Angela Davis est (toujours) aujourd’hui une icône de gauche mondialement révérée. A travers le globe, les médias de masse – surtout les médias de masse de gauche, supposément « progressistes » – lui offrent des tribunes, lui proposent des interviews, brossent son portrait, etc. Ce qui, par définition, devrait inciter à la méfiance. Mais non, évidemment pas. Trop facile. Il est bien plus confortable de penser que les médias de masse (mais les bons, ceux de la gauche, parce qu’il y a le bon média de masse, et le mauvais) peuvent en fait être de notre côté et que les figures qu’ils mettent en avant sont réellement les héros ou héroïnes qu’ils en font. Il est confortable de ne pas trop se poser de questions et de bêler avec le troupeau (de droite ou de gauche).

Et donc, Angela Davis – qui, contrairement à ce que beaucoup s’imaginent, n’a jamais été membre du Black Panther Party, mais en a simplement été proche.
On pourrait souligner un certain nombre de choses la concernant. On pourrait faire remarquer, par exemple, qu’en septembre 1977, Angela Davis exprima son soutien à son ami le pasteur états-unien James Warren Jones dit Jim Jones, leader du Peoples Temple, qui venait d’embarquer plus d’un millier de fidèles avec lui dans un projet de communauté au Guyana :
« Je voudrais dire à mon ami Jim Jones et à toutes mes sœurs et frères du Peoples Temple [Temple du peuple] qui se trouvent au Guyana : sachez qu’il y a ici, non seulement dans la région de la baie de San Francisco, mais aussi dans tout le pays, des gens qui vous soutiennent, qui sont avec vous. […] nous sommes avec vous et […] nous apprécions tout ce que vous avez fait. Nous savons que vous allez gagner et, en fin de compte, que nous allons toutes et tous gagner[1]. »
Le 28 février 1978, Davis écrivit même une lettre au président Jimmy Carter afin de défendre la cause de Jim Jones. On pouvait y lire :
« Je tiens à vous recommander vivement le travail du révérend Jim Jones et du Peoples Temple. […] Je suis certaine que ses intentions sont les meilleures et qu’il aura une influence positive sur le renforcement des relations entre les États-Unis et cette région de l’hémisphère[2]. »
Un peu moins de neuf mois plus tard, Jim Jones tuait plus de 900 personnes – dont plus de 300 enfants – dans sa communauté de Jonestown, au Guyana, en organisant un suicide collectif, présenté comme un « suicide révolutionnaire », lors duquel il se donna lui-même la mort. Jones n’était pas que le fondateur du « Temple du peuple ». Il en était surtout le gourou principal. Déjà, en Californie, Jones aimait à se présenter comme la réincarnation de Jésus, Gandhi, Bouddha ou encore Vladimir Lénine. Dès l’été 1977, de nombreux anciens membres de l’Église de Jim Jones avait rapporté des faits de violences, y compris sexuelles. Ce qui aurait pu inciter à la méfiance.
Mais erreur de jugement. Cela arrive. D’autres s’y sont fait prendre.
*
Angela Davis fut membre du parti communiste des USA de 1969 à 1991, et n’a jamais cessé de soutenir le communisme. Elle se rendit à Berlin-Est et à Cuba à la fin des années 1960. Pendant son incarcération aux États-Unis, de 1970 à 1972, pour une affaire liée à un meurtre, elle devint une célébrité en URSS et dans les États communistes en général ; plusieurs de ces États, qui n’hésitaient jamais à emprisonner voire à faire assassiner les dissidents politiques au sein de leurs frontières, offrirent leur soutien à la prisonnière politique Angela Davis, ce qui leur permit de se poser en défenseurs de la liberté. À sa libération, Davis se rendit en Allemagne de l’Est, à Cuba et en URSS, où elle fut accueillie en héroïne ; elle reçut des diplômes honorifiques, des récompenses, des médailles et des prix, et prononça des discours dithyrambiques à l’adresse de ses hôtes.
Lors de son voyage en Allemagne de l’Est, Davis se rendit au Mur de Berlin, où des centaines d’individus périrent en tentant d’échapper au régime communiste. Une photo de 1972 la montre rayonnante alors qu’elle serre la main d’Erich Honecker, le secrétaire général du Parti communiste est-allemand. Sous son pouvoir, la police politique, la Stasi, espionnait massivement la population et harcelait les opposants. Honecker est également responsable de la politique de tir contre les personnes tentant de fuir en escaladant le Mur de Berlin.

Dans un discours tenu en septembre 1972 en URSS, Davis avait célébré « les nombreuses nationalités de l’Union soviétique vivant et travaillant ensemble comme les membres d’une grande famille[4] », et louangé « les réalisations monumentales du travail humain ayant transformé les steppes de la faim en une terre d’abondance[5] ». Foutaises. À l’époque, le quotidien des habitant∙es de l’URSS comprend des pénuries fréquentes de viande, de beurre, de fruits, etc., ainsi que de longues files d’attente devant les magasins. Et ironie du sort, à cause d’une mauvaise récolte cette année-là (1972), les soviétiques avaient dû importer une quantité record de céréales des États-Unis. Quant aux « nombreuses nationalités de l’Union soviétique », elles n’ont jamais travaillé » ensemble comme les membres d’une grande famille ». L’URSS a toujours brutalement exterminé ou réprimé nombre de minorités ethniques (juifs, Tatars de Crimée, Tchétchènes, Ingouches, Coréens, etc.), même si la situation dans les années 1970 était moins ouvertement meurtrière que sous Staline. Il est particulièrement indécent de la part de Davis d’avoir applaudi la transformation des « steppes de la faim en une terre d’abondance » tout en occultant le fait que dans ces mêmes steppes, les peuples d’Asie centrale et diverses nations autochtones colonisées avaient péri dans des famines génocidaires provoquées par les Soviétiques.
En septembre 1972 toujours, à l’occasion d’une rencontre avec des travailleurs dans une usine située à Kirov, Davis a encore ouvertement fait l’apologie de l’impérialisme et de la « mission civilisatrice » mise en œuvre par le régime soviétique : « Nous n’oublierons jamais […] les pionniers courageux qui créent l’oasis dont rêvait Lénine à partir du sol aride et salé des steppes affamées[6] ».
Un an après avoir été expulsé de l’URSS par les autorités soviétiques, dans un discours tenu à New York, le dissident soviétique Alexandre Soljenitsyne, auteur de L’Archipel du Goulag, tint le propos suivant :
« Il y a dans votre pays une femme qui s’appelle Angela Davis. Je ne sais pas si vous la connaissez, mais dans notre pays, pendant littéralement une année entière, nous n’avons entendu parler que d’Angela Davis. Il n’y avait qu’Angela Davis dans le monde entier. Et Angela Davis souffrait. Nous avions les oreilles remplies d’Angela Davis. On demandait aux petits enfants à l’école de signer des pétitions en faveur d’Angela Davis. On a demandé à des petits garçons et des petites filles de 8 et 9 ans de le faire. Eh bien, ils l’ont libérée. Et même si elle n’a pas eu la vie particulièrement dure ici aux États-Unis, elle est venue se reposer dans des stations balnéaires soviétiques. Certains dissidents soviétiques, mais surtout un groupe de dissidents tchèques, lui ont adressé un appel : “Camarade Davis, vous avez été en prison. Vous savez à quel point il est désagréable d’être en prison, surtout quand on se considère innocent. Vous avez désormais une telle autorité. Pourriez-vous aider nos prisonniers tchèques ? Pourriez-vous défendre ces personnes en Tchécoslovaquie qui sont persécutées par l’État ?” Angela Davis a répondu : “Ils méritent ce qui leur arrive. Qu’ils restent en prison.” Voilà le visage du communisme ! Voilà le cœur du communisme[7] ! »
En 1979, alors qu’une partie significative de la gauche et des mouvements anticoloniaux et anti-impérialistes avaient cessé, parfois depuis longtemps, de célébrer aveuglément les régimes communistes, Davis retourna en URSS pour recevoir le « prix Lénine de la paix ». Elle qui dénonçait à juste titre les politiques impérialistes et répressives des États-Unis vis-à-vis des minorités ethniques n’eut toujours pas un mot pour dénoncer les politiques impérialistes et répressives de l’URSS vis-à-vis des minorités ethniques. Au contraire, dans son discours d’acceptation dudit prix, elle décrivit l’URSS comme « un phare qui éclaire l’avenir de l’humanité », soutint, sans honte aucune, que celles et ceux qui défendent la cause de la paix devraient se tenir aux côtés « des peuples opprimés pour des raisons raciales et nationales partout dans le monde », et promis qu’elle ferait tout son possible « pour respecter le glorieux héritage révolutionnaire de l’immortel Lénine[8] ».

À la suite de l’effondrement de l’Union soviétique, Davis déclara lors d’une conférence de presse qu’il s’agissait d’un « moment extrêmement difficile et triste pour celles et ceux qui se sont battus pour le socialisme pendant des décennies[9] ». Toujours pas un mot pour celle et ceux qui avaient subi et/ou combattu la brutalité meurtrière du « socialisme » d’État soviétique « pendant des décennies ».
Comme l’écrivent deux autrices dans un essai consacré à « l’anti-impérialisme sélectif[10] » d’Angela Davis paru en 2025 : « La contribution de Davis à la dissimulation et à la normalisation de l’impérialisme et de la violence coloniale soviétiques est particulièrement préoccupante, car elle n’a jamais procédé à une réévaluation critique de ses positions antérieures ni présenté d’excuses » aux populations auxquelles elle a ainsi profondément manqué de respect.
Dans une interview accordée à Libé en 2006, dans laquelle elle explique être « encore communiste », Angela Davis affirme :
« Je pense qu’on peut être inspiré, instruit par toutes ces réalisations, par les expériences en socialisme dans l’ex-Union soviétique et à Cuba, qu’on peut y trouver des idées pour l’avenir. C’est pourquoi, même s’il n’existe pas de communauté de pays socialistes, il faut continuer à proposer le socialisme comme une alternative au capitalisme[11]. »
En 2012, Davis expliquait être toujours admirative du régime cubain : « Je regarde Cuba aujourd’hui et je reste une fervente partisane[12]. » Qu’en pensent les nombreux prisonniers politiques cubains, libertaires, anarchistes et autres révolutionnaires ?
Mais depuis déjà plusieurs décennies, Angela Davis est moins connue pour sa promotion du communisme que de l’abolitionnisme carcéral.
En 2022, invitée à discourir sur ce sujet et d’autres à l’université de Caroline du Sud, aux États-Unis, Angela Davis a été introduite sur scène par Darla Moore, une femme blanche, milliardaire – une des femmes les plus riches de l’État de Caroline du Sud. Durant sa présentation de Davis, Moore a évoqué « tout ce que la professeure Angela Davis et moi-même avons potentiellement en commun et à quel point certaines de nos idées concernant le futur des États-Unis se rejoignent[13] ». La classe.
Angela Davis est aujourd’hui référencée sur de nombreux sites d’agence de conférencier∙es. Pour une modique somme située entre 30 000 et 50 000 dollars, vous pouvez vous payez un discours d’environ une heure de la star. Davis accepte même les « interventions en entreprise[14] ».
Est-il étonnant que des Blancs riches aiment à l’inviter à discourir sur l’abolition des prisons ? Peut-être pas. Pourquoi ? Parce que, comme l’ont relevé un certain nombre de militant∙es, dont le politologue états-unien Norman Finkelstein, l’abolition des prisons est un objectif tellement spécifique et déconnecté des réalités du présent que sa diffusion ne menace pas grand-monde. Le système carcéral est clairement et évidemment un désastre, comme l’ensemble de la société qui le produit. Mais son abolition ne peut être une revendication isolée. Même les disciples de Marx tendent à le comprendre. Produit de certains rapports sociaux et économiques, l’institution pénitentiaire ne pourrait disparaître qu’à leur suite.
En 1997, avec deux autres femmes activistes, Rose Braz et Ruth Wilson Gilmore, Angela Davis a créé une organisation appelée Critical Resistance, avec pour objectif déclaré d’abolir le complexe industriel carcéral. Dans son dernier bilan financier (2024), on constate que l’organisation Critical Resistance a reçu 1 million de dollars, courant 2023, de la part de Yield Giving, la fondation de MacKenzie Scott, l’ancienne épouse du PDG d’Amazon, Jeff Bezos. Critical Resistance est également financée par des fonds affiliés à Bank of America, Paypal et le Rockefeller Family Fund, entre autres[15].
Et puis, militer pour l’abolition du carcéral mais cirer les bottes de régimes comme celui de Cuba ?
Bien sûr, Angela Davis, ce n’est pas que ça. C’est aussi des positions politiques louables – antiracisme, féminisme (noir), opposition aux crimes qu’Israël commet en Palestine. Mais dans l’ensemble, à l’instar de bien d’autres icônes de la gauche, sa réputation est lourdement surfaite.
D’ailleurs, concernant son féminisme, on remarque qu’Angela Davis évite soigneusement de formuler la moindre critique de la prostitution et tend plutôt à avaliser le discours proxénète du « travail du sexe ». Lors d’une conférence donnée en 2017 à Athènes à l’occasion de la 11e conférence annuelle à la mémoire du philosophe et sociologue marxiste Nicos Poulantzas, Angela Davis a présenté sa théorie du « féminisme abolitionniste ». Mais elle « a tout d’abord tenu à préciser que ce terme n’avait absolument rien à voir avec l’abolition de la prostitution et qu’elle soutenait sans réserve et sans équivoque le droit des travailleuses et travailleurs du sexe à s’organiser. Le public l’a applaudie avec enthousiasme[16]. » Manière de faire un pied de nez aux féministes abolitionnistes de la prostitution et d’avaliser le courant qui cherche actuellement à normaliser la prostitution en la présentant comme un « travail » (comme un autre), en colportant au passage l’argument inepte selon lequel l’abolitionnisme de la prostitution viserait à empêcher les femmes en situation de prostitution de s’organiser, alors que les féministes abolitionnistes tâchent au contraire de les y aider.
En contraste, la féministe afro-américaine Denise Oliver-Velez, qui fut membre des Young Lords et des Black Panther dans les années 1970, défend une perspective abolitionniste de la prostitution. Comme elle le remarque dans un article paru en 2015, les voix « qui représentent les femmes autochtones et les femmes pauvres de couleur à travers le monde rejettent le terme “travailleuse du sexe” et utilisent plutôt “femmes et filles prostituées”. […] Ainsi, lorsque j’examine les positions actuellement débattues autour de la prostitution et du “travail du sexe”, j’avoue avoir un parti pris en faveur de l’abolition. Quand on passe du temps avec des jeunes femmes ayant été coupées, poignardées, battues, blessées par balle, brûlées avec des cigarettes et jetées dans une benne à ordures, on a tendance à être moins enthousiaste vis-à-vis du concept de travail du sexe. On réalise qu’il s’agit en fait d’un système fondé sur la violence à l’encontre des femmes[17]. »
*
Quand j’ai commencé à m’éduquer politiquement, à découvrir la droite et la gauche, j’avais tendance à être impressionné par le communisme et les communistes. Ils représentaient la radicalité. Il me semble que beaucoup de gens de gauche – y compris beaucoup de représentants de la bourgeoisie culturelle de gauche – tendent à toujours les considérer de la sorte. Les idées communistes ou marxistes imprègnent encore une grande partie de la gauche, de LFI à Lutte ouvrière en passant par le NPA, les écosocialistes (ou écomarxistes) et la plupart des universitaires et intellectuel∙les de gauche.
Les idées marxistes/communistes ne perdurent pas simplement parce qu’elles sont justes – elles le sont en partie, la partie analyse du fonctionnement du capitalisme notamment, mais elles sont aussi pleines d’angles morts, basées sur des conceptions surannées et des croyances douteuses. Leur persistance s’explique peut-être moins par leur pertinence que par le fait qu’elles ont été portées et défendues par les mouvements ouvriers du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle, puis par des régimes parmi les plus puissants de la planète, comme l’URSS et la Chine. C’est-à-dire que leur diffusion a pu bénéficier de moyens colossaux – contrairement, par exemple, aux idées anarchistes, que les États communistes ont impitoyablement et systématiquement tenté d’étouffer.
Il est d’ailleurs franchement indécent que nombre de celles et ceux qui chantèrent les louanges des régimes les plus meurtriers de l’histoire humaine continuent d’être considérés comme d’éminents maîtres à penser ou figures de proue de la gauche – d’Angela Davis à Alain Badiou. Il est tout aussi obscène de voir toute une flopée de wannabe Lénine aveuglément vanter les mérites de tous les régimes qui se réclament encore aujourd’hui du marxisme ou du communisme, voire de tous les régimes qui ne sont pas alignés avec les Etats-Unis d’Amérique. Campisme quand tu nous tiens.
La rémanence des idées marxistes/communistes s’explique aussi – mais ce point dérive du précédent – par le fait qu’elles s’inscrivent relativement bien dans l’air du temps, qu’elles ne remettent pas fondamentalement en question le mode de vie techno-industriel contemporain, autrement dit qu’elles sont assez compatibles avec les institutions dominantes.
Les marxistes/communistes ne sont pas des ennemis radicaux et des pourfendeurs impitoyables du capitalisme. Ils chérissent une grande partie de ses accomplissements, et notamment l’industrialisation, l’essor des « forces productives », et adhèrent largement au « mythe du progrès » conçu par la bourgeoisie capitaliste aux XVIIe et XVIIIe siècle (renoncer à la modernité technologique est tout aussi impensable pour les marxistes/communistes que pour les capitalistes pur sucre comme Elon Musk, les uns comme les autres considèrent la vie sans la technologie moderne comme une horreur, une forme d’arriération, un état d’animalité primitif). Leur projet n’a jamais consisté à sortir de la civilisation industrielle. L’intellectuel∙le marxiste/communiste se contente grosso modo de soutenir une réforme (plus ou moins radicale) des modalités de distribution de la richesse et du régime de propriété en vigueur dans le capitalisme industriel. Les marxistes/communistes souhaitent essentiellement s’emparer des rênes du capitalisme industriel afin (prétendument) de le mettre au service du peuple, selon le mythique schéma : conquête de l’État > dictature du prolétariat > extinction de l’État, qui n’a jamais dépassé le stade « dictature » tout court, et qui, selon toute logique, ne peut faire beaucoup mieux, pour des raisons assez évidentes que les héritiers de Marx et Lénine se sont toujours efforcé d’ignorer ou de nier.
Pour approfondir, lisez l’excellent texte de Marius Blouin sur le communiste Alain Badiou, coqueluche des médias de masse (de gauche), intitulé « Alain Badiou nous attaque, et nous faisons (humblement) notre autocritique ».
Nicolas Casaux
- « Statement of Angela Davis (Text) », 10 septembre 1977, https://jonestown.sdsu.edu/?page_id=19027 ↑
- « Letters of support for Peoples Temple, Winter 1978 », https://jonestown.sdsu.edu/?page_id=99466 ↑
- « Czech exile’s plea rejected by Miss Davis », The Times, 29 juillet 1972. ↑
- Citée dans Tereza Hendl et Selbi Durdiyeva, « On Collateral Damage, Selective Anti-Imperialism and the Path to Liberation », American Communist History 24 (1–4): p.53–83, 2025. ↑
- Ibid. ↑
- Ibid. ↑
- Citée dans Maxim Matusevich, « “You Are Not Alone”: Angela Davis and the Soviet Dreams of Freedom », International Review of Social History 69(S32): 63–90, 2024. ↑
- Citée dans Tereza Hendl et Selbi Durdiyeva, « On Collateral Damage, Selective Anti-Imperialism and the Path to Liberation », American Communist History 24 (1–4): p.53–83, 2025. ↑
- Ibid. ↑
- Tereza Hendl et Selbi Durdiyeva, « On Collateral Damage, Selective Anti-Imperialism and the Path to Liberation », American Communist History 24 (1–4): p.53–83, 2025. ↑
- Interview d’Angela Davis par Annette Levy-Willard, « Je m’identifie à l’“autre Amérique” », Liberation.fr, 14 octobre 2006. ↑
- Angela Davis et Tony Platt, « interview d’Angela Davis », Social Justice, Vol. 40, No. 1/2 (131-132), 40th Anniversary Issue: Legacies of Radical Criminology in the United States (2014), p. 37-53. ↑
- « The Irresistible Conversation: Angela Y. Davis with Nikky Finney », youtube.com, 19 juillet 2022, https://www.youtube.com/watch?v=MtN5bYZ0_NI ↑
- Cf., par exemple, son profil sur le site de l’agence Speaker Booking : https://www.speakerbookingagency.com/talent/angela-davis ↑
- criticalresistance.org/annual-reports/2024/ ↑
- Angelina Giannopoulou, « “This Is an Era Defined by the Rise of Women” – Report: 11th Annual Nicos Poulantzas Memorial Lecture with Angela Davis », transform-network.net, 31 janvier 2018. ↑
- Denise Oliver-Velez, « Sex trafficking isn’t ‘sex work’ », DailyKos.com, 5 avril 2015. ↑


Bonjour Nicolas,
Systématiquement je suis vos développements intellectuels
et j’apprécie le genre « écologie intégrale » rationnelle.
Quand bien même qu’un modèle d' »écologie intégrale », dans toute son
intégrité causale appliquée ne saurait satisfaire aux besoins d’une population
mondiale de 8 milliards (et plus) d’habitants sur la planète.
Selon toute vraisemblance cartésienne ou autres approches géophysiques.
Bref, telle n’est pas la teneur de ce que je voudrais vous dire.
J’en viens à votre texte sur A. Davis
Comme moi, beaucoup de monde ne connaissaient pas la biographie de A. Davis
dans ces détails, mais juste un peu en tant qu’icône de la défense des droits
de la population afro-américaine.
Malgré tout ce côté obscur et obstiné idéologiquement du personnage, peut-on, doit-on,
exclure ou oublier sa propension vers un idéal de justice raciale ?
C’est comme pour sa propension vers un idéal socialiste, un idéal socialiste
à permis l’ouverture vers un autre modèle de société et à été porté
par et pour beaucoup d’entre-nous.
Il a permis à beaucoup d’entre-nous à soulager le joug du salariat.
Peut-on, doit-on exclure et oublier l’amélioration de la condition ouvrière ?
C’est peut-être un peu court de « vouer aux gémonies » les régimes
socialistes tels que l’URSS et Cuba, voir d’autres, pour leurs torts et leurs travers.
Mais c’est aussi un peu beaucoup oublier les apports auxquels ils ont contribuer
pour améliorer le sort de leurs peuples et aussi au delà de leurs territoires.
Disons pour le moins, dans des domaines tels que: l’accès à l’éducation,
à la santé, à l’assistance alimentaire, à la décolonisation, aux moyens de défense
(hé oui parfois il faut pouvoir se défendre).
Pas besoin de sombrer dans l’apologie du socialisme pour vouloir sauver ce qui peut encore
être sauvable. Au moins pour l’Histoire.
Bien à vous et merci
Toutefois,
« Si vous sacrifiez votre art à cause d’une femme, d’un homme, d’une couleur ou d’une richesse : vous n’êtes pas digne de confiance. »
“Un jour, je vais m’appeler au téléphone et alors quand je répondrai : je pourrai enfin me dire de me taire.”
Miles Davis (qui détestait les béatches et les cocos autant qu’il vomissait tout ce qui est de mentalité flic ;-))
https://www.youtube.com/watch?v=TIa7mHK7_uY&list=RDTIa7mHK7_uY&start_radio=1
Les compromissions d’Angela Davis avec le stalinisme ne changent rien au combat mené pour leurs droits civiques par les communautés noires aux Etas-Unis dans les années 50 et 60. Les rebelles de Détroit et les émeutiers de la 12e rue se foutaient pas mal du communimse. L’antisémitisme, le racisme et la xénophobie n’ont toujours eu qu’un seul objectif : dresser les exploités les uns contre les autres pour dissoudre l’antagonisme de classes et assurer l’hégémonie d’un ordre bourgeois dominant, inégalitaire, et autoritaire.
https://www.zones-subversives.com/2016/07/angela-davis-et-les-luttes-actuelles.html
Oui, personne n’a jamais prétendu le contraire concernant les combats des communautés noires dans les années 1950.