L’« identité de genre » dite « eunuque » de la WPATH ou la déraison ostensible des idéologues trans (par Nicolas Casaux)

Il est hal­lu­ci­nant de consta­ter, notam­ment sur inter­net, tous ces indi­vi­dus — de gauche, le plus sou­vent — qui prennent comme tout natu­rel­le­ment le par­ti des idées trans, qui les défendent, qui adhèrent comme tout natu­rel­le­ment à la nou­velle reli­gion Trans. Hal­lu­ci­nant, mais pas éton­nant. La culture de masse— films hol­ly­woo­diens, séries sur Net­flix, Dis­ney, etc. — a inté­gré et dif­fuse les idées trans et queer depuis déjà un cer­tain temps. De même que les uni­ver­si­tés les plus hup­pées (notam­ment aux Amé­riques, en Cali­for­nie), qui forment la jeu­nesse la plus ten­dance. Et de même que nombre d’États, de gou­ver­ne­ments, par­mi les plus riches. Les idées trans font désor­mais par­tie de la culture de masse, de la culture offi­cielle, d’État. Et il n’a jamais fait bon être une ou un hérétique.

La WPATH, la World Pro­fes­sio­nal Asso­cia­tion for Trans­gen­der Health soit « L’As­so­cia­tion pro­fes­sion­nelle mon­diale pour la san­té des per­sonnes trans­genres », (évi­dem­ment) basée aux États-Unis, est un des prin­ci­paux orga­nismes de lob­bying en faveur des idées trans. Plus pré­ci­sé­ment, la WPATH édicte des « stan­dards de soins », des « recom­man­da­tions visant à pro­mou­voir la san­té et le bien-être des per­sonnes trans­genres et de genres divers ». Son influence est mon­diale (comme son nom l’indique). C’est pour­quoi on la retrouve plu­sieurs fois men­tion­née dans le « Rap­port rela­tif à la san­té et aux par­cours de soins des per­sonnes trans, remis à mon­sieur Oli­vier Véran, ministre des Affaires sociales et de la San­té » en jan­vier 2022 — rap­port répon­dant à « une sai­sine du ministre des Affaires sociales et de la San­té faite à deux acteurs de ter­rain de la prise en charge des per­sonnes trans ». (Et c’est pour­quoi une asso­cia­tion a été créée pour pro­mou­voir les recom­man­da­tions de la WPATH en France : l’association TRANS SANTÉ France, ou FPATH, pour « French Pro­fes­sio­nal Asso­cia­tion for Trans­gen­der Health », soit « L’Association pro­fes­sion­nelle fran­çaise pour la san­té des per­sonnes transgenres »).

Dans la der­nière ver­sion de ses « stan­dards de soins » (la hui­tième), offi­ciel­le­ment parue il y a quelques jours, et par­mi tout un tas d’énormités et d’insanités inédites, la WPATH intro­duit une nou­velle « iden­ti­té de genre » cen­sée rece­voir, comme n’importe quelle « iden­ti­té de genre », les soins médi­caux ou chi­rur­gi­caux qu’elle requiert expres­sé­ment, sans ques­tion­ne­ment. La WPATH défi­nit l’« iden­ti­té de genre » comme le « sen­ti­ment pro­fond, interne, intrin­sèque, qu’une per­sonne a de son propre genre », sachant que le genre n’est jamais défi­ni, ne désigne rien de pré­cis, tout et n’importe quoi, ce que cha­cun veut. Et sans ques­tion­ne­ment parce que, pour les pro­fes­sion­nels de la WPATH, les « iden­ti­tés de genre » ne doivent jamais être consi­dé­rées comme des mala­dies ou des patho­lo­gies, mais peuvent cepen­dant exi­ger des prises en charge médi­co-chi­rur­gi­cales, qui devraient être inté­gra­le­ment rem­bour­sées par le sys­tème d’assurance-maladie (ne cher­chez pas à com­prendre, cher­cher à com­prendre, c’est transphobe).

Table des matières de la hui­tième ver­sion des « stan­dards de soins » de la WPATH

Cette toute nou­velle « iden­ti­té de genre » que pro­meut la WPATH, c’est l’« iden­ti­té de genre » dite « eunuque ». Voi­ci ce qu’ils en disent :

« Dans les nom­breuses per­sonnes qui peuvent béné­fi­cier de soins médi­caux d’affirmation du genre, celles qui s’i­den­ti­fient comme eunuques sont par­mi les moins visibles. La 8e ver­sion des stan­dards de soinss (Stan­dards of Care — SOC) inclut une dis­cus­sion sur les eunuques en rai­son de leur pré­sen­ta­tion unique et de leur besoin d’une affir­ma­tion du genre médi­ca­le­ment néces­saire (voir Cha­pitre 2 — Appli­ca­bi­li­té glo­bale, Décla­ra­tion 2.1). Les per­sonnes eunuques sont des per­sonnes qui ont été assi­gnées mâles à la nais­sance et qui sou­haitent éli­mi­ner leurs carac­té­ris­tiques phy­siques mas­cu­lines, leurs organes géni­taux mas­cu­lins ou leur fonc­tion­ne­ment géni­tal. Elles com­prennent éga­le­ment les per­sonnes dont les tes­ti­cules ont été enle­vés chi­rur­gi­ca­le­ment ou ren­dus non fonc­tion­nels par des moyens chi­miques ou phy­siques et qui s’i­den­ti­fient comme eunuques. Cette défi­ni­tion fon­dée sur l’i­den­ti­té de ceux qui adoptent le terme eunuque n’in­clut pas d’autres per­sonnes, comme les hommes ayant été trai­tés pour un can­cer avan­cé de la pros­tate et qui rejettent la dési­gna­tion d’eu­nuque. Nous nous concen­trons ici sur les per­sonnes qui s’i­den­ti­fient comme eunuques dans le cadre de la diver­si­té des genres.

Comme d’autres per­sonnes de genres divers, les eunuques peuvent éga­le­ment deman­der la cas­tra­tion afin de mieux ali­gner leur corps sur leur iden­ti­té de genre. En tant que telles, les per­sonnes eunuques sont des per­sonnes de genre non-conformes qui ont besoin de soins requé­rant une affir­ma­tion du genre médi­ca­le­ment néces­saire (Brett et al., 2007 ; John­son et al., 2007 ; Roberts et al., 2008). Les per­sonnes eunuques iden­ti­fient leur iden­ti­té de genre de diverses manières. De nom­breuses per­sonnes eunuques consi­dèrent leur sta­tut d’eu­nuque comme leur iden­ti­té de genre dis­tincte, sans autre genre ou affi­lia­tion trans­genre. Le pré­sent cha­pitre se concentre sur le trai­te­ment et les soins des per­sonnes qui s’i­den­ti­fient comme eunuques. Les pro­fes­sion­nels de la san­té (PSS) ren­con­tre­ront des eunuques deman­dant des inter­ven­tions hor­mo­nales, la cas­tra­tion, ou les deux, pour deve­nir eunuques. Ces per­sonnes peuvent éga­le­ment béné­fi­cier d’une com­mu­nau­té eunuque en rai­son de leur iden­ti­fi­ca­tion — avec ou sans cas­tra­tion réelle. […] 

Les indi­vi­dus eunuques se pré­sentent cli­ni­que­ment de diverses manières. Ils sou­haitent un corps com­pa­tible avec leur iden­ti­té d’eu­nuque — un corps qui ne pos­sède pas d’or­ganes géni­taux mas­cu­lins plei­ne­ment fonc­tion­nels. D’autres indi­vi­dus eunuques res­sentent un malaise aigu avec leurs organes géni­taux mas­cu­lins et ont besoin de se les faire enle­ver pour se sen­tir bien dans leur corps (John­son et al., 2007 ; Roberts et al., 2008). D’autres sont indif­fé­rents à la pré­sence d’or­ganes géni­taux externes mas­cu­lins tant qu’ils ne sont pré­sents que phy­si­que­ment et qu’ils ne pro­duisent pas d’an­dro­gènes et de carac­té­ris­tiques sexuelles secon­daires mas­cu­lines (Brett et al., 2007). Des moyens hor­mo­naux peuvent être uti­li­sés pour sup­pri­mer la pro­duc­tion d’an­dro­gènes, bien que l’or­chi­dec­to­mie offre une solu­tion per­ma­nente pour ceux qui ne sou­haitent pas que leurs organes géni­taux fonc­tionnent (Wibo­wo et al., 2016). Cer­tains indi­vi­dus eunuques dési­rent des niveaux de tes­to­sté­rone plus bas obte­nus avec l’or­chi­dec­to­mie, mais beau­coup choi­si­ront une forme de rem­pla­ce­ment hor­mo­nal pour pré­ve­nir les effets indé­si­rables asso­ciés à l’hy­po­go­na­disme. La plu­part de ceux qui optent pour l’hor­mo­no­thé­ra­pie choi­sissent une dose de rem­pla­ce­ment totale ou par­tielle de tes­to­sté­rone. Un plus petit nombre choi­sit l’œstrogène. »

D’où sort cette insa­ni­té, vous deman­de­rez-vous peut-être (si vous n’êtes pas tota­le­ment cynique, indif­fé­rent ou lobo­to­mi­sé). Eh bien, les rédac­teurs des stan­dards de soins de la WPATH nous expliquent avoir pui­sé une large par­tie de ces idées concer­nant l’« iden­ti­té de genre » dite « eunuque » sur un site web, « The Eunuch Archive (www.eunuch.org), qui a été créé en 1998 » et qui consti­tue « la plus vaste source d’in­for­ma­tions sur les per­sonnes contem­po­raines iden­ti­fiées comme eunuques ».

Qu’est-ce que ce site web ? De l’aveu même de cher­cheurs plu­sieurs fois cités dans les der­niers stan­dards de soins de la WPATH, il s’agit d’un site web « où les membres ins­crits peuvent publier des fan­tasmes sexuels impli­quant des muti­la­tions et des abla­tions géni­tales afin que d’autres puissent les lire et les éva­luer » — des « fan­tasmes qui sont carac­té­ri­sés par un sado­ma­so­chisme extrême ».

Ce n’est pas tout. Ain­si que la fémi­niste et jour­na­liste Gene­vieve Gluck, co-fon­da­trice de l’excellent site web fémi­niste anglo­phone Reduxx, le révèle dans un article que j’ai récem­ment tra­duit, ces cher­cheurs, qui ont col­la­bo­ré avec la WPATH pour la rédac­tion de la der­nière ver­sion de ses « stan­dards de soins », sont éga­le­ment des membres actifs du site The Eunuch Archive. Et nombre des « fan­tasmes sexuels » publiés sur le site The Eunuch Archive impliquent de la « pédo­por­no­gra­phie fic­tion­nelle » vio­lente : « le site The Eunuch Archive contient plus de 3 000 docu­ments de pédo­por­no­gra­phie fic­tion­nelle qui détaillent des viols, des tor­tures et des meurtres d’enfants ».

Et tout ça, tout ce que vous venez de lire, ce serait donc nor­mal ? Acceptable ?

Non. Abso­lu­ment pas. Incroya­ble­ment pas. Il faut être sacré­ment déran­gé pour cher­cher à nor­ma­li­ser des com­por­te­ments comme ceux qu’impliquent la pré­ten­due « iden­ti­té de genre » dite « eunuque », des féti­chismes liés à une culture sado­ma­so­chiste extrême, à des fan­tasmes pédo­por­no­gra­phiques ignobles. En écri­vant tout ça, j’ai tou­jours du mal à croire que de telles idées figurent bel et bien dans le docu­ment de réfé­rence de l’association mon­diale de réfé­rence en ce qui concerne la « san­té des per­sonnes trans­genres ». Com­ment peut-on pro­mou­voir des choses pareilles ?! On aime­rait savoir ce qu’en pensent toutes celles et tous ceux qui défendent machi­na­le­ment, aveu­gle­ment, les idées trans, la mou­vance trans, qui traitent de « trans­phobes » qui­conque ose poser la moindre ques­tion, émettre le moindre doute. Consi­dèrent-ils que cette « iden­ti­té de genre » dite « eunuque » est tout à fait accep­table, légi­time ? Qu’un orga­nisme la pro­mou­vant est par­fai­te­ment légi­time à éta­blir des recom­man­da­tions à l’at­ten­tion de la socié­té tout entière ?

Quoi qu’il en soit, ce qu’il faut bien voir, c’est que le cha­pitre entier que les rédac­teurs de la der­nière ver­sion des « stan­dards de soins » de la WPATH consacrent à l’« iden­ti­té de genre » dite « eunuque » illustre sim­ple­ment d’une manière par­ti­cu­liè­re­ment intense l’insanité géné­rale de leurs idées — l’insanité géné­rale de la « tran­si­den­ti­té ». Il n’y a pas plus d’« iden­ti­té de genre » dite « eunuque » que d’« iden­ti­té de genre » dite « homme » ou « femme ». Ces pré­ten­dues « iden­ti­tés de genre » sont de pures fic­tions — par­ti­cu­liè­re­ment déli­rante, mal­saine, en ce qui concerne l’« iden­ti­té de genre » dite « eunuque ».

Il y a la réa­li­té maté­rielle, des hommes et des femmes, des gar­çons et des filles, que l’on nomme ain­si en fonc­tion de leur réa­li­té cor­po­relle, de leur bio­lo­gie, de leurs corps sexués. Des hommes et des femmes, des gar­çons et des filles qui devraient pou­voir s’habiller comme ils ou elles veulent, avoir les acti­vi­tés, les coupes de che­veux, les occu­pa­tions, etc., qu’ils ou elles dési­rent, sans tenir compte des normes (c’est-à-dire des construc­tions sociales, des fic­tions sociales) oppres­sives et sexistes qu’on appelle le « genre mas­cu­lin » (la mas­cu­li­ni­té) et le « genre fémi­nin » (la féminité).

Mal­heu­reu­se­ment, il y a des hommes et des femmes, des gar­çons et des filles qui ont été ame­nés, par des idéo­logues (conser­va­teurs) irres­pon­sables, à croire fer­me­ment à ces fic­tions absurdes, à ces normes oppres­sives et sexistes qu’on appelle le « genre mas­cu­lin » (la mas­cu­li­ni­té) et le « genre fémi­nin » (la fémi­ni­té), à les prendre pour des réa­li­tés et à s’y confor­mer. Les filles ont les che­veux longs, des vête­ments roses, jouent à la pou­pée, etc. Les gar­çons ont les che­veux courts, des vête­ments bleus, jouent au foot, etc.

Et puis, mal­heu­reu­se­ment encore, il y a des hommes et des femmes, des gar­çons et des filles qui ont été ame­nés, par des idéo­logues irres­pon­sables (mais des idéo­logues trans, cette fois-ci, pas conser­va­teurs), à croire à d’autres fic­tions absurdes et oppres­sives, qui reflètent en par­tie celles des conser­va­teurs, mais qui sont aus­si beau­coup plus insen­sées et qui pos­sèdent un poten­tiel de nui­sance bien supé­rieur. Des fic­tions selon les­quelles « homme », « femme », « fille » et « gar­çon » ne sont que des « iden­ti­tés de genre » par­mi une infi­ni­té de pos­sibles. Des fic­tions selon les­quelles, si vous aimez les acti­vi­tés, les vête­ments et les rôles sociaux asso­ciés au « genre mas­cu­lin » (à la mas­cu­li­ni­té), alors votre « iden­ti­té de genre » est sans doute « homme », ce qui signi­fie, s’il se trouve que vous aviez été assi­gnée femelle à la nais­sance, que vous pour­riez envi­sa­ger d’« affir­mer » votre genre, de tran­si­tion­ner, c’est-à-dire de muti­ler votre corps afin qu’il res­semble à celui d’un homme. (Et peu importe qu’« homme », dans la nov­langue trans, désigne un « genre » et pas un type de corps. Rien n’a de sens dans l’univers trans, TOUT est confus et/ou absurde. Mais les sui­veurs, mys­ti­fiés par des char­la­tans, ne pipent mot.)

Et puis, il y a d’autres hommes ou gar­çons qui ont tel­le­ment consom­mé de maté­riel por­no­gra­phique et sado­ma­so­chiste, et qui avaient peut-être un pas­sif de trau­ma­tismes et autres à côté, que leur esprit a vrillé, si bien qu’ils s’« iden­ti­fient » comme des « eunuques », des féti­chistes de la castration.

Et puis il y a les idéo­logues de la WPATH qui nous disent que tout ça est bel et bon, nor­mal et juste, par­fai­te­ment accep­table, à faire « affir­mer » par des pro­fes­sion­nels de la santé.

Et puis il y a la masse des mou­tons irres­pon­sables de gauche, qui adhèrent bête­ment à toutes ces idées démentes pour la rai­son qu’on — médias, per­son­na­li­tés, célé­bri­tés, influen­ceurs, poli­ti­ciens, amis, etc. — leur dit qu’elles repré­sentent le nec plus ultra du pro­grès, de l’émancipation, de la liber­té, de l’égalité. (Ces aveugles n’ont tou­jours pas remar­qué que tout ce qu’on nous avait ven­du comme le nec plus ultra du pro­grès n’avait fait que nous alié­ner davan­tage et davan­tage détruire la planète.)

Face à ce que je sou­ligne ici, toute per­sonne ayant encore une once de rai­son devrait a mini­ma se poser des ques­tions sur la WPATH et plus lar­ge­ment sur les orga­nismes et les idéo­logues qui pro­meuvent les idées trans.

(Ah et, qui finance la WPATH ? (Suivre l’argent est tou­jours inté­res­sant.) Eh bien, entre autres orga­nismes, la Fon­da­tion Tawa­ni du mil­liar­daire états-unien Jen­ni­fer (autre­fois James) Pritz­ker, de la célèbre famille Pritz­ker, une des plus riches des USA. Jen­ni­fer Pritz­ker est un répu­bli­cain de tou­jours, c’est-à-dire qu’il se situe à droite sur l’échiquier poli­tique états-unien. La famille Pritz­ker finance abon­dam­ment le déve­lop­pe­ment du trans­gen­risme.)

Nico­las Casaux

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