Le seul appel au meurtre qui passe tranquillement (par Nicolas Casaux)

« KILL THE TERF », soit « TUEZ LES TERF », sachant que TERF est un acro­nyme anglais pour « Trans Exclu­sio­na­ry Radi­cal Femi­nist », ce qui signi­fie « fémi­niste radi­cale excluant les trans ». De plus en plus d’individus, et notam­ment d’hommes, se pro­mènent donc avec des t‑shirts ou des sweat-shirts appe­lant au meurtre des femmes qui refusent d’adhérer à la mytho­lo­gie trans, qui per­sistent à défendre des véri­tés, des réa­li­tés maté­rielles, bio­lo­giques et séman­tiques élé­men­taires — par exemple le fait que le terme « femme » désigne un être humain adulte de sexe fémi­nin ; ou le fait que la sexua­tion humaine soit immuable.

Autre­ment dit, l’ap­pel­la­tion TERF est un non-sens per­vers : elle vise à dis­qua­li­fier les femmes qui n’ac­ceptent pas les hommes dans leur mou­ve­ment de lutte pour l’é­man­ci­pa­tion des femmes et dans leurs espaces : c’est évi­dem­ment par défi­ni­tion que le fémi­nisme concerne exclu­si­ve­ment les femmes. En uti­li­sant l’a­cro­nyme TERF, les acti­vistes trans sug­gèrent que le fémi­nisme doit être un mou­ve­ment éga­le­ment cen­tré sur les hommes. Une absur­di­té totale. Au bout du compte, les pré­ten­dues TERF sont les seules femmes à encore savoir ce qu’est une femme, à lut­ter pour l’é­man­ci­pa­tion des femmes, à défendre un fémi­nisme (« Mou­ve­ment social qui a pour objet l’é­man­ci­pa­tion de la femme, l’ex­ten­sion de ses droits en vue d’é­ga­li­ser son sta­tut avec celui de l’homme, en par­ti­cu­lier dans le domaine juri­dique, poli­tique, éco­no­mique ») cohérent.

(Cer­tains hommes, comme on le voit sur la pho­to ci-après, appa­rem­ment prise à Bar­ce­lone en juin 2022, vont jusqu’à se tatouer cet appel au meurtre des « TERF » sur la peau.)

Si autant d’hommes peuvent exhi­ber fiè­re­ment ces appels au meurtre, c’est parce que ces t‑shirts sont libre­ment pro­po­sés à la vente sur de nom­breux sites inter­net, dont ceux-ci (liste non-exhaus­tive, éla­bo­rée en quelques minutes) :

https://tshirt-center.com/product/official-kill-the-terf-shirt/
https://hypertshirt.com/product/kill-the-conservatives-stella-kill-the-terf-shirt/
https://teegane.com/product/funny-kill-the-terf-t-shirt/
https://batnatee.com/product/iwq-jolene-dover-kill-the-terf-shirts/
https://www.chevypalm.com/psw9vyt?prop%5Bcolor%5D=black&prop%5Bsize%5D=&product=21&item=959176584&side=front
https://ikimedina.com/product/premium-kill-the-terf-shirt/
https://alenshirt.com/product/jolene-dover-kill-the-terf-shirt/
https://teechip.com/qpli
https://axieshirt.com/product/kill-the-terf-shirt/
https://dakmobtee.com/fr/kill-the-terf-t-shirt?spsid=104045
https://eco-tshirt.com/product/kill-the-terf-shirt/
https://americastee.com/product/kill-the-terf-shirt/
https://yodapremium.com/product/official-kill-the-terf-shirt/
https://joetshirts.net/product/kill-the-terf-shirt/
https://www.3dcollectshop.com/products/awesome-kill-the-terf-shirt-465?variant=1000008872892139
https://wellmerchs.com/product/heo-jolene-dover-kill-the-terf-t-shirt/
https://www.olashome.com/products/ollcical-kill-the-terf-shirt-4062?variant=1000008872195719
https://viqata.com/product/fdc-jolene-dover-funny-kill-the-terf-shirt/
https://almashirt.com/product/awesome-kill-the-terf-shirt/

L’appel au meurtre d’une caté­go­rie de la popu­la­tion humaine semble donc tolé­rable quand il s’agit 1. de femmes et 2. oppo­sées à la théo­lo­gie transgenriste.

Et il ne s’agit pas juste d’appels au meurtre. Des femmes cri­tiques de l’idéologie trans se font régu­liè­re­ment vio­len­ter, atta­quer phy­si­que­ment (lors de mani­fes­ta­tions, etc.) par des zéla­teurs du trans­gen­risme — qui sont, presque tou­jours, affi­liés à la gauche.

Il y a quelques jours, sur Twit­ter, un par­ti­san de la mou­vance trans a publié une pho­to de J.K. Row­ling, l’autrice d’Harry Pot­ter, avec son adresse, la pho­to d’une bombe et d’un manuel pour apprendre à fabri­quer des bombes.

Comme tou­jours, ne rien dire, ne rien faire, se taire, face à cette vague de stu­pi­di­té, d’agressivité, de vio­lence, c’est cautionner.

Nico­las Casaux

***

QUAND LES MILITANTS TRANS VOMISSENT DE LA HAINE, ÇA VA, C’EST COOL

(avec TERFENSTEIN 3D, TOI AUSSI, AMUSES-TOI À BUTER DES TERF)

1er mars 2023

En France comme dans beau­coup de pays, les mili­tants trans uti­lisent l’acronyme TERF, qui leur vient du monde angloa­mé­ri­cain (comme tout le reste de leur idéo­lo­gie) et qui signi­fie « Trans Exclu­sio­na­ry Radi­cal Femi­nists » (« Fémi­nistes radi­cales qui excluent les trans »), pour dési­gner les fémi­nistes et plus géné­ra­le­ment toutes les femmes qui osent for­mu­ler des cri­tiques ou émettre le moindre désac­cord vis-à-vis de leur ortho­doxie, de leurs idées et revendications.

Au début de l’année, sur la pla­te­forme STEAM, un mili­tant trans a publié un jeu vidéo inti­tu­lé TERFENSTEIN 3D, décrit comme un « petit jeu de tir rétro à la pre­mière per­sonne qui consiste à s’é­chap­per d’un camp de concen­tra­tion de fas­cistes du genre. Libé­rez votre fureur refou­lée sur les des­potes cri­tiques du genre [« gen­der cri­ti­cal », les femmes qui sont cri­tiques de l’idéologie de l’identité de genre] avec un arse­nal d’armes et de tac­tiques mor­telles dans un bon­heur cathartique. »

Pro­mou­voir le fait de s’amuser en tuant — vir­tuel­le­ment — les femmes cri­tiques de l’idéologie trans, assi­mi­lées à des nazis : glo­rieux. Le jeu est tou­jours en ligne. Vous pou­vez l’acheter, il coute 4,99 euros.

Les T‑shirts, les sweat-shirts, etc., avec écrit « KILL THE TERF » (« Tuez les TERF »), men­tion­nés ci-des­sus, sont éga­le­ment tou­jours en ligne. Il est très simple de s’en procurer.

Le réseau social Twit­ter (mais, sûre­ment comme d’autres) regorge de mes­sages de mili­tants tran­si­den­ti­taires qua­li­fiant les pré­ten­dues « TERF » de « fas­cistes » ou de « nazis ».

Dans diverses villes, en France et ailleurs, des graf­fi­tis sont régu­liè­re­ment réa­li­sés qui encou­ragent le fait de frap­per les TERF ou les « transphobes ».

Il y a quelques jours, au Royaume-Uni, des femmes se sont publi­que­ment réunies pour par­ler des effets des légis­la­tions rela­tives à l’identité de genre sur leurs droits, leurs pro­tec­tions, leur sort en géné­ral (des légis­la­tions, par exemple, qui auto­risent les hommes qui se disent femmes, les soi-disant « femmes trans », à accé­der à tous les espaces et ser­vices réser­vés aux femmes). Des mili­tants trans sont venus per­tur­ber leur ren­contre en chan­tant « Scratch a TERF, a Fas­cist bleed », soit : « Écorche une TERF, et c’est une fas­ciste qui saigne. »

Mais, tout ça, ça va. Vrai­ment. C’est accep­table. Tolé­rable. C’est même super, n’est-ce pas ? C’est le camp du bien. Les mili­tants trans, tout le monde sait que c’est le camp du bien !

Par contre, un tableau — lar­ge­ment absurde, évi­dem­ment, mais fai­sant aus­si res­sor­tir des choses qui devraient poser ques­tion — com­pa­rant les mili­tants trans et les (véri­tables) nazis, pour leur faire com­prendre qu’ils sont ridi­cules à trai­ter tout le monde et n’im­porte qui de fas­cistes ou de nazis, ça, vrai­ment, non, c’est insup­por­table, vite, il faut cen­su­rer, interdire.

Nico­las Casaux

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