En cette fin d’an­née 2018, une coali­tion de quatre ONG — Green­peace, Oxfam, la Fonda­tion pour la Nature et l’Homme (FNH) et Notre affaire à tous — s’est formée pour pour­suivre l’État français en justice[1], afin de le contraindre à respec­ter la limite de 1,5° C de réchauf­fe­ment clima­tique. Pour le lance­ment de cette procé­dure, elles ont orga­nisé une campagne média­tique d’en­ver­gure, notam­ment sur les réseaux sociaux, où un clip vidéo tourné pour l’oc­ca­sion est rapi­de­ment devenu viral. Clip vidéo dans lequel nos plus célèbres écolos, youtu­beurs, et quelques célé­bri­tés ayant accepté de se prêter au jeu — profi­tant ainsi d’une belle occa­sion de verdir leur image — expliquent le comment et le pourquoi de ce procès, et tentent de recueillir un maxi­mum de signa­tures.

Nous voyons deux raisons pour lesquelles ce projet pour­rait servir à quelque chose. La première, assez discu­table, c’est qu’il permet de parler des problèmes écolo­giques actuels, et donc, d’une certaine manière, de sensi­bi­li­ser — assez super­fi­ciel­le­ment, comme nous allons le voir. La seconde, c’est qu’il va échouer. Et qu’a­lors ceux qui l’au­ront porté seront peut-être — espé­rons-le ! — amenés à se poser des ques­tions plus sérieuses et à évaluer plus honnê­te­ment notre situa­tion. À minima, il est possible d’es­pé­rer que ceux qui auront placé leurs espoirs dans cette action et dans ceux qui l’au­ront portée s’en détour­ne­ront afin de tendre vers des solu­tions plus réalistes et perti­nentes au vu de la gravité de la situa­tion actuelle.

On l’a vu, au terme d’une bataille qui aura pris la vie d’au moins une personne (Zineb Redouane), arra­ché au moins 3 mains, crevé au moins 6 yeux, et fait d’in­nom­brables bles­sés (plus de 1 600)[2], tout ce que les gilets jaunes ont réussi à obte­nir de la part de ceux qui orga­nisent la ruine du monde et le désastre social que l’on appelle civi­li­sa­tion, ce sont des miettes. « Il ne faut pas déses­pé­rer Billan­court », mais il faut savoir être réaliste.

Et voilà que nos chères ONG coali­sées intentent un procès à l’État dans le but d’en­di­guer le réchauf­fe­ment clima­tique. Leur naïveté est à la hauteur de celui qui affirme, dans leur clip vidéo, que « l’État a la respon­sa­bi­lité de nous proté­ger ». Le prin­ci­pal problème de leur projet, c’est qu’il n’a tech­nique­ment aucune chance de géné­rer quelque chose d’utile, ni pour nous, la civi­li­sa­tion (ce qui les inté­resse eux, semble-t-il), ni pour le monde natu­rel. Eux prétendent évidem­ment le contraire[3] :

« Et ça marche ! Aux Pays-Bas, la justice a ordonné au gouver­ne­ment néer­lan­dais de revoir à la hausse ses objec­tifs sur la réduc­tion des émis­sions de gaz à effet de serre, au nom de la protec­tion des droits de ses citoyens. Au Pakis­tan, grâce à l’ac­tion en justice d’un fils d’agri­cul­teurs, les juges ont mis en place un Conseil clima­tique chargé de veiller à la mise en œuvre des objec­tifs clima­tiques. En Colom­bie, 25 jeunes ont fait recon­naître par la Cour suprême la néces­sité d’agir contre la défo­res­ta­tion et pour la protec­tion du climat. »

Le bio, une autre illu­sion verte.

En vérité, aucun de ces événe­ments n’a eu le moindre effet. Les Pays-Bas font partie des pires émet­teurs de gaz à effet de serre d’Eu­rope. Les États ne parviennent jamais à atteindre leurs objec­tifs. D’abord parce qu’ils ne font rien pour, mais aussi et surtout parce qu’ils ne le peuvent pas. Croire que l’État pour­rait mettre un terme au réchauf­fe­ment clima­tique, à la destruc­tion des écosys­tèmes et au massacre des autres espèces, c’est croire qu’un marteau pour­rait faire office de téles­cope. Ça ne fonc­tionne pas, peu importe à quel point on le souhaite, on ne voit rien. Ce n’est pas dans ses cordes, ce n’est tout simple­ment pas sa fonc­tion. L’État moderne orga­nise le système capi­ta­liste mondia­lisé (la civi­li­sa­tion indus­trielle), fondé sur l’ex­ploi­ta­tion et la destruc­tion perpé­tuelles de la nature. En Colom­bie, la défo­res­ta­tion s’ac­cé­lère (« la forêt a perdu une surface de l’équi­valent du Luxem­bourg en 2017 »). Et si, afin de donner le change, d’ali­men­ter l’es­poir qui fait avan­cer les foules, de plus en plus de pays inscrivent de belles choses dans leurs consti­tu­tions, les faits témoignent clai­re­ment de ce qu’ils n’en ont rien à faire, ou de ce qu’ils ne peuvent rien faire. Et en Boli­vie aussi, la défo­res­ta­tion conti­nue, inexo­ra­ble­ment, malgré l’ins­crip­tion, depuis 2012, de droits de la nature dans la consti­tu­tion du pays. « On peut violer les lois sans qu’elles crient », écri­vait Talley­rand dans ses Mémoires. On le constate un peu partout et depuis long­temps.

Par ailleurs, ces ONG, ces youtu­beurs, tous ces gens animés à n’en pas douter de la meilleure volonté du monde, ignorent-ils que les États ne disposent plus que d’une lati­tude très limi­tée en ce qui concerne la créa­tion et l’édic­tion des lois qui gouvernent nos socié­tés ? Le trans­fert de souve­rai­neté des États vers des enti­tés supra-étatiques, plus impor­tantes commer­cia­le­ment parlant, a long­temps été un secret de poli­chi­nelle : il a récem­ment été débattu publique­ment, dans les médias, discuté à l’As­sem­blée… Le TAFTA (pour ne citer qu’un exemple) ne leur évoque-t-il donc rien ?

L’Uru­guay a été pour­suivi par le géant du tabac Philip Morris Inter­na­tio­nal devant le Centre Inter­na­tio­nal pour le Règle­ment des Diffé­rends rela­tifs aux Inves­tis­se­ments (CIRDI), un tribu­nal arbi­tral. Le pays avait mis en place une poli­tique anti-tabac consé­quente, que la marque n’a pas appré­ciée. En 2006, une loi inter­di­sait de fumer dans les lieux publics. En 2010, une impor­tante campagne de sensi­bi­li­sa­tion est mise en place à l’aide de spots de pubs et de messages chocs sur les paquets. On estime ainsi qu’entre 2006 et 2010, le taux de fumeurs dans le pays a chuté de près de 20%, passant de 50 à 31%. Philip Morris a commencé à grin­cer des dents. En 2010, l’in­dus­triel a fini par tout simple­ment inten­ter un procès contre l’Uru­guay. Le 8 juillet 2016, le tribu­nal a rendu une déci­sion favo­rable en faveur de l’Uru­guay, et a condamné Philip Morris à payer 7 millions de dollars au pays, tout en s’ac­quit­tant de la tota­lité des frais de justice.

Des cas de ce genre, il en existe pas loin de 500, à en croire ce papier[4] du Monde Diplo­ma­tique. Ce que l’on appelle l’ar­bi­trage inter­na­tio­nal est de plus en plus utilisé par les socié­tés. Peu importe, fina­le­ment, que dans le cas évoqué plus haut l’État ait eu gain de cause sur l’in­dus­triel. Ce qui importe ici est de comprendre la portée de l’évé­ne­ment : une multi­na­tio­nale est tout à fait en mesure d’at­taquer un État « souve­rain ». Que faudra-t-il faire, alors, pour inter­dire le dernier produit phare de Bayer lorsque la France aura émis une loi l’in­ter­di­sant mais que la multi­na­tio­nale aura eu gain de cause et aura contraint le pays à reve­nir sur sa déci­sion ? Qui attaquera-t-on en justice, à ce moment-là ? Cet oubli est révé­la­teur de l’igno­rance totale des rapports de force de la part de ces ONG et autres person­na­li­tés publiques.

Ceux qui intentent ce procès ne comprennent pas la situa­tion. (Par cour­toi­sie, lais­sons-leur le béné­fice du doute et suppo­sons qu’ils ne se soucient pas que du climat, ainsi que le suggère leur projet, mais aussi de la nature, du monde vivant, des espèces vivantes). Ils imaginent, selon les croyances de l’éco­lo­gisme grand public, qu’il est possible (et souhai­table) de conti­nuer à faire fonc­tion­ner la civi­li­sa­tion moderne et ses conforts tech­no­lo­giques en passant au « 100% renou­ve­lables ». Ils ne comprennent pas que la civi­li­sa­tion indus­trielle ravage le monde non seule­ment au travers de son mode de produc­tion d’éner­gie, mais aussi et surtout à travers son utili­sa­tion de cette éner­gie. C’est-à-dire que même si les éner­gies dites « vertes » l’étaient vrai­ment (ce qu’elles ne sont pas), et même si elles pouvaient rempla­cer les éner­gies expli­ci­te­ment pas vertes (ce qu’elles ne peuvent pas[5]), notre problème reste­rait quasi­ment inchangé[6].

Les indus­tries des éner­gies dites « vertes » sont autant d’en­tre­prises capi­ta­listes qui servent à perpé­tuer la civi­li­sa­tion indus­trielle. Le monde natu­rel, lui, comme toujours, en paie le prix — rappe­lons, pour exemple, le cas de la centrale solaire de Cestas, en France, près de Bordeaux, la plus grande d’Eu­rope, qui a néces­sité l’abat­tage de 250 hectares de pinède ; un projet du consor­tium Eiffage, Schnei­der Elec­tric, Krin­ner (l’oc­ca­sion aussi de rappe­ler que les indus­tries des éner­gies dites « vertes » sont, très logique­ment, domi­nées par d’im­menses entre­prises multi­na­tio­nales, et que toutes sortes de multi­na­tio­nales, de Vinci à Total, y inves­tissent afin de faire du profit).

Autre exemple, dans le Lot-et-Garonne, où « la plus grande centrale élec­trique solaire est en voie de fina­li­sa­tion ». Pour cela « 1 300 hectares de terres agri­coles et 700 hectares de forêt » vont être sacri­fiés. Formi­dable. La planète et le climat nous remer­cient. L’élec­tri­cité que cette centrale produira servira à alimen­ter en éner­gie d’in­nom­brables appa­reils qui, à l’ins­tar des panneaux solaires photo­vol­taïques, sont autant de futurs déchets, et dont la fabri­ca­tion aura impliqué toutes sortes de nuisances envi­ron­ne­men­tales et sociales.

En outre, il faut savoir que le calcul de la quan­tité de CO2 émise par un État est une arnaque comp­table[7] (ne prenant pas en compte tout un tas d’émis­sions dites « cachées » peut-être plus impor­tantes que les émis­sions natio­nales) qui, en plus, s’avère d’une impré­ci­sion gros­sière[8]. Une double arnaque en somme. Au bout du compte, seules une aber­ra­tion comp­table et une mauvaise foi colos­sale permettent d’af­fir­mer que les éner­gies dites « vertes » (ou « renou­ve­lables ») sont « neutres en carbone », ou qu’elles s’ins­crivent dans une dyna­mique de préser­va­tion et de protec­tion du monde natu­rel.

« Déve­lop­pe­ment des éner­gies renou­ve­lables » et « amélio­ra­tion de l’ef­fi­ca­cité éner­gé­tique[9] ». Voilà pour­tant ce que nos plai­gnants exigent de l’État. Comme tous les aveugles de l’éco­lo­gisme média­tique, ils ne comprennent pas que le déve­lop­pe­ment durable est un oxymore, une contra­dic­tion dans les termes[10], un mythe. Que l’ef­fi­ca­cité éner­gé­tique croît depuis des décen­nies et avec elle la destruc­tion du monde natu­rel[11]. Ce qui nous ramène à l’im­pos­si­bi­lité pour le système tech­no­ca­pi­ta­liste que l’État admi­nistre (avec une lati­tude très limi­tée) de faire autre chose que ce qu’il fait actuel­le­ment, qu’il faisait déjà hier. C’est-à-dire que même si l’État était contraint d’obéir aux injonc­tions des quatre ONG, s’il mettait concrè­te­ment en place les mesures qu’elles exigent, le désastre socioé­co­lo­gique en cours n’en serait pas le moins du monde entravé. C’est-à-dire que si l’on émet­tait l’hy­po­thèse extrê­me­ment impro­bable selon laquelle le système tech­no­ca­pi­ta­liste pour­rait parve­nir, grâce au déploie­ment des éner­gies dites « vertes », aux tech­no­lo­gies de CCS (captage et stockage du dioxyde de carbone), et à d’autres tech­niques de géoin­gé­nie­rie, à limi­ter le réchauf­fe­ment clima­tique à 1,5°C, nos chères ONG seraient satis­faites. Et le désastre socioé­co­lo­gique de la destruc­tion du monde vivant et de l’ac­crois­se­ment des inéga­li­tés sociales et de la misère humaine que produit la civi­li­sa­tion indus­trielle conti­nue­rait imper­tur­ba­ble­ment.

Dans le combat contre le biocide et le désastre social que la civi­li­sa­tion indus­trielle perpé­tue sur toute la planète, la voie juri­dique est un moyen d’ac­tion parmi d’autres. Dans certains contextes, comme pour faire annu­ler ou retar­der la béto­ni­sa­tion d’une zone humide, la construc­tion d’un barrage, etc., il peut être tout à fait défen­dable et même stra­té­gique d’in­ten­ter des procès contre diffé­rents acteurs de la destruc­tion de la nature ou de l’ex­ploi­ta­tion sociale. Le problème, ici, c’est que nos coali­sés exigent n’im­porte quoi.

Nous pouvons sauver la civi­li­sa­tion indus­trielle (prolon­ger, pour un temps limité, son exis­tence, grâce aux éner­gies et tech­no­lo­gies dites « vertes » et à la géoin­gé­nie­rie), ou nous pouvons sauver le monde vivant qu’elle détruit (et nous sauver par la même occa­sion). Il faut choi­sir. Il n’est pas possible de sauver les deux ensemble.

Au moment où ces lignes sont écrites, le site web inter­na­tio­nal d’in­for­ma­tions écolo­gistes Monga­bay publie un article inti­tulé « Les protec­tions inter­na­tio­nales ne stoppent pas la surex­ploi­ta­tion des pango­lins au Came­roun », dans lequel on apprend qu’un « rapport récent montre que l’ins­crip­tion en 2016 des pango­lins à l’an­nexe I de la CITES qui inter­dit leur commerce inter­na­tio­nal, n’a pas d’ef­fet au niveau local sur la protec­tion de cet animal en Afrique centrale. » Les cas comme celui-ci, on ne les compte plus. Car le recours juri­dique, s’il peut parfois servir dans la lutte contre le fléau socioé­co­lo­gique qu’est la civi­li­sa­tion indus­trielle, ne sera jamais suffi­sant. Et c’est un autre problème que pose la campagne média­tique de leur « affaire du siècle », qui risque de promou­voir l’idée qu’il est possible d’ob­te­nir un chan­ge­ment signi­fi­ca­tif au travers du système juri­dique d’État.

***

On nous rétorquera qu’il s’agit toujours de quelque chose, et que ce quelque chose vaut toujours mieux que rien. Affir­ma­tion douteuse. Primum non nocere : d’abord, ne pas nuire. La multi­pli­ca­tion fréné­tique de ces initia­tives citoyen­nistes (le mois dernier a vu naître l’ini­tia­tive « On est prêt », et juste avant elle l’ini­tia­tive « Il est encore temps », et voilà main­te­nant « L’af­faire du siècle ») semble remplir un vide. Semble. En réalité, la proli­fé­ra­tion de ce type d’ini­tia­tives est incroya­ble­ment nuisible, en ce qu’elle fait naître, qu’elle encou­rage ou qu’elle renforce un espoir naïf et absurde, une illu­sion. À grand renfort de moyens tech­niques stimu­lants, à l’image des vidéos des youtu­beurs écolos, et du clip de promo­tion de cette « Affaire du siècle » : le format est « cool », le montage dyna­mique, la propa­gande réus­sie. Seule­ment, la lutte écolo­gique n’a pas voca­tion à être « cool ». Notre mode de vie — la civi­li­sa­tion indus­trielle — consti­tue une menace pour l’en­semble des espèces et de la toile du vivant. Une exter­mi­na­tion (les scien­ti­fiques parlent, plus insi­dieu­se­ment, d’ex­tinc­tion) de masse est en cours. Il faut se rendre à l’évi­dence : le combat néces­saire pour sortir de cette civi­li­sa­tion qui porte la mort comme la nuée porte l’orage sera long et doulou­reux.

Étant donné tout ce qui précède, force est de consta­ter que les initia­tives de ces ONG, de ces youtu­beurs et de ces figures de l’éco­lo­gie média­tique, loin de sensi­bi­li­ser l’opi­nion publique aux problé­ma­tiques socioé­co­lo­giques, ne servent qu’à alimen­ter les illu­sions et les faux espoirs domi­nants, notam­ment en promou­vant les idées suivantes :

  1. L’idée selon laquelle notre problème se résu­me­rait au réchauf­fe­ment clima­tique, à un taux de CO2 atmo­sphé­rique qu’il nous faudrait contrô­ler.
  2. L’idée selon laquelle le « déve­lop­pe­ment durable » (les éner­gies dites « renou­ve­lables », l’ef­fi­ca­cité éner­gé­tique, etc., en bref : un ajus­te­ment tech­no­lo­gique de la société indus­trielle) pour­rait nous tirer d’af­faire, endi­guer le réchauf­fe­ment clima­tique — et faire en sorte, acces­soi­re­ment, même si cela a de plus en plus tendance à être éclipsé par la foca­li­sa­tion sur le climat, que la société indus­trielle devienne soute­nable, respec­tueuse du monde natu­rel.
  3. L’idée selon laquelle à l’aide d’un ajus­te­ment écono­mique (qu’on appel­le­rait écono­mie sociale et soli­daire, écono­mie du partage, écono­mie colla­bo­ra­tive, écono­mie contri­bu­tive, ou quelque jolie expres­sion que les experts du marke­ting auraient inven­tée), la société indus­trielle pour­rait deve­nir socia­le­ment juste, en plus de soute­nable.
  4. L’idée selon laquelle, bien que récal­ci­trant, l’État serait tech­nique­ment en mesure de réali­ser les fantasmes préci­tés, et qu’il nous faudrait seule­ment l’y contraindre.

L’ef­fi­ca­cité éner­gé­tique et de nouvelles indus­tries de produc­tion d’éner­gie ne rendront jamais soute­nable la civi­li­sa­tion indus­trielle. Au contraire, elles contri­buent à perpé­tuer son carac­tère intrin­sèque­ment délé­tère. La société de masse capi­ta­liste ne sera jamais socia­le­ment juste. Nous avons besoin de rien de moins que du déman­tè­le­ment complet de la société indus­trielle mondia­li­sée, de l’État, du capi­ta­lisme. Nous avons besoin d’une décrois­sance radi­cale, d’une disso­lu­tion de la société de masse au profit d’une multi­tude de socié­tés véri­ta­ble­ment démo­cra­tiques — fondées, donc, sur des tech­no­lo­gies démo­cra­tiques. Ce que ni l’État ni son système judi­ciaire ne permet­tront ni n’en­cou­ra­ge­ront jamais. Il va falloir se battre.

Kevin Amara & Nico­las Casaux


  1. https://laffai­re­du­siecle.net/laffaire/
  2. Pour une liste non-exhaus­tive, un recen­se­ment provi­soire des victimes de la répres­sion d’État de ces dernières semaines : https://desar­mons.net/index.php/2018/12/11/recen­se­ment-provi­soire-des-blesses-graves-des-mani­fes­ta­tions-du-mois-de-decembre-2018/
  3. https://www.oxfam­france.org/a-la-une/un-recours-histo­rique-pour-prote­ger-le-climat-et-notre-avenir/
  4. https://www.monde-diplo­ma­tique.fr/2014/06/BREVILLE/50487
  5. https://partage-le.com/2017/02/leco­lo­gie-du-spec­tacle-et-ses-illu­sions-vertes/
  6. https://partage-le.com/2018/10/de-paul-hawken-a-isabelle-delan­noy-les-nouveaux-promo­teurs-de-la-destruc­tion-durable-par-nico­las-casaux/
  7. Voir ici : https://www.actu-envi­ron­ne­ment.com/ae/news/empreinte-carbone-france-hausse-emis­sions-co2–25628.php4 et là: https://partage-le.com/2015/11/limpos­sible-deve­lop­pe­ment-durable-par-george-monbiot/
  8. http://www.lepa­ri­sien.fr/envi­ron­ne­ment/initia­tives-envi­ron­ne­ment/comment-mesure-t-on-les-emis­sions-de-gaz-a-effet-de-serre-07–02–2018–7545936.php
  9. https://cdn.green­peace.fr/site/uploads/2018/12/2018–12–17-Demande-pr%C3%A9alable.pdf
  10. Voir : https://partage-le.com/2017/02/des-dangers-du-deve­lop­pe­ment-durable-ou-capi­ta­lisme-vert-par-derrick-jensen/ et : https://partage-le.com/2016/02/cet-insou­te­nable-mot-de-deve­lop­pe­ment-par-fabrice-nico­lino/ et : https://partage-le.com/2015/12/le-deve­lop­pe­ment-durable-est-un-mensonge-par-derrick-jensen/
  11. À propos de l’effi­ca­cité éner­gé­tique, il faut lire cet article de Max Wilbert : https://partage-le.com/2018/06/pourquoi-leffi­ca­cite-ener­ge­tique-ne-resout-rien-bien-au-contraire-par-max-wilbert/
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Comments to: Quelques remarques sur « L’af­faire du siècle » (par Kevin Amara et Nico­las Casaux)
  • 20 décembre 2018

    Salut Nicolas,
    Je te copie/colle mon commentaire à propos de cet non-événement sur la page facebook – De l’effondrement à la résilience Groupe Haut-Rhin 68 -.

    “Bravo, merci à eux de mettre la pression sur l’État français sur son inaction face aux enjeux climatiques et environnementaux, même si je reste quand même (très) sceptique sur la naïveté du discours.
    Nous sommes face à un 5 nœuds gordien : l’augmentation de la population, l’augmentation de la consommation (niveau de vie), l’efficience des flux, les agencements socio-écologiques (répartition des impacts) et le référentiel des besoins.

    La lutte contre le dérèglement climatique (et tous les effets de bord et les effets de rebond qui vont de pair) à + 2 °C revient à diviser (quasiment) par deux notre PIB d’ici 2030, et par 10 — si on veut éviter les +4 °C d’ici la fin du siècle (quasiment impossible, voir article Nature décembre 2017, on est déjà sur des scénarios à + 5 °C) – relève tout simplement de l’utopie sociale et économique. Pourquoi ? Avouer publiquement et politiquement que la lutte contre le dérèglement climatique revient à diminuer puis à diviser notre système économique (entendre PIB dans le schéma actuel) n’est politiquement, socialement et économiquement pas recevable aujourd’hui, même si c’est structurellement inévitable à terme.
    À l’heure de la fronde nationale pour un meilleur pouvoir d’achat et contre le mépris de la caste politique, il est de toute évidence impensable de démontrer à la population et aux « élites » que le maintien de notre système-Terre passera par (qqls exemples) : la fin des pensions de retraite, la fin des 35 h, la fin de notre modèle économique qui nous assure un des meilleurs IDH de la planète, la fin de l’abondance énergétique, ou encore la fin de notre confort de vie. La sobriété heureuse qu’on vous annonce demain est celle où il va falloir transpirer. C’est surtout celle où il va falloir faire des choix vitaux pour assurer les besoins fondamentaux (alimentaire, énergétique, sécurité, production), les besoins de paix publique (protection, défense) et les différents équilibres (identité, cohésion, coopération) pour la population, leur famille et leur territoire (commune, département, région).

    Qui veut l’entendre aujourd’hui et qui peut le porter politiquement ?

    Je n’ai ni le temps de vous montrer la corrélation entre l’énergie, l’économie, les ressources et notre niveau de vie (Cf voir mes conférences), ni le temps de vous expliquer la résilience territoriale (Cf ma thèse), mais il me semble important de bien comprendre la logique suivante : porter plainte contre l’État pour inaction contre la lutte contre le climat revient, in fine, à lui demander un niveau de vie comparable aux français des années 1900 en plus de devoir résoudre en même temps les 5 nœuds gordiens pour maintenir notre système-Terre.
    Autrement dit, je ne sais pas si ces bobos parisiens ont réellement saisi ce que signifie de vivre comme grand-papa d’avant la Grande Guerre avec l’héritage actuel — dérèglements majeurs (complexes, internes et externes) de tout ordre (climatique, énergétique, environnemental, matières premières, biogéologique) —.

    Dans tous les cas, il s’agit clairement d’un débat de société qui doit absolument être porté par la société civile, à l’échelle mondiale, européenne, nationale, départementale, communale ? Je ne sais pas. Pouvons-nous le faire ? Je ne sais pas.

    Par contre, je sais qu’il est encore possible d’infléchir les trajectoires en Sud Alsace en développant urgemment la résilience territoriale, cette capacité des êtres et des systèmes socio-écologiques à absorber les chocs et à se transformer.
    Loin de prôner le repli sur soi, les stratégies de résilience encouragent le partage, la coopération, l’autonomie créatrice de tous les acteurs locaux et peuvent se manifester sous différentes formes (économique, démocratique, alimentaire, sanitaire, mobilité, démocratique, etc.).
    Ceci est peu coûteux à mettre en place, règle en partie les problèmes socioéconomiques du territoire et permet de préparer des futurs beaucoup plus souhaitables que ceux vers lesquels nous convergeons.
    Il n’y a à ce jour aucun village sud alsacien résilient, AUCUN. C’est maintenant de notre responsabilité éthique, personnelle et collective d’y parvenir pour les générations d’aujourd’hui et de demain.”

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  • 21 décembre 2018

    Quand bien même les justifications invoquées sont justes et intéressantes, la posture du “moi j’ai raison tous les autres ont tort” et à taper sur tout ce qui essaie de bouger dans l’écologie grand public et médiatique (comme vous dites) dans chaque papier devient lassante, pour ne pas dire exaspérante. OK vous avez raison sur le fond, mais personne ne vous suit, personne n’est prêt à ne serait-ce que commencer le début d’une révolution décroissante. Personnellement quand j’essaie d’aborder ce sujet autour de moi c’est un flop complet, et ça me fatigue. Donc on peut rester seul dans son coin à critiquer tout le monde, drapé dans ses certitudes, et que rien ne change, ou essayer de comprendre les blocages, biais, idéologies de chacun pour avancer. Quand bien même vous avez, je le répète, raison sur le fond, en fait ça ne sert à rien de le dire. J’en viens à penser que la critique du développement durable ou des autres fumisteries écolo-productives est aussi contre-productive que les causes dénoncées. En dénonçant les impasses politiques, épistémologiques ou psychologiques de l’écologie “grand public”, on donne aussi du grain à moudre aux partisans du productivisme pur et dur, encore plus nocifs quoiqu’on en dise, et qui se disent “vous voyez bien, c’est trop compliqué et contradictoire l’écologie, autant faire comme on fait”.

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    • 21 décembre 2018

      Je pense au contraire que c’est bien de le dire. Quand on nous enfume médiatiquement en permanence, heureusement qu’il y a un contre pouvoir, sinon c’est pensée unique et abrutissement généralisé; là où on en est en fait.

      Je constate la même chose que vous sur le sentiment de solitude quand on porte de tels discours, mais je crois que c’est justement en en parlant, que d’ici quelque temps on sera plus nombreux à porter l’idée. Par exemple, Etienne Chouard était peu entendu jusque là et le mouvement des gilets jaunes a participé à diffuser son idée de vrai démocratie. Son idée circule. La preuve en est que le pouvoir commence à craindre cette idée (tirage au sort, le peuple décide etc) et décide d’attaquer le Monsieur en le traitant de facho:
      http://chouard.org/blog/2018/12/20/ric-pour-les-gilets-jaunes-et-les-autres-les-moeurs-des-journalistes-en-france-en-2018-avec-les-vrais-opposants-cest-2-qui-tiennent-et-3-qui-cognent-et-un-baillon-pour-quil-se-taise/

      Continuons à parler des problèmes, sans tabou!

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      • 23 janvier 2019

        Merci pour le droit de réponse de Chouard que je n’avais pas encore vu.
        J’ai été moi aussi scandalisé du traitement que les médias lui ont réservé. Ça fait maintenant 5 ans qu’il a dénoncé les dérives de Soral mais on entend sur tous les plateaux télés que Chouard = Soral = fasciste = on parle pas du RIC.
        Affligeant.

        Reply
    • 21 décembre 2019

      Salut,
      Je voulais juste te dire que je comprends cet agacement face à des articles qui descendent systématiquement les tentatives de donner de l’espoir par des moyens socialement acceptables de protester, et d’autre part cette lassitude de se sentir seul à comprendre la gravité de la situation dans son entourage proche.
      En revanche ce n’est pas vrai que personne ne pense comme ça. Mais ce sont des positions extrêmement radicales et donc douloureuses à prendre, et elles nécessitent une déconstruction complète de son mode de pensée, de son éducation, et de la manière de voir le monde, quand on est occidental et qu’on a toujours été les protégé(e)s ce système toxique. Je ne sais pas quel âge tu as, personnellement je n’ai pas encore vingt ans donc je pense être encore prête à me battre pour ne pas vivre dans le monde que conçoivent les dirigeants. Parce que j’ai vraiment très peur.

      Aussi je comprends ce que tu dis sur le fait qu’il y a une telle manipulation de la part des élites dirigeantes et des puissants, et une telle confusion face à la complexité d’un problème à plusieurs têtes, qui est causé par les politiques et par une certaine classe sociale, et dont les conséquences sont analysées par tout un éventail de sciences naturelles et humaines. Je me sens souvent découragée, et peut-être qu’un jour j’abandonnerai la partie, mais pour le moment je suis vraiment animée par la colère et par la peur. Le problème, et c’est ce que je me dis à chaque fois, c’est qu’abandonner, c’est précisément ce que les capitalistes, ceux qui font leur maille sur la destruction du vivant et sur l’asservissement des humains, attendent de nous. Rien d’autre, pour eux c’est aussi simple que ça. Juste abandonner et marcher sur le chemin qu’ils ont déforesté pour nous.

      Et je pense que malgré la complexité du drame que nous vivons, il y a des évidences qu’on ne peut pas nier quant à la direction que nous devons prendre. Le discours des politiques omet (volontairement) d’être sensé sur les sujets écologique et humain, mais la réflexion que nous pouvons construire pour essayer de lutter efficacement n’omet par les réalités de ce que recherchent ces politiques. Il y a déjà une inconnue en moins.

      Il y a des choses qui sont évidentes, enfin je crois. Si les énergies fossiles détruisent l’environnement, on cesse de les utiliser. Si on coupe plus d’arbres qu’il ne le faut pour laisser à la forêt le temps de se régénérer, on arrête. Si un système ne peut apporter une vie décente et épanouissante (au prix d’un déni plus ou moins important pour vivre en paix) qu’à une minuscule frange privilégiée de la population – en fait, de la toile du vivant tout entier – on en sort le plus vite possible. Je crois que si on arrive à garder en tête ces grandes lignes directrices, même en se rendant compte que certaines idées de bonne volonté sont des échecs stratégiques, on ne peut que devenir plus efficaces. On apprend des erreurs les uns des autres, je pense que ça n’a échappé à personne finalement que cette “Affaire du siècle” ne peut pas apporter les effets attendus. On peut peut-être dire que sur ce point précis c’est une leçon, pour ceux qui veulent progresser. Ceux qui n’abandonneront pas deviendront plus radicaux.

      Je ne sais pas si mon pavé est d’un grand intérêt pour toi ou pour les autres qui le liront mais je voulais juste dire que moi aussi je suis très remuée par tout ce que je lis (notamment DGR en ce moment) mais que je crois qu’on est au moment crucial où nous ne pouvons pas abandonner alors que les générations précédentes n’ont pas eu d’autre choix que de s’en remettre à nous. On arrive à un moment où il faut croire en nous, il faut qu’on arrive à une extrême solidarité, à un extrême soutien les uns des autres.

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  • 21 décembre 2018

    Merci pour cet article très, très intéressant, qui met des mots précis sur le malaise que je ressens face à ce genre de mobilisation.

    Ceci dit, à la fin de ma lecture, je suis très embêtée : se battre ? Ça veut dire quoi ? Quelles actions recommandez-vous ?

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    • 22 décembre 2018

      Se battre, ces jours-ci, cela veut dire prendre la rue, aller aux frontières, bloquer les flux, bref mettre son gilet jaune. Parce qu’au-delà des miettes obtenues qui ne trompent personne (et qui constituent cependant une victoire historique vu l’échec de tous les mouvements sociaux depuis une ou deux décennies), le principal bénéfice de ce mouvement est de ralentir significativement la course folle de la société de consommation et par corollaire la destruction de notre milieu.
      Et puis si l’on veut avoir une chance d’arrêter le désastre, il ne faut pas écrire des pétitions, faire des procès, ou participer aux carnavals urbains du type “Marche pour le climat”, mais agir pour destituer l’oligarchie qui tient le pied appuyé sur la pédale de l’accélérateur. C’est ce que font les gilets jaunes, ici et maintenant, sans doute sans en avoir conscience, sans prétention théorique, simplement parce qu’ils ont une conscience aiguë des choses “qui ne se font pas”. Orwell appelait ça la décence commune.

      “Le pouvoir est logistique, bloquons tout”

      Reply
      • 28 décembre 2018

        mouais. Très démocratique tout ça.
        Bloquer ça n’est pas un programme.
        Quand dans une démocratie on croit faire la révolution, on aboutit qu’à une seule chose, l’arrivée au pouvoir d’un parti populiste et autocratique. Historiquement, c’est automatique.

        La presse critique les Gilets jaunes ? “Bloquons la presse !”
        Ça donne envie, votre monde.

        Reply
        • 29 décembre 2018

          Ca tombe bien, la France n’est pas une démocratie. Et écrire “historiquement c’est automatique” est historiquement faux.
          Et quand en cas de révolution démocratique arrive effectivement au pouvoir un parti “populiste et autocratique”, historiquement c’est bien souvent quand la haute bourgeoisie, l’oligarchie, décide d’unir ses forces à l’extrême droite plutôt que de perdre ses privilèges. C’est ce qui s’est passé en Catalogne justement, avec une alliance bourgeoisie-communistes-franquistes.
          Quand la démocratie réelle, c’est-à-dire la démocratie directe, est en passe de triompher, les dominants tombent vite les masques et on voit ce que le mot “démocratie” signifie pour eux. Ce sont des observations qu’il est aisé de constater ces jours-ci.

          Si vous voulez savoir ce que c’est qu’une vraie démocratie, au-delà du théâtre qu’on nomme ainsi aujourd’hui, lisez ce petit tract d’actualité :
          https://lesamisdebartleby.wordpress.com/2018/11/29/gilets-jaunes-gascons-%e2%80%afmacron-demission%e2%80%89-oui-et-apres%e2%80%89%e2%80%af/

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  • 21 décembre 2018

    Absolument d’accord !!!

    Reply
  • 22 décembre 2018

    Les discours radicaux sont de bonne guerre et je pense qu’ils ont raison d’être : il y a urgence. Marx et sa suite (Rosa Luxembourg, Debord, Cousin et d’autres) entonnaient “à bas l’État, à bas le Capital, à bas la Marchandise”. Si l’analyse est pertinente, si la question du pourquoi tombe sous le sens, c’est toujours la question du comment qui coince. Comment abattre la civilisation thermo-industrielle, comment trucider le Capital. Comment abolir l’Etat. Comment en finir avec la Marchandise et le Spectacle. Pas facile, car avec des mesurettes on n’avance pas. Compter sur ce que Marx appelle la “baisse tendancielle du taux de profit”, est un peu illusoire si l’on veut une solution dans un délai relativement bref (car le capital sait se reproduire de manière de plus en plus sophistiquée, il ne veut pas mourir, il résiste comme il peut).
    Donc, c’est quoi la marche à suivre, s’il en est une ? Il y a des ce,tai,es de milliers de gens qui se posent la question. Mais y a-t-il une réponse satisfaisante ? J’ai bien peur que ce soit très compliqué.

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  • 22 décembre 2018

    C’est bien beau de critiquer mais que proposez vous comme moyen d’actions vu que selon vous porter plainte est illusoire et utopique ? J’ai signé la pétition et pourtant je ne partage pas votre avis sur les points 2 et 3 que vous soulevez.
    Nombre de personnes sensibles à la catastrophe qui s’annonce se sentent impuissantes face cette impossibilité d’agir. Alors oui, un peu d’espoir fait du bien.
    Que pouvons nous faire d’autres ? Proposez des solutions plutôt que de critiquer les actions des autres …

    Reply
    • 28 décembre 2018

      Zel, dans sa rubrique “Livres à découvrir” ou au fil des articles, ce site fait référence à tout un tas d’ouvrages et notamment les 2 volumes de “Ecologie en résistance” ou encore “DGR – Un mouvement pour sauver la planète” etc…
      Ce genre d’ouvrages développent des idées, des stratégies (tu peux appeler ça ‘solution’ si tu le souhaites)

      Reply
    • 2 janvier 2019

      j’allais le dire
      Lierre Keith développe ça très bien ici (50ème —> fin) :
      https://www.youtube.com/watch?time_continue=3388&v=pJ9WaLogh9o

      Reply
  • 23 décembre 2018

    Par honnêteté et curiosité intellectuelles, j’ai bien voulu suivre le très long argumentaire détaillé et plaidoyer contre “L’Affaire du siècle” (dont j’ai signé et soutenu la pétition) qui mérite en effet d’être considéré. Tout au long et plus j’approchais de la fin du texte, je me disais : “So, what?”, “alors quoi?”, “quelles solution et méthode?”… Il faut attendre le dernier petit paragraphe de 10 lignes pour y trouver 2 phrases définissant l’objectif prétendument alternatif à se fixer : “Nous avons besoin de rien de moins que du démantèlement complet de la société industrielle mondialisée, de l’Etat, du capitalisme.” & “Nous avons besoin d’une décroissance radicale, d’une dissolution de la société de masse au profit d’une multitude de sociétés véritablement démocratiques – fondées, donc sur des technologies démocratiques.” OK pour moi (je ne serais pas étonné que les protagonistes de “L’Affaire du siècle” partagent aussi cette visée finale). Bon, et on fait quoi pour prendre ce chemin ? Les 5 derniers mots du pamphlet nous donnent la solution miracle : “Il va falloir se battre”. Nous voilà bien avancés ! 🙂 “L’Affaire du siècle” aurait tout faux… mais la formule magique du combat (comment, quels outils, quelles étapes, … ?) nous ramène… où ? Flop du siècle ou fumisterie intellectuelle du siècle ???

    Reply
    • 30 décembre 2018

      “Par honnêteté et curiosité intellectuelles”.
      A la lecture de votre prose, votre honnêteté intellectuelle est de pure forme.
      On ne peut que vous renvoyer vers les nombreux ouvrages et travaux d’auteurs dont la lecture devrait vous éclairer.
      Que voulez içi ? Un article de 3000 pages ?
      En fait, je ne sais même pas pourquoi je prends 2 minutes pour répondre à ce genre de réaction méprisante autant qu’arrogante, sans doute parcqu’elles truffent les commentaires des articles du site ?
      .
      Pour faire simple :
      1/Postulat : Nous sommes conditionnés par un système à vivre et entretenir le dit système qui même la planète vivante à sa perte (ref. innombrables).
      2/Le problème est systémique. Par définition déshumanisée et intransformable fondamentalement (ref. innombrables). Certains Souhaitent donc la mort la plus rapide possible du système en question.
      3/Solution proposée par le DGR : le pourrir au plus tôt par l’activisme et par tout les moyens possibles (ref. innombrables).
      .
      Maintenant, si vous ne voulez passer que 3 minutes pour comprendre le fond, libre à vous (tous). Mais ne la ramenez pas en débutant votre commentaire par : “Par honnêteté et curiosité intellectuelles, j’ai bien voulu suivre le très long argumentaire…”
      .
      Argumentaire qui est d’ailleurs particulièrement court cette fois ci, déjà développé dans de nombreux articles postérieurs.
      .
      Bonne journée.

      Reply
      • 30 décembre 2018

        On peut rajouter un point 4… Histoire de ne pas tendre le bâton….Quoique.
        .
        4/ Proposition de système alternatif qui pourrait remplacer le grand n’importe quoi. Décroissant, local, humain, simple, fraternelle, modéré, bienveillant….
        .
        Oh ! mais que voila des mots qui ne peuvent que faire ricaner ! Et qui nécessiteraient des heures de négociations et perspectives pour être recevables. Mais après tout, au diable ces billevesées n’est il pas ? Le marché va bien finir par s’autoreguler,les enfants de moins de 10 ans cesser de fouiller les décharges de notre “monde” et la terre s’arrêter toute seule de se transformer en astéroïde.
        .
        Mode colère [off]

        Reply
  • 23 décembre 2018

    Pourquoi n’est-il jamais question de l’activité militaire mondiale dont la pollution est évaluée à 20% des activités polluantes ? Pour ne citer que certaines terres ne peuvent plus être utilisées à cause des mines antipersonnel, ou des bombes à uranium. D’autre part la fabrication des armes et les essais consomment énormément d’eau potable et libèrent des gaz nocifs et radioactifs. Or les dépenses militaires mondiales n’ont jamais été aussi élevées 1850 milliards de dollars en 2017 et à la demande de l’OTAN les pays membres sont obligés d’augmenter leurs dépenses militaires à 2% de leur PIB. Un traité d’interdiction des armes nucléaires a été signé en juillet 2017 : agissons pour que 50 pays le ratifient pour qu’il s’applique (20 l’ont déjà ratifié) et mobilisons nous pour abolir la guerre.

    Reply
  • 23 décembre 2018

    Ok, ok. Mais en ce qui me concerne, je ne crois pas une seconde que cela aboutira à quelque chose de concret sur le plan de l’état mais j’ai quand même signé. Parce qu’il faut atteindre “le centième singe”. Même si ce n’est qu’une métaphore, tous les moyens sont bons pour atteindre le point de rupture où même le plus nombrilocentré des Amazon-addicts aura entendu parler de la catastrophe écologique qui s’annonce. Après il y aura toujours des collabos, des résistants, et des jemenfoutistes, c’est ainsi. Votre article est très bien documenté et aussi met l’accent sur l’arnaque psychologique que peut être le “bio-équitable”. Et tiens, comme par hasard, c’est un mec qui fabrique et vend le produit, et une femme qui accepte de se laisser “entuber”. Toute ressemblance … Et je suis tout à fait d’accord avec le démentelment radical et le fait qu’il va falloir se battre. Bonne continuation.

    Reply
  • 23 décembre 2018

    C’est quoi des technologies démocratiques ? Vous parlez de décroissance mais quelles technologies dans cette décroissance ?

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  • 24 décembre 2018

    Bonjour,
    Je suis membre de Notre Affaire à Tous, l’ONG a l’initiative du recours. Pour faire très court : 1) C’est bien il faut garder son esprit critique. 2) Dans le fond on est d’accord avec vous il faut un changement radical de la société. C’est pour ca qu’on attaque pas seulement l’Etat mais également Total en justice, car nous sommes conscients du pouvoir et de la responsabilité des multinationales dans le changement climatique ainsi que de la protection de l’environnement. 3) On est un collectif de juristes à la base de ce recours et on croit à l’effet de l’application du droit. C’est pour ça qu’on demande au juge entrés autres d’enjoindre L’Etat à respecter ses propres engagements auxquels il s’est astreint. En d’autres termes, on vise à donner une réelle force exécutoire à des lois qui, malheureusement, ne sont pas respectées. 4) Il est vrai qu’il y a des enjeux tout aussi importants que le climat tels que la protection sociale, la biodiversité, le nucléaire, la guerre et j’en passe. Mais on ne peut tout mélanger surtout lorsque l’on introduit un recours en justice, qui doit traiter d’un préjudice, d’un danger ou de la protection de certains droits plus ou moins précis. 5) On considère que tous les moyens sont bons pour parvenir à la protection du climat et de l’environnement, y compris l’action en justice et la mobilisation citoyenne sur les réseaux sociaux.

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    • 24 décembre 2018

      Salut, le problème c’est qu’aucun des 5 points que tu cites ne font partie des problèmes principaux qu’on expose. Qui sont, pour faire très bref :
      1. Que vous faites un procès pour demander plus de développement durable (pour faire court, c-a-d le “développement des énergies renouvelables” et “l’amélioration de l’efficacité énergétique”, principalement, pour reprendre vos formulations).
      2. Que vous confondez “protection du climat et de l’environnement” et “développement durable” alors que les deux sont antinomiques, contradictoires. C’est-à-dire que vous semblez soit ignorer soit ne pas comprendre que le “développement durable” ne permettra jamais d’endiguer le désastre en cours, qu’il désigne la continuation du désastre qu’est la société industrielle (dont il n’existe pas de version verte, durable, soutenable, sauf dans les délires absurdes de ses plus fervents idéologues). Il y a un certain nombre d’articles sur le développement durable sur notre site. N’hésitez pas à y jeter un œil pour plus d’explications.

      Comme : https://partage-le.com/2018/10/de-paul-hawken-a-isabelle-delannoy-les-nouveaux-promoteurs-de-la-destruction-durable-par-nicolas-casaux/
      https://partage-le.com/2018/06/pourquoi-lefficacite-energetique-ne-resout-rien-bien-au-contraire-par-max-wilbert/
      https://partage-le.com/2018/05/9289/
      https://partage-le.com/2017/02/lecologie-du-spectacle-et-ses-illusions-vertes/
      https://partage-le.com/2017/02/des-dangers-du-developpement-durable-ou-capitalisme-vert-par-derrick-jensen/
      https://partage-le.com/2017/08/ce-nest-pas-seulement-la-production-delectricite-qui-pose-probleme-cest-son-utilisation-et-tout-le-reste/
      https://partage-le.com/2016/02/cet-insoutenable-mot-de-developpement-par-fabrice-nicolino/

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      • 27 décembre 2018

        Nicolas,

        J’ai lu un certain nombre de vos articles ainsi que le PDF du mouvement DGR « rejoindre DGR ». Je ne connaissais pas votre mouvement. Je réponds ci-dessous à votre dernier commentaire.
        Premièrement, on ne fait pas de procès pour demander plus de développement durable. Je ne suis pas sûr que vous ayez réellement lu et compris notre document. Je pense que votre opinion s’est arrêtée sur des symboles et des idées préconçues.

        Nos demandes sont les suivantes : réparer les préjudices invoqués (préjudices moraux des associations et de certains membres ainsi que du préjudice écologique ; i.e. nécessaires pour justifier notre intérêt à agir) ainsi que « Prendre toute mesures utiles permettant de stabiliser, sur l’ensemble du territoire national, les concentrations de GES dans l’atmosphère à un niveau qui permette de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète à 1,5 °C ».
        En revanche, à aucun moment nous demandons une meilleure mise en œuvre de la notion de développement durable. Si tu cherches avec ctrl.f dans le document de la demande préalable, tu constateras très rapidement mon propos. Je t’invite à vérifier. En ce qui concerne la demande relative au développement des énergies renouvelables et à l’augmentation de l’efficacité énergétique, cela n’équivaut pas à demander « plus de développement durable ». Au contraire, l’efficacité énergétique vise tout simplement l’efficacité, la rationalité et la frugalité pour réduire in fine notre consommation. Beaucoup de possibilités existent en fait à cet égard. L’énergie renouvelable doit être développée quant à elle pour faire face a minima à nos besoins les plus essentiels et pour remplacer les énergies très sales ou nucléaires. Et, quand bien même la production de nouveaux matériaux pour les éoliennes ou les panneaux solaires a un impact plus ou moins problématique sur l’environnement et les droits de l’homme, celui-ci n’est pas aussi important même s’il doit encore s’atténuer. A cet égard, un mouvement juridique international important vise à responsabiliser les multinationales. Du reste, il est clair que les solutions technologiques doivent encore être améliorées.

        Quoi qu’il en soit, si le gouvernement donnait satisfaction à nos demandes, un changement de société radical et positif devrait être mis en œuvre, car la protection du climat et de l’environnement nécessite une vision holistique. Il est de ce point de vue très clair que le sacrifice d’une parcelle de forêt pour un champ de panneaux photovoltaïques soit une absurdité totale. Mais de nos jours, nous disposons des moyens nécessaires, qu’ils soient politiques, juridiques et de communication pour empêcher que de telles aberrations se répètent à l’échelle locale.

        Malgré tout, je pense comprendre ce que vous écrivez, dans le sens où notre demande se heurte au système capitaliste et à son modèle de croissance économique dans lequel la France et le monde entier sont profondément ancrés. Je suis sensible à cette critique car elle est loin d’être dénuée de sens. Au regard de cette situation, seul le développement durable pourrait être selon vous une voie alternative admissible au statut quo pour le système économique. Vous avez sûrement raison. Il faut se battre pour que cela ne soit pas la seule alternative crédible à nos sociétés.

        Au demeurant, votre critique teintée d’un mépris profond à l’égard de notre action en raison de nos moyens de communications pour appeler à un éveil des consciences me semble être très peu constructive. En outre, au regard de l’intérêt largement insuffisant de la société et du monde entier pour les enjeux environnementaux, votre appel à la décroissance radicale et au démantèlement de nos sociétés industrielles en guise de conclusion est encore plus utopique et fondamentalement irréalisable (du moins, à l’heure actuelle). En effet, comment comptez-vous faire entrer des gens en résistance, en France ou dans les pays en développement, alors qu’ils n’ont pas de conscience écologique et n’ont même pas les moyens d’en avoir une ? Les personnes subissant la pauvreté ne peuvent presque pas se permettre de se consacrer à la protection de l’environnement. Or, un mouvement d’écorésistance requiert une certaine masse de personnes disponible, et ce à l’échelle planétaire.

        En tout cas, depuis que l’Etat néerlandais s’est fait condamner en 2015 par sa propre justice, des recours contre les Etats et contre les entreprises pollueuses se sont multipliés dans le monde entier, à savoir aux USA, en Europe, en Inde, en Australie, dans les Philippines etc… Je pense que ce mouvement est porteur d’espoir même s’il est vrai que beaucoup de défis juridiques restent à être relevés. Ce mouvement ne vise pas nécessairement à sauver la civilisation industrielle, mais à la réinventer, et ce, par des moyens pacifistes, avec l’appui de normes existantes et acceptées par nos sociétés telles que les droits de l’homme et celles visant la protection de l’environnement.

        Le document du DGR prétend qu’un changement de paradigme est impossible en l’état (notamment avec les générations existantes, renvoi à l’idée de Max Planck), mais vous n’êtes aucunement en mesure de le prouver. Nous ne sommes pas non plus en mesure de prouver qu’une transition écologique pacifiste puisse se réaliser. Mais je veux croire que la transition écologique vers la décroissance et la permaculture puisse se réaliser de manière pacifique. Cela requiert un engagement quotidien, qui ne peut se restreindre au seul champ des idées.

        En attendant, au lieu de s’opposer à notre action et de vouloir s’en démarquer à tout prix, vous feriez-mieux de nous rejoindre car je pense que nous nous battons pour la même cause. En effet, si le temps semble être venu au Brésil pour prendre les armes afin de protéger l’Amazonie contre les projets du nouveau gouvernement, cela ne me paraît pas encore être le cas en France. Pour moi, vos idées sont prématurées et non adaptées à la France et à l’Europe. Avant de vouloir faire usage de la force, tous les moyens pacifistes devraient être mis en œuvre. Et on est encore très loin d’avoir utilisé tous les moyens non-violents possibles.

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        • 30 décembre 2018

          Vous pensez pouvoir changer les effets délétères du système en chargeant la responsabilité sur l’individu qui devrait pouvoir, par son comportement, sa prise de “conscience” modifier la mécanique du système, le rendant plus vertueux.
          Il y a, à mon sens, une profonde différence d’analyse.
          .
          Demandez à Apple (Apple le Trust pas l’individu) de ne pas continuer à vendre du rêves mais à expliquer concrètement l’impact de ses productions sur les ressources humaines et naturelles.
          .
          Demandez à British Petroleum (BP le Trust pas l’individu) de ne pas s’impatienter de voir la calotte glaciaire fondre pour pouvoir exploiter les réserves d’hydrocarbure juste en dessous.
          .
          Demandez à mon fils de comprendre pourquoi ses Nike pose globalement une sorte de problème (et ma machine à café, ma bagnole, ma montre, mon ordinateur, mon TGV, mes îles caïmans, les machines formidables qui tiennent son grand père en vie à 93 ans dans quel état…)
          .
          Bref, “Holistiquement”. Vous pensez pouvoir vous battre contre l’extraordinaire pouvoir de conditionnement, de persuasion, de démagogie du système qui s’attaque avec immense succès aux leviers psychologiques les plus primaires et élémentaires de notre espèce en invoquant l’idéaliste faculté d’analyse d’approche holistique que chacun pourrait exercer librement.
          .
          Non. Votre “conscience” écologiste ethnocentrée ne remettra pas en question les absurdes, superficiels et conditionnés besoins “Que je le vaux bien” .
          .
          Et entendre qu’il s’agit de forcer le Gvt à diminuer la quantité de Co2 émise en France et juste complètement con. Rapatrions la production de bien de consommation jusque la importé, en France, et seulement alors la question aurait du sens. Et recalculons le coût réel du KW/h nucléaire tant qu’on y est, cessant de nous cacher derrière un scientisme naïf.
          .
          Et dans votre vidéo, on se garde bien de parler des souffrances animales, humaines et naturelles que le système entretient pour son plus grand profit. Il ne s’agirait pas de trop le chambouller… lui et ses dividendes, retour sur investissement, point de croissance, start up nation et autre Trading Haute Fréquence.

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        • 1 février 2019

          Aucune lutte n’a aboutit pacifiquement.

          Reply
    • 26 décembre 2018

      le mandat impératif n’existe pas en politique ; à mon avis toute décision de justice en ce sens pourra être contestée sur cette base

      Reply
  • 24 décembre 2018

    Bonsoir, je voudrais votre avis sur le site et cette article : https://www.nature.com/articles/s41598-018-19244-x
    Cet article dans une revue scientifique est tout de même sérieuse
    merci

    Reply
    • 26 décembre 2018

      Hello,

      Les rayonnement de la chaleur venant de réservoires magmatiques/plumes plus ou moins à fleur de la surface ont toujours été présents et n’ont jamais empêché le couvert de neiges et de glaces aux pôles de se former, de s’étendre et de persister pendant plusieurs milliers d’années. Que ce soit au Groenland, en Islande ou en Antarctique. La fonte inexorable des calottes ne vient pas de là, tout comme la fonte des glaciers andins ou alpins.
      Lorsqu’il est question du climat, il n’est pas question uniquement des températures atmosphériques voire l’interface entre les glaciers et le substrat (pour rappel, l’atmosphère prends pratiquement peanuts du surplus de chaleur par rapport aux océans), il est question de cycles : cycles de l’eau, cycle du carbone, ..
      Et sur ce dernier point, tout le monde aura beau gesticuler comme il le faut, mais personne ne sait quel sera l’état final de ces cycle quand le système-Terre aura trouvé un nouvel équilibre à cause de nos conneries (émissions fossiles CO2, destruction des réservoirs, modification albedo, monoculture et implications sur la biodiversité et bien d’autres) : il y a de fortes probabilité que l’agriculture ne soit plus possible, et encore moins pour nourrir des repas de fête pour ce cheptel humain à 7 milliards de têtes.
      Le combat pour le moment, c’est de briser et se débarasser de ce qui pourrait empêcher notre vie ou notre survie d’êtres libres, et de devoir troquer cette liberte pour une dépendance à des structures mortifères et prêtes à nous mettre sous tutelle technologique dans l’unique but que rien ne change (et pour cela, l’omniprésence des écrans dans nos vies ont un fabuleux pouvoir hypnotique pour y entrer). La manière… improvisation totale, tous les “manuels” de recettes ont échoué et sont trop connus des organes de coercitions.

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  • 24 décembre 2018

    Merci pour cet article. Il m’oblige à réfléchir différemment.

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  • 26 décembre 2018

    Bonsoir,
    Je lis votre article, intéressant, mais très anxiogène.
    Ils se trompent. Soit.
    Que proposez vous alors? Quelle est la démarche à suivre? Quelle est la position à défendre?
    Faut-il juste se résigner et attendre l’annihilation bien gentiment?

    Il est facile je trouve de ne pas porter votre critique plus loin et d’apporter des éléments constructifs au débat.

    Reply
    • 26 décembre 2018

      Non, il n’est pas facile de formuler notre critique, on aurait aimé vous y voir. En outre, la critique et la proposition sont deux choses différentes, notre article n’avait pas pour objet de se concentrer sur la formulation d’une proposition alternative. Beaucoup d’articles sur notre site se concentrent sur cette question. De même que le livre Deep Green Resistance que nous venons de publier : http://editionslibre.org/produit/deep-green-resistance-un-mouvement-pour-sauver-la-planete-derrick-jensen-lierre-keith-et-aric-mcbay/

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    • 28 décembre 2018

      bonjour, ce terme “anxiogène” est révélateur du fait que l’on veulent “positiver” on veut un “espoir”. En lisant Laborit (et sûrement d’autres) on comprend que c’est vital pour notre structure, sinon on se détruit soi-même. (éloge de la fuite, agressivité détournée).
      cette initiative médiatique est plus simplement citoyenniste; sans remettre en cause le système, elle participe à rassembler des personnes sur un point précis (ici la vie sur terre) de tout milieux sociaux culturels qu’on a tellement atomisé que c’est déjà un grand pas de les rassembler, j’ai vu aussi cela avec les faucheurs, les antinuc à Bure et ailleurs, et autres sites NDDL, Sivens, NoTav.
      La démarche c’est de s’engager dans un domaine de votre affinité et de rallier, soutenir selon vos moyens les groupes d’opposition radicale en plus de ces démarches citoyennistes plus confortables pas inutiles tout de même.
      La position à défendre, c’est la rencontre, c’est l’accès à la terre nourricière non contaminée pour le plus grand nombre. C’est tendre vers des sociétés à taille humaine les plus justes possible et surtout descendre du nuage du développement. (capitalisme, scientisme, barbarie civilisée, productivisme, mécaniste, occidentalocentrique egocentrique etc)
      Il ne faut bien sûr pas se résigner mais se révolter en tenant compte des pièges du passé (cf l’homme révolté) “le pouvoir est maudit” il doit être réparti comme une braise incandescente que l’on se passe une seconde main à main au su et vu de tous.

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  • 26 décembre 2018

    ET mince, je l’ai signé ce truc, un peu trop vite. Je suis pourtant sur la voie de la décroissance personnelle. Merci de m’avoir rappelé ce que je savais pourtant.

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  • 28 décembre 2018

    Intéressant de lire vos réflexions et les réponses étayées dans les commentaires… Gratitude à toutes les personnes qui cherchent à contribuer pour la vie :-). Notre matière grise (qui en fait est rose) est utile en cela, notre intuition et notre cœur aussi, il me semble. Nous sommes tous liés -comme toujours – dans cette expérience à venir !

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  • 6 janvier 2019

    Cet article fût très intéressant quoi qu’un peu cynique et un peu moins appuyé pour ce qui est de la critique des youtubeurs et des visages de l’écolo cool.
    Je pense que rendre l’écologie cool est une bonne idée et permet de donner à cette lutte de l’importance que une élite d’érudits ne pourrait soulever.
    Je pense que ces érudits et intellectuels devraient plutôt marcher main dans la main pour amener ces youtubeurs et autres visages à transmettre les bons messages.
    Car je crois que dénigrer n’a plus place dans ce monde oú nous devons nous battre ensemble.
    Nous sommes à l’écoute et nous voulons changer le monde et aussi naïf que cela semble, nous avançons.
    Ces youtubeurs parlent de consommer moins et mieux et changent peu à peu le regard des gens, à leur échelle. Ils parlent de zéro déchet, de vie minimale, de ne pas prendre l’avion, de changer de banque. Ce sont peut être des gestes simples et insignifiants mais en tout cas c’est au delà du simple fait de parler de baisse des gaz à effet de serre.
    Quels seraient les meilleurs modes d’action selon vous? Vaut-il mieux ne rien faire du tout?

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  • 7 janvier 2019

    je vous soutiens et souhaite sincèrement que votre démarche aboutissent !
    il faut mettre fin a cette corruption de folie , pour le bien de tout les être et de la terre!

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  • […] du progrès », Partage-le, juin 2018 ; « Quelques remarques sur l’Affaire du siècle », Partage-le, décembre […]

    Reply
  • 23 mars 2019

    Merci pour cet article très, très intéressant, qui met des mots précis sur le malaise que je ressens face à ce genre de mobilisation.

    Reply
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