Environnement / Écologie

Les marchands d'illusions vertes occidentaux, des USA à la France, de Bill McKibben à Cyril Dion (par Nicolas Casaux)

Dans les États occidentaux — mais ailleurs aussi, selon toute probabilité — il existe un microcosme de personnalités écologistes autorisées et régulièrement invitées dans les médias de masse, assez appréciées des autorités de leur pays respectif, et qui, pour ces raisons, représentent à elles seules, aux yeux du grand public, la mouvance écologiste. « La » mouvance, parce que ces écologistes font grosso modo la promotion des mêmes idées, des mêmes croyances. Ils se congratulent d’ailleurs régulièrement les uns les autres, faisant immanquablement référence aux travaux des uns et des autres dans leurs différents ouvrages — édités par d’importantes maisons d’édition, ou produits par d’importantes boites de production, et chroniqués dans les plus grands quotidiens. […]

De l’avènement de la civilisation au coronavirus de Wuhan : trajectoire d’un désastre logique

La propagation d’épidémies comme celle du coronavirus de Wuhan, au niveau mondial, fait partie des nombreuses menaces auxquelles la civilisation techno-industrielle mondialisée s’expose elle-même inéluctablement ; des nombreuses catastrophes potentielles qu’elle génère et qui menacent de la détruire. Ces épidémies constituent effectivement un phénomène récent à l’échelle de l’histoire humaine, propre à la « civilisation ». Ainsi que le rappelle James C. Scott dans Homo Domesticus :

La « transition énergétique » ou les nouveaux habits du développement capitaliste (par Miguel Amorós)

Le monde capitaliste s’enfonce dans une crise écologique sans précédent qui menace sa continuité en tant que système basé sur la recherche du profit privé. De la pollution de l’air, de l’eau et du sol à l’accumulation de déchets et d’ordures ; de l’épuisement des ressources naturelles à l’extinction des espèces ; de l’urbanisation galopante au changement climatique ; une épée de Damoclès menace la société de marché. […]

Pierre Charbonnier ou le triomphe de l’opportunisme (par Olivier Cardières)

Un lecteur nous a fait parvenir, pour publication, une critique du dernier livre de Pierre Charbonnier (écologiste médiatico-universitaire comme il y en a de plus en plus) intitulé Abondance et liberté. Voici donc.

Le paysan, « ébauche grossière et incomplète de l’homme réellement civilisé » (par Eugen Weber)

Afin de prolonger notre critique du mot et de l’idée de civilisation (voir aussi cet article), nous vous proposons ce court extrait du livre La fin des terroirs d’Eugen Weber (Fayard, 1983). Où l’on perçoit de manière flagrante l’idéologie suprémaciste et raciste qu’implique l’idée de civilisation, idée qui ne sert pas qu’à dénigrer les « primitifs » de quelque pays exotique, puisqu’elle sert également à inférioriser les « sauvages » de notre propre nation (en devenir, qui doit être construite en éradiquant, en civilisant lesdits sauvages). La civilisation, la ville, le Progrès, l’école, l’État, des idées qui se recoupent et se complètent, et qui nous ont menés au désastre social et écologique en cours.

Confessions d'un écologiste en convalescence (par Paul Kingsnorth)

L’auteur des paragraphes qui suivent, Paul Kingsnorth, est un journaliste et activiste britannique. Au cours de sa carrière, Kingsnorth a travaillé pour The Independent, pour Greenpeace, a été rédacteur en chef du célèbre magazine The Ecologist, a écrit pour The Guardian, et beaucoup d’autres médias prestigieux, a co-fondé la campagne « Free West Papua », a œuvré au sein du groupe EarthAction, et bien d’autres choses encore. Il y a quelques années, il a décidé de quitter le milieu de l’écologie, de raccrocher les gants. Pour expliquer sa décision, il a publié un livre, une collection d’essais intitulée Confessions of a Recovering Environmentalist (Confessions d’un écologiste en convalescence), dont voici un petit extrait, rapidement traduit (le livre ne l’a pas encore été) :

Derrière les idées reçues : à propos de la centrale solaire prévue à Barrettali, dans le Cap Corse (par Nicolas Casaux)

Sur le territoire de la petite commune de Barrettali, dans le Cap Corse, la société Corsica Verde s’apprête, en coopération avec la mairie, à installer une centrale solaire au sol, « sur le flanc Sud d’un vallon actuellement occupé par du maquis ». Le projet occupera une superficie totale de 119 040 m² (11,9 ha), dont environ 6,5 ha pour les 17 232 panneaux photovoltaïques (modules polycristallins) qui seront posés. D’après ses promoteurs, la réalisation de cette centrale est tout à fait positive pour les raisons habituelles, celles que donnent tous les promoteurs de ce genre de projet. Produire de l’énergie « verte » est une bonne chose, cela s’inscrit dans une dynamique qui rend plus « verte », plus « durable » notre société. Cela participe au développement économique de la commune et de la région, à l’augmentation de leur « autonomie énergétique », etc. Qu’en est-il en réalité ?

À propos d’Extinction Rebellion – Partie III : La 4e Révolution industrielle (par Kim Hill)

Le premier volume de cette série d’articles exposait les intérêts industriels et étatiques derrière l’objectif d’Extinction Rebellion d’atteindre la neutralité carbone. Dans le deuxième, nous regardions les objectifs, tactiques et solutions à la crise climatique auxquels renvoie Extinction Rebellion, et qui servent la société industrielle au détriment de la nature. Dans cette troisième partie, nous […]

À propos d’Extinction Rebellion – Partie II : solutions et tactiques promues (par Kim Hill)

Dans la première partie de cette enquête, la neutralité carbone, la demande principale d’Extinction Rebellion, est exposée comme une campagne visant à sauver l’économie capitaliste et l’industrie des énergies fossiles. Dans cette deuxième partie, nous nous penchons sur les autres exigences d’Extinction Rebellion : que les gouvernements disent la vérité et mettent en place une Assemblée […]

Previous page Next page