Antiprogressisme

Confessions d'un écologiste en convalescence (par Paul Kingsnorth)

L’auteur des paragraphes qui suivent, Paul Kingsnorth, est un journaliste et activiste britannique. Au cours de sa carrière, Kingsnorth a travaillé pour The Independent, pour Greenpeace, a été rédacteur en chef du célèbre magazine The Ecologist, a écrit pour The Guardian, et beaucoup d’autres médias prestigieux, a co-fondé la campagne « Free West Papua », a œuvré au sein du groupe EarthAction, et bien d’autres choses encore. Il y a quelques années, il a décidé de quitter le milieu de l’écologie, de raccrocher les gants. Pour expliquer sa décision, il a publié un livre, une collection d’essais intitulée Confessions of a Recovering Environmentalist (Confessions d’un écologiste en convalescence), dont voici un petit extrait, rapidement traduit (le livre ne l’a pas encore été) :

Civilisés à en mourir (par Christopher Ryan)

La critique de la civilisation gagne un peu de terrain (peut-être finira-t-elle un jour par devenir un filon capitaliste comme un autre, mais c’est une autre histoire). Christopher Ryan, un auteur assez célèbre aux États-Unis, essentiellement connu en tant que co-auteur du livre Sex at Dawn (« Sexe à l’aube »), publié en 2010 et abordant l’histoire de la sexualité humaine à l’époque préhistorique (ce qui correspond plus ou moins au sujet de la thèse du doctorat en psychologie qu’il a obtenu dans une université californienne), vient de publier, cet automne, un livre intitulé Civilized to Death: The Price of Progress (« Civilisés à en mourir : le prix du progrès »). Si sa critique a le mérite d’étendre un peu la remise en question de la civilisation et du Progrès, elle laisse à désirer sur de nombreux points. Ce qui était malheureusement attendu de la part d’un auteur grand public, habitué des médias de masse. Quoi qu’il en soit, je me suis permis de traduire une grande partie de l’introduction du livre en question. Voici donc :

Homo Domesticus ou le Grand récit de la Voie mâle (par Ana Minski)

Homo domesticus, une histoire profonde des premiers États, de James C. Scott, est paru aux éditions La Découverte en 2018. Dans la suite de cet article, les citations sans note de renvoi en sont tirées.
Dans ce livre, l’auteur, anarchiste et professeur de sciences politiques, s’appuie sur une intuition — l’homme, depuis l’aube des temps, a façonné la nature (plantes, animaux, paysages) selon ses besoins — pour réinterpréter les données archéologiques et produire un récit transhistorique. […]

Cyril Dion et le mythe d'une société éco-industrielle (par Nicolas Casaux)

Dans un article publié il y a quelques mois sur le site de la revue Terrestres, intitulé « La ZAD et le Colibri : deux écologies irréconciliables ? », Maxime Chédin présentait les différents courants écologistes actuels, et critiquait l’écologisme le plus médiatique — et donc le plus populaire —, celui de Cyril Dion, dont il commentait le livre Petit manuel de résistance contemporaine. Ce dernier lui a ensuite répondu dans un texte intitulé « Résister, mais comment ? », que je vous propose d’examiner. […]

À propos de la suppression de notre vagilité (par Frank Forencich)

Étant donné que cette époque ne nous fournit pas suffisamment de sujets d’inquiétude, je me propose d’en ajouter un à votre liste. Son nom est étrange. Il ne reçoit pas grande attention de la part du monde de la santé et de la médecine. Mais il est profondément important, peut-être plus que le régime alimentaire et l’exercice. Il s’agit du problème de la suppression de notre vagilité, qui désigne la capacité d’un organisme de se déplacer librement dans un habitat. […]

Lettre ouverte au type sur Twitter qui se demande si le sexe biologique est réel (par Jonah Mix)

Voici une expérience de pensée. Vous êtes à la gare. Un homme traverse les voies ferrées, à pied. Il est distrait, trop pressé pour faire le tour, trop pris par son téléphone pour voir où il va. Vous tournez la tête et vous apercevez qu’un train arrive, à pleine vitesse, qui va croiser sa route. Que faites-vous ?

Une autre histoire du vandalisme révolutionnaire (par Daniel Hermant)

En ces temps de lamentations collectives relativement encouragées voire organisées et orchestrées (par les médias de masse, notamment, y compris via internet), en ces temps de déploration de la dégradation d’un « symbole de la nation », ou « de l’Occident », ou « de la foi chrétienne », d’un bâtiment qui ferait partie du « patrimoine national », à savoir la cathédrale de Notre-Dame-de-Paris, il semble opportun de republier un texte de 1978 de l’historien Daniel Hermant portant sur le vandalisme (ou iconoclasme) révolutionnaire. […]

Les naturiens, précurseurs d'une critique de la civilisation (par Nicolas Casaux)

Bien peu, même parmi les anarchistes contemporains, ont entendu parler des anarchistes naturiens. Et pourtant, les membres de ce courant libertaire — appelé naturianisme — né aux alentours de 1894, étaient autant de « précurseurs de la décroissance » — d’où la publication d’une compilation de leurs écrits, introduite par François Jarrige, dans la collection « les précurseurs de la décroissance » des Éditions du Passager Clandestin —, de précurseurs du mouvement écologiste.

Sauver la civilisation, sauver le monde, régler tous nos problèmes, etc.

J’ai récemment proposé une tribune à Reporterre. Elle ne leur a pas plu. Je la publie donc ici avec, en complément, un passage rapidement traduit du dernier livre de Theodore Kaczynski, Anti-Tech Revolution, Why and How? [Révolution anti-tech, pourquoi et comment ?], qui rejoint l’objet de ma tribune. […]

Previous page Next page