Le Partage
Critique socio-écologique radicale

Le paysan, « ébauche grossière et incomplète de l’homme réellement civilisé » (par Eugen Weber)

Afin de prolonger notre critique du mot et de l’idée de civilisation (voir aussi cet article), nous vous proposons ce court extrait du livre La fin des terroirs d’Eugen Weber (Fayard, 1983). Où l’on perçoit de manière flagrante l’idéologie suprémaciste et raciste qu’implique l’idée de civilisation, idée qui ne sert pas qu’à dénigrer les « primitifs » de quelque pays exotique, puisqu’elle sert également à inférioriser les « sauvages » de notre propre nation (en devenir, qui doit être construite en éradiquant, en civilisant lesdits sauvages). La civilisation, la ville, le Progrès, l’école, l’État, des idées qui se recoupent et se complètent, et qui nous ont menés au désastre social et écologique en cours.

La science, instrument de l’État et du capitalisme industriel (par Guillaume Carnino)

Les catastrophes scientifiques seraient le fruit des sciences appliquées par des industriels ou des États. Mais existe-t-il une science pure dénuée d’intérêt et sans lien avec les puissants ?

Transphobie, antisémitisme, etc. : réponse au piètre Gelderloos et aux chancres de l'antifascisme (par Nicolas Casaux)

Les insultes donnent-elles plus de poids à un argumentaire ? Il faut croire que Gelderloos le pense, qui me traite de toutes sortes de noms d’oiseaux et me prête toutes sortes de positions dans un texte récemment traduit de l’anglais par « le Groupe Antifasciste Lyon et Environs », et publié sur le site Rebellyon.info[1]. Ce texte, truffé de mensonges, parfois par omission, de calomnies et d’absurdités en tous genres, qui s’apparente à une longue injure, appelle une mise au point. Voici donc :

L'identité de genre : ses implications pour la société, la loi et les femmes (par Meghan Murphy)

Le texte qui suit est un discours de la féministe canadienne Meghan Murphy, prononcée le 29 octobre 2019 à la bibliothèque municipale de Toronto, et initialement publié en anglais, à cette adresse. Tout au long du texte, nous avons décidé de traduire « gender identity » par « identité de genre ». La transcription française officielle de « gender identity » […]

Attention à la marche (documentaire)

Minding the Gap (en français : « Attention à la marche », voir ici) est un film documentaire de 2018, réalisé par Bing Liu et plusieurs fois primé (Sundance, etc.). Il s’agit d’une chronique des amitiés qui lient trois jeunes hommes de la ville de Rockford, dans l’État de l’Illinois, aux États-Unis, unis par leur amour du skateboard. Les séquences vidéos du documentaire s’étalent sur plus de 12 ans de vie des protagonistes, les plus anciennes ayant été tournées par Bing Liu alors qu’il avait 14 ans. […]

Le café atomique et autres documentaires sur la folie nucléaire (par Ana Minski et Nicolas Casaux)

Le documentaire The Atomic Cafe, « film d’horreur comique » — comme on pouvait le lire sur une affiche d’époque — sorti en 1982, constitué d’images d’archives des années 1940 à 1960 (interventions télévisuelles, discours politiques, clips publicitaires, etc.), expose la propagande d’État des États-Unis visant à faire accepter l’utilisation de la bombe atomique et la domestication de l’atome. […]

Fugue mineure pour riposte majeure (par Ana Minski)

L’enfant, de sa naissance à ses 18 ans, appartient à ses parents, et le statut de mineur l’empêche de s’émanciper de cette tutelle. Cette dépendance est une construction sociale, juridique, économique et politique. Elle met au jour les déterminations liées à l’âge dans nos sociétés mais aussi l’importance des concepts de sécurité et de protection dans la mise sous tutelle de la population. […]

Confessions d'un écologiste en convalescence (par Paul Kingsnorth)

L’auteur des paragraphes qui suivent, Paul Kingsnorth, est un journaliste et activiste britannique. Au cours de sa carrière, Kingsnorth a travaillé pour The Independent, pour Greenpeace, a été rédacteur en chef du célèbre magazine The Ecologist, a écrit pour The Guardian, et beaucoup d’autres médias prestigieux, a co-fondé la campagne « Free West Papua », a œuvré au sein du groupe EarthAction, et bien d’autres choses encore. Il y a quelques années, il a décidé de quitter le milieu de l’écologie, de raccrocher les gants. Pour expliquer sa décision, il a publié un livre, une collection d’essais intitulée Confessions of a Recovering Environmentalist (Confessions d’un écologiste en convalescence), dont voici un petit extrait, rapidement traduit (le livre ne l’a pas encore été) :

Derrière les idées reçues : à propos de la centrale solaire prévue à Barrettali, dans le Cap Corse (par Nicolas Casaux)

Sur le territoire de la petite commune de Barrettali, dans le Cap Corse, la société Corsica Verde s’apprête, en coopération avec la mairie, à installer une centrale solaire au sol, « sur le flanc Sud d’un vallon actuellement occupé par du maquis ». Le projet occupera une superficie totale de 119 040 m² (11,9 ha), dont environ 6,5 ha pour les 17 232 panneaux photovoltaïques (modules polycristallins) qui seront posés. D’après ses promoteurs, la réalisation de cette centrale est tout à fait positive pour les raisons habituelles, celles que donnent tous les promoteurs de ce genre de projet. Produire de l’énergie « verte » est une bonne chose, cela s’inscrit dans une dynamique qui rend plus « verte », plus « durable » notre société. Cela participe au développement économique de la commune et de la région, à l’augmentation de leur « autonomie énergétique », etc. Qu’en est-il en réalité ?


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