Environnement / Écologie

Le paysan, « ébauche grossière et incomplète de l’homme réellement civilisé » (par Eugen Weber)

Afin de prolonger notre critique du mot et de l’idée de civilisation (voir aussi cet article), nous vous proposons ce court extrait du livre La fin des terroirs d’Eugen Weber (Fayard, 1983). Où l’on perçoit de manière flagrante l’idéologie suprémaciste et raciste qu’implique l’idée de civilisation, idée qui ne sert pas qu’à dénigrer les « primitifs » de quelque pays exotique, puisqu’elle sert également à inférioriser les « sauvages » de notre propre nation (en devenir, qui doit être construite en éradiquant, en civilisant lesdits sauvages). La civilisation, la ville, le Progrès, l’école, l’État, des idées qui se recoupent et se complètent, et qui nous ont menés au désastre social et écologique en cours.

Confessions d'un écologiste en convalescence (par Paul Kingsnorth)

L’auteur des paragraphes qui suivent, Paul Kingsnorth, est un journaliste et activiste britannique. Au cours de sa carrière, Kingsnorth a travaillé pour The Independent, pour Greenpeace, a été rédacteur en chef du célèbre magazine The Ecologist, a écrit pour The Guardian, et beaucoup d’autres médias prestigieux, a co-fondé la campagne « Free West Papua », a œuvré au sein du groupe EarthAction, et bien d’autres choses encore. Il y a quelques années, il a décidé de quitter le milieu de l’écologie, de raccrocher les gants. Pour expliquer sa décision, il a publié un livre, une collection d’essais intitulée Confessions of a Recovering Environmentalist (Confessions d’un écologiste en convalescence), dont voici un petit extrait, rapidement traduit (le livre ne l’a pas encore été) :

Derrière les idées reçues : à propos de la centrale solaire prévue à Barrettali, dans le Cap Corse (par Nicolas Casaux)

Sur le territoire de la petite commune de Barrettali, dans le Cap Corse, la société Corsica Verde s’apprête, en coopération avec la mairie, à installer une centrale solaire au sol, « sur le flanc Sud d’un vallon actuellement occupé par du maquis ». Le projet occupera une superficie totale de 119 040 m² (11,9 ha), dont environ 6,5 ha pour les 17 232 panneaux photovoltaïques (modules polycristallins) qui seront posés. D’après ses promoteurs, la réalisation de cette centrale est tout à fait positive pour les raisons habituelles, celles que donnent tous les promoteurs de ce genre de projet. Produire de l’énergie « verte » est une bonne chose, cela s’inscrit dans une dynamique qui rend plus « verte », plus « durable » notre société. Cela participe au développement économique de la commune et de la région, à l’augmentation de leur « autonomie énergétique », etc. Qu’en est-il en réalité ?

À propos d’Extinction Rebellion – Partie III : La 4e Révolution industrielle (par Kim Hill)

Le premier volume de cette série d’articles exposait les intérêts industriels et étatiques derrière l’objectif d’Extinction Rebellion d’atteindre la neutralité carbone. Dans le deuxième, nous regardions les objectifs, tactiques et solutions à la crise climatique auxquels renvoie Extinction Rebellion, et qui servent la société industrielle au détriment de la nature. Dans cette troisième partie, nous […]

À propos d’Extinction Rebellion – Partie II : solutions et tactiques promues (par Kim Hill)

Dans la première partie de cette enquête, la neutralité carbone, la demande principale d’Extinction Rebellion, est exposée comme une campagne visant à sauver l’économie capitaliste et l’industrie des énergies fossiles. Dans cette deuxième partie, nous nous penchons sur les autres exigences d’Extinction Rebellion : que les gouvernements disent la vérité et mettent en place une Assemblée […]

À propos d’Extinction Rebellion - Partie 1 : zéro émission nette (par Kim Hill)

L’article suivant est une traduction d’une critique du mouvement Extinction Rebellion, rédigée par Kim Hill, une activiste australienne. […]

L’accord de Paris : ne rien changer, compter sur la technologie, s'adapter et, surtout, vive la croissance (par Clive Spash)

À l’issue de la 21e session de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, ayant eu lieu du 30 novembre au 11 décembre 2015 en France, à Paris, les 195 pays de la communauté internationale sont finalement parvenus à un accord, considéré, tant par les participants que par les médias, comme un tournant politique majeur dans la difficulté de s’attaquer au changement climatique provoqué par l’humain. Le texte suivant est un bref commentaire critique dans lequel j’explique succinctement en quoi l’accord de Paris ne change rien. J’y souligne comment cet accord ignore pratiquement toutes les questions de fond concernant les causes du changement climatique d’origine anthropique, et en quoi ce même accord n’offre aucun plan d’action concret. […]

L’aviation et l’absurdité mensongère et criminelle de la compensation et de la neutralité carbone (par Nicolas Casaux)

Vous l’avez peut-être appris, Air France compte compenser toutes les émissions de carbone de ses vols intérieurs dès le début de l’année prochaine (2020), ainsi que cet article du Parisien le rapporte. Article dans lequel il est également rappelé qu’Air France compense(rait) déjà une partie des émissions de ses vols internationaux grâce au programme CORSIA. De quoi retourne-t-il ? […]

Les médias mentent et les enfants sont instrumentalisés : à propos d’un soi-disant recours en justice (par Nicolas Casaux)

Ces derniers jours, comme à leur habitude, la plupart des médias de masse ont fait ce qu’ils savent faire le mieux. Raconter n’importe quoi, n’importe comment. Le premier problème avec cette histoire de « plainte », « d’action en justice », c’est qu’il ne s’agit pas du tout de cela. […]

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