Nous sommes tous l’État islamique (par Chris Hedges)

chris_hedgesArticle ori­gi­nal publié en anglais sur le site de truthdig.com, le 27 mars 2016.
Chris­to­pher Lynn Hedges (né le 18 sep­tembre 1956 à Saint-Johns­bu­ry, au Ver­mont) est un jour­na­liste et auteur amé­ri­cain. Réci­pien­daire d’un prix Pulit­zer, Chris Hedges fut cor­res­pon­dant de guerre pour le New York Times pen­dant 15 ans. Recon­nu pour ses articles d’analyse sociale et poli­tique de la situa­tion amé­ri­caine, ses écrits paraissent main­te­nant dans la presse indé­pen­dante, dont Harper’s, The New York Review of Books, Mother Jones et The Nation. Il a éga­le­ment ensei­gné aux uni­ver­si­tés Colum­bia et Prin­ce­ton. Il est édi­to­ria­liste du lun­di pour le site Truthdig.com.


La ven­geance est le moteur psy­cho­lo­gique de la guerre. Les vic­times en sont la mon­naie de sang. Leurs corps servent à sanc­ti­fier des actes de meurtre indis­cri­mi­nés. Ceux défi­nis comme l’ennemi et ciblés pour être mas­sa­crés sont déshu­ma­ni­sés. Ils ne sont pas dignes d’empathie ou de jus­tice. La pitié et la peine sont l’apanage des nôtres. Nous fai­sons vœu d’éradiquer une masse déshu­ma­ni­sée incar­nant le mal abso­lu. Les estro­piés et les morts de Bruxelles ou de Paris et les estro­piés et les morts de Raq­qa ou de Syrte per­pé­tuent les mêmes convoi­tises sinistres. Nous sommes tous l’État islamique.

“La vio­lence n’engendre que de la vio­lence”, écrit Pri­mo Levi, « dans un mou­ve­ment pen­du­laire qui gran­dit avec le temps au lieu de s’amortir ».

Le jeu du je-te-tue-tu-me-tues ne ces­se­ra qu’a­près épui­se­ment, lorsque cette culture de mort nous aura bri­sés émo­tion­nel­le­ment et phy­si­que­ment. Nous uti­li­sons nos drones, nos avions de chasse, nos mis­siles et notre artille­rie pour éven­trer des murs et des pla­fonds, explo­ser des fenêtres et tuer ou bles­ser ceux qu’ils abritent. Nos enne­mis portent des explo­sifs au per­oxyde dans des valises ou des gilets explo­sifs et pénètrent dans des ter­mi­naux d’aéroports, des salles de concert, des cafés ou des sta­tions de métro pour nous faire explo­ser, et bien sou­vent eux avec. S’ils pos­sé­daient notre niveau de tech­no­lo­gie de mort, ils seraient bien plus effi­caces. Mais ce n’est pas le cas. Leurs tac­tiques sont plus brutes, mais nous ne sommes pas mora­le­ment dif­fé­rents. T.E. Law­rence a appe­lé ce cycle de vio­lence : « les anneaux de la tris­tesse ».

La reli­gion chré­tienne épouse la notion de “guerre sainte”, avec autant de fana­tisme que l’Islam. Nos croi­sades valent le concept du jihad. Lorsque la reli­gion sert à sanc­ti­fier le meurtre, il n’y a aucune règle. C’est une lutte entre la lumière et l’obscurité, le bien et le mal, Satan et Dieu. Le dis­cours ration­nel est ban­ni. Et « le som­meil de la rai­son », comme dit Goya, « engendre des monstres ».

Essai nucléaire du 3 juillet 1970 à Muru­roa (tir Licorne, 1 MT). Parce que « la France » c’est, entre autres : plus de 200 essais nucléaires depuis 1966, avec les consé­quences envi­ron­ne­men­tales et sani­taires que l’on sait (ou que l’on devrait savoir). (Coup de pouce : http://www.bastamag.net/Essais-nucleaires-en-Polynesie-la-France-meprise-les-consequences).

Les dra­peaux, les chants patrio­tiques, la déi­fi­ca­tion du guer­rier et les bali­vernes sen­ti­men­tales noient la réa­li­té. Nous com­mu­ni­quons à l’aide de cli­chés creux et insen­sés, d’absurdités patrio­tiques. La culture de masse sert à ren­for­cer le men­songe selon lequel nous sommes les vraies vic­times. Elle tra­ves­tit le pas­sé pour le faire se confor­mer au mythe héroïque natio­nal. Nous sommes cen­sés être les seuls à pos­sé­der la ver­tu et le cou­rage. Nous sommes les seuls à avoir le droit de ven­geance. Nous sommes hyp­no­ti­sés et plon­gés dans une som­no­lence com­mune, un aveu­gle­ment orches­tré par l’État.

Ceux que nous com­bat­tons, n’ayant pas accès à nos machines indus­trielles de mort, tuent de près. Mais tuer à dis­tance ne nous rend pas moins mora­le­ment défor­més. Les tue­ries à longue dis­tance, incar­nées par les opé­ra­teurs de drones des bases mili­taires aériennes US, qui rentrent diner chez eux, sont tout aus­si dépra­vées. Ces tech­ni­ciens opèrent la vaste machi­ne­rie de la mort avec une ter­ri­fiante sté­ri­li­té cli­nique. Ils déper­son­na­lisent la guerre indus­trielle. Ils sont les « petits Eich­mann ». Cette bureau­cra­tie orga­ni­sée de la mort est l’héritage le plus mar­quant de l’Holocauste.

La France, c’est aus­si l’invasion colo­niale d’Anguilla, d’Antigua, de la Domi­nique, de Gre­nade, de la Gua­de­loupe, de la Mar­ti­nique, de Mont­ser­rat, de Saint-Mar­tin (seule­ment par­tie nord), de Saint-Bar­thé­le­my, de Sainte-Lucie, de Saint-Vincent-et-les Gre­na­dines, de Saint-Eus­tache, de Toba­go, de Sainte-Croix, de Saint Domingue (Aujourd’­hui Haï­ti et Répu­blique domi­ni­caine), de la Guyane, du Maroc, de l’Algérie, de la Tuni­sie, de la Répu­blique Cen­tra­fri­caine, du Tchad, du Bénin, du Bur­ki­na Faso, de la Gui­née, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la Mau­ri­ta­nie, du Niger, du Séné­gal, du Togo, du Came­roun, du Liban, de la Syrie, du Cam­bodge, du Laos, du Viet­nam… c’est aus­si la mise en place, le sou­tien à une grande majo­ri­té de pré­si­dents et dic­ta­teurs afri­cains des anciennes colo­nies fran­çaises (comme Omar Bon­go (Gabon), Gnas­sing­bé Eya­dé­ma (Togo), Paul Biya (Came­roun), Denis Sas­sou-Ngues­so (Congo), Blaise Com­pao­ré (Bur­ki­na Faso), ou Idriss Déby (Tchad)). La par­ti­ci­pa­tion, le sou­tien, le finan­ce­ment ou l’envoi d’armes lors de nom­breuses guerres (comme, par exemple, la guerre civile ango­laise, entre 1993 et 1995, qui aurait fait entre 500 000 et 1 000 000 de morts, avec une majo­ri­té de civils). D’innombrables guerres (Algé­rie, Corée, Viet­nam, Guerre du Golfe, Afgha­nis­tan, Lybie, Mali, Cen­tra­frique, Syrie…) et leurs corol­laires : des mil­lions de morts civils, aus­si appe­lés « dom­mages col­la­té­raux », ain­si que d’innombrables des­truc­tions environnementales.

“La des­truc­tion mas­sive d’êtres humains, méca­ni­sée, ration­nelle, imper­son­nelle et sou­te­nue, orga­ni­sée et admi­nis­trée par les États, légi­ti­mée et mis en marche par des scien­ti­fiques et des juristes, approu­vée et popu­la­ri­sée par des uni­ver­si­taires et des intel­lec­tuels, est deve­nue une base de notre civi­li­sa­tion, le der­nier héri­tage, périlleux et sou­vent répri­mé, du mil­lé­naire », a écrit Omer Bar­tov dans « Mur­der in Our Mid­st : The Holo­caust, Indus­trial Killing and Repre­sen­ta­tion ( Le meurtre par­mi nous : l’holocauste, la tue­rie indus­trielle et la repré­sen­ta­tion) ».

Nous tor­tu­rons des pri­son­niers kid­nap­pés, beau­coup cap­tifs depuis des années, dans des sites secrets. Nous entre­pre­nons des « assas­si­nats ciblés » de soi-disant cibles de haute valeur. Nous abo­lis­sons les liber­tés civiles. Nous cau­sons le dépla­ce­ment de mil­lions de familles. Ceux qui nous com­battent font pareil. Ils tor­turent et déca­pitent — repro­dui­sant ain­si le style d’exécution des croi­sés chré­tiens — avec leur propre marque de sau­va­ge­rie. Ils règnent en des­potes. Dou­leur pour dou­leur. Coup pour coup. Hor­reur pour hor­reur. Cette folie pré­sente une symé­trie redou­table. Elle se jus­ti­fie par la même per­ver­sion reli­gieuse. Il s’agit du même aban­don de ce que signi­fie être humain et juste.

Comme l’a écrit le psy­cho­logue Rol­lo May :

« Au début de chaque guerre… nous trans­for­mons rapi­de­ment notre enne­mi à l’image du démon ; puis, puisque c’est le diable que nous com­bat­tons, nous pou­vons nous mettre sur le pied de guerre sans nous poser les ques­tions gênantes et spi­ri­tuelles que la guerre sou­lève. Nous n’avons plus à faire face à la réa­li­sa­tion que ceux que nous tuons sont des per­sonnes comme nous. »

Les tue­ries et les tor­tures, plus elles durent et plus elles conta­minent leurs auteurs et la socié­té qui ava­lise leurs actes. Elles privent les inqui­si­teurs pro­fes­sion­nels et les tueurs de la capa­ci­té de res­sen­tir. Elles nour­rissent l’instinct de mort. Elles pro­pagent la bles­sure morale de la guerre.

armée

22 vété­rans de l’armée US se sui­cident chaque jour. Ils le font sans cein­ture explo­sive. Mais ils ont en com­mun, avec les kami­kazes, le besoin urgent de quit­ter le monde et le rôle sor­dide qu’ils y ont joué.

“Il vaut mieux souf­frir cer­taines injus­tices que les com­mettre”, comme l’avaient com­pris Albert Camus et Emma­nuel Kant. Mais les poli­ti­ciens, les experts et la culture de masse consi­dèrent cette sagesse comme une fai­blesse. Ceux qui parlent sai­ne­ment, comme Euri­pide avec son chef d’œuvre anti-guerre « les Femmes de Troie », sont vili­pen­dés et bannis.

Qui sommes-nous pour condam­ner les meurtres indis­cri­mi­nés de civils ? Avons-nous oublié nos bom­bar­de­ments des villes alle­mandes et japo­naises lors de la seconde guerre mon­diale, qui tuèrent 800 000 civils, femmes, enfants et hommes ? Et ces familles obli­té­rées à Dresde (135 000 morts), à Tokyo (97 000 morts), Hiro­shi­ma (80 000 morts) et Naga­sa­ki (66 000 morts) ? Et ces trois mil­lions de civils morts après notre pas­sage au Vietnam ?

Nous avons lar­gué 32 tonnes de bombes par heure sur le Nord-Viet­nam entre 1965 et 1968 — des cen­taines d’Hiroshima. Et, comme Nick Turse l’écrit dans son livre “Kill Any­thing That Moves : The Real Ame­ri­can War in Viet­nam (Tuez tout ce qui bouge : la véri­table guerre US au Viet­nam)”, “ ce ton­nage ne tient pas compte des « mil­lions de litres de défo­liants chi­miques, des mil­lions de kilos de gaz chi­miques, et des innom­brables bidons de napalm, bombes en grappe, balles explo­sives, bombes coupe-mar­gue­rites qui effa­çaient tout sur une sur­face de 10 ter­rains de foot­ball, des mis­siles anti-per­son­nel, explo­sifs, incen­diaires, des mil­lions de gre­nades, et de la myriade de mines dif­fé­rentes”.

Avons-nous oublié les mil­lions qui sont morts dans nos guerres directes et par pro­cu­ra­tion aux Phi­lip­pines, au Congo, au Laos, au Cam­bodge, au Gua­te­ma­la, en Indo­né­sie, au Sal­va­dor et au Nica­ra­gua ? Avons-nous oublié le mil­lion de morts en Irak et les 92 000 morts en Afgha­nis­tan ? Avons-nous oublié les presque 8 mil­lions que nous avons chas­sés de leur foyers en Irak, en Afgha­nis­tan, au Pakis­tan et en Syrie ?

Il y a eu 87 000 sor­ties ariennes de la coa­li­tion au-des­sus de l’Irak et de la Syrie depuis le début de la cam­pagne aérienne contre l’État isla­mique. Il s’agit du tout der­nier cha­pitre de notre guerre per­pé­tuelle contre les dam­nés de la terre.

La France c’est aus­si le deuxième expor­ta­teur mon­dial d’ar­me­ment en 2015 ! (avec l’A­ra­bie Saou­dite en pre­mier ache­teur, pour 10,3 mil­liards d’eu­ros de contrats en 2015)

Com­ment pou­vons-nous nous indi­gner vis-à-vis de la des­truc­tion de monu­ments cultu­rels comme Pal­myre par l’État isla­mique alors que nous avons nous-mêmes lais­sé tant de ruines ? Comme Fre­de­rick Tay­lor le sou­ligne dans son livre « Dres­den », durant la seconde Guerre Mon­diale et le bom­bar­de­ment de l’Allemagne nous avons détruit d’innombrables « églises, palais, bâti­ments his­to­riques, biblio­thèques, musées », y com­pris « la mai­son de Goethe à Franc­fort » et les « os de Char­le­magne de la cathé­drale d’Aix-la-Chapelle », ain­si que « l’irremplaçable conte­nu de la biblio­thèque d’État vieille de 400 ans de Munich ». Se rap­pelle-t-on qu’en une seule semaine de bom­bar­de­ment durant la guerre du Viet­nam, nous avons obli­té­ré la majeure par­tie du com­plexe de temples his­to­rique de My Son ? Avons-nous oublié que notre inva­sion de l’Irak a cau­sé l’incendie de la Biblio­thèque natio­nale, le pillage du Musée natio­nal et la construc­tion d’une base mili­taire sur le site de l’ancienne Baby­lone ? Des mil­liers de sites archéo­lo­giques ont été détruits en rai­son de nos guerres en Irak, en Syrie, en Afgha­nis­tan et en Libye.

Nous avons per­fec­tion­né la tech­nique du meurtre de masse aérien et de la des­truc­tion mas­sive que nous appe­lons “tapis de bombes”, « bom­bar­de­ment à satu­ra­tion », « bom­bar­de­ment de zone », « bom­bar­de­ment d’oblitération », « bom­bar­de­ment mas­sif », ou dans sa der­nière ver­sion « ter­reur et effroi » [« Shock and Awe » en anglais, le nom de la cam­pagne de ter­reur mise en place contre l’I­rak lors de son inva­sion en 2003]. Nous avons créé, à tra­vers notre richesse natio­nale, les sys­tèmes de ges­tion et de tech­no­lo­gie que le socio­logue James William Gib­son appelle « tech­no­guerre ». Que furent les attaques du 11 sep­tembre sinon une réponse aux explo­sions et aux morts que nous avons semés sur la pla­nète ? Nos assaillants se sont expri­més à l’aide du lan­gage dément que nous leur avons ensei­gné. Et, comme les assaillants de Paris et Bruxelles, ils savaient par­fai­te­ment com­ment nous communiquons.

Les mar­chands de mort et les fabri­cants d’armes font par­tie de la poi­gnée d’in­di­vi­dus qui en pro­fite. Nous sommes, pour la plu­part, pris dans un cycle de vio­lence qui ne ces­se­ra pas tant que l’occupation US du Moyen-Orient per­du­re­ra, qui ne ces­se­ra pas avant que nous ayons appris à par­ler dans une langue autre que le cri de guerre, de meurtre et d’annihilation pri­mi­tif. Nous recou­vre­rons un lan­gage humain lorsque nous en aurons eu assez, lorsque trop des nôtres seront morts pour le main­tien de ce jeu. Les vic­times conti­nue­ront à être prin­ci­pa­le­ment des inno­cents, pié­gés entre des tueurs sor­tis de la même matrice.

Chris Hedges


Tra­duc­tion : Nico­las Casaux

Édi­tion & Révi­sion : Hélé­na Delau­nay, Faus­to Giudice

 

 

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  1. Par­tout et de tous temps, ceux qui exercent le pou­voir, quelle que soit leur légi­ti­mi­té, ou le moyen par lequel ils l’ont acquis, ne se pré­oc­cupent d’a­voir l’ap­pui de leur peuple pour se lan­cer dans des guerres, qui mas­sacrent for­cé­ment d’autres peuples.
    Que savaient les serfs de nos cam­pagnes en Occi­dent, de ce qu’al­laient faire leurs sei­gneurs par­tant en croisades ?
    En annon­çant son enga­ge­ment dans la 1ère guerre du golfe, au côté de Bush-père, Mit­ter­rand s’é­tait clai­re­ment expri­mé : « Les armes vont par­ler » . Mais les médias s’é­taient empres­sés de créer le concept de « dom­mages col­la­té­raux  » comme pour mini­mi­ser volon­tai­re­ment la réa­li­té des mas­sacres de civils qui en étaient obli­ga­toi­re­ment la conséquence.
    Pro­fon­dé­ment anti-mili­ta­riste et non violent, je ne peux pas me sen­tir soli­daire de l’ac­tion de guerre.
    Pour autant, je ne sais pas quelle poli­tique sera la plus à même de rame­ner la paix entre les dif­fé­rentes régions de la pla­nète ; com­ment reve­nir en arrière sur le déve­lop­pe­ment de l’ar­me­ment, avec ce qu’il repré­sente éco­no­mi­que­ment pour ceux qui en font le com­merce ? Com­ment effa­cer de l’His­toire un évé­ne­ment comme la nais­sance et le déve­lop­pe­ment de l’EI avec les mons­truo­si­tés qui l’ac­com­pagnent ? Hit­ler n’au­rait pas été un exemple suf­fi­sant de tyra­nie et de folie à ne pas reproduire ?
    Je me sens un modeste spec­ta­teur mal­gré moi de cette actua­li­té, qui n’est encore qu’une petite par­celle de tout ce qu’il fau­drait consi­dé­rer. Ce texte m’a plu parce qu’il montre bien la cri­mi­na­li­té de toute guerre. Je me refuse cepen­dant à assu­mer une quel­conque res­pon­sa­bi­li­té indi­vi­duelle dans la vio­lence qui embrase le Moyen Orient , ou cer­tains pays d’Afrique.
    C’est ce que j’ai vou­lu exprimer.

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