Les femmes ont davantage besoin de viande que les hommes (par Nicolas Casaux)

« La pré­sence plus ou moins impor­tante de la viande au sein des régimes ali­men­taires n’a pas seule­ment été inégale entre les dif­fé­rentes cultures, mais éga­le­ment au sein d’une même socié­té. His­to­ri­que­ment, dans les socié­tés stra­ti­fiées et hié­rar­chi­sées, l’ac­cès à la viande consti­tuait un indi­ca­teur de bien-être et même de pou­voir, et, dans cette même mesure, un élé­ment de dis­tinc­tion sociale. Jus­qu’au XIXème siècle et encore durant une bonne par­tie de celui-ci, l’embonpoint, plu­tôt consi­dé­ré comme de la “cor­pu­lence”, sug­gé­rait la san­té, la pros­pé­ri­té, l’ho­no­ra­bi­li­té (Fischler, 1979 : 208) et, dans de nom­breuses socié­tés domi­nées par la sous-ali­men­ta­tion, l’o­bé­si­té était subli­mée comme signe de richesse.

La viande était une den­rée rare dans la majo­ri­té des socié­tés et durant la majo­ri­té des périodes his­to­riques. Dans l’I­ta­lie et la Rou­ma­nie du XIXème siècle, par exemple, le maïs repré­sen­tait jus­qu’à 90 % en poids de l’in­ges­tion totale d’a­li­ments, une pré­do­mi­nance très proche de l’ex­clu­si­vi­té. Les légumes frais ou en conserve par­ti­ci­paient fai­ble­ment à la diète des pay­sans euro­péens et repré­sen­taient pro­ba­ble­ment à peine 5 % du poids de la consom­ma­tion de maïs. La consom­ma­tion de viande, sou­vent réser­vée à cer­taines fes­ti­vi­tés, était très faible. Les pro­duits lai­tiers, sou­vent réser­vés aux enfants, étaient rares. La consom­ma­tion de graisses était rare éga­le­ment, et celles-ci étaient plus sou­vent uti­li­sées pour don­ner du goût qu’en tant qu’a­li­ments nutri­tifs. Les hommes rece­vaient quelques com­plé­ments durant les périodes de tra­vail plus dif­fi­cile, mais pas les femmes, qui furent affec­tées en plus grande pro­por­tion par la pel­lagre (War­man, 1988 : 160–161). Beau­coup de plats modernes comme la piz­za et les pâtes, le pot-au-feu, le ragoût ou le hachis par­men­tier irlan­dais, le chop suey et autres trouvent leurs ori­gines dans des plats pay­sans tra­di­tion­nels dans les­quels une grande quan­ti­té d’un ali­ment basique était ren­due plus appé­tis­sante par l’a­jout d’une petite quan­ti­té de viande ou de légumes goû­teux (Fiddes,1991 : 224).

La consom­ma­tion de viande comme indi­ca­teur de dis­tinc­tion pénètre aus­si au sein des foyers. “Qui gagne le pain, mange la viande”: cet apho­risme, dit Sega­len (1988, 276), se réfère à de nom­breuses pra­tiques de consom­ma­tion dif­fé­ren­tielle dans les familles des classes pay­sannes et ouvrières, et sym­bo­lise la redis­tri­bu­tion effec­tuée dans le foyer. Le “chef de famille” consomme les plus grosses quan­ti­tés de viande et les meilleurs mor­ceaux. Cette pra­tique est liée, pré­ci­sé­ment, à l’i­mage de la viande qui for­ti­fie le tra­vailleur. La femme inté­rio­rise cette situa­tion à tel point qu’elle n’a même pas le besoin de se répri­mer : elle n’aime pas la viande, elle n’a pas faim et n’a même pas conscience de se sacri­fier. » (« La consom­ma­tion de viande à tra­vers l’histoire et la culture », Jesus Contre­ras, 2008)

Dans toutes les socié­tés patriar­cales, à tra­vers l’es­pace et le temps, l’alimentation des femmes était — et est par­fois encore — contrô­lée par les hommes. Bien sou­vent, les femmes avaient — et ont encore, par­fois — peu accès à la viande. Par­fois, des tabous le leur inter­di­saient — c’est encore le cas dans divers endroits du monde. Il est donc tris­te­ment iro­nique, aujourd’­hui, de voir des femmes se van­ter de ne pas man­ger de viande du tout qui pensent ain­si défier les codes du patriar­cat. Sur­tout qu’aujourd’hui, comme le note Phi­lippe Cayot, pro­fes­seur des Uni­ver­si­tés en chi­mie et for­mu­la­tion des ali­ments et chi­mie des pro­cé­dés ali­men­taires à l’institut Agro Dijon, dans un article paru sur The Conver­sa­tion le 1er juin 2022 :

« 50 à 80 % de la popu­la­tion mon­diale est caren­cée en fer, sans néces­sai­re­ment être ané­miée. Deux mil­liards d’humains sur terre seraient ain­si ané­miés selon l’OMS. La carence en fer concerne toutes les popu­la­tions, sans dis­tinc­tion de niveau de vie (PIB, IDH), de sexe, de groupe eth­nique ou de culture.

Il existe cepen­dant quelques nuances : les femmes (en âge de pro­créer) sont les plus tou­chées, puis les enfants. Aux États-Unis, alors que seuls 3 % des hommes adultes (de moins de 70 ans) sont défi­cients en fer ou ané­miés, de 9 à 16 % des femmes de 12 à 49 ans sont concernées.

En France, 1,6 % des hommes sont ané­miés contre 8,8 % des femmes, et dans 75 % des cas en rai­son d’un défi­cit en fer. La carence concer­ne­rait 5 % des hommes de 25 à 44 ans contre 32 % des femmes de 25 à 44 ans (non méno­pau­sées). La pré­va­lence de cette carence atteint 44 % des jeunes filles de 15 à 17 ans en France, ce qui est consi­dé­rable, et 20 % des petits gar­çons et 31 % des petites filles de 7 à 11 ans. 80 % des DALYs liées à l’anémie fer­ri­prive sur l’ensemble de la popu­la­tion fran­çaise sont dues aux mens­trua­tions des femmes.

La pré­va­lence des ané­mies est encore plus impor­tante dans des pays où les condi­tions de vie sont modestes, et l’accès à une ali­men­ta­tion de qua­li­té, dont une par­tie d’origine ani­male, est réduit, voire inexis­tant [par­fois en rai­son de tabous, de normes cultu­relles qui réservent encore la viande aux hommes] : plus de 40 % des femmes en âge de pro­créer en Afrique sub­sa­ha­rienne et cen­trale sont ané­miées, tout comme en Inde, au Bré­sil ou au Pérou. Les enfants sont aus­si concer­nés dans les pays aux condi­tions de vie modestes : 43 % des enfants de moins de 5 ans seraient caren­cés en fer à tra­vers le monde. »

La meilleure source ali­men­taire, en ce qui concerne le fer (mais pas seule­ment), c’est la viande, et cer­tains organes tout par­ti­cu­liè­re­ment (les reins, le cœur, la langue et le foie), ain­si que cer­tains crus­ta­cés et mol­lusques. (Pour en savoir plus sur la bien meilleure absorp­tion (bio­dis­po­ni­bi­li­té) du fer dans les pro­duits ani­maux, il faut lire cet autre article de Phi­lippe Cayot, inti­tu­lé « Carence en fer : com­ment y remé­dier par son ali­men­ta­tion », paru le 8 juin 2022 sur The Conver­sa­tion)

En France, les hommes consomment davan­tage de viande que les femmes, qui ont pour­tant des besoins en fer (entre autres) plus éle­vés en rai­son de leur bio­lo­gie (de leurs mens­trua­tions, notam­ment). Comme le note Phi­lippe Cayot, on conseille un apport quo­ti­dien de 8 mg de fer pour les hommes, de 18 mg de fer pour les femmes en âge de pro­créer et de 27 mg pour les femmes enceintes.

***

Conseiller aux femmes d’adopter un régime végan ou végé­ta­rien n’est donc pos­si­ble­ment pas la meilleure chose à faire. Une récente étude de l’université de Leeds, au Royaume-Uni, parue début août dans la revue médi­cale BMC Mede­cine, par­vient d’ailleurs à la conclu­sion que « les femmes végé­ta­riennes ont un risque de frac­ture de la hanche 33 % plus éle­vé que celles qui mangent de la viande régu­liè­re­ment ». Plu­sieurs études ont par ailleurs démon­tré que les régimes végé­ta­lien et végé­ta­rien peuvent induire des carences diverses[1].

***

Bien sûr, ces temps-ci, avec la catas­trophe cli­ma­tique (réelle) et, plus lar­ge­ment, envi­ron­ne­men­tale, et sur­tout avec son très mau­vais trai­te­ment dans les médias capi­ta­listes, on entend par­tout dire qu’il nous fau­drait for­te­ment dimi­nuer notre consom­ma­tion de viande, voire qu’il nous fau­drait pure­ment et sim­ple­ment arrê­ter de consom­mer de la viande pour (au choix) sau­ver la pla­nète / le cli­mat / assu­rer l’avenir de la civi­li­sa­tion indus­trielle (la rendre durable). Il se pour­rait que cela ne soit pas sans lien avec les inves­tis­se­ments mas­sifs qu’on observe dans le sec­teur de la viande de syn­thèse, de la viande « à base de plantes », de la viande d’insectes et dans d’autres choses de ce genre. L’élevage, consi­dé­ré en bloc (indif­fé­rem­ment de sub­sis­tance, pay­san ou indus­triel), est dia­bo­li­sé, cepen­dant que les régimes ali­men­taires « à base de plantes » sont uni­ver­sel­le­ment pro­mus comme une « solution ».

C’est ter­ri­ble­ment idiot. Si vous vous sou­ciez réel­le­ment de mettre un terme à l’écocide, au désastre éco­lo­gique en cours (qui englobe le réchauf­fe­ment cli­ma­tique), ce genre de « solu­tion » devrait vous appa­raître comme une mau­vaise blague. Sauf un écrou­le­ment du capi­ta­lisme tech­no­lo­gique, de la civi­li­sa­tion indus­trielle, le ravage du monde conti­nue­ra. La dimi­nu­tion de la consom­ma­tion de viande, ou son abo­li­tion, c’est juste un des nom­breux moyens que le capi­ta­lisme tech­no­lo­gique a trou­vés pour gagner en effi­cience, pour amé­lio­rer son effi­ca­ci­té éner­gé­tique. Or, on devrait tous et toutes avoir com­pris que lorsqu’elle gagne en effi­cience, la civi­li­sa­tion indus­trielle ne s’arrête pas de détruire le monde. Des éco­no­mies de res­sources et d’énergie dans un sec­teur don­né per­mettent à d’autres sec­teurs de conti­nuer à croître.

L’élevage ou, plus géné­ra­le­ment, la consom­ma­tion de viande, n’a rien d’intrinsèquement (de néces­sai­re­ment) plus des­truc­teur que les régimes ali­men­taires à base de plantes, repo­sant sur l’agriculture — au contraire. Tout dépend de quel éle­vage et de quelle agri­cul­ture on parle, dans quel cadre. Dans le cadre du capi­ta­lisme indus­triel, rien ne sera jamais sou­te­nable, ni éle­vage, ni consom­ma­tion de viande, ni végé­ta­risme, ni végé­ta­lisme, ni rien. Un capi­ta­lisme indus­triel végan conti­nue­rait de détruire le monde (et serait une sorte d’oxymore). Le débat sur le meilleur régime ali­men­taire à adop­ter (pour la pla­nète ou le cli­mat) dans le cadre de la civi­li­sa­tion indus­trielle, c’est une diver­sion (et aus­si une manière de pas­ser sous silence des inéga­li­tés et injus­tices struc­tu­relles, pen­dant que vous vous deman­dez si vous devriez man­ger de la viande ou pas, un riche, quelque part, s’achète un yacht, un autre construit une usine ou inau­gure une nou­velle exploi­ta­tion minière, un gou­ver­ne­ment encou­rage l’investissement dans la crois­sance indus­trielle, etc.). Pré­fé­rez-vous qu’on détruise le monde tout en ayant un régime ali­men­taire végé­tal ou à base de pro­duits ani­maux ? Votre alié­na­tion, votre dépos­ses­sion par les struc­tures de domi­na­tion imper­son­nelle (État, tech­no-indus­trie, sys­tème mar­chand), vous la pré­fé­rez végé­ta­rienne ou omni­vore ? Non merci.

Sor­tir de la civi­li­sa­tion indus­trielle, donc. Et pour ce faire, nous devrions aspi­rer à ré-éta­blir des sys­tèmes ali­men­taires locaux et arti­sa­naux, par­ti­ci­pa­tifs, adap­tés à l’écologie des lieux où nous habi­tons — et si ces lieux ne s’y prêtent pas, à leur réen­sau­va­ge­ment. (Que seule une infime por­tion de l’hu­ma­ni­té soit en charge de notre sub­sis­tance col­lec­tive, ça par­ti­cipe à notre dépos­ses­sion et ça n’est pas durable, seule­ment per­mis par la sur­con­som­ma­tion inexo­rable de res­sources qu’exige le capi­ta­lisme indus­triel.) Et ces sys­tèmes ali­men­taires, pour être sou­te­nables, devront impli­quer des espèces ani­males — que ce soit pour l’aggradation des sols, absor­ber le car­bone atmo­sphé­rique en excès ou pour four­nir aux êtres humains un régime ali­men­taire viable.

En atten­dant, cer­taines femmes gagne­raient à man­ger davan­tage de viande — et, évi­dem­ment, de la bonne viande. Et nous gagne­rions toutes et tous à opti­mi­ser l’absorption des nutri­ments que nous ingé­rons (à mieux man­ger).

Nico­las Casaux


  1. Sur le véga­nisme https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0261561420306567 et https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0148235, sur le végé­ta­risme : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6367879/ ; plus géné­ra­le­ment, voir ici : https://anthropogoniques.com/accueil/risques-possibles-des-vegetaismes/
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  1. Vrai­ment, les femmes ont davan­tage besoin de viande que les hommes ? D’a­près l’é­tude sui­vante, ce ne serait pas vrai­ment souhaitable…
    https://www.newswise.com/articles/blood-iron-levels-could-be-key-to-slowing-ageing-gene-study-shows
    Les cher­cheurs de cette étude ont décou­vert que des taux juste au-des­sus de la limite basse de la nor­ma­li­té appa­raissent comme un fac­teur de lon­gé­vi­té et de bonne santé.
    Les femmes mens­truées, les don­neurs du sang et les végé­ta­riens sont effec­ti­ve­ment connus pour avoir de faibles taux de fer. Une bonne rai­son est que la prin­ci­pale source d’apport en fer est effec­ti­ve­ment animale.
    Et limi­ter la consom­ma­tion ani­male serait plu­tôt un béné­fice, si tou­te­fois les femmes veulent conti­nuer à vivre plus long­temps que les hommes…

    1. On parle d’une étude, dont les conclu­sions sont expli­ci­te­ment assez peu cer­taines. Les autres effets d’une carence en fer sont assez désa­gréables, poten­tiel­le­ment dan­ge­reux comme je le rap­pelle ici. Vivre long­temps ou vivre bien ?

  2. Bon­jour,
    Vous asso­ciez carence en fer et consom­ma­tion de viande insuf­fi­sante. Vous n’êtes cepen­dant pas sans savoir que les pro­duits ani­maux sont loin d’être les seules sources de fer (bien qu’il soit vrai que ce fer-là soit plus assi­mi­lé que le fer issu des végé­taux). Io aurait suf­fit de dire que les régimes végé­ta­riens doivent être bien menés, comme tout régime, y com­pris les régimes avec des pro­duits car­nés, pour contri­buer à une san­té correcte.
    Concer­nant l’ar­ticle sur les frac­tures de hanches qui serait un effet délé­tère des régimes végé, celui-ci est déjà hau­te­ment cri­ti­qué et sur­tout vous oubliez de par­ler des béné­fices poten­tiels sur la san­té d’une réduc­tion de conso de pro­duits animaux.
    Je ne peux pas m’empêcher de voir ici du cher­ry­pi­cking visant à main­te­nir votre biais de confirmation.

  3. « Tout dépend de quel éle­vage et de quelle agri­cul­ture on parle, dans quel cadre. » En effet. Si l’on enle­vait de l’as­siette des fran­çais la viande issue de l’é­le­vage indus­triel, on rédui­rait gran­de­ment la consom­ma­tion totale (-50 ? ‑60% ?) de viande. Ce qui réjoui­rait beau­coup de par­ti­sanes et par­ti­sans de la cause végé­ta­rienne (dont je suis). Mais sans poli­tique de ration­ne­ment, je ne vois pas com­ment on peut y arriver.

    1. Oui, et on ne résou­drait aucun des pro­blèmes fon­da­men­taux aux­quels nous sommes confron­tés. Mais ça satis­fe­rait pen­dant un temps des idéo­logues un peu acharnés.

  4. Je pré­cise ma pen­sée : sans sor­tie de la civi­li­sa­tion indus­trielle, ça n’au­rait évi­dem­ment aucun sens, sur­tout si la viande de syn­thèse prend le relais. Mais je ne com­prends pas votre déter­mi­na­tion à défendre la consom­ma­tion de viande sans men­tion­ner la néces­saire réduc­tion dras­tique de la consom­ma­tion de celle-ci.

    1. Je men­tionne la néces­si­té fon­da­men­tale de sor­tir de la civi­li­sa­tion indus­trielle. Ce qui implique une réduc­tion d’à peu près tout.

  5. Une bonne par­tie des gens qui ne mangent pas de pro­duits ani­maux ne le font pas seule­ment pour des consi­dé­ra­tions envi­ron­ne­men­tales ou de san­té, mais aus­si (ou sur­tout) pour ne pas man­ger des êtres vivants qui ont souffert/ne pas mettre à mort des êtres sen­tients. Cet aspect éthique de la consom­ma­tion de viande me ques­tionne beau­coup et je serai curieuse d’a­voir votre avis sur la question !

    1. Bon­jour, je m’im­misce dans la conver­sa­tion déso­lé… moi aus­si je me pré­oc­cupe comme vous de la souf­france impo­sée aux ani­maux « voués » à la consom­ma­tion, les « ani­maux purs » comme disaient les chré­tiens. Dans un monde dés­in­dus­tria­li­sé, on ver­rait le retour des « sai­gneurs », « éle­veurs » etc… capable d’é­vi­ter cette souf­france (ques­tion de foi et de confiance mais aus­si de prag­ma­tisme) lié entre autre aux machines et à toutes ces manières sys­té­ma­tiques de trai­ter les êtres. On ver­rait aus­si un retour de la mor­ta­li­té infan­tile, la sélec­tion, et la baisse de la démo­gra­phie en quelques géné­ra­tions. Moins de consom­ma­tion en somme…
      J’ai l’i­mage de Nico­las entrain d’é­char­né un daim avec le sou­rire sur son face­book… mer­ci pour çà

      1. Il n’y aurait plus de face­book non plus, donc aucune rai­son de sou­rire pour vous faire plai­sir ou enrager.
        Juste la néces­si­té de se nour­rir, soi et ses proches.

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