Naissance et mort au Paléolithique récent européen

(40 000 – 10 000 BP)

Un pré­ju­gé tenace ne cesse d’être col­por­té concer­nant la période du Paléo­li­thique. Cer­tains affirment que l’es­pé­rance de vie y était d’en­vi­ron 30 ans, en rai­son de condi­tions de vie ter­ri­ble­ment pré­caires, d’une forte mor­ta­li­té infan­tile et mater­nelle, et d’une mor­pho­lo­gie des femelles sapiens consi­dé­rée comme inadap­tée à la repro­duc­tion — le fameux dilemme obs­té­tri­cal — leur bas­sin étant trop étroit pour des nou­veau-nés au cer­veau si intel­li­gem­ment gros.

L’es­pé­rance de vie est obte­nue par un cal­cul sta­tis­tique qui per­met d’ob­te­nir une moyenne, elle ne repré­sente donc pas la durée de vie maxi­male que peut atteindre un indi­vi­du de l’es­pèce. Pour cal­cu­ler l’es­pé­rance de vie il faut connaître le nombre de nais­sances et l’âge de décès, connaître la démo­gra­phie pour un ter­ri­toire et une période de temps défi­nis. Or, comme cha­cun sait, il est impos­sible de connaître la démo­gra­phie des popu­la­tions du Paléo­li­thique. Alors com­ment cette espé­rance de vie a‑t-elle été cal­cu­lée ? Les études concer­nant ces loin­taines périodes ont été pro­duites à par­tir de don­nées récol­tées chez les peuples chas­seurs-cueilleurs actuels, et toutes dési­gnent l’im­por­tante mor­ta­li­té infan­tile obser­vée comme le prin­ci­pal fac­teur res­pon­sable de leur faible espé­rance de vie. Il est cou­ram­ment admis que les enfants qui naissent dans un milieu natu­rel sont plus fra­giles parce qu’ils ne béné­fi­cient pas des vac­cins et autres anti­bio­tiques qui per­mettent à l’or­ga­nisme de lut­ter contre dif­fé­rentes patho­lo­gies. Pour­tant, l’é­tude menée sur le peuple Hiwi pré­cise que son domaine vital a été consi­dé­ra­ble­ment réduit à la fin du XXe siècle, que la mal­nu­tri­tion et les mala­dies asso­ciées étaient cou­rantes, que les Hiwi se plai­gnaient de la faim, que les enfants et les adultes étaient par­fois léthar­giques, les charges para­si­taires éle­vées et les valeurs d’hé­ma­to­crite très basses. C’est donc un peuple en mau­vaise san­té qui a été étu­dié. Le taux de mor­ta­li­té obser­vé est lié aux infec­tions, aux mal­for­ma­tions, à la mal­nu­tri­tion, aux­quelles s’a­joutent les infan­ti­cides qui pour­raient repré­sen­ter jus­qu’à 30 % des causes de mor­ta­li­té infan­tile chez les Hiwi. Chas­sés de leur habi­tat tra­di­tion­nel par la colo­ni­sa­tion et pour l’ex­ploi­ta­tion des res­sources, les peuples Hiwi, !Kung, Had­za, vivent aujourd’­hui dans des envi­ron­ne­ments dif­fi­ciles. Il est éga­le­ment impor­tant de ne pas oublier qu’ils ne sont pas des peuples fos­siles, tous ont connu de nom­breux contacts avec des éle­veurs et des fer­miers, éta­bli des échanges avec des peuples plus ou moins civi­li­sés, été en conflit avec les Euro­péens.

Mal­gré tous ces biais, cer­tains affirment que la réduc­tion de la mor­ta­li­té péri­na­tale et infan­tile est récente et que les pre­miers ins­tants de la vie étaient à haut risque dans toutes les popu­la­tions pré-jen­né­riennes. De récentes études mettent pour­tant en cause le rôle des modes de socia­li­sa­tion de la nais­sance dans la mor­ta­li­té infan­tile et mater­nelle. Ain­si, les cri­tiques des méthodes d’ac­cou­che­ment dans nos socié­tés dites modernes se mul­ti­plient. Les tech­niques obs­té­tri­cales per­turbent le pro­ces­sus natu­rel en impo­sant aux par­tu­rientes une posi­tion inadé­quate et dou­lou­reuse, une immo­bi­li­té dan­ge­reuse, des injec­tions chi­miques irres­pon­sables, des muti­la­tions diverses et une absence totale d’in­ti­mi­té qui com­pliquent le bon dérou­le­ment de l’ac­cou­che­ment.

Depuis le fameux « Tu enfan­te­ras dans la dou­leur », la peur de l’ac­cou­che­ment domine et a per­mis aux hommes de s’emparer de sa socia­li­sa­tion, sou­met­tant les femmes à des vio­lences obs­té­tri­cales injus­ti­fiées[1]. Il est cou­rant d’en­tendre que sans les avan­cées de la méde­cine il y aurait une héca­tombe de femmes enceintes et de nou­veau-nés, et pour preuve, il suf­fit de com­pa­rer la mor­ta­li­té actuelle avec la mor­ta­li­té des siècles pré­cé­dents. Mais les dif­fé­rences entre le taux de mor­ta­li­té infan­tile ou mater­nelle du XVIIIe siècle et celui de notre époque ont les mêmes causes que celles qui existent actuel­le­ment entre les taux de mor­ta­li­té infan­tile ou mater­nelle du Sud et du Nord éco­no­miques : la mal­nu­tri­tion, l’insalubrité, les loge­ments pré­caires, les épi­dé­mies, les carences ali­men­taires, les famines et l’ex­ploi­ta­tion de la force de tra­vail des hommes et des femmes. Ain­si, au XVIIIe siècle, tan­dis que cer­taines accouchent dans des chambres d’autres accouchent à l’é­table[2]. Au XIXe siècle, une des prin­ci­pales causes de mor­ta­li­té mater­nelle était la fièvre puer­pé­rale, dont la conta­gion était plus impor­tante en milieu hos­pi­ta­lier où pros­ti­tuées et domes­tiques enceintes subis­saient des exa­mens gyné­co­lo­giques de la part d’é­tu­diants en méde­cine ayant préa­la­ble­ment autop­sié des cadavres dans la morgue de l’hos­pice. Le non-res­pect des règles élé­men­taires d’hy­giène consti­tue donc la prin­ci­pale cause de décès, à laquelle s’a­joute le nombre impor­tant d’accouchements impo­sés aux femmes mariées très jeunes et assi­gnées à la per­pé­tua­tion de l’es­pèce[3]. La fer­ti­li­té des femmes est influen­cée par des fac­teurs envi­ron­ne­men­taux et peut être régu­lée par l’al­lai­te­ment qui bloque l’o­vu­la­tion. Dans les socié­tés de chasse-cueillette, les femmes allaitent les enfants jus­qu’à l’âge de 3 ans, au moins, voire jusqu’à 6 ans, ce qui limite consi­dé­ra­ble­ment le nombre de nais­sances. D’autre part, chez cer­tains peuples, les ménarches sont plus tar­dives, par exemple chez les !Kung San elles arrivent à 17 ans[4] tan­dis qu’elles sont plus pré­coces chez les Hiwi où le taux de mor­ta­li­té des per­sonnes âgées est éga­le­ment plus éle­vé que chez d’autres peuples indi­gènes tels que les !Kung, les Had­za et les Ache.

L’obstétrique a été construite par des hommes à une époque où les femmes étaient exclues de toutes les fonc­tions déci­sion­nelles, et où leur parole n’avait pas la moindre impor­tance. Les méde­cins ont donc décrit l’accouchement à tra­vers le prisme des sté­réo­types de genre et à une époque où la méde­cine était obsé­dée par l’hystérie. Il était atten­du des femmes qu’elles soient posées, fra­giles, dis­crètes, silen­cieuses et sujettes aux éva­nouis­se­ments déli­cats. Ain­si les femmes ont-elles été dépos­sé­dées par les hommes de leur capa­ci­té natu­relle à mettre au monde, et ain­si la posi­tion allon­gée, l’immobilité et le silence furent-ils impo­sés aux par­tu­rientes sous peine de ris­quer leur vie et celle du bébé. D’où cette peur très répan­due de l’ac­cou­che­ment. D’ailleurs, cer­tains croient encore au dilemme obs­té­tri­cal qui a pour­tant été sérieu­se­ment remis en ques­tion en 2006[5]. Des textes eth­no­lo­giques témoignent éga­le­ment de la capa­ci­té des femmes à mettre au monde leur enfant seule, dans la jungle, der­rière un buis­son, dans la rivière, sans l’aide de per­sonne et sans dif­fi­cul­té appa­rente. Les femmes, libé­rées des mythes patriar­caux, savent mieux que n’im­porte quel spé­cia­liste diplô­mé com­ment se posi­tion­ner pour l’ex­pul­sion du bébé : accrou­pie, dans l’eau ou à quatre pattes[6].

L’en­vi­ron­ne­ment et le milieu socio-cultu­rel ont éga­le­ment un impact consi­dé­rable sur la gros­sesse et au moment de l’ac­cou­che­ment. Des études épi­gé­né­tiques ont per­mis de démon­trer l’im­por­tance de l’ac­cou­che­ment par voie natu­relle pour l’im­mu­ni­té du jeune enfant, mais aus­si le rôle de l’in­ter­ven­tion sur la par­tu­riente. Avec le déve­lop­pe­ment de l’a­gri­cul­ture, une sim­pli­fi­ca­tion ali­men­taire a entraî­né des risques impor­tants de mal­nu­tri­tion et a ren­du le sevrage dif­fi­cile[7]. Quoi qu’en disent les obs­té­tri­ciens, la femme n’est pas condam­née à mou­rir en couches ou à souf­frir atro­ce­ment sans l’aide de la méde­cine moderne.

Les dif­fé­rentes études sur les peuples ou popu­la­tions actuelles ne per­mettent aucu­ne­ment de rendre compte de ce que pou­vait être la mor­ta­li­té infan­tile et mater­nelle au Paléo­li­thique. Pour appré­hen­der la nais­sance et la mort à la Pré­his­toire, il nous faut d’a­bord étu­dier les fos­siles humains du Paléo­li­thique récent euro­péen (40 000 – 10 000 ans avant le pré­sent).

Pen­dant 30 000 ans, l’in­hu­ma­tion d’un défunt est un évé­ne­ment excep­tion­nel, pro­ba­ble­ment limi­té à des per­son­nages ayant eu un rôle spé­cial au sein d’un groupe humain. De plus, du fait des carac­té­ris­tiques liées à la com­po­si­tion de la parure ou du mobi­lier, à la struc­ture funé­raire ou à des par­ti­cu­la­ri­tés phy­siques des per­sonnes, ou encore pour des rai­sons vrai­sem­bla­ble­ment liées à la cause de la mort, chaque inhu­ma­tion est unique. Pen­dant ces 30 mil­lé­naires, on ne compte qu’une cen­taine d’in­hu­ma­tions et la qua­si-tota­li­té d’entre elles datent du Gra­vet­tien, de 31 000 à 22 000 ans avant le pré­sent, période qui cor­res­pond au der­nier maxi­mum gla­ciaire.

Pour pou­voir inter­pré­ter ces restes humains, il faut en pre­mier lieu iden­ti­fier le sexe et l’âge à la mort de l’in­di­vi­du. Pen­dant long­temps, on a pen­sé qu’un fos­sile gra­cile était for­cé­ment le fos­sile d’un corps fémi­nin ou qu’une ossa­ture robuste était for­cé­ment mas­cu­line. C’est ain­si que le fos­sile de Men­ton, décou­vert par E. Rivière en 1872, a long­temps été consi­dé­ré comme celui d’un homme. Il s’a­vère être celui d’une femme. À l’heure actuelle, la diag­nose sexuelle du sque­lette repose sur le dimor­phisme sexuel de l’os coxal humain. La fia­bi­li­té de cette méthode, fon­dée sur un vaste échan­tillon de réfé­rence, repré­sen­ta­tif de la varia­bi­li­té mon­diale actuelle, est de 95 %. Les autres cri­tères sque­let­tiques, robus­tesse et taille, entre autres, sont des dimor­phismes de for­ma­tions allo­mé­triques, qui dépendent donc des condi­tions de crois­sance. Pour l’âge indi­vi­duel du décès des adultes, les dif­fi­cul­tés de déter­mi­na­tion tiennent à la grande varia­bi­li­té des modi­fi­ca­tions des indi­ca­teurs osseux et à leur faible cor­ré­la­tion avec l’âge[8]. Les plus récentes études sur les fos­siles humains gra­vet­tiens n’ont per­mis d’i­den­ti­fier qu’un seul exemple de mor­ta­li­té mater­nelle sur le site d’Os­tu­ni (Ita­lie) où la rela­tion mère/enfant est cer­taine, car un fœtus proche du terme se trou­vait à hau­teur du bas­sin de la femme. Le pour­cen­tage d’immatures est inégal selon les sites mais dans tous, les classes d’âge les plus jeunes sont insuf­fi­sam­ment repré­sen­tées[9]. Nos sché­mas de mor­ta­li­té infan­tile éta­blis d’a­près les peuples chas­seurs-cueilleurs actuels ne cor­res­pondent peut-être pas tant que cela aux taux de mor­ta­li­té infan­tile à la Pré­his­toire.

« En France, carac­té­ri­sée par une forte médi­ca­li­sa­tion, la mor­ta­li­té mater­nelle est de 8,4 sur 100 000 nais­sances. Aux Pays-Bas, où en 2010 un quart des femmes ont accou­ché à domi­cile accom­pa­gnées d’une sage-femme, la mor­ta­li­té mater­nelle est de 4,9 sur 100 000 nais­sances. La dif­fé­rence est éga­le­ment visible en ce qui concerne la mor­ta­li­té des bébés : la France a le taux d’en­fants nés sans vie le plus haut d’Eu­rope avec 9,2 pour 1 000 nais­sances, ce taux étant de 5,7 pour 1 000 aux Pays-Bas. »[10]

Si le risque zéro n’existe pas, il semble bien que la mor­ta­li­té mater­nelle et infan­tile ne soit pas si catas­tro­phique lorsque la femme accouche seule ou sans aide médi­ca­li­sée. Nous libé­rer du mythe du dan­ger de l’ac­cou­che­ment consti­tue un pas déci­sif pour nous libé­rer de la socié­té tech­no­lo­gique qui tente de nous faire croire que nous ne pour­rions pas nous pas­ser d’elle, et de la culture patriar­cale qui s’a­charne à contrô­ler et mépri­ser le pou­voir du corps de la femme.

Ana Mins­ki


  1. M.-H. Lahaye, Accou­che­ment, les femmes méritent mieux.
  2. His­toire de la nais­sance en France (XVIIe-XXe siècle), Marie-France Morel.
  3. https://www.persee.fr/doc/pop_0032-4663_1983_num_38_6_17819
  4. S. Boyd Eaten, M. Shos­tak, M. Kon­ner, The Paleo­li­thic pres­crip­tion : a pro­gram of diet and exer­cice and a desi­gn for living.
  5. J. Bou­hal­lier, Évo­lu­tion de la fonc­tion obs­té­tri­cale chez les homi­noïdes : ana­lyse mor­pho­mé­trique tri­di­men­sion­nelle de la cavi­té pel­vienne chez les espèces actuelles et fos­siles.
  6. M. Shos­tak , Nisa, une vie de femme ; W. Schie­fen­ho­vel, Child­birth among the Eipos, New Gui­nea ; D. Eve­rett, Le monde igno­ré des indiens Pira­has.
  7. James V. Neel , Les­sons from a pri­mi­tive people.
  8. A. Schmitt, Varia­bi­li­té de la sénes­cence du sque­lette humain. Réflexion sur les indi­ca­teurs de l’âge au décès : à la recherche d’outil per­for­mant,
  9. D. Hen­ry-Gam­bier, Com­por­te­ment des popu­la­tions d’Europe au Gra­vet­tien : pra­tiques funé­raires et inter­pré­ta­tions
  10. Euro­pe­ri­stat, Euro­pean Per­ina­tal Health Report, health & care of pre­gnant woman and babies in Europe in 2010 

 

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Comments to: Naissance et mort au Paléolithique récent européen (par Ana Minski)
  • 17 février 2019

    Bel article Ana , nous avons eu 4 enfants avec 4 accou­che­ments « fon­da­men­ta­le­ment dif­fe­rents  » dont 3 « en envi­ron­ne­ments médi­ca­li­sés » dans 3 pays dif­fe­rents ! La nais­sance a domi­cile ? fut la plus belle et la plus facile de toutes …c’e­tait le sou­hait de la Maman que je me suis fait fort d’ac­com­pa­gner !

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  • 17 février 2019

    Bon­jour, j’a­bonde dans votre sens et me per­met de rajou­ter quelques infor­ma­tions :

    ** La posi­tion phy­sio­lo­gique pour accou­cher consiste à être plus ou moins accrou­pies ques­tion de pro­fi­ter de la force de gra­vi­té et de don­ner un maxi­mum d’ou­ver­ture aux voies ana­to­miques (notez bien le plu­riel).

    ** Notre civi­li­sa­tion abonde de dépen­dances pro­gram­mées, de nom­breuses dépen­dances médi­cales en font par­tie, de même que les mythes qui les entourent.

    ** Le prix à payer pour une vie d’hu­main paléo­li­thique bien nour­ris de l’é­poque se résume pro­ba­ble­ment à la vio­lence du contexte : acci­dents de chasse, com­pé­ti­tion mas­cu­line, dif­fi­cul­té pour se remettre de frac­tures et autres bles­sures graves. En contraste notre époque moderne est très forte pour soi­gner les pro­blèmes dont les causes ne souffrent d’au­cune anbi­gui­té (frac­tures par acci­dent) et tout aus­si forte pour créer de nou­veau pro­blèmes médi­caux : des bébés naissent sans micro­biote phy­sio­lo­gique à cause des césa­riennes.

    Dans un autre domaine, e 20ème sciècle à gagné un cham­pion­nat de caries den­taires par manque de vita­mine D, gin­gi­vite par manique de vita­mine C et autres élé­ments nutri­tifs essen­tiels. Ce der­nier pro­blème s’est cal­mé mais prin­ci­pa­le­ment avec des pro­duits de sub­sti­tu­tion mieux exploi­tables com­mer­cia­le­ment …

    [pen­sez donc le soleil est gra­tuit, donc (1) le dia­bo­li­ser, (2) vendre des crèmes solaires très chères, (3) dia­bo­li­ser aus­si les graisses comme ça même si vous avez du soleil vous pou­vez rien en faire]

    … notam­ment le fluor qui dur­cit l’é­mail mais vous affai­blit les os, donc aus­si la den­tine!! Etc. on pour­rait rem­plir 500 pages. Et ils avaient for­ce­ment moins de pro­blèmes géné­tiques que nous (les cas graves ne sur­vi­vant pas) … une attri­tion sup­plé­men­taire que j’ai oublié de men­tion­ner ci-des­sus.

    Ceci dit si on arrive à jux­ta­po­ser les avan­tages des 2 époques, depuis un très jeune âge, on arrive pro­ba­ble­ment à deve­nir plus que cen­te­naire tout en étant capable de mar­cher 10 km sans assis­tance tout en ayant des moyens intel­lec­tuels conve­nables en plus d’une mémoire épi­so­dique for­ce­ment longue 🙂 En pra­tique la grosse dif­fi­cul­té consiste à trier les bonnes infor­ma­tions des fausses et à ne pas tom­ber dans les nom­breux pièges ten­dus de la dépen­dance pro­gram­mée. Voi­là un article inté­res­sant écrit par un ancien méde­cin : http://www.academia.edu/11408858/Thought_Control_How_experts_are_corrupting_Western_science_and_medicine

    Bien à vous !
    Karol

    Reply
  • 18 février 2019

    « La fer­ti­li­té des femmes est influen­cée par des fac­teurs envi­ron­ne­men­taux et peut être régu­lée par l’allaitement qui bloque l’ovulation. Dans les socié­tés de chasse-cueillette, les femmes allaitent les enfants jusqu’à l’âge de 3 ans, au moins, voire jusqu’à 6 ans, ce qui limite consi­dé­ra­ble­ment le nombre de nais­sances. »

    Cette his­toire d’o­vu­la­tion blo­quée par l’al­lai­te­ment fait par­tie des légendes urbaines, que même les femmes entre­tiennent.
    Toutes les femmes tom­bées enceintes alors qu’elles allai­taient vous le confir­me­ront (ma sœur, ma conjointe, entre autres), ce n’est pas un moyen de contra­cep­tion !

    Mais mer­ci encore pour cet article, aus­si inté­res­sant que les autres que l’on trouve ici !
    Fred

    Reply
    • 18 février 2019

      Je connais plu­sieurs femmes qui son tom­bées enceintes mal­gré le fait qu’elles pre­naient la pilule ou qu’elles por­taient un sté­ri­let, leur rôle contra­cep­tif est-il une légende urbaine ? Les études, et depuis de longues dates, démontrent que l’en­vi­ron­ne­ment et l’al­lai­te­ment ont un rôle impor­tant pour la fer­ti­li­té, ain­si que les poli­tiques nata­listes.

      Reply
    • 18 février 2019

      Il ne s’agit pas d’une légende urbaine Fred sim­ple­ment il y a une ovu­la­tion qui se pro­duit avant le fameux retour de couche qu’on ne peut pas anti­ci­per étant don­né que l’on ignore quand elle vas avoir lieux mais oui l’allaitement bloque l’ovulation tant qu’il y a un cer­tain rythme de tétées, une dimi­nu­tion signi­fi­ca­tive de celles-ci vas faire bais­ser le taux d’hormones dites res­pon­sables de la lac­ta­tion, qui pour­ra donc per­mettre une nou­velle ovu­la­tion. Effec­ti­ve­ment l’allaitement n’est pas un moyen de contra­cep­tion, c’est cette affir­ma­tion qui est une légende urbaine.

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      • 4 mars 2019

        D’autres fac­teurs doivent entrer en jeu car j’ai eu mon retour de couches aux 6 mois de ma fille qui était alors allai­tée toutes les 3h jour et nuit…

        Reply
  • 20 février 2019

    Beau­ti­ful article. Just one ques­tion, are you sure that the sta­tis­tics bet­ween France and The Nether­lands are direct­ly com­pa­rable ? Some­times the col­lec­tion of sta­tis­tics have dif­ferent limits, e.g. infant mor­ta­li­ty looks consi­de­ra­bly higher if second tri­mes­ter pre­gan­cy loss is coun­ted as still birth. Thank you for this thought­ful article though.

    Reply
  • 5 mars 2019

    je n’af­fir­me­rais pas trop vite que la mor­ta­li­té infan­tile avant la révo­lu­tion serait due au manque d’hy­giène pour les classes popu­laires. Même dans les classes bour­geoises, les morts en bas age (moins d’un an) sont fré­quentes, il suf­fit de regar­der les généa­lo­gies pour le voir. Il fau­drait des études plus sys­té­ma­tiques sur les % de mor­ta­li­té pré­coce et les morts en couches à dif­fé­rentes époques et dif­fé­rentes régions pour le savoir.

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  • 15 mars 2019

    Je vais com­plè­te­ment dans votre sens en ce qui concerne les nom­breux points posi­tifs de l’ac­cou­che­ment ‘phy­sio­lo­gique’ ‑par oppo­si­tion au ‘médi­ca­li­sé’ — puisque j’ai eu l’oc­ca­sion de com­pa­rer les deux… D’a­bord, dans le confort à pou­voir se dépla­cer jus­qu’à la fin et à prendre une posi­tion plus favo­rable à l’ex­pul­sion (dans mon cas, sur un tabou­ret d’ac­cou­che­ment — pas très gla­mour, soit, mais effi­cace) mais au delà de ça, un posi­tion­ne­ment de la mère beau­coup plus actif et conscient que cou­chée les pattes en l’air (déso­lée pour la tri­via­li­té !) avec des trucs bran­chés par­tout et des bip bip stres­sants…

    Rien à voir avec le paléo­li­thique, par­don 😉

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  • 8 août 2019

    Mer­ci pour cet article inté­res­sant !

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