Mois : septembre 2020

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PMO : « La numérisation des activités humaines génère un environnement-machine total »

Les technologies convergentes — nanotechnologies, biotechnologies, informatique, sciences cognitives — produisent déjà des pièces de l'homme-machine : implants, prothèses, organes artificiels, interfaces électroniques. Le transhumanisme n'est plus seulement une idéologie, il est à la fois le produit du techno-capitalisme contemporain et un promoteur du progrès technologique. [...]
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PMO : « Que la technologie impose ses procédures, des types de comportements et d’organisation sociale est une évidence »

PMO : Plus qu'industriel, le capitalisme d'aujourd'hui est technologique. Certes, des pans de l'économie reposent encore sur l'industrie (ne serait-ce que pour produire les outils et machines numériques), mais la « quatrième révolution industrielle » — suivant les importants de Davos —, celle de la robotique et du numérique, vient déjà chasser la « troisième », la révolution informatique. Autrement dit, l'économie de la connaissance — en fait les technologies de l'information et des données —, transforme l'ancien monde industriel et propulse le capitalisme dans l'ère post-industrielle. La vente de services immatériels et l'économie des « usages » accroissent leur part du PIB — voyez Google, Facebook, Uber. [...]
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Hulot, Lenoir et le « capitalisme fondé sur la coopération et le juste échange » (par Nicolas Casaux)

D’abord, un rappel. Certains le comprennent, d’autres non : parce qu’il me semble bien plus sensé de chercher d’abord (ou surtout) à parler à ceux qui se sentent déjà quelque peu concernés, plutôt que de chercher, avant tout, à l’instar du CNNR des néo-gauchistes, à « rassembler le plus grand nombre », je considère, comme le Marx en son temps, que « Notre tâche consiste à proposer une critique impitoyable, et de nos prétendus amis bien plus que de nos ennemis manifestes. Nous renonçons avec plaisir, en adoptant cette attitude, à une facile popularité démagogique[1]. » [...]
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« Derrière nos écrans de fumée » (The Social Dilemma) ou le leurre de la critique superficielle (par Nicolas Casaux)

Tout système de domination conséquent, cherchant à se parer des oripeaux de la démocratie et de la liberté, comprend l’importance de prodiguer à ses sujets l’impression qu’il existe en son sein des garde-fous, des oppositions et des critiques libres de s’exprimer. Nous vivons en démocratie. La preuve ? Il y a la droite et la gauche, il y a le pluralisme des médias de masse, etc. Bien entendu, cette opposition entre droite et gauche est largement illusoire. Par exemple, personne, dans la majeure partie du spectre politique, ne remet sérieusement en cause l’État, le capitalisme technologique, l’industrialisme. La plupart s’accordent sur l’essentiel, de même que les médias de masse. Cette mise en scène d’une diversité de vues, qu’on cherche même à présenter comme antagonistes, renforce l’inertie du système technocapitaliste. En outre, les critiques superficielles autorisées dans la sphère culturelle grand public participent parfois à la consolidation, à l’amélioration, au perfectionnement de ce système de domination. [...]
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Dossier : Gandhi, l’indépendance de l’Inde et la non-violence : à propos de quelques idées reçues

On dit que l'histoire est écrite par les vainqueurs. L'un des plus grands mythes, concernant l’Inde, propagé pour la première fois par le Parti du Congrès indien en 1947 lors du transfert de pouvoir des Britanniques, puis par les historiens de la Cour, soutient qu’elle obtint son indépendance grâce au mouvement de non-violence initié par le Mahatma Gandhi. [...]
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Contre le TGV et son monde (par l’Encyclopédie des Nuisances)

Toute la propagande en faveur du TGV -[ou de n'importe quelle innovation technologique en voie de généralisation, NdlR]- peut ainsi être ramenée à deux sophismes, ou plutôt à un seul, opportunément réversible : ce qui nuit à tous profite néanmoins à chacun personnellement, du mal général sort le bien particulier — des paysages sont saccagés, des villages et des bourgs deviennent invivables ou disparaissent, des biens qui n'étaient à personne, comme le silence ou la beauté, nous sont ôtés, et nous découvrons alors combien ils étaient communs.
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La société industrielle ou l’emballement technologique (par Teddy Goldsmith)

Dans les sociétés « vernaculaires » ou traditionnelles, la technique est en harmonie avec la société tout entière ainsi qu'avec le monde naturel. Teddy Goldsmith effectue ici une mise en perspective de la technique moderne qui échappe à tout contrôle et s'autonomise jusqu'à menacer la survie de l'humanité elle-même.
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5G : l’entretien avec PMO que vous auriez pu lire dans Le Monde

Nos lecteurs savent que nous ne faisons pas partie de la Société des Amis du Monde, l’organe central de la technocratie. Nous ne quémandons jamais la faveur d’une tribune dans ses pages « Débats », mais nous avons accepté pour la troisième fois en vingt ans, de répondre aux questions d’un de ses journalistes. Les deux premières fois, il s’agissait des nanotechnologies et de la tyrannie technologique ; cette fois de la 5G et du monde-machine. L’article du Monde vise essentiellement à valoriser les parasites et récupérateurs du type Piolle et Ruffin[1]. Il n’était pas question qu’il paraisse in extenso. Raison de plus pour le publier nous-mêmes en ligne. [...]
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Contre l’organisation scientifique du monde : Entretien de PMO avec La Décroissance

Depuis des décennies, le courant écologiste radical et anti-industriel expose la double agression techno-industrielle : la destruction de la nature indissociable de celle de la liberté. La pandémie et les solutions appliquées vérifient ces analyses, exhibant les liens mutuels entre saccage de la planète et société de contrainte. [...]