chris_hedgesArticle original publié en anglais sur le site de truthdig.com, le 3 mai 2015.
 Christopher Lynn Hedges (né le 18 septembre 1956 à Saint-Johnsbury, au Vermont) est un journaliste et auteur américain. Récipiendaire d’un prix Pulitzer, Chris Hedges fut correspondant de guerre pour le New York Times pendant 15 ans. Reconnu pour ses articles d’analyse sociale et politique de la situation américaine, ses écrits paraissent maintenant dans la presse indépendante, dont Harper’s, The New York Review of Books, Mother Jones et The Nation. Il a également enseigné aux universités Columbia et Princeton. Il est éditorialiste du lundi pour le site Truthdig.com.

Les capi­ta­listes se fichent pas mal de savoir qui rem­por­te­ra l’é­lec­tion pré­si­den­tielle. Ils se fichent pas mal de savoir qui est élu au congrès. Les riches ont le pou­voir. Ils arrosent leurs favo­ris d’argent à la manière d’un parieur misant de l’argent sur son che­val favo­ri. L’argent a rem­pla­cé le vote. Les riches peuvent écra­ser qui­conque ne joue pas selon leurs règles. Et les élites poli­tiques – bavant devant les butins que leur dis­tri­buent leurs maîtres patro­naux en échange de leur bra­dage des citoyens – com­prennent le jeu. Barack et Michelle Oba­ma, tout comme les Clin­ton, engran­ge­ront des mil­lions de dol­lars une fois qu’ils quit­te­ront la Mai­son-Blanche. Et votre repré­sen­tant élu au Congrès ou au Sénat, s’il n’est pas déjà mul­ti­mil­lion­naire, le sera dès qu’il ou elle se reti­re­ra de la poli­tique  et qu’on lui pro­po­se­ra des sièges dans des conseils d’ad­mi­nis­tra­tion d’en­tre­prises ou des posi­tions dans une boîte de lob­bying. Nous ne vivons pas en démo­cra­tie. Nous vivons dans un sys­tème poli­tique qui a léga­li­sé la cor­rup­tion, sert exclu­si­ve­ment les puis­sances capi­ta­listes et baigne dans la pro­pa­gande et le men­songe.

 Des protestataires se heurtent un cordon de police après un rassemblement devant la mairie de Philadelphie jeudi. L'action faisait suite aux journées d'émeutes à Baltimore, après la mort de Freddy Gray. (AP / Matt Rourke)
Des pro­tes­ta­taires se heurtent un cor­don de police après un ras­sem­ble­ment devant la mai­rie de Phi­la­del­phie jeu­di. L’ac­tion fai­sait suite aux jour­nées d’é­meutes à Bal­ti­more, après la mort de Fred­dy Gray. (AP / Matt Rourke)

Si vous vou­lez un chan­ge­ment cré­dible, détrui­sez le sys­tème. Et chan­ger le sys­tème ne signi­fie pas col­la­bo­rer avec lui, comme le fait Ber­nie San­ders [séna­teur indé­pen­dant du Ver­mont, se pré­sen­tant comme « socia­liste » mais rat­ta­ché admi­nis­tra­ti­ve­ment aux Démo­crates, NdE] en jouant selon les règles concoc­tées par le Par­ti démo­crate. Les pro­fondes trans­for­ma­tions sociales et poli­tiques sont recon­nues par les légis­la­teurs et les tri­bu­naux mais n’y sont jamais ini­tiées. Les chan­ge­ments radi­caux viennent tou­jours d’en bas. Tant que notre regard est orien­té vers le haut, vers les puis­sants, tant que l’on pla­ce­ra nos espoirs dans la réforme du sys­tème de pou­voir capi­ta­liste, nous res­te­rons asser­vis. Il peut y avoir des gens bien au sein du sys­tème — San­ders et Eli­za­beth War­ren en sont des exemples — mais la ques­tion n’est pas là. C’est le sys­tème qui est pour­ri. Il doit être rem­pla­cé.

« La seule façon d’at­ti­rer l’at­ten­tion des par­tis, c’est en leur piquant des voix », m’a expli­qué Ralph Nader au télé­phone. « Donc », dit-il de San­ders, « à quel point est-il sérieux ? Il fait pas­ser Clin­ton pour une can­di­date bidon. Elle va devoir se dire d’ac­cord avec lui sur un cer­tain nombre de choses. Elle va devoir être plus anti-Wall Street pour se pro­té­ger de lui et le neu­tra­li­ser. Nous savons que ce sont des conne­ries. Elle nous tra­hi­ra dès qu’elle devien­dra pré­si­dente. Il aug­mente ses chances à elle de gagner. Et d’i­ci avril il aura dis­pa­ru. Et puis s’ef­fa­ce­ra. »

Nous devons construire des mou­ve­ments de masse alliés avec les par­tis poli­tiques indé­pen­dants — une tac­tique uti­li­sée en Grèce par Syri­za et en Espagne par Pode­mos. L’ac­tion poli­tique sans le sou­tien des mou­ve­ments de masse radi­caux devient inévi­ta­ble­ment une coquille vide, et ça, je pense, sera le sort de la cam­pagne pré­si­den­tielle de San­ders. Il n’y a qu’en construi­sant des mou­ve­ments de masse mili­tants, impla­ca­ble­ment hos­tiles au sys­tème capi­ta­liste, à l’im­pé­ria­lisme, au mili­ta­risme et à la mon­dia­li­sa­tion que nous pou­vons nous réap­pro­prier la démo­cra­tie.

« Les portes d’en­trées sont contrô­lées par deux par­tis au ser­vice des mêmes inté­rêts com­mer­ciaux », explique Nader. « Si vous ne pas­sez pas par ces portes, si vous faites ce que [Ross] Per­ot a fait… vous [pour­riez] obte­nir 19 mil­lions de voix [mais] pas un seul vote à un col­lège élec­to­ral*. Si vous n’ob­te­nez pas de votes élec­to­raux vous ne pesez rien. Et même si vous rem­por­tez des votes élec­to­raux vous êtes face à un sys­tème « le gagnant rafle toute la mise ». Ce qui signi­fie que si vous per­dez, vous ne construi­sez pas pour le futur comme vous l’au­riez fait avec une repré­sen­ta­tion à la pro­por­tion­nelle. Le sys­tème est un sys­tème ver­rouillé. Il est brillam­ment conçu. Il est taillé pour per­mettre un duo­pole bipar­ti­san par­fait. »

Nous devons nous orga­ni­ser autour d’une série d’exi­gences non négo­ciables. Nous devons déman­te­ler l’é­ven­tail de méca­nismes dont les riches se servent pour contrô­ler le pou­voir. Nous devons détruire le sys­tème idéo­lo­gique et juri­dique mis en place pour jus­ti­fier le pillage capi­ta­liste.

Cela s’ap­pelle révo­lu­tion. Il s’a­git d’ar­ra­cher le pou­voir à une cabale d’o­li­garques capi­ta­listes et de le rendre aux citoyens. Cela ne se pro­dui­ra pas en implo­rant le pou­voir capi­ta­liste, mais en le ter­ri­fiant. Et le pou­voir, comme nous l’a­vons vu à Bal­ti­more, ne sera ter­ri­fié que lorsque nous des­cen­drons dans les rues. Il n’y a pas d’al­ter­na­tive à cette voie.

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#Bal­ti­more

« Les riches ne sont vain­cus que lors­qu’ils sont contraints de s’enfuir pour sau­ver leurs vies », a sou­li­gné l’his­to­rien C.L.R. James. Et tant que vous ne ver­rez pas les riches fuir, pani­qués, des halls du Congrès, des temples de la finance, des uni­ver­si­tés, des conglo­mé­rats média­tiques, de l’in­dus­trie de guerre, de leurs zones rési­den­tielles fer­mées et sécu­ri­sées et clubs pri­vés, toute poli­tique aux USA sera une farce.

La plu­part des gens autour du globe voient clai­re­ment qu’or­ga­ni­ser le com­por­te­ment poli­tique et social autour des dik­tats du mar­ché s’est avé­ré être un désastre pour les hommes et les femmes qui tra­vaillent. La pros­pé­ri­té pro­mise, cen­sée aug­men­ter le niveau de vie par les effets de la soi-disant « éco­no­mie du ruis­sè­le­ment » a été démas­quée comme men­songe. L’É­tat capi­ta­liste, com­pre­nant qu’il avait été démas­qué avec la mon­tée des troubles sociaux, a for­mé des forces de police mili­ta­ri­sées, nous a pri­vés de toute pro­tec­tion légale, a pris le contrôle des corps légis­la­tifs, des tri­bu­naux et des médias de masse et a construit le sys­tème de sur­veillance de masse le plus intru­sif de l’his­toire de l’hu­ma­ni­té. Le pou­voir des grandes entre­prises, s’il n’est pas contrô­lé, extrai­ra la moindre trace de pro­fit des socié­tés humaines et des éco­sys­tèmes avant de s’ef­fon­drer. Il n’a aucune limite auto-impo­sée. Et il n’a aucune limite externe. Nous seuls pou­vons en créer.

Afin de nous sau­ver de la catas­trophe finan­cière et envi­ron­ne­men­tale qui menace, nous devons construire des mou­ve­ments ayant comme objec­tif sans conces­sion l’a­bo­li­tion du pou­voir capi­ta­liste. Entre­prise après entre­prise, banques com­prises, entre­prises du sec­teur éner­gé­tique, sec­teur de la san­té et entre­prises sous-trai­tantes de la défense, doivent être déman­te­lés et natio­na­li­sés. Nous devons ins­ti­tuer un pro­gramme natio­nal de tra­vaux publics , par­ti­cu­liè­re­ment pour les moins de 25 ans, afin de créer des condi­tions pour le plein emploi. Nous devons impo­ser un salaire horaire mini­mum de 15 $.. Nous devons sabrer dans notre bud­get obs­cène de défense — nous dépen­sons 610 mil­liards par an, plus de quatre fois les dépenses de la deuxième puis­sance mili­taire mon­diale, la Chine — et divi­ser la taille de nos forces armées par plus de deux. Nous devons recons­truire nos infra­struc­tures, dont les trans­ports en com­mun, les routes, les ponts, les écoles, les biblio­thèques et les loge­ments sociaux. Nous devons décla­rer la guerre à l’in­dus­trie des com­bus­tibles fos­siles et nous tour­ner vers les sources alter­na­tives d’éner­gie. Nous devons mettre en place de lourdes taxes sur les riches, dont une taxe spé­ciale sur les spé­cu­la­teurs de Wall Street qui serait uti­li­sée pour effa­cer les 1,3 tril­lions de dettes étu­diantes. Nous devons garan­tir que l’é­du­ca­tion à tous les niveaux, ain­si que les soins de san­té, soient un droit gra­tuit pour tous les habi­tants des USA, et pas d’ac­ces­sible seule­ment aux riches. Nous devons abo­lir le col­lège élec­to­ral et impo­ser le finan­ce­ment public des cam­pagnes poli­tiques. Nous devons faire en sorte que les per­sonnes âgées, les han­di­ca­pés, les parents céli­ba­taires et les malades men­taux aient un reve­nu garan­ti d’au moins 600 $ par semaine, ou bien nous devons leur trou­ver de la place dans des ins­ti­tu­tions publiques s’ils ont besoin de soins quo­ti­diens. Nous devons ins­ti­tuer un mora­toire sur les sai­sies immo­bi­lières et les reprises de biens par les banques. Nous  devons mettre un terme à nos guerres, ain­si qu’aux guerres par pro­cu­ra­tion au Moyen-Orient, et faire reve­nir nos sol­dats, Marines, avia­teurs et marins. Nous devons payer des répa­ra­tions à l’I­rak, à l’Af­gha­nis­tan, et aux Afri­cains-Amé­ri­cains dont les ancêtres ont construit en grande par­tie ce pays en tant qu’es­claves, et n’ont jamais reçu de com­pen­sa­tion pour leur tra­vail. Nous devons abro­ger le Patriot Act et la sec­tion 1021 du Natio­nal Defense Autho­ri­za­tion Act [auto­ri­sant la déten­tion mili­taire de civils, y com­pris des citoyens US, pour une durée indé­ter­mi­née, sans habeas cor­pus ni pro­cès, NdE].

Nous devons abo­lir la peine de mort. Nous devons déman­te­ler notre sys­tème d’in­car­cé­ra­tion de masse, remettre en liber­té la grande majo­ri­té de nos 2,3 mil­lions de pri­son­niers, les pla­cer dans des pro­grammes d’ac­qui­si­tion de com­pé­tences et leur trou­ver un tra­vail et un loge­ment.

La police doit être démi­li­ta­ri­sée. La sur­veillance de masse doit ces­ser. Les tra­vailleurs sans-papiers doivent rece­voir la citoyen­ne­té et la pleine pro­tec­tion de la loi. L’ALÉNA , l’A­LÉAC ** et les autres accords de libre-échange doivent être révo­qués. Les lois anti-ouvrières comme la Loi Taft-Hart­ley***, ain­si que les lois qui cri­mi­na­lisent la pau­vre­té et la dis­si­dence, doivent être abro­gées.

Tout ceci est un mini­mum.

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#Bal­ti­more

N’es­pé­rez pas que les maîtres capi­ta­listes de la guerre  et du com­merce per­met­tront tout cela.  Ils fau­dra les y for­cer.

Les révo­lu­tions prennent du temps. Elles sont sou­vent com­men­cées par une géné­ra­tion et ache­vées par la sui­vante. « Ceux qui donnent le branle à un État, sont volon­tiers les pre­miers absor­bés en sa ruine », a écrit Michel de Mon­taigne en 1580. « Le fruit du trouble ne demeure guère à celui qui l’a ému ; il bat et brouille l’eau pour d’autres pécheurs ». Les révo­lu­tions peuvent être écra­sées par la force, comme l’his­toire nous l’a ample­ment démon­tré. Où elles peuvent être détour­nées par des indi­vi­dus comme Vla­di­mir Lénine, Léon Trots­ky et Joseph Sta­line, ou par des mou­ve­ments qui tra­hissent la plèbe. Rien ne garan­tit que nous diri­ge­rions vers un para­dis des tra­vailleurs ou une uto­pie socia­liste — nous pour­rions nous diri­ger vers la forme la plus effi­cace de tota­li­ta­risme de l’his­toire de l’hu­ma­ni­té. Les mou­ve­ments radi­caux sont sou­vent leurs propres pires enne­mis. Les mili­tants ont la fâcheuse ten­dance à se dis­pu­ter à pro­pos de détails de doc­trines obs­curs, créant des scis­sions contre-pro­duc­tives, fai­sant une lec­ture erro­née du pou­voir et s’en­ga­geant dans des luttes de pou­voir internes auto­des­truc­trices. Quand ils ne cal­culent pas soi­gneu­se­ment leur force de frappe et le moment de frap­per, ils vont sou­vent trop loin et sont écra­sés. L’É­tat uti­lise ces vastes res­sources pour infil­trer, sur­veiller et dia­bo­li­ser les groupes, et arrê­ter ou assas­si­ner les lea­ders des mou­ve­ments — et tous les sou­lè­ve­ments, même ceux cen­sés être sans lea­der, ont des lea­ders. Le suc­cès n’est pas garan­ti, par­ti­cu­liè­re­ment si l’on tient compte des niveaux endé­miques de vio­lence qui carac­té­risent la socié­té US.

Mais peu importe ce qui se pas­se­ra, la réac­tion en chaîne menant à la révolte a com­men­cé. La plu­part des gens se rendent comptes que nos attentes d’un ave­nir meilleur ont été anéan­ties, non seule­ment pour nous-mêmes mais aus­si pour nos enfants. Cette prise de conscience a allu­mé la mèche. Il y a une perte de foi  très répan­due dans les sys­tèmes éta­blis de pou­voir . La volon­té de régner fai­blit au sein des élites, envoû­tées par l’hé­do­nisme et la déca­dence. La cor­rup­tion interne est ram­pante et trans­pa­rente. Le gou­ver­ne­ment est mépri­sé.

La nation, comme nombre de socié­tés pré-révo­lu­tion­naires, se dirige vers une crise. Lénine a iden­ti­fié les com­bi­nai­son de condi­tions néces­saires à la réus­site d’une révolte :

La loi fon­da­men­tale de la révo­lu­tion, qui a été confir­mée par toutes les révo­lu­tions, et par­ti­cu­liè­re­ment par les trois révo­lu­tions russes du XXe siècle, est la sui­vante : il n’est pas suf­fi­sant pour la révo­lu­tion que les masses exploi­tées et les oppri­mées com­prennent l’im­pos­si­bi­li­té de vivre selon l’an­cien mode de vie et exigent des chan­ge­ments, ce qui est requis pour une révo­lu­tion c’est que les exploi­teurs ne soient plus en mesure de vivre et régner comme avant. « C’est seule­ment lorsque “ceux d’en bas”  ne veulent plus et que “ceux d’en haut” ne peuvent plus conti­nuer de  vivre à l’ancienne manière, c’est alors seule­ment que la révo­lu­tion peut  triom­pher. » (Le gau­chisme, mala­die infan­tile du com­mu­nisme, 1920).

En tant qu’en­voyé spé­cial à l’é­tran­ger, j’ai cou­vert des révoltes, des insur­rec­tions et des révo­lu­tions, dont les conflits de gué­rilla dans les années 80 en Amé­rique cen­trale, les guerres civiles en Algé­rie, au Sou­dan et au Yémen ; et les deux sou­lè­ve­ments pales­ti­niens ou inti­fa­das, ain­si que les révo­lu­tions en Alle­magne de l’Est, en Tché­co­slo­va­quie, en Rou­ma­nie et la guerre en ex-You­go­sla­vie. J’ai obser­vé que les régimes des­po­tiques s’ef­fondrent sur eux-mêmes. Une fois que les fan­tas­sins au ser­vice de l’é­lite — la police, les tri­bu­naux, les fonc­tion­naires , la presse, la classe intel­lec­tuelle et enfin l’ar­mée —n’ont plus envie de défendre le régime, le régime est fini. Lorsque ces organes de l’É­tat se voient ordon­ner de com­mettre des actes de répres­sion — comme expul­ser les gens de parcs et arrê­ter voire même tirer sur les mani­fes­tants — et qu’ils refusent d’exé­cu­ter  ces ordres, l’an­cien régime s’ef­frite. Le ver­nis du pou­voir semble intact avant une révo­lu­tion, mais la pour­ri­ture interne, invi­sible depuis l’ex­té­rieur, ronge constam­ment l’é­di­fice de l’É­tat. Et quand les régimes à l’a­go­nie s’ef­fondrent, ils le font à une vitesse étour­dis­sante. Le sou­lè­ve­ment approche. Le peuple doit être pré­pa­ré. Si nous le sommes, nous aurons une chance.


Tra­duc­tion : Nico­las CASAUX

Révi­sion & Édi­tion : Faus­to Giu­dice


 

NdE
*La pré­si­den­tielle US est une élec­tion au suf­frage uni­ver­sel indi­rect : les élec­teurs dési­gnent des repré­sen­tants qui sont ensuite char­gés d’é­lire le pré­sident et le vice-pré­sident. Chaque État dis­pose d’un cer­tain nombre de ces grands élec­teurs, les­quels — hor­mis quelques excep­tions — sont inté­gra­le­ment attri­bués à la paire de can­di­dats pré­si­dent/­vice-pré­sident qui y a rem­por­té le plus de voix. Ces grands élec­teurs se réunissent ensuite dans la capi­tale de leur État res­pec­tif pour élire le pré­sident et le vice-pré­sident ; mis à part en de très rares occa­sions, ils votent en faveur de la paire de can­di­dats pour laquelle ils ont été élus.

** ALÉNA : Accord de libre-échange nord-amé­ri­cain (NAFTA en anglais) asso­ciant USA, Cana­da et Mexique.
ALÉAC : Accord de libre-échange d’A­mé­rique cen­trale (CAFTA en anglais) asso­ciant USA, Cos­ta Rica, Répu­blique domi­ni­caine, Sal­va­dor, Gua­te­ma­la, Hon­du­ras et Nica­ra­gua.

*** Loi de 1947 restrei­gnant les pré­ro­ga­tives des syn­di­cats et limi­tant le droit de grève. Elle auto­rise le gou­ver­ne­ment fédé­ral à inter­dire ou arrê­ter une grève « met­tant en dan­ger la sécu­ri­té natio­nale ». La clause obli­geant les diri­geants syn­di­cauxà prê­ter ser­ment de non-com­mu­nisme. a été décla­rée anti­cons­ti­tu­tion­nelle en 1965.

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