’ont pas été réveillés par des actes de protes­ta­tion directe contre les condi­tions exis­tantes. […] C’est grâce aux actions, paci­fiques ou violentes, des précur­seurs du chan­ge­ment social que la Cons­cience Humaine, la conscience des masses, s’éveille au besoin du chan­ge­ment. Il serait absurde de prétendre qu’au­cun résul­tat posi­tif n’a jamais été obtenu par les moyens poli­tiques tradi­tion­nels ; parfois de bonnes choses en résultent. Mais jamais tant que la révolte indi­vi­duelle, puis la révolte des masses ne l’im­posent. L’ac­tion directe est toujours le héraut, l’élé­ment déclen­cheur, qui permet à la grande masse des indif­fé­rents de prendre conscience que l’op­pres­sion devient into­lé­rable. » (1912, Voltai­rine de Cleyre, De l’ac­tion directe).

L’ac­tion directe a été égale­ment pratiquée par les Suffra­gettes : incen­die de boîtes aux lettres et d’église, saccage de vitrines de maga­sins, occu­pa­tion de bureaux de scru­tins, destruc­tion d’urnes élec­to­rales et de bulle­tins de vote.

« Nous avons obtenu davan­tage en fracas­sant des vitrines que ce que nous avons obtenu en les lais­sant nous fracas­ser. » (Chris­ta­bel Pankhurst, suffra­gette).

Le recours à la force sur la scène poli­tique est une façon effi­cace de provoquer le débat et de faire bouger des situa­tions qui semblent condam­nées.

Par ailleurs, les Black blocs ne béné­fi­cient plus de l’ef­fet de surprise et sont para­si­tés par des « grou­pies » qui gonflent les cortèges mais dispa­raissent au premier signe de confron­ta­tion. Ils sont aussi faci­le­ment infil­trés par la police qui peut effec­tuer des arres­ta­tions ou des provo­ca­tions ce qui permet de les calom­nier plus faci­le­ment. D’autre part, si la casse symbo­lique et média­tique peut servir à rendre plus visible une mani­fes­ta­tion, elle ne consti­tue pas une tactique effi­cace pour chan­ger dura­ble­ment et profon­dé­ment la société.

« Je n’étais pas opposé à l’idée de casser des vitrines, seule­ment surpris que ceux qui compo­saient le Black bloc aient déli­bé­ré­ment attendu le jour où leurs cibles étaient entou­rées de milliers de poli­ciers lour­de­ment armés, de camé­ras innom­brables enre­gis­trant chaque mouve­ment et de douzaines de cars de police station­nés à côté dans l’at­tente de les emme­ner en prison[6]. »

Bien entendu, le Black bloc est un mouve­ment qui veut rendre visible l’op­pres­sion de l’État et l’ex­trême violence de son système écono­mique qui favo­ri­sera toujours le profit contre la vie.

« Il faut comprendre que le capi­ta­lisme, l’État, la supré­ma­tie blanche, l’im­pé­ria­lisme et le patriar­cat mènent ensemble une guerre contre la popu­la­tion de la planète. […] Chaque année, sur notre planète, des millions de personnes meurent simple­ment par manque d’eau potable. Ils meurent parce que les États et les multi­na­tio­nales, qui ont usur­pés le contrôle des communs n’ont trouvé aucun moyen de tirer profit de leur vie[7]. »

Il est illu­soire de penser qu’il est possible de lutter paci­fique­ment contre la violence étatique. La violence est au fonde­ment de l’État, qui n’a d’autre préoc­cu­pa­tion que sa perpé­tua­tion. Ce système trans­forme notre planète en prison, détruit des écosys­tèmes entiers, exter­mine des peuples. Le colo­nia­lisme est son mode de fonc­tion­ne­ment : conquête, consom­ma­tion et consu­ma­tion de la moindre parcelle auto­nome. Ainsi que l’écrit Frantz Fanon : « (…) le colo­nia­lisme n’est pas une machine à penser, n’est pas un corps doué de raison. Il est la violence à l’état de nature et ne peut s’in­cli­ner que devant une plus grande violence[8]. »

Cepen­dant, le saccage des symboles du capi­ta­lisme ne suffit pas à inver­ser le rapport de force. Dans l’op­tique d’ins­tau­rer un chan­ge­ment durable, nous devons être capables d’éla­bo­rer des struc­tures alter­na­tives afin de créer et de soute­nir un mouve­ment révo­lu­tion­naire ainsi que des socié­tés auto­nomes, que nous devons être prêts à proté­ger contre la répres­sion. Sans un combat contre la mondia­li­sa­tion du système libé­ral capi­ta­liste, sans une lutte active contre son exploi­ta­tion crois­sante de la planète et de ses habi­tants, l’éta­blis­se­ment de communes libres et soute­nables est illu­soire.

À l’heure où j’écris ces lignes, je lis dans la presse que l’ef­fon­dre­ment d’un barrage minier au Brésil a causé un tsunami de 13 millions de mètres cubes de boue. Les auto­ri­tés parlent de 350 morts humains. À ceux-là s’ajoutent la mort d’une rivière et d’on ne sait combien d’autres animaux égale­ment empor­tés et noyés (chiens, chats, vaches, chevaux), ainsi que de milliers de pois­sons. L’eau dont dépend le peuple de Noa Xoha est désor­mais polluée pour de nombreuses années. Notre civi­li­sa­tion est respon­sable de la dispa­ri­tion d’une espèce vivante toutes les 20 minutes. Le rythme actuel d’ex­tinc­tion est 1 000 fois supé­rieur à la moyenne. Les causes sont connues : défo­res­ta­tion, urba­ni­sa­tion, extrac­ti­visme, pollu­tions, etc.

Certaines tactiques sont plus effi­caces que d’autres. Dans son livre Comment la non-violence protège l’État, Peter Gelder­loos écrit :

« En termes de para­ly­sie du système, il n’y a pas de compa­rai­son possible entre s’en­chaî­ner paci­fique­ment à un pont ou une voie ferrée et les faire sauter. Cela provoque une para­ly­sie plus longue et effec­tive, coûte plus cher à répa­rer, implique une réac­tion plus consé­quente de la part des auto­ri­tés tout en nuisant davan­tage à leur image morale et publique, et cela permet aux auteurs de ces sabo­tages de s’échap­per et de conti­nuer la lutte. »

Nous savons que ceux qui gouvernent ne lève­ront pas le petit doigt pour arrê­ter la destruc­tion, ils méprisent la nature et les peuples. L’his­toire nous apprend qu’il ne faut pas comp­ter sur les forces de l’ordre pour nous défendre, notam­ment parce qu’il ne s’agit pas de leur fonc­tion, mais aussi parce que l’af­fir­ma­tion de soi par la violence ne pourra jamais être un allié fiable. Pour lutter effi­ca­ce­ment contre ces destruc­tions, nous devons retrou­ver les quali­tés humaines que le libé­ra­lisme s’acharne à vouloir extraire de nos cœurs, de nos esprits, de nos ventres, mais que les peuples indi­gènes, en lutte constante contre la destruc­tion et l’ex­pro­pria­tion, possèdent encore : la respon­sa­bi­lité, l’en­ga­ge­ment, le respect, le courage et la loyauté.

Ana Minski


  1. Fran­cis Dupuis-Déri, Black blocs, la liberté et l’éga­lité se mani­festent
  2. Dès sa fonda­tion en 1927, la FAI fonc­tion­nait par groupes d’af­fi­nité, géné­ra­le­ment composé d’une demi-douzaine à quelques dizaines de membres.
  3. Dans le ventre de la baleine et autres essais
  4. Peter Gelder­loos, Comment la non-violence protège l’État
  5. Fran­cis Dupuis-Déri, Black blocs, la liberté et l’éga­lité se mani­festent
  6. Aric Mc Bay, DGR, un mouve­ment pour sauver la planète
  7. Peter Gelder­loos, Comment la non-violence protège l’État
  8. Frantz Fanon, Les damnés de la Terre

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Comments to: Black blocs et actions directes (par Ana Minski)
  • 13 février 2019

    Texte revigorant en ces temps de pensée grégaire et conformiste qui finit par stériliser les cerveaux. Pour avoir lu le livre de Peter Gelderloos (Comment la non-violence protège l’Etat), je le recommande vivement!

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