Quelle fin absurde : La vie à la fin de l’Empire (2007)

Quelle fin absurde : La vie à la fin de l’Em­pire (titre ori­gi­nal : « What A Way To Go : Life at the End of Empire ») est un long métrage docu­men­taire écrit, diri­gé, et réa­li­sé par Tim Bennett.

Tim Ben­nett, homme blanc de la classe moyenne, a com­men­cé à ouvrir les yeux sur le cau­che­mar envi­ron­ne­men­tal pla­né­taire au milieu des années 80. Mais il était si occu­pé à éle­ver ses enfants et à pour­suivre le rêve amé­ri­cain qu’il n’a pas pu agir au sujet de ses pré­oc­cu­pa­tions. Jusqu’à aujourd’hui.

Ben­nett évo­lue de la com­plai­sance à la pleine conscience au fil de son long métrage docu­men­taire. Il passe en revue ses racines dans le Mid­west amé­ri­cain, exa­mine sans conces­sions les his­toires avec les­quelles il a été éle­vé, puis détaille la dure réa­li­té des faits aux­quels l’être humain est main­te­nant confron­té : le chan­ge­ment cli­ma­tique qui s’accélère, la pénu­rie de res­sources, la dégra­da­tion des éco­sys­tèmes, l’explosion démo­gra­phique et une éco­no­mie mon­diale au bord du gouffre.
Ben­nett iden­ti­fie et remet en ques­tion l’hypothèse fon­da­men­tale qui a conduit à cette crise sans pré­cé­dent dans toute l’histoire de l’humanité : Que les êtres humains étaient des­ti­nés à domi­ner le reste du règne du vivant avec la civi­li­sa­tion de l’Empire.

Il pousse le dia­logue jusqu’où Al Gore n’était pas allé.

De puis­santes ren­contres avec des auteurs recon­nus tels que Daniel Quinn, Der­rick Jen­sen et Richard Hein­berg, et les scien­ti­fiques renom­més William Schle­sin­ger et Stuart Pimm com­plètent d’importants élé­ments d’analyse. L’utilisation cin­glante et pleine d’humour d’images d’archives est équi­li­brée avec les com­men­taires des amis et de la famille, dans des ins­tan­ta­nés rem­plis d’humanité.

Ben­nett conclut par une invi­ta­tion à le suivre avec cou­rage et conscience sur les rives d’un futur qui reste à écrire.

Dé­ran­geant parce qu’il nous confronte di­rec­te­ment à la culture de l’Empire, ce do­cu­men­taire est à re­com­man­der à tous ceux qui ont la ca­pa­cité de re­mo­de­ler le fu­tur — c’est à dire cha­cun d’entre nous. Au lieu de nous pro­po­ser des so­lu­tions fa­ciles, le film nous met au défi d’inventer de nou­velles voies.

>
Print Friendly, PDF & Email
Total
21
Shares
3 comments
  1. Dé­ran­geant parce qu’il nous confronte di­rec­te­ment à la culture de l’Empire, ce do­cu­men­taire est à re­com­man­der à tous ceux qui ont la ca­pa­cité de re­mo­de­ler le fu­tur — c’est à dire cha­cun d’entre nous. Au lieu de nous pro­po­ser des so­lu­tions fa­ciles, le film nous met au défi d’inventer de nou­velles voies.

    1. C’est étrange, ça ne devrait pas s’ar­rê­ter, en allant regar­der la vidéo direc­te­ment sur vimeo, vous pou­vez la télé­char­ger (onglet « télé­char­ger » en des­sous de la vidéo).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles connexes
Lire

PMO : « Que la technologie impose ses procédures, des types de comportements et d’organisation sociale est une évidence »

PMO : Plus qu'industriel, le capitalisme d'aujourd'hui est technologique. Certes, des pans de l'économie reposent encore sur l'industrie (ne serait-ce que pour produire les outils et machines numériques), mais la « quatrième révolution industrielle » — suivant les importants de Davos —, celle de la robotique et du numérique, vient déjà chasser la « troisième », la révolution informatique. Autrement dit, l'économie de la connaissance — en fait les technologies de l'information et des données —, transforme l'ancien monde industriel et propulse le capitalisme dans l'ère post-industrielle. La vente de services immatériels et l'économie des « usages » accroissent leur part du PIB — voyez Google, Facebook, Uber. [...]
Lire

Les nouveaux maitres du monde (John Pilger — 2001)

Dans ce documentaire John Pilger analyse le système économique dominant et le fossé qui se creuse entre les plus riches et les plus pauvres. Le documentaire s’intéresse particulièrement aux institutions qui dominent l’économie mondiale, comme la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International ou encore l’Organisation Mondiale du Commerce, et aux millions de gens qui, sous leurs autorités et leur règlements, se retrouvent au chômage et à la rue.
Lire

PMO : « La numérisation des activités humaines génère un environnement-machine total »

Les technologies convergentes — nanotechnologies, biotechnologies, informatique, sciences cognitives — produisent déjà des pièces de l'homme-machine : implants, prothèses, organes artificiels, interfaces électroniques. Le transhumanisme n'est plus seulement une idéologie, il est à la fois le produit du techno-capitalisme contemporain et un promoteur du progrès technologique. [...]