Le Partage
Critique socio-écologique radicale

Les marchands d'illusions vertes occidentaux, des USA à la France, de Bill McKibben à Cyril Dion (par Nicolas Casaux)

Dans les États occidentaux — mais ailleurs aussi, selon toute probabilité — il existe un microcosme de personnalités écologistes autorisées et régulièrement invitées dans les médias de masse, assez appréciées des autorités de leur pays respectif, et qui, pour ces raisons, représentent à elles seules, aux yeux du grand public, la mouvance écologiste. « La » mouvance, parce que ces écologistes font grosso modo la promotion des mêmes idées, des mêmes croyances. Ils se congratulent d’ailleurs régulièrement les uns les autres, faisant immanquablement référence aux travaux des uns et des autres dans leurs différents ouvrages — édités par d’importantes maisons d’édition, ou produits par d’importantes boites de production, et chroniqués dans les plus grands quotidiens. […]

La fidélité des serviteurs (par Ana Minski)

La civilisation, la domination et l’expansion des cultures citadines au détriment de toutes les autres, mène depuis presque 5 000 ans une guerre contre la Nature[1], artificialisant et urbanisant le monde, accaparant ses forces. Sa suprématie s’exerce grâce à une centralisation du pouvoir, une stratification sociale, une militarisation, une expansion incessante, une domestication, une monétarisation, une production de marchandises. L’extension de sa domination s’accélère grâce à une technologie toujours plus complexe, opaque et autoritaire qui permet, entre autres, de manipuler, exploiter et commercialiser le vivant. […]

De l’avènement de la civilisation au coronavirus de Wuhan : trajectoire d’un désastre logique

La propagation d’épidémies comme celle du coronavirus de Wuhan, au niveau mondial, fait partie des nombreuses menaces auxquelles la civilisation techno-industrielle mondialisée s’expose elle-même inéluctablement ; des nombreuses catastrophes potentielles qu’elle génère et qui menacent de la détruire. Ces épidémies constituent effectivement un phénomène récent à l’échelle de l’histoire humaine, propre à la « civilisation ». Ainsi que le rappelle James C. Scott dans Homo Domesticus :

La « transition énergétique » ou les nouveaux habits du développement capitaliste (par Miguel Amorós)

Le monde capitaliste s’enfonce dans une crise écologique sans précédent qui menace sa continuité en tant que système basé sur la recherche du profit privé. De la pollution de l’air, de l’eau et du sol à l’accumulation de déchets et d’ordures ; de l’épuisement des ressources naturelles à l’extinction des espèces ; de l’urbanisation galopante au changement climatique ; une épée de Damoclès menace la société de marché. […]

La technique moderne, la civilisation et le Meilleur des mondes (par Aldous Huxley)

Nous voyons donc que la technique moderne a conduit à la concentration du pouvoir économique et politique ainsi qu’au développement d’une société contrôlée (avec férocité dans les pays totalitaires, courtoisie et discrétion dans les « démocraties ») par l’État et l’Entreprise. […]

Imposer le français, détruire les patois et les cultures locales, construire la France (par Eugen Weber)

Le texte qui suit est constitué d’extraits du livre d’Eugen Weber intitulé La fin des terroirs : la modernisation de la France rurale (1870–1914). Il traite de la diffusion impérialiste de la langue française, de son expansion et de sa conquête du territoire France, et de la construction de la France en tant qu’État, plus généralement. […]

Pierre Charbonnier ou le triomphe de l’opportunisme (par Olivier Cardières)

Un lecteur nous a fait parvenir, pour publication, une critique du dernier livre de Pierre Charbonnier (écologiste médiatico-universitaire comme il y en a de plus en plus) intitulé Abondance et liberté. Voici donc.

Le paysan, « ébauche grossière et incomplète de l’homme réellement civilisé » (par Eugen Weber)

Afin de prolonger notre critique du mot et de l’idée de civilisation (voir aussi cet article), nous vous proposons ce court extrait du livre La fin des terroirs d’Eugen Weber (Fayard, 1983). Où l’on perçoit de manière flagrante l’idéologie suprémaciste et raciste qu’implique l’idée de civilisation, idée qui ne sert pas qu’à dénigrer les « primitifs » de quelque pays exotique, puisqu’elle sert également à inférioriser les « sauvages » de notre propre nation (en devenir, qui doit être construite en éradiquant, en civilisant lesdits sauvages). La civilisation, la ville, le Progrès, l’école, l’État, des idées qui se recoupent et se complètent, et qui nous ont menés au désastre social et écologique en cours.

La science, instrument de l’État et du capitalisme industriel (par Guillaume Carnino)

Les catastrophes scientifiques seraient le fruit des sciences appliquées par des industriels ou des États. Mais existe-t-il une science pure dénuée d’intérêt et sans lien avec les puissants ?


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