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Le mouvement climat, et après ? (par Clive L. Spash)
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Note du Traducteur (Nicolas Casaux) : Ce n’est pas tous les jours qu’un universitaire comme Clive Spash, partisan de la décroissance, se permet de commenter de manière assez franche les derniers développements du mouvement écologiste. Or, ainsi qu’il le remarque lui-même : “L’activisme et le monde académique devraient être bien plus imbriqués”. Pour cette raison, il m’a semblé intéressant de traduire ce petit texte (et de l’annoter). Clive Spash est un auteur très intéressant, ses critiques du néolibéralisme et des errements du mouvement écologiste sont souvent très riches et très justes, mais malheureusement elles ne sont pour l’instant pas traduites en français (à l’exception du présent article). On peut les lire en anglais sur son site : https://www.clivespash.org/


Commentaire sollicité pour la Tellus Foundation [Ce bref commentaire a été écrit comme une contribution pour la table ronde intitulée « A Great Transition » (Une bonne transition), qui se concentrait sur le mouvement climat et qui avait débuté par une déclaration de Bill McKibben. Trois questions étaient au cœur du débat : Où en est le mouvement climat ? Changement systémique, plutôt que changement climatique ? Avons-nous besoin d’un méta-mouvement ?]

Un mouvement écologiste captif ?

Comme toutes les ONG écologistes, le « mouvement climat » subit l’influence du néolibéralisme, le joug du monde des affaires. Les néolibéraux affectionnent d’attaquer les gouvernements tout en ignorant totalement le contrôle corporatiste de l’économie. Aux USA, l’étendue de ce contrôle est très simplement ignorée (par leur président lui-même, et pas seulement le dernier, ainsi que par tous les échelons hiérarchiques inférieurs). On observe un échec généralisé d’établissement d’un lien entre le social et l’économique, d’une part, et l’écologie, d’autre part. L’analyse politique est médiocre, la critique sociale inexistante et la capacité à imaginer d’autres manières d’organiser la société, libérées du paradigme de la croissance économique et des marchés, est nulle.

Ainsi le mouvement climat fait-il la promotion de mesures financières (taxes, marché du carbone), d’innovations (nouvelles technologies, par exemple), de la financiarisation de la Nature (au travers des « services écosystémiques », des écosystèmes considérés comme fournisseurs de biens et de services, du « capital naturel »), de la compensation pour perte de biodiversité (« compensation écologique ») ou de la compensation des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que de nouvelles mesures quantitatives de la croissance.

Le capitalisme techno-optimiste, la croissance verte et les Green New Deals

Au-delà des anecdotes personnelles, le texte de Bill McKibben [le fondateur et dirigeant de l’ONG désormais internationale 350.org, créée grâce à et toujours subventionnée par l’argent des richissimes fondations philanthropiques des Rockefeller, et d’autres ultra-riches, NdT] pour cette table ronde paraît promouvoir un changement systémique, mais est-ce bien le cas ? Voici ce qu’il écrit :

  • « Le mouvement pour le désinvestissement […] avec des engagements de fonds de dotations et d’autres portefeuilles valant environ 8 billions de dollars. »
  • « Dans 75 ans, le monde fonctionnera grâce au solaire et au vent parce qu’ils sont gratuits. » [Contrairement au pétrole, au gaz et au charbon ?]
  • « Le changement ne sera jamais trop rapide. »
  • « Les grèves pour le climat qui se produisent actuellement ont été inspirées par Greta Thunberg. »
  • « Le combat incroyablement excitant pour un Green New Deal. »
  • « Si nous remplaçons les combustibles fossiles par le solaire et l’éolien, cela aura inévitablement pour conséquence d’éroder au moins en partie les structures de pouvoir actuelles. »
  • « Il y aura des milliardaires du solaire. »
  • « Le déclin extrêmement rapide du prix des énergies renouvelables et du stockage de l’électricité indique que les conditions nécessaires pour un changement rapide sont désormais en place. »

Son objectif est un financement massif de nouvelles sources d’énergie, ce qui correspond en gros à l’argument économique (néoclassique) habituel selon lequel des substituts existent, que les mécanismes financiers mettront en place. Cela repose sur la croyance selon laquelle les mécanismes financiers sont de justes indicateurs qui reflètent véritablement le prix des ressources — et qui ne sont pas déterminés par les relations de pouvoir, les lois et régulations, les subventions et les infrastructures publiques. Si c’est bon marché, c’est bon. La politique, l’extractivisme ou les limites biophysiques (c’est-à-dire les ressources nécessaires aux technologies électriques) ne sont pas pris en compte, ou très peu, ni le besoin de contrôler la demande plutôt que de fournir toujours plus. La technologie nous sauvera, les marchés fonctionnent et il y aura de l’électricité « à volonté » pour tout le monde.

Le mythe de l’entrepreneur capitaliste innovateur de l’école économique néo-autrichienne et de l’idéologie néolibérale se tient dans l’ombre de telles affirmations. Le Green New Deal risque aussi d’être un outil au service des milliardaires du monde des affaires. Aux USA, des règles spéciales sont proposées pour sortir ces billions de dollars du processus politique et pour les placer entre les mains d’un « comité spécial ». Les mêmes groupes d’intérêts se trouvent sans doute en coulisses. L’école française de régulation décrit la manière dont le capitalisme s’est historiquement adapté en réponse aux crises qu’il crée, en autorisant des changements dans la minorité gouvernante, tout en perpétuant son contrôle de la majorité. Il y a longtemps, Karl Polanyi a remarqué la manière dont ces crises mènent à des compensations sociales (les « new deals », par exemple), afin d’éviter un effondrement complet, des troubles civils et une rébellion potentielle. Lorsque cela échoue, le capitalisme recourt à la force, à davantage d’autoritarisme, ainsi qu’on l’observe à travers la sécurisation, la surveillance et la militarisation croissantes, et la montée de la droite politique.

Contrairement à ce qu’affirme Bill McKibben, les « nouvelles technologies » ne mènent pas du tout inévitablement à des changements dans les relations de pouvoir économiques et politiques. [J’ajouterai que les « nouvelles technologies » mènent le plus souvent au maintien des structures politiques et économiques dominantes. Les « techniques autoritaires » requièrent et perpétuent des structures sociales autoritaires. Or les « nouvelles technologies » en question relèvent de cette catégorie des « techniques autoritaires » dont parlait Lewis Mumford. NdT]. En effet, les billions qu’il réclame doivent servir à investir dans la croissance de l’économie au travers d’une augmentation de la production industrielle d’énergie dite « verte » et de l’approvisionnement du marché en marchandises. Qu’est-ce qui empêche cet argent d’aller à la B-Team (que mentionne Hans Baer) ? [La B-Team est un groupe d’importants dirigeants du monde des affaires, d’entrepreneurs soi-disant « responsables », formé à Davos par Richard Branson, le fondateur du groupe Virgin ; parmi les membres de la B-Team, on retrouve François-Henri Pinault, PDG du groupe Kering, Emmanuel Faber, PDG de Danone, Oliver Bäte, directeur général de la société d’assurance Allianz, Jochen Zeitz, ex-PDG de PUMA, ou encore Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques entre 2010 et 2016… et fervente supportrice d’Extinction Rebellion[1], NdT]. Où sont les nouvelles institutions garantissant que ces fonds ne soient pas captés par les groupes d’intérêts financiers dominants ? La technologie ne crée pas d’institutions, elle en requiert !

Les institutions existantes des économies modernes servent à appuyer la croissance économique. Cette priorité de la croissance a été rendue claire par les plus de 3 500 économistes qui soutiennent une taxe pour le climat et s’opposent à un changement structurel. De la même manière, Lord Stern est la figure académique de la New Climate Economy (« nouvelle économie climatique »), un concept créé par des membres de l’élite de Davos à l’occasion de la publication de leur rapport « Meilleure croissance, meilleur climat ». Leur inquiétude explicitement formulée est la suivante : « Sur le long terme, si le changement climatique n’est pas endigué, la croissance elle-même sera menacée ». Un changement se profile. Les corporations et les milliardaires le comprennent très bien. Ils organisent un lobbying intensif sur le climat et l’environnement depuis le sommet de Johannesburg (Sommet de la Terre de 2002) [et même depuis avant cela, NdT], et constituaient une force majeure lors de celui de Paris (COP 21, 2015). Cela fait également longtemps qu’ils cherchent à contrôler ou orienter le mouvement écologiste afin qu’il serve leurs objectifs à eux. [Voir le texte de Michael Barker intitulé « Comment les riches ont façonné et neutralisé le mouvement écologiste grand public », NdT].

Leur argent soutient déjà Extinction Rebellion et Greta Thunberg. Greta est louangée, applaudie et accueillie par l’élite internationale de Davos, qui espère pouvoir l’utiliser pour obtenir ces billions de dollars de financement. Tant qu’elle joue le jeu, elle peut espérer gloire et récompenses. Comment est-ce possible qu’une enfant soit ainsi précipitée sous les feux de la rampe, devant les caméras des médias internationaux, autorisée auprès des dirigeants les plus importants de la planète ? Et pourquoi ? Pourquoi n’a-t-elle pas été ignorée comme tous les manifestants qui disent exactement la même chose depuis des décennies ?

Farhana Yamin

[NdT : Je me permets d’insérer ici une brève note que j’avais écrite à propos d’une figure importante d’Extinction Rebellion au Royaume-Uni : À droite d’Al Gore, sur la photo de gauche, ci-dessus, Farhana Yamin, avocate spécialiste du droit environnemental, membre du mondialement célèbre think tank britannique Chatham House (« l’un des think tanks les plus influents du monde », selon L’Express), membre du Conseil sur le programme mondial concernant le changement climatique du Forum économique mondial (WEF), et également membre clé et coordinatrice du mouvement Extinction Rebellion au Royaume-Uni (où le mouvement est né).

En parallèle, dans le contexte de l’UNFCC (la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques), Farhana Yamin fournit des conseils juridiques, stratégiques et politiques à des ONG, des fondations et des pays en développement.

Elle a également fondé une ONG, « Track 0 », qui promeut le passage à une économie « à faible émission de carbone », et même à une économie « neutre en carbone », notamment au travers d’une transition au cours de laquelle les combustibles fossiles seraient abandonnés et notre énergie deviendrait 100 % issue des industries (des) soi-disant « renouvelables ». D’après son ONG, « investir dans les infrastructures des énergies renouvelables est la clé pour relancer la croissance ».

À gauche d’Al Gore, la directrice de Greenpeace International, Jennifer Morgan. Avant cela, elle était directrice du programme climatique du World Resources Institute. Et avant cela, elle dirigeait le programme mondial pour le changement climatique du WWF (eh oui, c’est un peu comme au foot, ces gens-là passent d’une ONG à une autre, d’un institut à un autre, etc.). C’est elle qui a accompagné Greta Thunberg au Forum économique mondial de Davos, dans le cadre du branle-bas de combat qui s’organise autour du « Green New Deal » et des investissements massifs (des dizaines de milliards d’euros, et sans doute plus) qu’il appelle dans le secteur des industries des énergies dites renouvelables.

Leur combat vise moins à sauver la planète qu’à sauver la société industrielle capitaliste — même si les jeunes qui sont embrigadés espèrent ou croient parfois le contraire. L’effervescence que l’on observe en ce moment, avec les marches pour le climat, les « grèves pour le climat », le « mouvement climat », à travers le monde, n’est pas vraiment le résultat d’un activisme populaire, mais plutôt celui d’une orchestration médiatique et politique qui vise à déclencher une nouvelle phase du capitalisme industriel. Celle des énergies soi-disant « renouvelables » industrielles, ces énergies « dérivées du pétrole », comme les appelle le chercheur états-unien Ozzie Zehner, parce qu’elles dépendent de l’extraction et de l’utilisation de combustibles fossiles tout au long de leur cycle de fonctionnement. De nouvelles sources d’énergie pour alimenter la mégamachine à tout détruire mondialisée.]

Manifestement, en tant que nouvelle superstar de l’écologie, en tant que personne seule, Greta Thunberg est utile pour court-circuiter toutes les autres organisations : utile tant qu’elle attaque les bonnes personnes (les politiciens, les « gouvernements »), les faisant passer pour les coupables (détournant l’attention des corporations), et qu’elle encourage le financement d’une « Nouvelle économie » (New Economy) basée sur l’innovation, la technologie, les nouveaux marchés et la croissance économique. Les médias peuvent minimiser ou ignorer les quelques minces critiques adressées au système ou à la croissance économique et ne rapporter que ce qui sert les intérêts financiers dominants. Le jour où elle osera devenir réellement « politique », attendez-vous à ce qu’elle disparaisse rapidement de la scène médiatique.

Le mouvement Extinction Rebellion (XR) est également utile. Il affirme ne pas avoir d’agenda politique, ce qui est évidemment une affirmation fallacieuse, sinon frauduleuse. Ses membres s’engagent dans une lutte de pouvoir, mais au profit de qui ? Exiger la déclaration d’une « urgence climatique » dans l’objectif de débloquer des billions de dollars, mais pour qui ? Pour soutenir quoi ? Les inquiétudes honnêtes et la sincérité des individus rejoignant XR n’ont pas à être mises en doute, pas plus que celles de Greta. Cependant, il y a clairement des intérêts politiques et financiers en jeu ici, ce que beaucoup de membres d’XR ne semblent pas remarquer, de manière plus ou moins volontaire. À qui, contre qui Extinction Rebellion s’oppose-t-il ? Où est leur analyse des structures de pouvoir qu’il nous faudrait changer ? Se rebeller contre l’extinction, pas contre le capitalisme, pas contre l’État ou contre les corporations ?! [Le huitième point des « principes et valeurs » d’Extinction Rebellion stipule : « Nous évitons de blâmer et de dénigrer. Nous vivons dans un système toxique, mais aucun individu n’est à blâmer. ». Ce qui en dit long sur la conflictualité et la critique portées par le mouvement, et ce qui correspond étrangement au principe néolibéral selon lequel nous sommes tous également responsables du statu quo, NdT]

Ce qui se passe actuellement semble correspondre au schéma habituel d’une révolution passive. Lorsqu’un pouvoir hégémonique est menacé, il s’empare des dirigeants du mouvement qui le menace et les neutralise en les cooptant dans ses cercles de pouvoir. Il s’assure ainsi d’éviter tout changement révolutionnaire radical. Il s’assure de diviser le ou les mouvements qui le menacent, d’amoindrir leurs exigences en séparant les pragmatiques des radicaux, en formant de nouvelles alliances avec les premiers, en associant le langage des mouvements radicaux aux exigences des pragmatiques [voir l’enquête de Steve Horn que nous venons de publier, intitulée « Stratfor ou un exemple du combat du monde de l’entreprise contre les milieux activistes », qui parle exactement de cela, NdT]. Les élites menacées créent ainsi des mouvements captifs qui adoptent le langage des rebelles et font mine de porter leurs revendications. Cela s’inscrit parfaitement dans le prolongement de ces décennies d’emprise du monde des affaires sur le secteur des ONG, qui ont donné naissance au nouveau pragmatisme écologique, à la différence près que leurs derniers agissements sont plus ostensibles, étant donné que les enjeux ne cessent de grimper.

Et ensuite ?

Le mouvement climat avance le long d’un chemin de crête, entre l’encouragement d’une nouvelle phase de croissance économique, d’un côté, et des réformes économiques et politiques radicales obtenues au travers d’une transformation socio-écologique, de l’autre. Il penche en ce moment du premier côté. Il en sera ainsi tant que les forces potentielles de changement opèreront au travers des corporations et demeureront attachées au productivisme, au « développement » équitable et au nationalisme. Le mouvement climat pourrait constituer une véritable menace pour ceux au pouvoir, c’est précisément pourquoi il est infiltré et invité à « s’assoir à la table ». Le changement climatique a été et est utilisé pour occulter tous les autres problèmes écologiques, pour imposer une solution unique à des problèmes systémiques.

Toute ONG ou tout économiste qui prétend n’avoir aucun agenda politique est soit totalement naïf soit totalement indigne de confiance. Et possiblement les deux. Le Green New Deal peut-il correspondre à un accord de décroissance, non contrôlé par une élite ? Réussirons-nous à ouvrir les yeux des écologistes sincères qui manifestent en faveur de solutions néolibérales, qui vont en prison pour de mauvaises raisons ? À leur faire comprendre les manipulations orchestrées par le pouvoir corporatiste et politique ?

L’activisme et le monde académique devraient être bien plus imbriqués. Leur solidarité pourrait commencer par la recherche d’une compréhension commune des structures du système économique et politique. En ajoutant les implications de la réalité biophysique à cette compréhension, nous devrions déconstruire l’imaginaire de la croissance économique, au lieu de le ripoliner en « vert » sur la base de sources d’énergie mythiques supposément gratuites et du bon-vouloir de milliardaires.

Clive L. Spash
6 mai 2019, Vienne

***

Clive L. Spash est un économiste écologiste. Nommé à ce poste en 2010, il dirige actuellement la chaire de gouvernance et d’affaires publiques de l’université de Vienne d’économie et de business. Il est également éditeur en chef du journal universitaire Environmental Values (« valeurs écologistes »). Il travaille sur le changement climatique en tant qu’économiste depuis le début des années 80, et est engagé dans le combat écologiste depuis les années 70. Son site web : https://www.clivespash.org/

Traduction : Nicolas Casaux

Relecture : Lola Bearzatto


  1. Voir : https://www.youtube.com/watch?v=1wN9ppTnC0k et https://twitter.com/ExtinctionR/status/1119748695472394240

350.org écologisme extinction rebellion Green New Deal greenwashing Mouvement climat néolibéralisme

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  1. Une chose m’avait frappé sur le site d’extinction rebellion est que leurs solutions ne sont que des liens sur des fondations et autres organisations dont le programme n’est que du greenwashing.

    Une autre point à relever est que comme toujours avec ceux qui, de la gauche productiviste à la droite libérale, sont des inconditionnels de ce mode de vie mortifère et guerrier, leur site ne contient pas une seule critique du secteur militaro-industriel, ce secteur industriel dont la raison de vivre est que nous nous entretuions et qui utilise pour cela plus de la moitié des ressources naturelles extraites de la Terre – réf: Peter Koenig https://www.youtube.com/watch?v=2kh2RRzd0vk

  2. Je suis pour l’écologie, mais depuis longtemps j’ai senti que tous ces partis verts voulaient coopérer avec le capitalisme, autrement dit demander à un lion d’être végétarien. Je n’ai pas voté vert aux européennes, quand 95% de l’argent créé ne sert qu’à spéculer, demander aux individus de payer cette transition c’est épargner le capital.
    https://lejustenecessaire.wordpress.com/2019/04/22/resistance/
    Croire qu’encore plus de technique va résoudre un problème de sur-consommation. Nous pays riches, devons diviser par 5-10 notre impact écologique, mais on ne va pas dans ce sens…