Aux origines du transgenrisme #2 : la Charte internationale des droits du genre (par Nicolas Casaux)

Il y a plu­sieurs décen­nies, au début des années 1990, un groupe d’hommes états-uniens (au moins 5 hommes sur 6 per­sonnes) se sont réunis pour rédi­ger une « Charte inter­na­tio­nale des droits du genre » (Inter­na­tio­nal Bill of Gen­der Rights), dans le cadre d’une série de confé­rences orga­ni­sée à Hous­ton, au Texas, entre 1992 et 1997, par Phyl­lis Ran­dolph Frye, inti­tu­lée « Confé­rence inter­na­tio­nale annuelle sur le droit et la poli­tique de l’emploi des per­sonnes trans­genres (Inter­na­tio­nal Confe­rence on Trans­gen­der Law and Employ­ment Poli­cy, ICTLEP) ».

Outre Phyl­lis Frye (homme se disant femme, « pre­mier juge ouver­te­ment trans­genre du monde »), les rédac­teurs de la « Charte inter­na­tio­nale des droits du genre » com­pre­naient Susan Stry­ker (homme se disant femme, his­to­rien), Mar­tine Roth­blatt (homme se disant femme, voir ici), Sha­ron Ann Stuart (homme se disant femme), JoAnn Roberts (homme se disant femme), et Jan Eaton (je n’ai pas réus­si à en savoir plus sur cette der­nière personne).

Inside Track: Phyllis Frye: The Grandmother of the Transgender Rights  Movement:
Phil­lys Frye
Susan Stry­ker
Mar­tine Rothblatt
Sha­ron Ann Stuart
JoAnn Roberts en cou­ver­ture d’un maga­zine pour adultes appe­lé « Lady Like » (Comme des dames), un maga­zine d’hommes aimant imi­ter la femme sté­réo­ty­pée, aimant incar­ner la repré­sen­ta­tion patriar­cale de la femme.
« Des acti­vistes trans­genres devant le Capi­tole amé­ri­cain lors de la 2e Jour­née natio­nale annuelle de lob­bying pour le genre (1997). » Phyl­lis Frye est à la tribune.

Ces hommes sou­hai­taient rédi­ger une telle charte afin que leur féti­chisme de la fémi­ni­té, de l’i­mage de la femme dans la socié­té patriar­cale, devienne légal et que leurs dési­rs deviennent lois. Il ne s’a­gis­sait pas sim­ple­ment d’hommes appré­ciant de mettre des jupes ou des robes. Il s’a­gis­sait d’hommes aspi­rant à modi­fier les défi­ni­tions de ce qu’est un homme et de ce qu’est une femme. Leur objec­tif consis­tait en grande par­tie à rem­pla­cer, par­tout dans les légis­la­tions, par­tout dans les règle­men­ta­tions, la notion de « sexe » par celle d’« iden­ti­té de genre ». Sachant que l’expression « iden­ti­té de genre » avait ini­tia­le­ment été conçue par le psy­chiatre états-unien Robert Stol­ler pour dési­gner « la connais­sance et la réa­li­sa­tion, conscientes ou incons­cientes, du fait d’ap­par­te­nir à un sexe et non à l’autre ». Un concept très impré­cis et très impar­fait, ain­si que Stol­ler le recon­nais­sait lui-même, est donc deve­nu l’arme d’un groupe d’hommes déter­mi­nés à effa­cer dans la loi la réa­li­té du sexe et sa signi­fi­ca­tion. En effet, peu impor­tait et peu importe pour ces hommes que les femmes soient oppri­mées, dans la socié­té patriar­cale, parce qu’elles sont de sexe fémi­nin et pas parce qu’elles pos­sèdent une « iden­ti­té de genre » d’un cer­tain type.

Docu­ment impor­tant dans le déve­lop­pe­ment ulté­rieur du mou­ve­ment pour les « droits des trans », la « Charte inter­na­tio­nale des droits du genre » pré­sente déjà toutes les contra­dic­tions et toutes les confu­sions qui carac­té­risent tou­jours le mou­ve­ment en faveur de l’identité de genre, le mou­ve­ment « trans », aujourd’hui.

Outre l’objectif absurde et miso­gyne qui consiste à vou­loir effa­cer la notion de « sexe » de la légis­la­tion en lui sub­sti­tuant arbi­trai­re­ment celle, tota­le­ment floue, d’« iden­ti­té de genre », on y retrouve, entre autres aber­ra­tions, la contra­dic­tion entre d’une part une pré­ten­tion à vou­loir s’émanciper des normes de genre, des rôles socio-sexuels, de « ce que la socié­té consi­dère comme un com­por­te­ment mas­cu­lin ou fémi­nin », et d’autre part une reven­di­ca­tion du droit de « modi­fier » son corps afin de le confor­mer à une « iden­ti­té de genre » choi­sie. Pile, s’émanciper des sté­réo­types, face, le droit de se confor­mer aux sté­réo­types asso­ciés au sexe oppo­sé et de modi­fier son corps en consé­quence. On y retrouve éga­le­ment l’idée men­son­gère selon laquelle le sexe serait « assi­gné » à la nais­sance — plu­tôt que sim­ple­ment constaté.

(On remar­que­ra que le concept d’« iden­ti­té de genre » est aujourd’hui encore plus confus qu’à l’époque où Stol­ler l’inventa, étant don­né qu’il désigne désor­mais « l’expérience inté­rieure et per­son­nelle que chaque per­sonne a de son genre. Il s’agit du sen­ti­ment d’être une femme, un homme, les deux, ni l’un ni l’autre, ou d’être à un autre point dans le conti­nuum des genres[1]. »)

Ain­si que le remarque Shei­la Jef­freys, fémi­niste et les­bienne aus­tra­lienne, dans son livre Gen­der Hurts (2014) :

« Les ambi­tions des acti­vistes trans­genres furent expo­sées en 1995 aux États-Unis dans la Charte inter­na­tio­nale des droits du genre (Frye, 2001). Il ne s’a­gis­sait pas d’un docu­ment issu d’une légis­la­ture ou ayant un quel­conque poids juri­dique, mais plu­tôt d’une liste de reven­di­ca­tions rédi­gée par un groupe d’ac­ti­vistes trans­genres. À l’é­poque, une telle liste aurait sem­blé trop far­fe­lue pour être prise au sérieux par les légis­la­teurs. Mais ses pré­ceptes pré­fi­gurent la manière dont les droits liés au genre ont été incor­po­rés dans le droit natio­nal de nom­breux États, ce qui la rend digne d’un exa­men atten­tif. Elle exi­geait que l’individu ait le droit d’ex­pri­mer l’“identité de genre” de son choix de la manière dont il le sou­hai­tait, en par­ti­cu­lier dans les espaces aupa­ra­vant réser­vés aux femmes. Depuis lors, la légis­la­tion sur l’é­ga­li­té et les droits humains a été mise à jour dans les États du monde occi­den­tal afin d’intégrer le “droit” de l’individu d’ex­pri­mer quelque “iden­ti­té de genre”. Par consé­quent, le genre, qui consiste en des sté­réo­types tra­di­tion­nels de com­por­te­ment appro­prié pour les hommes et les femmes, qui régissent la domi­na­tion mas­cu­line et la subor­di­na­tion des femmes, est deve­nu une affaire d’État. […] 

cette [charte] crée deux dif­fi­cul­tés sin­gu­lières pour les inté­rêts des femmes (Bren­nan et Hun­ger­ford, 2011). Elle sup­prime la pos­si­bi­li­té d’a­voir des espaces réser­vés aux femmes et pro­meut les sté­réo­types de genre qui sont depuis long­temps recon­nus par les théo­ri­ciennes fémi­nistes comme le méca­nisme d’or­ga­ni­sa­tion de base de la domi­na­tion mas­cu­line (Mac­Kin­non, 1989 ; Jef­freys, 2005).

La créa­tion du droit à “l’i­den­ti­té de genre” crée un “conflit de droits” dans lequel les droits deman­dés par un groupe de per­sonnes peuvent mettre en dan­ger les droits d’un autre groupe (Sni­der­man et al., 1997). […] 

La liste de reven­di­ca­tions que consti­tue la Charte inter­na­tio­nale des droits du genre (1995) a été conçue par des indi­vi­dus de sexe mas­cu­lin aux États-Unis ne sachant rien de ce qu’implique le fait de naître, de gran­dir et d’être éle­vé en tant que membre de la caste des femmes. Leurs bio­gra­phies révèlent qu’ils sont des hommes d’une mas­cu­li­ni­té tout à fait conven­tion­nelle. Il s’agit par ailleurs d’hommes qui avaient choi­si de per­son­ni­fier des femmes avec plus ou moins de sérieux à l’âge adulte. L’homme qui, selon son site web, a “rédi­gé” la pre­mière Charte des droits du genre en 1990, deve­nue par la suite la Charte inter­na­tio­nale des droits du genre, s’appelle JoAnn Roberts. Il s’agit d’un homme dont la per­son­ni­fi­ca­tion des femmes n’est qu’oc­ca­sion­nelle. Roberts ne pré­tend pas être une femme, mais un travesti […]. »

Afin de sai­sir d’où vient le mou­ve­ment en faveur de l’identité de genre, le mou­ve­ment trans, de com­prendre une par­tie de son his­toire, de ses ori­gines, voi­ci une tra­duc­tion de la « Charte inter­na­tio­nale des droits du genre » rédi­gée par Roth­blatt et ses affi­dés, telle qu’adoptée le 17 juin 1995 à Hous­ton, au Texas, aux États-Unis[2].

(Aux anti­podes de cette Charte absurde et miso­gyne, il y a la « Décla­ra­tion inter­na­tio­nale des droits des femmes basés sur le sexe bio­lo­gique », à lire et à signer ici : https://womensdeclaration.com/fr/)

Nico­las Casaux

***


***

Charte internationale des droits du genre

Le droit de définir l’identité de genre

Tous les êtres humains portent en eux une idée en per­pé­tuelle muta­tion de ce qu’ils sont et de ce qu’ils sont capables d’ac­com­plir. Le sen­ti­ment d’i­den­ti­té de l’in­di­vi­du n’est pas déter­mi­né par le sexe chro­mo­so­mique, les organes géni­taux, le sexe assi­gné à la nais­sance ou le rôle de genre ini­tial. Ain­si, l’i­den­ti­té et les capa­ci­tés de l’in­di­vi­du ne peuvent être cir­cons­crites par ce que la socié­té consi­dère comme un com­por­te­ment mas­cu­lin ou fémi­nin. Il est fon­da­men­tal que les indi­vi­dus aient le droit de défi­nir, et de redé­fi­nir au fil de leur vie, leur propre iden­ti­té de genre, sans tenir compte du sexe chro­mo­so­mique, des organes géni­taux, du sexe assi­gné à la nais­sance ou du rôle de genre initial.

Par consé­quent, tous les êtres humains ont le droit de défi­nir leur propre iden­ti­té de genre, indé­pen­dam­ment du sexe chro­mo­so­mique, des organes géni­taux, du sexe assi­gné à la nais­sance ou du rôle de genre ini­tial. En outre, aucun indi­vi­du ne peut être pri­vé de ses droits humains ou civils en rai­son d’une iden­ti­té de genre auto­dé­fi­nie ne s’accordant pas avec le sexe chro­mo­so­mique, les organes géni­taux, le sexe assi­gné à la nais­sance ou le rôle de genre initial.

Le droit à la libre expression de l’identité de genre

Étant don­né le droit de défi­nir sa propre iden­ti­té de genre, tous les êtres humains ont le droit cor­ré­la­tif à la libre expres­sion de leur iden­ti­té de genre auto-définie.

Par consé­quent, tous les êtres humains ont le droit d’ex­pri­mer libre­ment l’i­den­ti­té de genre qu’ils ont défi­nie. En outre, aucun indi­vi­du ne peut être pri­vé de ses droits humains ou civils en rai­son de l’ex­pres­sion de son iden­ti­té de genre.

Le droit d’obtenir et de conserver un emploi et de recevoir une rémunération équitable

Compte tenu de la struc­ture éco­no­mique de la socié­té moderne, tous les êtres humains ont le droit de se for­mer et d’exer­cer un métier ou une pro­fes­sion afin de se pro­cu­rer un abri, de la nour­ri­ture, les néces­si­tés et les bien­faits de la vie, pour eux-mêmes et pour ceux qui sont à leur charge, d’ob­te­nir et de conser­ver un emploi, et de rece­voir une juste rému­né­ra­tion pour leur tra­vail, indé­pen­dam­ment de leur iden­ti­té de genre, de leur sexe chro­mo­so­mique, de leurs organes géni­taux, du sexe qui leur a été assi­gné à la nais­sance ou de leur rôle de genre initial.

Par consé­quent, les indi­vi­dus ne doivent pas se voir refu­ser le droit de se for­mer à un métier ou à une pro­fes­sion et de l’exer­cer, ni le droit d’ob­te­nir et de conser­ver un emploi, ni le droit de rece­voir une juste rému­né­ra­tion pour leur tra­vail, en rai­son de leur sexe chro­mo­so­mique, de leurs organes géni­taux, du sexe qui leur a été assi­gné à la nais­sance ou de leur rôle de genre ini­tial, ou sur la base d’une iden­ti­té de genre auto­dé­fi­nie ou de son expression.

Le droit d’accès à l’espace genré et de participation aux activités genrées

Étant don­né le droit de défi­nir sa propre iden­ti­té de genre et le droit cor­res­pon­dant à la libre expres­sion de cette iden­ti­té de genre, aucun indi­vi­du ne devrait se voir refu­ser l’ac­cès à un espace ou la par­ti­ci­pa­tion à une acti­vi­té en rai­son d’une iden­ti­té de genre auto­dé­fi­nie qui ne cor­res­pond pas au sexe chro­mo­so­mique, aux organes géni­taux, au sexe assi­gné à la nais­sance ou au rôle de genre initial.

Par consé­quent, aucune per­sonne ne peut se voir refu­ser l’ac­cès à un espace ou la par­ti­ci­pa­tion à une acti­vi­té en rai­son d’une iden­ti­té de genre auto­dé­fi­nie ne cor­res­pon­dant pas au sexe chro­mo­so­mique, aux organes géni­taux, au sexe assi­gné à la nais­sance ou au rôle de genre initial.

Le droit de contrôler et de modifier son propre corps

Tous les êtres humains ont le droit de dis­po­ser de leur corps, ce qui inclut le droit de modi­fier leur corps de manière cos­mé­tique, chi­mique ou chi­rur­gi­cale, afin d’ex­pri­mer une iden­ti­té de genre autodéfinie.

Par consé­quent, les indi­vi­dus ne doivent pas se voir refu­ser le droit de chan­ger leur corps pour expri­mer une iden­ti­té de genre auto­dé­fi­nie ; et en outre, les indi­vi­dus ne doivent pas se voir refu­ser des droits humains ou des droits civils au motif qu’ils ont chan­gé leur corps de manière cos­mé­tique, chi­mique ou chi­rur­gi­cale, ou qu’ils sou­haitent le faire pour expri­mer une iden­ti­té de genre autodéfinie.

Le droit à des soins médicaux et professionnels compétents

Étant don­né le droit de l’in­di­vi­du de défi­nir sa propre iden­ti­té de genre et le droit de modi­fier son propre corps comme moyen d’ex­pri­mer une iden­ti­té de genre auto­dé­fi­nie, aucun indi­vi­du ne devrait se voir refu­ser l’ac­cès à des soins médi­caux ou pro­fes­sion­nels com­pé­tents sur la base de son sexe chro­mo­so­mique, de ses organes géni­taux, du sexe qui lui a été assi­gné à la nais­sance ou de son rôle de genre initial.

Par consé­quent, les indi­vi­dus ne doivent pas se voir refu­ser le droit à des soins médi­caux ou pro­fes­sion­nels com­pé­tents lors­qu’ils modi­fient leur corps de manière cos­mé­tique, chi­mique ou chi­rur­gi­cale, sur la base de leur sexe chro­mo­so­mique, de leurs organes géni­taux, du sexe qui leur a été assi­gné à la nais­sance ou de leur rôle de genre initial.

Le droit de ne pas subir de diagnostic ou de traitement psychiatrique

Étant don­né le droit de défi­nir leur propre iden­ti­té de genre, les indi­vi­dus ne doivent pas faire l’ob­jet d’un diag­nos­tic ou d’un trai­te­ment psy­chia­trique uni­que­ment sur la base de leur iden­ti­té ou de leur rôle de genre.

Par consé­quent, les per­sonnes ne doivent pas faire l’ob­jet d’un diag­nos­tic ou d’un trai­te­ment psy­chia­trique en tant que per­sonnes souf­frant de troubles men­taux ou de mala­dies uni­que­ment en rai­son de leur iden­ti­té de genre ou de son expression.

Le droit à l’expression sexuelle

Étant don­né le droit à une iden­ti­té de genre auto­dé­fi­nie, tout adulte consen­tant a un droit cor­res­pon­dant à la libre expres­sion sexuelle.

Par consé­quent, aucun droit humain ou civil ne peut être refu­sé à une per­sonne sur la base de son orien­ta­tion sexuelle ; en outre, aucun indi­vi­du ne peut se voir refu­ser des droits humains ou civils pour l’ex­pres­sion d’une iden­ti­té de genre auto­dé­fi­nie au tra­vers d’actes sexuels entre adultes consentants.

Le droit de former des relations engagées et aimantes et de conclure des contrats de mariage

Étant don­né que tous les êtres humains ont le droit d’ex­pri­mer libre­ment leur iden­ti­té de genre et le droit à l’ex­pres­sion sexuelle en tant que forme d’ex­pres­sion de genre, tous les êtres humains ont le droit cor­ré­la­tif de for­mer des rela­tions enga­gées et aimantes les uns avec les autres et de conclure des contrats de mariage, indé­pen­dam­ment de leur propre sexe chro­mo­so­mique, de leurs organes géni­taux, du sexe assi­gné à la nais­sance ou du rôle de genre ini­tial de leur partenaire.

Par consé­quent, les indi­vi­dus ne doivent pas se voir refu­ser le droit de for­mer des rela­tions amou­reuses et enga­gées entre eux ou de conclure des contrats de mariage en rai­son de leur propre sexe chro­mo­so­mique, de leurs organes géni­taux, du sexe qui leur a été assi­gné à la nais­sance ou de leur rôle de genre ini­tial, ou sur la base de l’ex­pres­sion d’une iden­ti­té de genre autodéfinie.

Le droit de concevoir, de porter ou d’adopter des enfants ; le droit d’élever et d’avoir la garde des enfants et d’exercer la capacité parentale

Étant don­né le droit de for­mer une rela­tion enga­gée et aimante avec une autre per­sonne et de conclure des contrats de mariage, ain­si que le droit d’ex­pri­mer une iden­ti­té de genre auto­dé­fi­nie et le droit à l’ex­pres­sion sexuelle, les indi­vi­dus ont le droit cor­ré­la­tif de conce­voir et d’a­voir des enfants, d’a­dop­ter des enfants, de les éle­ver, d’en avoir la garde et d’exer­cer leur capa­ci­té paren­tale à l’é­gard d’enfants, natu­rels ou adop­tés, quel que soit leur sexe chro­mo­so­mique, leurs organes géni­taux, leur sexe assi­gné à la nais­sance ou leur rôle de genre ini­tial, et quelle que soit leur iden­ti­té de genre auto­dé­fi­nie ou son expression.

Par consé­quent, les indi­vi­dus ne peuvent se voir refu­ser le droit de conce­voir, d’a­voir ou d’a­dop­ter des enfants, ni d’é­le­ver et d’a­voir la garde d’en­fants, ni d’exer­cer la capa­ci­té paren­tale à l’é­gard d’en­fants, natu­rels ou adop­tés, en rai­son de leur sexe chro­mo­so­mique, de leurs organes géni­taux, du sexe assi­gné à la nais­sance, du rôle ini­tial du genre, ou en ver­tu d’une iden­ti­té de genre auto­dé­fi­nie ou de l’ex­pres­sion de celle-ci, ou de ceux de leur par­te­naire ou de leurs enfants.


  1. https://www.canada.ca/fr/ministere-justice/nouvelles/2016/05/identite-de-genre-et-expression-de-genre.html
  2. https://www.learningforjustice.org/classroom-resources/texts/international-bill-of-gender-rights

Print Friendly, PDF & Email
Total
14
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Articles connexes
Lire

Nous ne devrions pas exister — La philosophie de l’antinatalisme (par David Benatar)

L’antinatalisme est le point de vue selon lequel nous devrions cesser de procréer – qu’il est mauvais d’avoir des enfants. Plusieurs routes mènent à cette conclusion. Certaines d’entre elles pourraient être qualifiées de "philanthropiques". Elles émanent de préoccupations pour les humains qui seront amenés à exister si nous procréons. Selon ces arguments, la vie est pleine de souffrance et nous ne devrions pas en rajouter. Beaucoup de pronatalistes réfutent cette affirmation et prétendent, au moins, que dans la vie le bon l’emporte sur le mauvais. Ils devraient se souvenir de ce qui suit.