Nous ne vivons pas en démo­cra­tie. Cela doit appa­raître de plus en plus clai­re­ment à de plus en plus de gens. Les mani­fes­ta­tions actuelles des gilets jaunes semblent le suggé­rer. Le mot démo­cra­tie n’au­rait jamais dû dési­gner autre chose que la démo­cra­tie directe. Le fameux pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Le régime poli­tique dans lequel nous vivons, le régime élec­to­ral répu­bli­cain et libé­ral, que les insti­tu­tions cultu­relles domi­nantes, les gouver­nants et les médias quali­fient de démo­cra­tie repré­sen­ta­tive (un oxymore), est « une aris­to­cra­tie élec­tive dans les faits », ainsi que l’écrit Fran­cis Dupuis-Déri dans son livre La peur du peuple – Agora­pho­bie et agora­phi­lie poli­tiques. Il ajoute d’ailleurs qu’il « est aussi possible d’y voir une monar­chie, puisque l’aris­to­cra­tie élue est diri­gée par un monarque élu, le président — ou un premier ministre tout puis­sant face à une reine impuis­sante, comme au Canada ou en Grande-Bretagne. D’un point de vue étymo­lo­gique, le mot monar­chie désigne bien le pouvoir ou le comman­de­ment (arkhè) d’un seul indi­vidu (mono). Mais pourquoi donc faut-il qu’il y ait un chef dans un régime libé­ral ou répu­bli­cain, en plus du corps de l’aris­to­cra­tie élue ? Mystère. Avoir un chef d’État semble pour­tant normal et natu­rel, et personne ne s’étonne que le roi ait simple­ment été remplacé par un président ou un premier ministre. »

Jean-Jacques Rous­seau écri­vait que le prin­cipe de la repré­sen­ta­tion « nous vient du gouver­ne­ment féodal, de cet inique et absurde gouver­ne­ment dans lequel l’es­pèce humaine est dégra­dée ». Lors de la Révo­lu­tion française, l’As­sem­blée natio­nale souli­gnait que « la repré­sen­ta­tion du peuple était incon­nue aux Anciens » et que c’est du « gouver­ne­ment féodal […] dont elle tire son origine. » Quelques années plus tard, aux États-Unis, l’his­to­rien Samuel Williams rappel­lera que « [l]a repré­sen­ta­tion […] a été graduel­le­ment intro­duite en Europe par les monarques ; non pas avec l’in­ten­tion de favo­ri­ser les droits du peuple mais comme le meilleur moyen de lever des impôts. »

Le peuple qui s’était révolté en 1789 contre le pouvoir en place se méfiait — à juste titre — de ceux qui disaient les repré­sen­ter. En 1793, l’ar­ticle 33 de la décla­ra­tion des Droits de l’homme affir­mait que la résis­tance à l’op­pres­sion était la consé­quence des Droits de l’homme. L’ar­ticle 35 donnait donc au peuple la possi­bi­lité de s’in­sur­ger contre ses diri­geants : « Quand le gouver­ne­ment viole les droits du peuple, l’in­sur­rec­tion est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indis­pen­sable des devoirs. »

Seule­ment, et malheu­reu­se­ment (mais heureu­se­ment pour Macron), dès 1795, les gouver­nants, soucieux de réta­blir l’ordre et de conser­ver leur pouvoir, vont réécrire une nouvelle « consti­tu­tion ». Les hommes n’y naissent plus « libres et égaux en droit » et le droit de renver­ser les diri­geants par l’in­sur­rec­tion est supprimé.

En 1810, le Code pénal napo­léo­nien va préci­ser que toute attaque, toute résis­tance avec violences envers la force publique sera quali­fiée de délit de rébel­lion. Les mots changent : l’in­sur­rec­tion devient rébel­lion. Si la rébel­lion a été commise par plus de vingt personnes, les coupables seront punis, même s’il n’y a pas eu port d’armes, de la réclu­sion crimi­nelle pour cinq à dix ans[1]. Napo­léon pourra enfer­mer tranquille­ment ceux qui menacent son auto­rité en créant un système poli­cier à son service.

Depuis 1992 (article 412 du code pénal[2]) la loi française est plus répres­sive que le Code pénal napo­léo­nien. Plus répres­sive que le Code pénal napo­léo­nien. Tout un symbole. Répu­bli­cain, cela va de soi. Napo­léon, ce dicta­teur sangui­naire — son règne a coûté la vie à plusieurs millions d’in­di­vi­dus ; les esti­ma­tions varient d’un peu plus d’un million à cinq millions — auquel on doit l’Arc de Triomphe, érigé à la gloire de sa méga­lo­ma­nie. Arc de Triomphe dont les élites (les gouver­nants et leurs laquais des médias et des insti­tu­tions cultu­relles) ont fait un « symbole de la Répu­blique », et dont la dégra­da­tion a permis aux médias d’oc­cul­ter les muti­la­tions subies par nombre de Français lors des mani­fes­ta­tions de ce samedi 1er décembre — des mains ont été arra­chées, au moins un œil crevé, une femme de 80 ans est morte à Marseille, un Toulou­sain est toujours dans le coma après avoir été touché au visage par un tir de flash­ball, et beau­coup se sont fait tabas­ser. C’est-à-dire qu’en réalité, « la Répu­blique » dont parlent les élites, c’est l’Em­pire, c’est un régime aris­to­cra­tique, c’est l’État. D’ailleurs, un autre de ses prin­ci­paux « symboles », le drapeau trico­lore (bleu, blanc, rouge), nous vient direc­te­ment de la royauté[3].

“Les armoi­ries du Royaume de France utili­sées jusqu’à la Révo­lu­tion. Le blason de Navarre y figure depuis qu’Henri, roi de Navarre, était devenu roi de France sous le nom d’Henri IV.”

Et contrai­re­ment à ce que suggèrent les médias, le programme d’his­toire de l’édu­ca­tion d’État, les insti­tu­tions cultu­relles domi­nantes et les élites gouver­ne­men­tales, il est absurde et indé­cent de révé­rer les vestiges des régimes auto­ri­taires du passé. Les rois, les reines, les empe­reurs, les impé­ra­trices et leurs lèche-bottes actuels — comme Stéphane Bern — sont autant d’en­ne­mis du peuple. Nous faire respec­ter, esti­mer voire admi­rer ceux qui ont été de terribles oppres­seurs ainsi que les symboles de leur pouvoir est une des choses les plus perverses que les domi­nants — les héri­tiers de ces oppres­seurs — ont réussi à accom­plir. Il est très signi­fi­ca­tif et parti­cu­liè­re­ment abject que nous ayons aujourd’­hui des rues qui portent les noms de tyrans et de dicta­teurs, des statues à leur effi­gie, des musées qui les honorent, que l’on visite leurs palais, et ainsi de suite. Leur « Répu­blique » désigne et incarne tout sauf le prin­cipe démo­cra­tique. Lorsque, samedi 2 décembre, en sortant du G20 à Buenos Aires, Emma­nuel Macron affirme que « le peuple, on doit l’in­for­mer au mieux, on doit constam­ment être dans un travail d’édu­ca­tion », il énonce clai­re­ment la nature anti­dé­mo­cra­tique du régime qu’il dirige (et de toutes les soi-disant démo­cra­ties repré­sen­ta­tives), dans lequel une élite, avec lui à sa tête, est en charge de l’édu­ca­tion du peuple.

C’est pourquoi les gilets jaunes, s’ils tiennent à vivre libres, à mener des exis­tences décentes, et pas simple­ment à légè­re­ment allé­ger leur calvaire, ne devraient surtout pas se conten­ter des maigres — et parfois étranges — reven­di­ca­tions qui circulent, et encore moins des quelques conces­sions ridi­cules que le gouver­ne­ment propose ces derniers jours (mora­toire sur la hausse des taxes, etc.), et devraient exiger rien de moins que la disso­lu­tion des struc­tures de pouvoir anti­dé­mo­cra­tiques actuelles, au profit de l’ins­tau­ra­tion d’une véri­table démo­cra­tie directe. Ils sont plus qu’en droit d’exi­ger la desti­tu­tion de toutes les formes d’au­to­rité illé­gi­times, et la redis­tri­bu­tion égali­taire du pouvoir et des richesses ; et d’ailleurs, à moins d’une refonte totale de la société indus­trielle telle qu’elle existe aujourd’­hui, la destruc­tion de la planète est garan­tie, et donc celle des socié­tés humaines. Cela requer­rait, bien évidem­ment, une période de tran­si­tion, et toutes sortes de proces­sus qui pour­raient et devraient être débat­tus par les gens eux-mêmes, assem­blés dans les places publiques.

Mais reve­nons-en à la loi française actuelle. Elle quali­fie de mouve­ment insur­rec­tion­nel toute violence collec­tive de nature à mettre en péril les insti­tu­tions de la Répu­blique. Lesdites insti­tu­tions ne seront jamais listées et seront à l’ap­pré­cia­tion du juge. Le fait de diri­ger ou d’or­ga­ni­ser un mouve­ment insur­rec­tion­nel est puni de la déten­tion crimi­nelle à perpé­tuité et de 750 000 euros d’amende.

Est puni de quinze ans de déten­tion crimi­nelle et de 225 000 euros d’amende le fait de parti­ci­per à un mouve­ment insur­rec­tion­nel :

  1. En édifiant des barri­cades, des retran­che­ments ou en faisant tous travaux ayant pour objet d’em­pê­cher ou d’en­tra­ver l’ac­tion de la force publique ;
  2. En occu­pant à force ouverte ou par ruse ou en détrui­sant tout édifice ou instal­la­tion ;
  3. En assu­rant le trans­port, la subsis­tance ou les commu­ni­ca­tions des insur­gés ;
  4. En provoquant à des rassem­ble­ments d’in­sur­gés, par quelque moyen que ce soit ;
  5. En étant, soi-même, porteur d’une arme ;
  6. En se substi­tuant à une auto­rité légale.

Est puni de vingt ans de déten­tion crimi­nelle et de 300 000 euros d’amende le fait de parti­ci­per à un mouve­ment insur­rec­tion­nel :

  1. En s’em­pa­rant d’armes, de muni­tions, de substances explo­sives ou dange­reuses ou de maté­riels de toute espèce soit à l’aide de violences ou de menaces, soit par le pillage, soit en désar­mant la force publique ;
  2. En procu­rant aux insur­gés des armes, des muni­tions ou des substances explo­sives ou dange­reuses.

***

À l’évi­dence, malheu­reu­se­ment, nous sommes aujourd’­hui bien loin de la Décla­ra­tion des droits de l’homme et du citoyen de 1793, dont l’his­toire de France est pour­tant si fière, mais qui n’a plus aucune valeur juri­dique. C’est-à-dire que ce que nos ancêtres qui se sont battus pour plus de justice consi­dé­raient comme « le plus sacré des droits et le plus indis­pen­sable des devoirs » est aujourd’­hui sévè­re­ment puni par la loi.

C’est pourquoi, aujourd’­hui, bien que l’im­mense majo­rité des Français déteste Macron, aspire à une véri­table démo­cra­tie et soutienne les gilets jaunes, notre cher monarque est intou­chable. La loi l’au­to­rise à répri­mer — et même, poten­tiel­le­ment, dans le sang — n’im­porte quelle insur­rec­tion.

***

Para­doxa­le­ment — peut-être — tout cela ne consti­tue pas une raison de ne pas parti­ci­per à une insur­rec­tion. Au contraire.

Nico­las Casaux


  1. http://ledroit­cri­mi­nel.fr/la_legis­la­tion_crimi­nelle/anciens_textes/code_penal_1994/partie_legis­la­tive_2.htm
  2. https://www.legi­france.gouv.fr/affi­chCo­deAr­ticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070719&idAr­ticle=LEGIARTI000006418367&dateTexte=&cate­go­rieLien=cid
  3. https://www.lepoint.fr/culture/le-drapeau-trico­lore-est-il-de-droite-ou-de-gauche-27–11–2015–1985174_3.php

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Comments to: Démo­cra­tie, insur­rec­tion et gilets jaunes (par Nico­las Casaux)
  • 5 décembre 2018
  • 6 décembre 2018

    Merci pour ce texte que je partage!
    Juste une remarque:
    “la destruction de la planète est garantie, et donc celle des sociétés humaines.”
    Il s’agit uniquement de la destruction des sociétés humaines et d’une partie plus ou moins grande de la biodiversité telle que nous la connaissons aujourd’hui. La planète a connu des conditions climatiques autrement plus terrible, de “notre” point de vue, et en connaîtra bien d’autre! Donc, ce n’est pas pas, et cela n’a jamais été de la destruction de la planète qu’il s’agit, mais bien de l’espèce humaine, ni plus ni moins! En outre les études scientifiques semblent montrer que chaque grande extinction d’espèces au cours des âges, n’a fait qu’augmenter la biodiversité! En effet soumis à de nouvelles contraintes, la Vie doit démultiplier sa “créativité” pour pouvoir s’adapter aux nouvelles conditions de vie. L’espèce humaine, au train où nous allons, risque de détenir le “record” de la longévité la plus brève sur cette planète!!!

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    • 6 décembre 2018

      Cette remarque, je l’entends beaucoup trop souvent. Et non, mille fois non. La planète, cela désigne les espèces qui y vivent actuellement, c’est elles qui sont menacées d’extinction, et que l’on extermine au rythme de 200 par jour (estimation de l’ONU). Non, il n’y a pas que le sort de l’humanité qui soit en jeu. Il y a celui des lions, des hyènes, des hérissons, des saumons, des putois, des abeilles, des ours, des lynx, et d’innombrables espèces animales, végétales, etc. La seule manière d’ignorer leur sort, c’est de considérer tous les individus qui composent toutes ces espèces comme “de la vie”, une sorte de quantitatif. Ce qui constitue une vision franchement utilitariste, mécaniste, inhumaine. Par ailleurs, suggérer qu’en détruisant ces espèces massivement, on fait du bien à la planète, c’est franchement malsain. En outre, il existe une chance pour que l’emballement climatique que nous précipitons (nous, les humains industrialisés) produise une atmosphère hostile envers le vivant.

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  • 6 décembre 2018

    Gilets jaunes et gilets verts,tous ensemble pour l’insurrection ?
    Mais les GJ ne rêvent que de pouvoir d’achat, de consommation, de vacances, de voyages … Une fois le pouvoir à terre, on fait quoi avec ces gens qui se fichent comme d’une guigne de l’état de la planète, de la surpopulation mondiale et de l’épuisement des ressources ?
    Un abruti reste un abruti …

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    • 8 décembre 2018

      Vous ne m’avez pas répondu, Mr casaux ….

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      • 8 décembre 2018

        Je ne sais pas si Nicolas Casaux vous répondra, mais moi je l’ai déjà fait en répondant à Vince : au risque de me répéter, au lieu de rabâcher le discours des éditocrates et des politicards aux ordres, allez parler aux gens, et vous verrez s’ils sont conformes à ce que vous dites d’eux.
        S’il ne devait rester qu’une chose des GJ, ce serait bien celle là, et elle est fertile : pour la première fois depuis des décennies, les gens se reparlent en direct, sans interface électronique ou médiatique, ils débattent, bref ils refont de la politique, sans s’en remettre aux paroles d’experts, à la moraline de ceux dont le mode de vie est infiniment plus dévastateur que le leur, et en rejetant toute forme de représentation (c’est-à-dire de trahison).
        C’est extrêmement réjouissant pour tous ceux qui désespéraient du genre humain et pensaient que la consommation, l’abrutissement par le divertissement, le salariat etc. avait définitivement détruit l’esprit de révolte : on voit bien aujourd’hui que l’idéal de justice, de liberté et de solidarité est infiniment supérieur aux anesthésiques que les technocrates répandent à haute dose pour asseoir leur pouvoir.

        Reply
        • 11 décembre 2018

          Ne nous approchons pas des forces de l’ordre, elles sont au service de ceux que nous appelons nos « représentants », ceux que nous avons choisis pour nous représenter.
          Ils sont nos ennemis et disposent d’un arsenal de répression qu’il vaut mieux ne pas chatouiller.
          Toute lutte contre un pouvoir armé et répressif est suicidaire.
          Cesser de collaborer suffit amplement.
          Mettre en pratique le monde dont nous rêvons est évidement le must.
          La seule raison de recourir à la violence est la mise en danger de notre environnement immédiat.
          Ignorons l’État et commençons à construire le monde dont nous rêvons (si toutefois, nous savons encore rêver)

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  • 6 décembre 2018

    Ce mouvement est un mouvement populiste d’extrême droite pro-bagnole et pro-conso.

    Sinon comment expliquer nous aurions des mouvements populistes anti-démocratiques en Hongrie, en Italie, aux Etats-Unis, au Brésil, en Pologne…

    Et curieusement en France ce serait l’inverse ? Dans un monde globalisé où tout baigne dans la même culture bêtifiante….

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    • 7 décembre 2018

      Au lieu de répéter les éléments de langage du gouvernement et de BFM, allez parler aux gilets jaunes, en direct, et écoutez-les. Cela vous évitera les préjugés qui pouvaient aussi être les miens au début, avant que je n’aille voir et entendre.
      Et puis le coup de la peste brune, c’est fort. Vous en connaissez beaucoup des militants d’extrême droite qui exigent la démocratie directe et la destitution de tous les oligarques ? Lire, en plus du texte que j’ai cité plus haut, l’appel de St Nazaire et l’appel de Commercy.

      Et puis, concernant ce qui se passe ailleurs dans le monde, il faudrait peut-être que vous vous posiez la question de comment on en est arrivés là. Il n’y aurait pas de mouvement populiste si les citoyens étaient véritablement souverains, c’est-à-dire si nos pays étaient véritablement des démocraties, ce qu’ils n’ont JAMAIS été.

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      • 8 décembre 2018

        Vince, en plus du premier paragraphe d’Ivankar, je rajouterais qu’à mon avis, focaliser sur quelques individus dits “extrêmes” avec des discours parfois “-phobes” est voulu et fait partie de la propagande qui consiste à faire taire des expressions en accusant de raciste, antisémite (que ce mot est incohérent!), homophobe et etc. “Conspirationniste” fait aussi partie du lot quand, bien souvent, les gens décrits ainsi sont les seuls qui réfléchissent et osent se poser des questions (ce qui n’empêche pas de se tromper), ce que les médias devraient faire!

        Concernant les régimes soi-disant pires que les notres, ce n’est pas que je les aime tant, mais ça fait aussi partie du jeu: “regardez là bas, c’est horrible, estimez-vous heureux de vivre en paix, chez nous c’est la démocratie”. Les conséquences, on les connaît: Ca vote contre Le Pen pour élire Macron (difficile à croire que ce n’était pas planifié, hein) et ça permet aussi d’aller faire une guerre en Syrie, sous couvert de démocratie.

        Surtout que, si on se penche vraiment sur les bilans des présidences, comme par exemple Obama, on constate qu’il y a eu un matraquage énorme pour nous dire que Trump était horrible, mais que finalement, Obama faisait lâcher 3 bombes par heure, dans le Monde, en 2016… Il y a le bla bla bla de propagande qui vise à faire élire des personnes de CHOIX (pour les milliardaires, corporations etc) et il y a les faits. Et ceux-ci suffisent à comprendre que tous nos prétendus démocrates sont en fait des tyrans (aux ordres de).

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  • 9 décembre 2018

    La propagande de l’aristocratie médiatique sous contrôle , l’état de la planète,la surconsommation,la censure des médias pour qui pense différemment,accompagné d’un subtil commissaire politique de la pensée,le technototalitarisme,la loi sur les lanceurs d’alerte,l’eugénisme médical,le contrôle d’internet,la vidéo surveillance en novlangue vidéo protection,l’impunité de classe,les guerres d’agressions à coup de missiles à l’uranium appauvri,violences sociales,économique,politique etc…et j’en oublie Toutes ces mesures totalitaires ne viennent pas d’un gouvernement d’extréme droite, mais d’un gouvernement fasciste rose,vert,bleu!

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