Le mythe du développement durable

Pierre Madelin : « Nous ne pouvons pas attendre que la société industrielle s’effondre en préparant l’après »

Je me suis entretenu avec Pierre Madelin, qui a traduit en français plusieurs auteurs écologistes dont Arne Naess, John Baird Callicott, Holmes Rolston et prochainement Val Plumwood, et qui est lui-même l’auteur d’un très bon petit livre intitulé Après le capitalisme. […]

Le mouvement climat, et après ? (par Clive L. Spash)

Comme toutes les ONG écologistes, le « mouvement climat » subit l’influence du néolibéralisme, le joug du monde des affaires. Les néolibéraux affectionnent d’attaquer les gouvernements tout en ignorant totalement le contrôle corporatiste de l’économie. […]

Emmanuel Macron et le « peuple de bâtisseurs » (par Nicolas Casaux)

Dans son allocution du mardi 16 avril, Emmanuel Macron a vanté la grandeur de « notre » nation, en faisant référence à « un peuple » et « son histoire millénaire », au cours de laquelle « nous avons bâti des villes, des ports, des églises ». Bien évidemment, il passait sous silence ce que l’historien Howard Zinn rappelle dès l’introduction de son livre Une histoire populaire des États-Unis De 1492 à nos jours : […]

Des peuples indigènes aux gilets jaunes : la nécessité d'une résistance internationale (par Ana Minski)

Les injustices sociales et l’extermination du vivant sont un seul et même combat. Si nous voulons lutter efficacement contre cette destruction, il nous faut envisager des stratégies adaptées à la situation et aux forces disponibles. Nous ne sommes ni suffisamment nombreux ni suffisamment équipés pour affronter frontalement le bras armé de l’État, mais les écologistes les plus lucides comprennent que ce système mortifère constitue une guerre contre le vivant. Pour le défendre, nous devons donc recourir aux stratégies et tactiques de guerre asymétrique.

Sur les illusions renouvelables (par Nicolas Casaux)

À ma connaissance, dans le paysage littéraire francophone, seuls ces trois livres (Le soleil en face, Les illusions renouvelables et Le sens du vent, photo ci-dessus) discutent de l’absurdité selon laquelle les hautes technologies productrices d’énergies dites « renouvelables » ou « vertes » ou « propres » pourraient nous permettre de sortir de l’impasse socioécologique létale dans laquelle nous nous précipitons (ou sommes précipités, c’est peut-être plus correct). […]

Sauver la civilisation, sauver le monde, régler tous nos problèmes, etc.

J’ai récemment proposé une tribune à Reporterre. Elle ne leur a pas plu. Je la publie donc ici avec, en complément, un passage rapidement traduit du dernier livre de Theodore Kaczynski, Anti-Tech Revolution, Why and How? [Révolution anti-tech, pourquoi et comment ?], qui rejoint l’objet de ma tribune. […]

Le mouvement écologique doit revenir à ses sources (par Bernard Charbonneau)

Bien des mouvements d’opposition et même des révolutions sont ambigus. Autant ils détruisent une société, autant ils régénèrent le gouvernement, l’économie, la morale, l’armée et la police. L’histoire de l’URSS en est un bon exemple. Elle a réussi un renforcement de l’État et de la société russes que le régime tsariste était impuissant à réaliser. Le mouvement d’opposition à la société industrielle occidentale que l’on qualifie de « mouvement écologique » n’échappe pas à cette ambiguïté, surtout en France où il s’est manifesté tardivement à la suite des USA.

La déradicalisation du mouvement écologiste : de 1972 à aujourd'hui (par Nicolas Casaux)

En juin 1972, l’année de la publication du fameux rapport du Club de Rome, le Nouvel Observateur publiait un numéro « spécial écologie » intitulé « Dernière chance de la Terre ». L’éditorial d’Alain Hervé, intitulé « Pour éviter la fin du monde… », affirmait qu’au « nom du progrès […] a commencé la plus gigantesque entreprise de destruction qu’une espèce ait […]

Confusion renouvelable et transition imaginaire (par Nicolas Casaux)

Les technologies productrices d’énergie soi-disant « verte » ou « renouvelable » et les technologies dites « vertes » en général requièrent ces « grands systèmes techniques » dont l’humain moderne a été rendu dépendant et qui, selon toute logique, ne pourront jamais être rendus ni démocratiques ni écologiques.

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