Crise dans le milieu de l’édition indépendante. Le distributeur Makassar s’effondre et emporte avec lui les centaines de milliers d’euros qu’il devait à des dizaines de petites maisons d’édition, contraintes de trouver un nouveau distributeur. Les éditions Libre, pour lesquelles je bosse, en font partie.
Et voilà que chacun y va de son couplet sur la nécessité de défendre les petits éditeurs indépendants et la « pluralité éditoriale » (« Que risque l’édition indépendante, et avec elle la diversité des livres et des idées ? » se demande-t-on sur la radio d’État France Culture, où l’on a le mérité de défendre le principe, à défaut de le mettre en pratique). Une tribune appelant à « sauver la pluralité éditoriale », signée par des dizaines de maisons d’édition liées à Makassar, a même été publiée sur un blog Mediapart et largement partagée.
Mais de quelle « pluralité » parlent ces gens ? Parce que, sans trop s’avancer, on peut supposer que dans le lot des signataires ou des relais de ladite tribune figurent des personnes qui participent à saper la « pluralité éditoriale » en faisant régner, à gauche, une orthodoxie autorisant et célébrant même la censure d’ouvrages étiquetés « putophobes » (lorsqu’ils défendent une perspective critique abolitionniste de la prostitution), « queerphobes » (lorsqu’ils s’opposent à quelque aspect du très élastique concept « queer »), « transphobes » (lorsqu’ils critiquent un pan ou un autre des idées ou revendications trans), « réactionnaires », etc., sans autre forme de procès. Et c’est ainsi, donc, que celles et ceux qui nourrissent cette ambiance inquisitoriale ou qui s’en accommodent opportunément s’inquiètent désormais pour l’avenir de la « pluralité éditoriale ».
Quelques rappels. Les livres de Pièces et Main d’œuvre (PMO), le livre Les leurres postmodernes contre la réalité sociale des femmes de l’autrice anarchiste Vanina, le livre Quand les filles deviennent des garçons de Marie-Jo Bonnet et Nicole Athea, les livres de Renaud Garcia, de Matthieu Amiech, de Jacques Luzi, notre livre Né(e)s dans la mauvaise société – Notes pour une critique féministe et socialiste du phénomène trans, mes livres en général, ont tous subi des tentatives de censure voire sont activement censurés par tout un pan de la gauche prétendument radicale, qui cherche à les empêcher de circuler en librairies (y parvenant parfois). Même des livres qui ne contiennent rien de « problématique » aux yeux des inqueersiteurs, mais jugés pestiférés parce qu’écrits par un∙e hérétique, font l’objet de tentatives de censure.
Des histoires de censures internes à la gauche, pitoyables, minables, des histoires de groupes ou d’individus désinvités, déprogrammés, sommés de faire leur autocritique lors de procès politiques grotesques, on pourrait vous en rapporter beaucoup. Entre une foultitude de choses, on pourrait vous parler d’une conférence écoféministe que des amies devaient donner à la Maison de l’écologie de Lyon, mais qui fut annulée par un faisceau de braves militants turbo-révolutionnaires, parvenus à rallier des autorités comprenant des élus d’EELV afin de parvenir à leurs fins. Le motif de l’annulation ? « Des positions prises […] sur la question des transidentités ». « Des positions » ? Quelles « positions » ? On n’a jamais su. Possiblement le fait d’arguer que l’espèce humaine ne comprend que deux sexes, et que le sexe est une réalité matérielle immuable, et non pas une vue de l’esprit fluide. Et peu importait, semble-t-il, que la conférence n’allait pas parler de ça.
Une recension certainement peu exhaustive de ce genre de pratiques (désinvitations, annulations, intimidations, appels à brûler des journaux, etc.) avait été publiée en 2023. Et si vous n’en entendez pas parler, c’est peut-être que vos médias de référence, Le Monde, Libération, France inter, France Culture, Mediapart, Les Inrocks, Radio Nova et autres ne s’y intéressent pas, trop occupés qu’ils sont à produire les circonstances qui rendent la censure possible et respectable.
Bien sûr, pour les gens qui participent activement à censurer au sein de la gauche, il ne s’agit pas de censure mais de justice. Ils s’efforcent simplement de s’opposer à de dangereux ouvrages ou de dangereuses personnes supposément « transphobes », « queerphobes », « putophobes » ou simplement « réactionnaires ». Ils ont peut-être (vraiment) l’impression d’empêcher la propagation d’idées extrêmement dangereuses, voire fascistes, voire nazies. Certains le formulent littéralement ainsi, comme le collectif « C·A·R·T·E, pour Collectif d’Actions et de Recherche sur la Transphobie et l’Extrême droite », et sa brochure intitulée « Transphobie : de la confusion au risque fasciste » dans laquelle, sans presque jamais citer les personnes incriminées (parmi lesquelles Sheila Jeffreys, Florence Montreynaud ou moi-même), et au moyen de toutes sortes de sophismes, les prétendues « TERF », soit les féministes jugées « transphobes », sont assimilées aux « néo-nazis et suprémacistes blancs ». Et après tout, pourquoi pas ? Hitler a fait passer des lois en faveur de la protection animale. Donc toutes celles et ceux qui se soucient des animaux sont des nazi∙es. Logique queer.
Étant donné l’impossibilité de discuter – on n’a jamais vu de débat organisé, à gauche, entre des personnes critiques du mouvement transidentitaire et des personnes qui lui sont favorables –, la mauvaise foi avec laquelle les idées de celles et ceux qui n’adhèrent pas au dogme sont rapportées, il n’a jamais été clairement démontré que les ouvrages et les personnes censurées étaient effectivement « problématiques ».
On attend toujours qu’on nous démontre en quoi il serait erroné ou « problématique » de soutenir que l’espèce humaine comprend deux sexes — deux types de corps sexués organisés autour de la production de l’un ou l’autre gamète en vue de la reproduction —, que cette réalité-là ne se choisit ni ne se modifie, que les termes fille/femme et garçon/homme désignent cette réalité matérielle, que personne ne naît « dans le mauvais corps », et qu’il ne saurait exister d’inadéquation ou d’« incongruence » entre un esprit ou une personnalité (« identité de genre ») et un corps sexué. On attend toujours aussi qu’on nous explique en quoi il ne serait pas « problématique » de considérer que le corps et l’esprit font deux, que les esprits/personnalités sont sexuées ou genrées, que la personnalité d’un individu peut être en inadéquation avec son corps, et qu’il est juste, sur la base de telles idées, d’encourager des filles et des garçons à se prétendre de l’autre sexe et à suivre un parcours médico-chirurgical infligeant des dommages irréversibles à leur corps sain. Entre autres. On pourrait également demander aux censeurs de nous expliquer comment il se fait qu’à travers le globe, des féministes de premier plan, ancrées à gauche, d’Adriana Cavarero en Italie à Marcela Lagarde au Mexique, en passant par Silvia Carrasco en Espagne et Kajsa Ekis Ekman en Suède, dénoncent les idées et les revendications du mouvement trans. Toutes ces féministes sont-elles soudainement devenues des proto-fascistes réactionnaires ? Comment pourriez-vous le savoir sans examiner ce qu’elles disent ou écrivent réellement ? Mais comment pourriez-vous en prendre connaissance si les maisons d’édition de gauche, en France, choisissent de ne surtout pas traduire leurs écrits hérétiques ?
Et puis. Parmi les 48 maisons qui signent l’appel à sauver la « pluralité éditoriale » figure lundimatin. Or, quelques jours avant, cette même revue publiait des extraits de l’ouvrage Enemy Feminisms (« Féminismes ennemis ») de Sophie Lewis, qui en appelle à « tracer des lignes » et à « combattre certaines personnes », y compris parmi « nos proches », quand c’est nécessaire – au premier rang desquelles les dangereuses féministes matérialistes critiques du phénomène trans qui soutiennent qu’une femme est un « être humain adulte de sexe féminin », qu’elle qualifie de « TERFs » et qu’elle range dans la catégorie des « féminismes ennemis », qui mèneraient au fascisme (selon Lewis, par exemple, le fait de défendre des « définitions non-ambigües » de certains termes, autrement dit de vouloir que les mots aient un sens, constitue un « besoin écofasciste » – on peut donc lui reconnaître une certaine cohérence dans l’incohérence, au vu de son usage rudement « ambigu » de termes comme « fasciste » et du caractère contradictoire et confus de ses écrits ; une fois le principe même des « définitions non-ambigües » rejeté au nom de l’antifascisme, la possibilité de tenir un discours clair ou cohérent disparaît ; victoire de l’antifascisme ?). D’un côté on pétitionne donc pour la « pluralité », de l’autre on édite des textes qui en appellent à l’épuration des rangs (dans une interview pour le magazine Now Then parue en 2025, Sophie Lewis appelle à « déplateformer » [priver de moyens de s’exprimer], « frapper » et « chasser de la rue » toutes celles et ceux qu’elles considèrent comme « fascistes » ou « proto-fascistes », y compris les féministes radicales qu’elle qualifie de TERF).
Les responsables de lundimatin sont loin d’être les seuls dans le milieu de la gauche supposément radicale à partager ce type de conception.
(On note par ailleurs que la turborebelle superantifasciste Sophie Lewis est une universitaire germano-britannique qui a étudié à l’université d’Oxford, l’une des plus prestigieuses universités du monde, a obtenu un master à la New School for Social Research de New York, un doctorat en géographie à l’université de Manchester, une autre grande université britannique, a ensuite été liée à l’université de Pennsylvanie, qui fait partie de la célèbre Ivy League états-unienne, comme chercheuse invitée dans un centre consacré aux études féministes, queer et transgenres. Elle enseigne au Brooklyn Institute for Social Research et a bénéficié d’une résidence de recherche à l’Institute of Advanced Studies de l’université de Loughborough. C’est donc forte des titres et des tribunes de l’institution universitaire, où elle a manifestement voix au chapitre, qu’elle appelle à censurer les féministes radicales. La même autrice (Sophie Lewis), et la même thèse (les « féminismes ennemis qui font le jeu de l’extrême droite », « y compris les méchantes TERF écofascistes »), on les retrouvait d’ailleurs en interview, photographie soignée à l’appui, dans The Guardian, c’est-à-dire dans l’un des médias de masse les plus lus de la planète, l’an passé. Vive la « pluralité éditoriale ».)
On remarque également que les éditions La Lenteur se trouvent dans les signataires de la tribune appelant à sauver la « pluralité éditoriale ». Or cette maison d’édition figure parmi les cibles du texte « Le naufrage réactionnaire du mouvement anti-industriel », publié fin 2023, assez partagé dans les cercles militants, qui appelait à « élever des digues » et à « s’organiser concrètement » afin de tenir hors des « espaces de lutte » tout un tas de groupes et de gens divers qu’il plaçait dans un même tonneau réactionnaire, proto-fasciste voire pleinement fasciste. Le milieu qui réclamait hier le bannissement de ses hérétiques réclame aujourd’hui la pluralité éditoriale ? Faudrait savoir.
Ce que ces gens nomment « pluralité éditoriale », c’est surtout à la possibilité pour plusieurs personnes d’un même camp de dire à peu près la même chose. De la gauche PS à l’ultra-gauche, il règne aujourd’hui une virulente orthodoxie concernant certaines idées précises, tenues pour sacrées, dont on interdit le questionnement. Si vous n’adhérez pas pleinement aux idées et aux revendications transidentitaires, par exemple, ou à la conception selon laquelle la pornographie et la prostitution constituent des activités potentiellement émancipatrices, des métiers comme les autres (du « travail du sexe »), si vous défendez une critique radicale du système techno-industriel, vous n’appartenez pas à la « pluralité » que le milieu (sorte de Parti informel) défend, mais plutôt à l’hérésie qu’il cherche à expurger.
Tous les partis et la plupart des groupes politiques sont des sectes, des organisations « totalitaire[s] en germe et en aspiration », des « machines à fabriquer de la passion collective », « à exercer une pression […] sur la pensée de chacun des êtres humains qui en sont membres », « à tuer dans les âmes le sens de la vérité et de la justice », comme l’avait noté Simone Weil dans ses Notes sur la suppression des partis politiques (1940). La gauche ne fait pas exception. La gauche est dominée par ceux qui disposent actuellement des moyens d’imposer leurs idées. C’est pourquoi la gauche dominante est celle des Matthieu Pigasse (qui possède Les Inrockuptibles, Radio Nova et des parts dans Le Monde), des Olivier Legrain, la gauche institutionnelle des partis politiques (PS, PCF, LFI, Les Écologistes), des grands médias et des grandes maisons d’édition. Mais la lutte pour le pouvoir existe aussi dans les milieux militants, au sein de la gauche radicale et de l’ultra gauche. Il n’y a jamais eu besoin de Bolloré pour censurer des idées. La gauche s’en charge très bien toute seule.
Du milieu des années 1930 au milieu des années 1950, pour prendre un exemple historique, une grande partie des structures éditoriales de gauche, en France, rechignait à publier des critiques de l’URSS. Les ouvrages trouvaient quand même des éditeurs, mais souvent en dehors des principaux circuits de l’édition de gauche. À gauche, beaucoup les accusaient de « faire le jeu de la réaction », ou les présentaient comme des faux, de la propagande fabriquée par les gouvernements occidentaux.
Mais bref, je digresse. Que les maisons qui n’ont jamais trempé dans une seule campagne d’ostracisme et qui ont tenté à leur mesure de combattre ces pratiques signent cet appel en faveur de la « pluralité éditoriale », tant mieux, très bien. Ces quelques remarques ne les visent pas.
Mais parmi les signataires ou leurs relais certains, depuis des années, participent à entretenir un climat inquisitorial à gauche et dans les milieux militants ou s’en accommodent tranquillement. Et vous défendez maintenant quelque « pluralité » ? Bande de faux culs. Arrêtez de vous foutre du monde. Vous n’avez rien à cirer de la « pluralité ». Vous voulez juste qu’on vous sauve la mise ou qu’on aide vos copains.
Nous estimons, nous aussi, qu’en promouvant certaines idées — celles du mouvement transidentitaire, ou celles qui normalisent la prostitution et la pornographie, par exemple, — vous nuisez à diverses catégories de la population, et notamment aux femmes et aux enfants. Mais contrairement à vous, nous n’appelons pas à ce que vos livres quittent les rayons ni à ce qu’on vous empêche de parler ici ou là. Nous nous contentons de vous répondre, après vous avoir lus, en rapportant vos arguments aussi fidèlement que possible. Puissiez-vous un jour faire de même.
Parce qu’en fait, on a vraiment besoin de « pluralité éditoriale ». D’une édition réellement « indépendante » (de toute orthodoxie). On a cruellement besoin d’une atmosphère où les gens, y compris au sein de la gauche, en interne, puissent se sentir libres de discuter et de questionner quoi que ce soit, sans craindre de se faire tomber dessus par une brigade des mœurs – j’en connais des personnes, y compris plus ou moins connues à gauche, qui craignent de dire publiquement ce qu’elles pensent sur différents sujets par peur pour leur réputation, leur carrière, leur situation. Et ce que ça dit de la gauche, c’est l’angoisse.
Nicolas Casaux
Merci.
Off, en tant que simple lecteur autodidacte, je n’arrête pas d’en râler auprès d’érudits bossant pour les excellentes maisons R&N, L’Echappée, et Service compris.
L’excellent (et très rugueux) critique littéraire Juan Asensio s’en plaint virulemment depuis vingt ans, n’hésitant jamais à ridiculiser publiquement – à raison ! – tous les incompétents et ignares polluant l’industrie éditoriale.
Perso, ça fait un moment que je pense qu’il serait peut-être judicieux que l’on prenne le temps de revenir plus amplement et précisément aux fondamentaux du « circuit court » littéraire et contestataire : lettres, tracts, gazettes, pamphlets.
N’ayons pas peur d’amplifier un retour salutaire « sous le manteau ». On squatte trop cette merde de web (moi compris) étriquant toujours le lectorat année après année.
Lire étant une activité très physique (somme toute un apprentissage et une répétition d’exercice assez « sportif »), on se laisse trop ramollir par ce biais monotone qu’est l’écran pixelisé…
La critique liberale rejoint la critqiue anarchiste sur le sujet: tout ce qui recoit de l’argent publique sent mauvais.
Qu’ils appellent a öa censure est tout a fait logique, car si on laisse les gens libres d’acheter ceux qu’ils veulent alors ils disparaissent. C’est pour cela qu’ils doivent imposer des regles de bonnes moralites pour que l’etat inttervienne et financent leurs oeuvres.
Il faut arreter avec la gauche. C’est une catergorie invente pour mieux etouffer l’ecologiue radicale.
Je ne suis pas de gauche,, et beaucoup d’ecologiste radicaux ne le sont pas: Les valeurs de gauches sont incompatibles avec l’ecologie,car elles impliquent l’existence d’un etat. Qu’il soit regalien ou social, l’etat est la source de tous les maux. D’ailleur si il se contentait d’etre regalien, au sens de St Louis rendant sa justice sous le cheme, cela serait clairement un moindre mal, mais cést evidemment aussi un e arnaque, car un etat n’eat jamais seulement regalien, mais aussi social. Et un etat social fini toujours par controler severement sa population et s’adonner a la violence, Gauche et droite ne sont que les faces differente d’une meme piece, destine a rendre l’etat desirable pour tous., Or l’etat est une m::::de_
La gauche a invente un nouvel ordre moral pour controller les esprits, et il faut constater que cet ordre moral a le pouvoir en europe, car il rejoint le puvoir economique (necessite de la mobilite du capital et des hommes, nous ne sommes pas une puissance energetique, ce qui autoriserait une autre forme de politique).
Et pour cette raison il faut s’attendre na une explosion de la censure a mesure que la crise s’installe en Europpe, au nom de principes soit disant moraux. Nous serons tous sexiste, masculinistes, racistes, climaticides (si on ne veut pas des eoliennes, du nucleaire, de l’incineration qui reduit le methane, vegans etc), car il faut la fermer et laisser les pro gouverner. Vive Macron, Vive Ursula , Vive Melenchon (et vive le pen qui a laisse passer la censure pour pouvoir se presenter esperer avoir un logement gratuit pendant 5 ans):
Bonjour.
Excusez-moi Kervennic, je ne veux vraiment pas me montrer désagréable à votre égard (parce que je vous apprécie bien), mais votre propos est trop raccourci pour moi. Je suis même tenté d’ajouter tranquillement qu’il relève du lieu commun – donc, il comporte quand même sa part de vérité mais cependant de manière trop catégorique. Aussi, je vous invite à vous renseigner sur ce livre d’Histoire récent (2017) qui m’apparaît essentiel pour élargir, revigorer, préciser davantage la réflexion du commentaire que vous tenez justement là… (C’est plus subtil que ça. ;-))
https://www.fayard.fr/livre/la-religion-industrielle-9782213701806/
Oui je suis assez d’accord, il n’y a qu’à voir comment les choses se passent dans des États faillis (Libye, RDC, Mali etc.). Pierriton, je vous ai répondu au sujet de l’économie dans l’article précédent. Sur la question de la dette française, oui, elle est bien réelle. L’État pour fonctionner emprunte sur les marchés financiers. Plus le taux d’intérêt augmente, plus le coût de remboursement de la dette augmente également. Pour l’instant, le taux d’intérêt est à peu près stable. Il reste stable parce que l’État nous fait les poches (impôts, taxes) ce qui rassure les investisseurs qui nous prêtent de l’argent. Mais que se passerait-il si la France ne voulait plus rembourser sa dette ? Elle ne pourrait plus emprunter et l’État ne pourrait plus fonctionner, il s’effondrerait. Est ce que l’État ne pourrait pas imprimer sa propre monnaie pour éviter ça ? Oui, il pourrait, mais cette nouvelle monnaie se déprécierait par rapport aux autres, car les marchés n’auraient pas confiance en cette nouvelle monnaie (sortie de l’euro). Cela veut donc dire que le pouvoir d’achat de l’État à l’étranger (énergie, biens de consommation etc.) s’effondrerait également. Sur la question de l’IA, je ne peux pas vous dire ce qu’il se passera sur le marché du travail en 2030. La situation est trop instable, selon moi. En revanche, il y a des dynamiques qui sont toujours à l’œuvre depuis la naissance du capitalisme. Pour battre la concurrence, les entreprises et les investisseurs ont besoin de faire des gains de productivité, c’est à dire d’exploiter la main d’œuvre de la manière la plus rentable possible. Donc, l’IA ne peut qu’aggraver cette exploitation. Mais ce qui est le plus inquiétant, c’est que les entreprises, depuis la révolution micro électronique dans les années 80, ne fait pas qu’augmenter l’exploitation de la main d’œuvre. Elle l’expulse, purement et simplement, c’est à dire qu’elle remplace du travail vivant (humain) par du travail mort (machines). L’humanité devient de plus en plus superflu dans une société de travail sans travail. L’exemple le plus frappant, c’est une chaîne de montage dans une usine Ford à l’époque du taylorisme au début du 20e siècle qui grouillait littéralement d’ouvriers, et une chaîne de montage dans une usine automobile aujourd’hui ou il n’y a plus que des machines outils et des robots qui ne sont plus contrôlées que par très peu de main d’œuvre. On pourrait encore tirer de larges développements de cet état de fait, mais comme je sais que vous n’aimez pas l’économie, je vais m’arrêter là. Je vous revoie vers les bouquins d’Anselm Jappe qui sont très éclairants et facile à comprendre à ce sujet. Il explique bien les définitions de Marx, et il en tire toutes les conclusions de manière implacables. C’est pas très rassurant, mais cela permet de rester lucide et de démêler le vrai du faux.
Pierriton, j’ajouterais juste une chose. L’economie politique n’est pas si compliqué que ça. « L’introduction à la critique de l’économie politique » (25 pages – Gundrisse) de Marx est un très bon outil. Karl Polyani aussi dans « La grande transformation » explique aussi très bien que le capitalisme n’est pas un marché. Serge Latouche aussi est très intéressant et facile à comprendre sur le sujet. C’est l’économie bourgeoise qui nous fait croire que c’est très compliqué et donc inintéressant pour garantir son idéologie dominante.
La science n’est pas à géométrie variable. On ne peut pas, d’un coté, s’appuyer sur la climatologie et combattre le déni scientifique des travaux de synthèse du GIEC, et d’un autre, nier la biologie la plus élémentaire qui affirme que la reproduction des mammifères dont les êtres humains font partie, est sexuée. Si la vérité n’existe pas, il ne peut pas y avoir de justice. La vérité, c’est ce qui permet à tout un chacun d’accepter les mêmes règles, et la science, nous aide à y voir clair. Si la vérité devient relative, ce qu’elle n’est pas, alors tout un chacun peut affirmer n’importe quoi, et il devient impossible d’établir une justice qui s’impose à toutes et tous. Chacune et chacun ne croit que ce qu’il veut croire et il n’est plus possible d’avoir un idéal en commun, c’est le règne de l’arbitraire. Ces procès d’intention qui vous sont faits par des groupes de pression bien institués en sont la démonstration manifeste. Je détiens ma vérité et je suis convaincu d’avoir raison, donc je cherche à te l’imposer. Il y a une dimension forcément prosélyte et autoritaire à l’ère de la post-vérité, parce qu’il ne s’agit pas de se convaincre qu’on a raison, il faut aussi convaincre les autres, et si on n’y parvient pas, il faut les empêcher de s’exprimer.
Bon courage
Il serait regrettable de ne point donner le pedigree du remarquable philosophe Musso qui connaît ce qu’il faut, et convenablement on s’en doute, de « La religion du progrès » – la corde dans la maison du pendu. Il est vrai qu’après les fulgurances de cet auteur tout peut paraître comme lieux communs même Lewis Mumford, entre autres. Je cite, tel que cela est paru sur le site de l’IEA* de NANTES, les excellences professionnelles de ce turbo-cybernéticien de choc et d’ubiquité sinon de culture, dans un biotope intellectuel renouvelé.
« Philosophe de formation, Pierre MUSSO est professeur émérite de sciences de l’information et de la communication à l’Université de Rennes II et à l’Ecole Télécom Paris Tech. Il a été titulaire de la chaire « Modélisations des Imaginaires, innovation et création » qu’il avait créée entre ces deux institutions académiques et quatre partenaires industriels mondiaux, Dassault Systèmes, PSA Peugeot -Citroën, Orange et Ubisoft.
Il est membre du Centre interdisciplinaire d’analyse des processus humains et sociaux et membre associé du Laboratoire UMR CNRS 5611 « Littérature, Idéologies, Représentations, XVIII-XIX siècles » à LYON. Avant d’entrer à l’Université, il a participé ou dirigé des services d’études, de recherches et de prospective dans le secteur des télécommunications notamment au centre national d’études des télécommunications (CNET), à l’Institut national de l’audiovisuel (INA) et à la Division de l’aménagement du territoire (DATAR).
Il a été membre du premier Conseil d’administration de France Télécom. Il a longtemps enseigné au Département de sciences politiques de l’Université Paris Sorbonne où il a soutenu sa thèse d’état sur le « fonctionnement symbolique des télécommunications et la philosophie saint-simonienne ». Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la communication, les territoires, le saint-simonisme, les réseaux et les médias etc ».
Cette longue citation vaut pour critique et permet de soupeser l’œuvre de ce couteau suisse et son absolue nécessité.
Jean-Paul Floure
*IEA : Institut des Etudes Avancées
Jean-Paul,
Vous le savez, nous le savons très bien, et Musso ne s’en est jamais caché : il n’est absolument pas anti-industriel, c’est d’abord un érudit de Saint-Simon qu’il considère comme le philosophe français probablement le plus important des deux derniers siècles et demi écoulés (vous croyez que je l’apprécie ou le bade de quelque manière que ce soit, cette vieille pourriture d’Henri ?). Au passage, Musso est également un gros lecteur de Gramsci et de Tosel (qui fut l’un de ses mentors et ami personnel).
En tant que votre cadet chronologique (né en 1980), malgré toute l’admiration que j’ai pour vous – car il s’agit bien de ça de mon côté à votre sujet, vous m’êtes un modèle de saine colère résistante à la tête bien faite et à l’esprit bien trempé, lire Birnam me donne envie de me battre et de ne pas subir la gueule basse :
– Au lieu de nous toiser voire mépriser, pourriez-vous davantage jouer la transmission plutôt que de la faire stérilement « sachant » perso, tout seul dans votre coin retraité ? Est-ce trop vous demander ?
Mesurez-vous réellement d’où la plupart d’entre nous débarquons ? De nulle part ! De l’inculture, du non-savoir aliénant du monde techno-marchand, du simulacre général (vous savez, cette merde que les débiles aiment nommer « pop-culture »). Je me permets humblement de vous le rappeler. Parce que l’horrible giscardisme, le dépravé socialisme mitterrandien en toc (votre époque, votre jeunesse tout ça !) et toute la bérézina s’en suivant depuis, plus qu’un gogo-land, c’est surtout un méga camp concentrationnaire de caves !
Alors, si l’on passe régulièrement chez l’ami Casaux, les PMO, Bartleby, Sniadecki ou à même votre adresse : c’est justement qu’on a réussi à s’en évader de cette première fosse à purin. Mais, à l’image de Jean Gabin et Marcel Dalio dans le film anti-militariste de ce cher Jean Renoir : une fois échappés, nous demeurons encore en cavale et c’est un sacré parcours du combattant – sans mauvais jeu de mots – pour nous ré-enseigner par nous-mêmes et avec le souci supplémentaire et permanent de toujours décupler notre autonomie…
Donc, Floure, s’il te plaît : quand vas-tu cesser de railler et râler inutilement contre nous ?
T’as quelque chose à redire sur le livre-maître de Pierre Musso ? Vas-y, balance ! Et on en discute, débat, dispute : tout ce que tu veux, etc. Pour ma part, j’estime que les novices ont bien plus intérêt à démarrer de Musso que d’un Dufour ou d’un Amoros, un tocard de Bookchin ou Zerzan, par exemple. Quand on veut ouvrir son bec, encore faut-il que l’on sache soi-même un minimum d’où l’on parle, ne pensez-vous pas ?
Croyez-vous avoir affaire à un petit Lonchampt pasolinien tiède, là ? (Non, mais… Attention, Papa.)
A vous la main.
Cordialement,
Pierre
France Telecom, une grande reussite francaise :…
Un gouffre a pognon que nous avons tous paye, alors qu’avec ce temps et cet argent (time is money) on aurait pu bosser pour rendre nos maison plus viable en periode de canicule et economiser sur la clim (que tout le monde va etre oblige d’acheter pour survivre a moins de vivre dans une cave aveyronnaise, voir mon poste sur al creation continuelle de valeur du capitalisme)…
Enfin, on a partcicipe a l’entretien de Thierry Breton, c’est deja ca, qui aujourd’hui nous fait partager sa sagesse infini et noius protege des affres de la haines en ligne sur X.
Moi je serais Pierre Musso, j’aurais vraiment honte d’avoir vecu de l’argent piublic tout ce temps. Du vol des honnetes travailleurs, de pedro qui se leve a 5 heure du matin pour bosser dans son supermarche, de Jean qui passe ses nuits a l’hopital, de Susanne qui torche ses vieux, de Boubacar qui conduit son bus et risque sa peau sur la route (et dans osn bus a cause des incivilites) et n’a pas une minute de temps nde cerveau disponible pour lui.
Moi, j’ai aussi vecu 10 ans sur le dos du contribuiable, et quand jä’ai decouvert le scam que c’etait, j’ai vraiment honte. Et en plus j’ai bosse en science dure et appliquable a l’industrie… alors je ne mäimagine meme pas ce que ressentira Musso le jour ou il aura un flash de lucidite…. J’aimerai pas etre a sa place.
Jean-Paul,
Bonsoir.
Bon, je crois que nous sommes partis du mauvais pied. D’après la fiche jointe ci-contre : ( https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb135647415 ), vous et moi aurions donc un quart de siècle d’écart pile.
Votre expérience m’intéresse. Je suis ouvert à votre capacité à la cordialité autant qu’à votre érudition chirurugicale. C’est quand vous voulez… Pas de bile, je me tiendrai.
Sinon, c’est quoi cette librairie de La Plume Enchantée ?
https://birnam.fr/contact/
Parce que, je veux bien qu’il faille gagner sa croûte et tout le tralala, mais ça m’étonne que vous soyez impliqué d’une manière ou d’une autre avec ces gens. En tout cas, sur le web : ils ne recommandent que du bousin éditorial… Sur ce qu’ils affichent, ça ne vaut pas mieux que les niaiseries habituellement relayées par Mollat.
Y’a-t-il du gros matos littéraire romanesque, technocritique, philosophique ou historien, là-bas ?
Bien à vous,
Pierre-Henri
Je lisais les commentaires de ceci à l’instant :
https://lesamisdebartleby.wordpress.com/2024/12/08/edouard-schaelchli-non-decidement/#more-5711
Vous êtes un intellectuel brillant, Floure. Mais aussi un sacré vieux connard. Par votre comportement sans cesse hautain avec tous : vous ne valez pas mieux qu’un pubère esseulé derrière son écran et tristement accablé de surplus hormonal inexprimé.
A la maison, quand vous allez lâcher votre pêche : je vous invite pour en profiter également de reparcourir Les Caractères de La Bruyère, en particulier le chapitre intitulé De l’homme… Peut-être comprendrez-vous un peu mieux que toute votre érudition cumulée n’a en aucune façon sculpté un esprit fin en vous. Aucune sagesse en toi, petit homme. 🙂
Peut-être nous recroiserons-nous sur Le Partage ?
(Ce sera avec plaisir en ce qui me concerne. Quant à la courtoisie éventuelle : à toi de décider si elle pourrait y être de mise ou pas.)
Jean-Paul,
Oui, je suis impétueux, je sais et me soigne.
Mais fichtre ! On ne va pas se priver de s’approprier et apprendre une bonne base historienne solide sous prétexte que son émetteur déboule de Télécom ParisTech et de l’Université merdique de Rennes-II.
Au passage, c’est chez les PMO que je l’avais déniché en 2021, car à la sortie de son livre il y a neuf ans : ils se montrèrent très enthousiastes sur ce volume et ont même mené un entretien avec lui…
https://www.piecesetmaindoeuvre.com/documents/entretien-avec-pierre-musso-philosophe
Nos grenoblois préférés sont-ils des premiers venus ou des quiches idéologues et propagandistes ?
Il ne me le semble pourtant pas.
Kervennic,
Bonjour.
Télécom Paris (ex-Télécom ParisTech) n’a strictement rien à voir avec l’entreprise France Télécom.
(Si Musso, d’anciens ou actuels élèves de cette école passent dans le coin : il est certain que votre remarque bien à côté de la plaque les fera drôlement marrer. Evitez-vous le port d’un bonnet d’âne framhontien, s’il vous plaît. Il ne vous sied guère et vous valez mieux que ça… Merci d’avance.)
https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9l%C3%A9com_Paris
https://www.telecom-paris.fr/
https://fr.wikipedia.org/wiki/France_T%C3%A9l%C3%A9com
@Pierritron
J’aimerai assez que tu me donnes les arguments pour les commentaires que tu me laisses dans le post précédent de Nicolas. Je crains qu’il n’y ait méprise sur la personne. Que tu sois impétueux je veux bien. Que tu te tapes des délires sur les gens que tu ne connais pas et surtout quand ca me concerne je le prends moyen.
Merci.
Si tu préfères ne pas exposer ton linge sale en public on échange en direct : usbpic@free.fr
« Seb », on n’a pas de temps à perdre ensemble.
Le web n’est pas « en public ». Quand toi ou moi sommes plantés devant nos écrans : nous sommes invariablement solitaires dans la cacophonie régressive. Puis, toi et moi ne savons même pas à quoi ressemblent nos visages (enfin, normalement ^^), etc.
Laisse tomber ! et fais comme les copains : allonge-toi sur un divan et de préférence pris en charge par la Sécu’…
En plus, je viens de jeter un oeil à usbpic (j’connaissais pas) et n’ai pas que ça à masturber de mes dix doigts.
1. Dès que tout est est écrit en anglais : je me barre. / 2. Je suis un gros noob (et très heureux de l’être) / 3. Je vis sans smartphone, sans aucun téléphone mobile, sans inscription sur aucun réseau asocial et le pc que j’utilise est en fait celui de ma petite-amie qui ne peut pas se passer de jouer à Star Wars Old Republic quand elle se pose chez moi quelques jours (et je pompe la connec’ de mon voisin geek de 17 berges après la lui avoir troquée contre une paire de Air Jordan 11 toute neuve : il était très content et ma nana aussi – toujours oeuvrer au bonheur des enfants, n’est ce pas ? Es-tu un enfant ?).
A une prochaine peut-être, Framhon’ – euh, scuze : j’voulais dire Sébastien. 😉
http://usbpic.free.fr/ ??
T’as vraiment craqué toi.
Je ne pense pas que tu te rendes bien compte à quel point l’attitude que tu as est néfaste pour tout le monde ?
Je t’explique : je ne suis pas Nicolas Framont. Je ne suis plus tout à fait anonyme puisque sous le coup de la colère (que je n’avais pas à subir, soit dit en passant) j’ai dévoilé une partie de mon identité – en même temps vu ce que certains balancent sur les réseaux… Je vis dans le monde réel, j’ai une compagne, des enfants, et ce genre de situation me ramène effectivement au drame de ce que produit la civilisation industrielle : des individus comme toi, visiblement très perturbés qui n’arrivent plus à faire la distinction entre la nature et l’artifice.
Après là où je l’interroge, c’est ce qui a pu te faire penser que je sois Nicolas Framon ? Qu’ai je pu écrire qui puisse te faire penser que je sois un adepte de ce qu’il prône – auto-gestion, outil industriel récupéré par le capital communisé, planification.
C’est tout ce que j’exècre en fait. Je te le répète, je suis anti-tech, naturien et accessoirement en dehors de tout racket politique. Donc qu’est-ce que tu viens me les briser en me faisant passer pour cette personne ??
J’avoue ne pas comprendre.
Mec, et tu perds – encore – ton temps à me (nous) l’étaler ?
Généalogie de la « justification » (qui, je le rappelle, tire sa racine biographique du conformisme)…
Merci à toi (sans troll aucun, sincèrement), je n’y avais jamais pensé jusqu’à ce qu’on se croise ici.
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/justification/45250
https://fr.wikipedia.org/wiki/Justification
https://theses.fr/1991PA122009
http://palimpsestes.fr/quinquennat/notions_etudes/comm_politique/habermas/verite_justification.pdf
(Attention ! ces liens web ne sont pas du tout de la science exacte et immédiate, mais juste un point de départ pour éventuellement réfléchir, planter et faire germer de l’idée en toi, éventuellement de l’application réappropriée.)
Seb, tranquillement (ok !), d’où te vient ce besoin de te justifier ?
Lâche cette merde de web un moment. Racine étymologique « orga » : Organique, Organiser, etc.
C’est cool.
C’était juste ta syntaxe employée – complètement à côté de la plaque, à côté de toi-même l’aliéné ! – qui m’a poussé à te titiller encore (et ça a marché) : « Laver ton linge sale en public ».
As-tu conscience de tes propres limites clairement affichées d’emblée en écrivant une telle connerie ?
Je te le répète plus directement : je ne te dois strictement rien.
Par contre, visiblement, toi, tu te dois quelque chose à toi-même… Quoi ? Je n’en sais rien, c’est ton problème.
Au boulot !
(Et la prochaine fois, Fangio, avec qui que ce soit, homme ou femme, réfléchis-y bien à deux fois avant de te la jouer « publiquement » fier-à-bras, s’il te plaît. Merci d’avance pour toi-même. :-))
Il est question de France telecom dans sa bio. Bonsoir.
Lire Bernanos vous serait drôlement utile dans votre vie de triste pantin « idéologiseable », mon vieux.
Du reste, je ne perdrai même pas mon temps à étayer auprès de votre maigre personne (et comprends mieux subitement votre bien vilaine orthographe affichée depuis déjà pas mal d’années sur ce site).
Quand on a zéro déduction logique et empathie comme vous : c’est peine perdue.
(De 1991 à 95 : oui, je sais… Et, donc ? Votre réponse laconique et méprisante traduisant tout de suite que vous n’avez même pas l’imagination minimale pour déduire ce qu’est un conseil d’administration dans une telle entreprise. Mélucheux de mes deux, va. #FeedbackPéremptoire – Et j’suis sympa car cet adage échappant probablement à ton mononeurone, alors, par charité pour ta bêtise empressée : j’accepte d’endosser le triste rôle de l’idiot-voulant-avoir-le-dernier-mot. :-))
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Musso
« Mélucheux de mes deux »
Je suis plutot Sara Knafo que Merluchon. puisque je crois qu’il faut etouffer l’etat, et toute personne qui propose sa reduction a ma preference. C’est ma seule boussole politique.
Hé, Kervennic.
Merci !
Ca me fait vraiment plaisir pour TOI ! Que tu oses l’exprimer, l’écrire.
Bien sûr que je l’avais compris… Et je t’ai provoqué délibérément (je te prie de bien vouloir m’en excuser.)
Ce n’était pas du tout pour t’afficher, bien au contraire.
Ce que l’équipe du Partage propose est assez exceptionnel dans le paysage du piètre web francophone. Ici, on peut discuter, débattre, discuter, s’écharper, exposer, confronter et défendre nos idées INTIMES !
Je n’y vois aucun inconvénient à ce que tu te retrouves dans certains aspects du discours de Sarah Knafo… Je reviens d’une superbe soirée festive où j’étais entouré de superbes femmes lesbiennes âgées précisément de 24 à 43 ans. Elles se sont montrées formidables de savoir-vivre accueillant avec le reste adolescent de « ninetyner » analogique que je suis. On a pu discuter, disserter, rigoler de plein de trucs aussi sérieux que légers.
Ma petite-amie en est revenue enchantée, et, à trente ans tout rond, pour la première fois de sa vie, sur le chemin du retour à pied, elle m’a avoué (et se l’est enfin avoué à elle-même en premier lieu) que c’est aussi cette démocratie-là qu’elle veut vivre, dans laquelle elle aimerait vieillir…
Malgré toutes les couleuvres que l’hubris imbécile des possédés technocrates tente de nous faire ingurgiter de force jour après jour : la vie est bonne ! ne trouves-tu pas cher confère commentateur ?
A bientôt ici, mec (en osant de la sorte, sans souci inutile du qu’en-pensera-t’on-? : tu régales !)
Pierriton
Ah merde ! Désole pour les répétitions (un chouia d’alcool festif cumulé, je l’avoue, mais, surtout : cette saloperie de clavier azerty qui n’aura jamais valeur équivalente d’écriture manuscrite, or-ga-ni-que – « avec un stylo » pour les plus neuneux christophernolaniens parmi vous : Oppenheimer était déjà horrible, mais ce que son Odyssée est une méga merde pelliculaire cancreuse aussi ! – #DiantreDidiou!
D’accord, François Dolto. Merci.
https://tenor.com/fr/search/kobe-soft-gifs
@SEB
#CultureGénérale
https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Paul_Schreber
(T’inquiète, Sebastian von Schreber. Avec le dispositif web : nous sommes tous projectionnistes. ;-))
Sébastien,
« A quel point l’attitude que tu as est néfaste pour tout le monde »… OK, j’entends…
Qui est « tout-le-monde » ?
Et j’en reviens au commentaire précédent et en attente de validation de la part de Casaux :
Pourquoi te justifies-tu ? Mauvaise habitude de persécution infligée ? Pourquoi veux-tu m’attirer sur ton adresse courriel (j’ai pas que ça à faire, tu sais) ? Pourquoi ne discutes-tu pas avec ta femme, tes enfants ?
Tout se passe-t-il bien à la maison ? Dans ton quotidien ? Envie de tarter ton supérieur hiérarchique au boulot ?
Pourquoi ton adoption du conformisme par défaut ? Par dépit, peut-être ?
Ne le vis pas comme une humiliation. Sur Le Partage : personne ne sait qui tu es ni à quoi tu ressembles (ce qui ne veut pas non plus dire que tu serais de ce fait « personne »… Saisis-tu cette nuance sans framhonterie aucune ?)
Bon courage à toi, bonne semaine.
Pierriton
T’as été complètement absorbé toi…
Je te laisse à ton délire narco et reprend mes activités humaines.
Bises
Jean-Paul…
Je saisis mieux pourquoi vous ne vous embarrassez jamais et sulfatez.
(Mais à manger du foin, quoi ! ^ ^)
Je ne vois aucun inconvénient à ce que vous me surnommiez « Pied-Tendre ».
https://www.youtube.com/watch?v=m2RhSkr3r1o
Bien à vous, cher aîné.
Kervennic,
Bonjour.
Trump… Pour démontrer les anathèmes « complotistes » du big pharma et tout le tralala…?
Sérieusement ? Excès d’aquavit ou quoi ? Et vous me chicanez pour un simple rôle figuratif de Pierre Musso durant quatre petites années dans l’ancienne mouture de France Télécom. #EhBeh (paye ton niveau, quoi)
https://www.partage-le.com/2024/06/20/de-lancien-au-nouveau-front-populaire-un-meme-culte-mortifere-de-lindustrie-par-nicolas-casaux/
Perso, je ne vote pas non plus. J’ai fait cette connerie une seule fois dans ma vie, à l’âge de 21 ans, au premier tour de la Présidentielle 2002, par conséquent : abstenu dès le second. Ce n’est même pas le résultat qui m’avait refroidi mais la réaction lamentablement imbécile des gens de mon âge. Puis, on voit ce que ça donne chaque fois la rengaine du « Retour des heures les plus sombres de notre histoire », etc.
Sinon, pas de bile ! J’apprécie que nous nous rejoignons sur l’abstention campée.
Bonne fin de journée.
Bon… Paraît-il que la « musique adoucit les moeurs et apaise les esprits »…
On s’est quand un petit peu éloigné du sujet initial qui était l’état lamentable ! de l’édition et même de la littérature française… Recentrons-nous. Je laisse ceci (en son for intérieur, y’ va encore nous railler Tonton Floure : « Rhô ! De l’Electro tout machiné. Tas d’irrécupérables bulots-larbins de la techno-marchandise ! » ^ ^) :
https://www.youtube.com/watch?v=KKhnDzRgsW8&list=RDKKhnDzRgsW8&start_radio=1
Question : Selon vous, quel est l’écrivain, en particulier romancier, qui, aujourd’hui, contribue par son influence philosophique et esthétique à façonner notre pathétique société française ?
L’inégal (il avait trop tourné ! du coup, au moins la moitié de sa filmo’ est du déchet – cependant il a aussi ses grosses pépites au compteur) mais cependant truculent cinéaste Claude Chabrol n’avait qu’un seul mot d’ordre sur ses plateaux de tournage :
– « Bougez-vous, tas de veaux ! »
#àMéditer!
C’que vous êtes mous, mais C’QUE VOUS ETES MOUS !!!!!
N’y-a-t-il donc que Casaux & Audrey, Floure et moi dans la place, là ?
Alleeeez ! Exprimez-vous ! Sortez de votre rachitique zone de confort idéologique.
Vous ne risquez rien : on ne va pas vous bouffer, on n’est pas là pour sanctionner, rabaisser ou humilier.
#Openmind
https://fr.wiktionary.org/wiki/d%C3%A9battre
Jean-Paul…
« Et vive la mort, nom de dieu ! »
(Adjudant Willsdorff, quelque part dans cette saloperie de jungle hostile)
https://birnam.fr/la-318eme-section-chronique-sur-une-radicalite-attardee-qui-fonctionne/
Re-Jean-Paul…
J’ai trouvé ça sur votre site en entrant le mot « contact » dans la barre de recherche.
https://birnam.fr/lanalogie-structurale/
(A ce sujet de « contact » renvoyant systématiquement à la librairie La Plume Enchantée : je me suis amusé à imaginer que vous seriez éventuellement M. Jean-Bernard T., mais j’en ai finalement rien à faire… Les avis Google très mitigés sont cependant hilarants, en particulier cette mystérieuse dame sans cesse évoquée et critiquée : elle a bien raison de mépriser et faire chier les clients de Mondial Relay : c’est une librairie, bordel ! Pas un relai de poste ou un tabac-presse.)
Papier très stimulant, vraiment. Pile à point nommé pour la réflexion intime que je suis en train de mener…
Merci, Vieil Ours. 😉