Irénée Régnauld fait bien son boulot (par Nicolas Casaux)

C’est l’histoire d’un mec – Irénée Régnauld – dont j’ai déjà parlé ici et là. Mais jamais deux sans trois. Alors quelques rappels. Le mec en question a bossé pendant près de quatorze ans dans le numérique et le conseil. De 2011 à 2015, il est chef de produit chez Orange, puis consultant senior chez Cepheïd Consulting, un « cabinet conseil spécialisé dans les démarches d’innovation et de transformation numérique des modèles économiques des entreprises », de 2015 à 2017. Il rejoint ensuite Viatys, cabinet intégré au groupe Square Management, un groupe de conseil en stratégie, organisation et transformation, intervenant notamment auprès de grandes entreprises sur le numérique, l’innovation, la data et les nouveaux modèles d’affaires, où il reste jusqu’en avril 2025. Régnauld indique lui-même que ses « secteurs de prédilection » étaient la banque et la distribution, et qu’il a travaillé auprès de « grands comptes » sur des projets de transformation numérique, comme chef de projet et de produit, consultant en innovation et design thinking, formateur sur le digital et les business models, entre autres. En 2019, il pilote également chez Viatys un programme destiné à encourager les consultants à publier des tribunes et articles dans les médias partenaires.

Il poursuit aujourd’hui un doctorat à cheval entre l’EHESS et l’INSA Rennes. Le Centre d’étude des mouvements sociaux (CEMS), rattaché à l’EHESS, au CNRS et à l’Inserm, le présente comme doctorant. Et l’INSA Rennes le compte également parmi les doctorants de son Laboratoire Fabrique de pensée critique (LFPC). Sa recherche porte sur l’intelligence artificielle dite « éthique », plus précisément sur la manière dont elle est pensée et mise en œuvre dans le monde du conseil sous les contraintes du marché.

Régnauld participe en outre au projet SIRA (Social Sciences Investigations on Responsible AI, soit « Recherches en sciences sociales sur l’IA responsable »), créé en collaboration entre l’INRIA et le LFPC de l’INSA Rennes. Le projet SIRA vise à « accompagner la fabrique concrète de la responsabilité dans le domaine de l’intelligence artificielle », à « promouvoir la participation, la justice sociale et la gouvernance démocratique des systèmes d’IA », bref, à « tendre vers une IA responsable ».

L’INSA Rennes, qui finance donc une partie du projet, est une école publique d’ingénieurs qui entretient de nombreux partenariats avec des entreprises industrielles et technologiques comme Thales, Safran (deux marchands d’armes), Capgemini ou Mitsubishi, et avec l’État, via le Ministère de l’économie par exemple. L’INRIA est aussi un organisme public, financé majoritairement par l’État, et profondément inséré dans le complexe industriel et militaire du numérique français. Sa mission comprend explicitement le transfert technologique, la recherche partenariale et la co-construction de programmes avec les entreprises. Ses partenaires industriels comprennent des groupes comme Airbus, Thales, Safran, Dassault, Naval Group, EDF, TotalEnergies, Orange, Atos, Sopra Steria, Intel ou Microsoft Research. Dans le domaine militaire, le lien est en outre direct avec l’État. L’INRIA est lié au ministère des Armées, à l’Agence de l’innovation de défense et à la Direction générale de l’armement (DGA), avec des programmes portant sur la cyberdéfense, l’IA pour systèmes critiques ou encore la robotique. L’institut dispose désormais d’un département « Défense et Sécurité » et participe aussi à des projets du Fonds européen de défense aux côtés de groupes comme Dassault, Airbus, Safran, Naval Group et Sopra Steria.

C’est dire qu’Irénée Régnauld n’effectue pas ses recherches dans un environnement « neutre ». De manière générale, comme l’a souligné l’historien Jean-Baptiste Fressoz, également directeur de recherche au CNRS, dans une interview accordée au média Au Poste l’an dernier, « les universités sont censées opérer à la frontière technologique, les centres de recherche [CNRS y compris] sont censés opérer à la frontière technologique ». Il y a donc « un biais déjà structurel » en faveur de la technologie, lié notamment au « positionnement social » des universitaires et des scientifiques, et au « système de récompenses des chercheurs » : « c’est bien de travailler à la frontière technologique si vous voulez faire une belle carrière ». AUTREMENT DIT, l’université, les écoles d’ingés, les centres de recherche, n’encouragent pas du tout la formation et l’expression d’une pensée critique (honnête) vis-à-vis de la technologie. Il n’y a (évidemment) aucune carrière à bâtir sur l’opposition au développement technologique (ou sur l’opposition à l’État plus généralement).

Irénée Régnauld en constitue sans doute l’une des plus parfaites illustrations. Qu’il soit aujourd’hui rémunéré par l’EHESS, le CNRS, l’INSA, un autre organisme public, une entreprise privée ou quelque autre dispositif de financement de la recherche, peu importe. Régnauld a travaillé quatorze ans dans la transformation numérique privée. Il poursuit aujourd’hui sa carrière dans des institutions publiques qui comptent parmi les principaux organes de gestion et de développement du système technologique. Il a passé toute sa carrière professionnelle dans un milieu structurellement pro-technologique, et c’est aujourd’hui encore ce milieu qui rend matériellement possible son activité de chercheur.

Et donc, oh, quelle surprise, Irénée Régnauld affirme qu’il n’est ni souhaitable, ni nécessaire, ni possible de renoncer au système techno-industriel, et qu’il nous faut plutôt le « démocratiser », le « socialiser », le rendre juste, égalitaire et responsable, en priant chaque matin notre Père qui es dans la Machine, et en allumant des cierges les soirs de pleine lune autour des data centers les plus proches. Je caricature légèrement, mais les propositions qu’il avance ne sont pas beaucoup plus sérieuses.

Dans son nouveau livre paru chez les technocommunistes de La Fabrique, intitulé La Sommation technologique, les moyens avancés par Régnauld pour « démocratiser » ou « socialiser » la technologie relèvent de la vieille litanie habituelle : conventions citoyennes, délibération avec des experts, comités d’usagers dotés de droits de veto, « gouvernement par les besoins », nationalisation ou socialisation de secteurs numériques, etc. Autrement dit : il suffirait (yaka) de faire en sorte que « les travailleurs » parviennent « aux commandes » de l’État, et qu’ainsi un socialisme d’État reprenne en main l’appareil technique, lui assigne de bonnes finalités et substitue à la logique du capital celle des besoins démocratiquement définis. Un truc comme ça. Original, non ? C’est pas comme s’il s’agissait du fantasme de la gauche depuis deux siècles.

Cette liste de souhaits ou d’espérances infiniment naïves dissimule très mal l’abime de difficultés auquel elle se heurte. Qu’est-ce qu’un État « aux mains des travailleurs » lorsqu’il faut administrer, à l’échelle de dizaines de millions de personnes, des réseaux électriques, des hôpitaux, des télécommunications, des transports, des data centers et des industries lourdes ? Il faudra toujours des administrateurs, des ingénieurs, des experts et des chaînes de décision. Plus l’appareil technique est complexe, plus le pouvoir réel tend à se concentrer chez ceux qui possèdent le savoir spécialisé, l’information et les positions permettant de coordonner l’ensemble. De même, nationaliser ou « socialiser » un microprocesseur, une centrale ou un réseau ne supprime ni les mines, ni les usines, ni la division internationale du travail, ni les infrastructures énergétiques et logistiques, ni les hiérarchies qu’exigent leur conception, leur construction, leur maintenance et leur reproduction. Mille problèmes surgissent. Mille raisons pour lesquelles les vœux d’Irénée Régnauld sont, selon toute logique, condamnés à ne rester que ça. Un certain nombre de penseuses et de penseurs les exposent depuis des décennies. Malheureusement, Régnauld se spécialise dans l’occultation et la falsification de leurs idées.

Dans son dernier livre, Irénée Régnauld poursuit en effet son travail de diabolisation des courants anti-industriel et anti-tech – des critiques non-universitaires de la technologie –, et de travestissement éhonté de leur contenu. Sa méthode repose notamment sur ces trois procédés :

1. Falsifier les arguments réels de ses adversaires. Régnauld cite assez peu, et rarement longuement, les propos des anti-industriel∙les qui exposent le cœur de leur critique. Il préfère résumer lui-même leur position. Ce qui lui permet de raconter à peu près n’importe quoi. À l’en croire, les anti-industriel∙les considèrent « la nature » comme « un ordre antérieur et normatif, qu’il s’agirait de retrouver ou de défendre contre les technologies » (les mots sont les siens, pas ceux d’un∙e militant∙e anti-industriel∙le, encore une fois, il ne cite pas, il place des arguments dans la bouche de ses opposant∙es). En outre, toujours selon Régnauld, les anti-tech considèreraient « la “culture” comme une dérive » (d’où ça sort, et qu’est-ce qu’une telle idée signifie, mystère et boule de gomme). Dans la vision des anti-industriel∙les, toujours selon Régnauld, « une femme sert à enfanter ». Eh oui, l’anti-industrialisme est structurellement misogyne. Et « transphobe ». Et tout un tas de choses déplorables. C’est Régnauld qui le dit. Ça doit donc être vrai. Ce qui m’amène à un second moyen.

2. Déplacer la discussion de la vérité vers la respectabilité politique. Par exemple, juste après avoir introduit PMO (Pièces et Main d’œuvre), et plutôt que d’exposer la teneur de leur critique de la technologie, Régnauld choisit d’embrayer immédiatement sur le fait que le groupe « s’est trouvé, il y a plus d’une décennie, au cœur d’une controverse […] embarrassante sur son positionnement politique, relative notamment aux questions de genre et de transidentité ». Régnauld documente beaucoup plus tout ce qui est susceptible de rendre ses adversaires infréquentables que leurs arguments réels concernant la technologie. Ce faisant, il recourt souvent au sophisme du discrédit par association. Il invoque notamment le phénomène trans à de multiples reprises, alors même qu’il n’y connaît rien, simplement afin de dénigrer untel ou unetelle. Avec une amie, Audrey Aard, j’ai coécrit un livre sur le sujet (Né(e)s dans la mauvaise société – Notes pour une critique féministe et socialiste du phénomène trans, Le Partage, 2023), mais on peut gager qu’il ne le lira jamais et ne commentera jamais les thèses que l’on y défend. Prendre ce sujet au sérieux ne l’intéresse pas. Il ne s’en sert qu’opportunément.

3. Confondre vérité d’un diagnostic et efficacité politique. Régnauld reconnaît ici et là les mérites de PMO ou la justesse de certaines idées de Jacques Ellul. Mais comme il n’examine pas vraiment le cœur de leurs idées sur la technologie, il n’est pas en mesure de nier leur véracité. Ce qu’il fait, à la place, c’est affirmer que ces idées débouchent sur des « impasses stratégiques », qu’elles n’offrent pas de « perspective stratégique opératoire », « ni cap ni méthode crédible », et d’autres formules du même genre. C’est un peu comme rejeter un diagnostic de cancer inopérable au motif qu’on le trouve inacceptable. Le fait qu’une situation soit terrible, qu’on ne sache pas la résoudre ou qu’aucun traitement satisfaisant n’existe ne la rend pas fausse. Régnauld confond trois questions distinctes : le diagnostic est-il vrai ? l’alternative est-elle souhaitable ? est-elle aujourd’hui réalisable ? Et il exige des anti-tech une réponse extrêmement détaillée aux trois, tandis que sa propre société technologique « démocratisée » repose, elle, sur une montagne de conditionnels. « Car la réaction de l’individu moderne n’est pas de rechercher la vérité, il lui faut d’abord une issue ; en fonction de laquelle doit s’établir le système. Et je m’aperçois que ma réflexion m’a conduit là où je suis : au fond d’un abîme d’impossibilités. Alors m’imputant la situation désespérante qui tient à un monde totalitaire, il me reprochera de détruire systématiquement l’espoir. ‘Votre critique est peut-être juste, dira-t-il, mais quelle solution apportez-vous ? — Sous- entendu, s’il n’y a pas d’issue à la situation qu’elle dénonce, votre critique doit être fausse. » (Bernard Charbonneau, L’État, 1949).

Notons aussi que pour pouvoir soutenir ce qu’il soutient, Régnauld prétend que la technologie est neutre, tout en affirmant qu’elle ne l’est pas. Il reconnaît : « c’est vrai, les technologies ne sont pas neutres ». Mais quelques pages plus loin, afin d’arguer en faveur de la « socialisation » de l’IA (car selon lui, une autre IA est bien entendu possible, féministe, décoloniale, etc.), il affirme aussi qu’un « même héritage technique [autrement dit, une même technologie] peut servir des projets politiques opposés ». Il soutient donc lui aussi que la technologie est neutre, et que tout dépend de qui la dirige et comment (pour être un peu plus précis, on pourrait dire qu’il admet que la technologie n’est pas historiquement neutre, mais qu’il défend néanmoins sa neutralité technique, ce qui recoupe largement le cliché : lorsque monsieur tout le monde affirme que la technologie est neutre, c’est à peu près ça qu’il entend lui aussi). Il ne s’agit malheureusement pas de la seule contradiction du livre. Régnauld se spécialise dans le tout et son contraire. Au moins, comme ça, chacun∙e s’y retrouve un peu.

Il y aurait bien plus à dire sur la dernière déjection d’Irénée Régnauld, mais à quoi bon ? Ces gens-là ne veulent pas débattre et réfléchir honnêtement. Ça ne les intéresse pas. Ils sont très heureux de combattre les épouvantails grotesques qu’ils se confectionnent et de continuer à mentir, mystifier, entretenir des mythes et des espoirs éculés. Après eux le déluge.

Et surtout, le problème fondamental n’est pas tant qu’Irénée Régnauld rabâche des inepties et mente comme un politicien. C’est qu’on se retrouve à devoir commenter ses salades parce qu’une grande partie des milieux militants, des milieux qui prétendent s’opposer à l’ordre établi – au capitalisme, à la domination moderne, à l’exploitation sociale –, prennent encore pour maîtres à penser des membres de la classe des intellectuels officiels.

La fonction principale de ces types consiste à produire du consentement au sein des populations. (Ne luttez pas contre l’IA ou contre le système technologique, c’est inutile/réactionnaire/impossible. Il faut les acceptez. Vous pouvez cependant tenter de les rendre plus démocratiques.) Autrement dit, ils agissent comme des agents de l’acceptabilité sociale. Leur rôle n’est pas de défendre frontalement les technologies. Il est plus subtil (plus insidieux). Il consiste à rendre le refus radical de la technologie impensable, excessif ou archaïque. Sans ce travail de médiation et de neutralisation de la critique, le rejet pur et simple du système technologique risquerait de gagner du terrain.

Je suis actuellement en train de lire un excellent ouvrage intitulé Le Socialisme des intellectuels (cela faisait longtemps qu’il était sur ma liste parce que régulièrement mentionné par PMO). Il s’agit d’une collection d’essais du révolutionnaire russe Jan Waclav Makhaïski (1866-1926), brillamment introduits par leur traducteur, Alexandre Skirda. Makhaïski a consacré une grande partie de sa vie à tenter d’alerter les classes populaires contre la nuisance que représentent les intellectuels officiels. Il soulignait que ces derniers ne constituent pas une couche extérieure et désintéressée de la société qu’ils prétendent critiquer : leurs revenus, leurs carrières, leur autorité et leur statut dépendent d’institutions qui composent l’ordre dominant. L’université est un de ces appareils, lié à l’État, à l’administration, à la production scientifique et au développement industriel. Encore une fois, Régnauld en offre un cas assez parlant. Après quatorze années dans la transformation numérique, il poursuit aujourd’hui sa carrière au sein de l’appareil universitaire et technoscientifique dont il souhaite conserver et « démocratiser » les productions.

L’émancipation implique en premier lieu de s’émanciper de la domination intellectuelle de ces charlatans.

Nicolas Casaux


P.-S. : le dernier livre d’Irénée Régnauld, La Sommation technologique, contient un certain nombre de faussetés. En voici quelques-unes, dans le désordre :

1. La revue de l’Encyclopédie des Nuisances débute en 1984, pas en 1982, et les éditions de l’Encyclopédie des Nuisances n’ont jamais publié aucun livre de Bernanos.

2. Le « Plug, baby, plug » de Macron ne date pas du salon Vivatech de 2024 mais a été prononcé le 10 février 2025 lors du Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle à Paris.

3. La campagne de colis piégés de Kaczynski finit en 1995 pas 1994.

4. Le sommet Choose France de 2023 était en mai, pas en juillet.

5. Kasparov n’a pas perdu mais gagné contre Deep Blue en 1996.

6. Charlie Kirk a été assassiné le 10 septembre 2025, pas en août.

7. Le Luddite Club de Brooklyn existait déjà en 2022, il n’a pas été créé en 2024.

8. Dans les années 1970, la Silicon Valley Toxics Coalition n’existait pas, elle a été créée en 1982.

9. Aux éditions Libre, Révolution anti-tech de Kaczynski est sorti en 2021, pas en 2016.

10. Alexis Adjami et Romuald Fadeau ne sont pas les fondateurs des Editions LIBRE.

Total
0
Shares
39 comments
  1. Bonjour,
    Sur le troisième point, entre autres, que vous concluez par la belle citation de Charbonneau, Regnault demande avec la morgue d’un technicien une réponse de technicien à un problème qu’il pose avant tout comme un problème technique à résoudre car il est incapable d’imaginer autre chose que la technique et ses solutions : il a une pensée sans profondeur. Pour le dire simple : Regnault est un con ; nous sommes face à un algorithme humain. Ce mouton, qui a su se rendre employable, n’est jamais qu’un fier domestique de la machine et ne souhaite rien tant que d’en généraliser la condition aliénée en arguant de prétextes humanitaires. On ne peut pas douter qu’il soit de gauche comme Dominique Méda (« Pour réussir la transition écologique, nous devons conditionner les aides publiques à la réduction des coûts sociaux » Le Monde, 05/09/2026 ), ou Anne Alombert en beaucoup plus malicieux.
    Jean-Paul Floure

  2. Effectivement les textes de Makhaïvski sont fondamentaux pour saisir le rôle idéologique et structurel du marxisme dans l’avènement de la nouvelle classe dominante depuis ses formes primitives – il ne faut pas oublier que Makhaïski écrivait à l’époque des frères ennemis Plékhanov et Lénine – jusqu’à ce que nous connaissons aujourd’hui et que vous décrivez brique après brique ; comme le fait également P.M.O et quelques autres sites.
    Il y a sur ce sujet plusieurs autres références. Il est nécessaire de citer l’ouvrage de Belloc* « The servile state » qui a inspiré Orwell entre autres ; celui de Rizzi « La collectivisation bureaucratique » qui est devenu un ouvrage rarissime, et parmi de nombreux livres : « La marche au pouvoir des intellectuels » de Konrad et Szelény ou encore celui de William Whyte : « L’homme de l’organisation ». Ils peuvent permettre une analyse historique assez fine et rigoureuse de la progression de la « contre-révolution managériale », d’en suivre les principaux thèmes et leurs développements sur plus d’un siècle.
    Cordialement
    Jean-Paul Floure
    *Et Aldous Huxley, qui en connaissait la thèse centrale et l’a fort bien appuyé par la mise en évidence de la « politique engrammatique » et de la gestion logistique de la population : deux choses qui enregistrent aujourd’hui de très grands progrès.

      1. Pas besoin de lire tous ces vieux textes datés pour comprendre l’organisation scientifique du travail. Le système soviétique n’a fait qu’appliquer les recettes des usines Ford pour assurer sa modernité de rattrapage jusqu’à la caricature de Stakhanov. Les pseudos intellectuels comme Irénée Regnauld ne savent même pas de quoi ils parlent. Ils se gargarisent de vouloir humaniser la megamachine techno-industrielle mais ils n’ont jamais mis les pieds dans une usine. Dès les années 60-70 avec l’intensification du travail à la chaîne et les multiples formes de résistance des ouvriers spécialisés (OS), on assiste à l’émergence de l’anti-travail. Le travail devient si rébarbatif que plus personne ne songe à se réapproprier les moyens de production pour faire la révolution (mai 68 en France – mouvement autonome en Italie). Mais les ouvriers gardaient encore un moyen de pression dans le rapport de force avec les patrons. Ils recevaient plus d’argent pour se faire exploiter. Depuis les années 80 avec la baisse du taux de profit (surproduction), le patronat et les politiques ont liquidé tous les pues la sueur en délocalisant leurs machines à l’autre bout de la planète. La révolution numérique et l’automatisation (machines-outils) n’ont fait encore qu’aggraver le désintérêt pour le travail. Aujourd’hui, les ouvrières dans les usines textiles au Bangladesh brûlent les fabriques. En Chine, ils saccagent les dortoirs. Mais plus il y a de machines et plus il y a de chômeurs. C’est un cercle vicieux qui conduit des bus entiers de travailleurs portugais et espagnols à aller travailler dans les entrepôts d’Amazon pendant la période des fêtes. Et souhaiter un joyeux noël à leurs familles derrière un écran de téléphone dans un dortoir. A devenir des robots de chair et de sang pendant 6 semaines pour se faire un pécule. Plus personne ne tient le coup mais le turn-over ne pose aucun problème aux patrons. Il n’y a aucune formation juste un bracelet électronique autour du poignet de l’esclave moderne qui est contrôlé par un ordinateur central. Comment pourrait-on s’imaginer qu’on va domestiquer une telle merde ? Il faut vraiment péter dans la soie pour croire que c’est seulement envisageable. Et maintenant, l’IA remplace les cols blancs et les mains blanches dans leurs bureaux. Y compris, les gens comme Irénée Regnaud.

        1. C’est un cercle vicieux qui conduit des bus entiers de travailleurs portugais et espagnols à aller travailler dans les entrepôts d’Amazon pendant la période des fêtes… en Pologne.

        2. «Et maintenant, l’IA remplace les cols blancs et les mains blanches dans leurs bureaux. Y compris, les gens comme Irénée Regnaud.»

          Et c’est une excellente nouvelle !

          Et une IA qui excelle aux prises de décision (les promesses de Jev) qui fera passer n’importe quel patron pour un gestionnaire de stand de kermesse. Ouste aussi les vilains… capitalistes.

          Même les dev qui s’imaginaient, il y a 6 ans encore, être les futurs fleurons de la énième e-révolution et être en bonne place dans technocratie, se trouvent comme presse+bouton « enter » de leur interface favorite.
          Que cette « IA » cafute toute cette matière grise rance, lente et inutile, la viande n’est pas synonyme d’efficacité dans le royaume de la machine. Les maths, sont langage l’ont encore prouvé récemment.
          Raus !

          Prenons place pour se satisfaire du beau travail accompli depuis des siècles, avec eux et dans la misère s’il le faut. Rien ne vaut une bonne promesses de cette machine intelligente égalitaire, attendue comme le messie.

          Et moi, je vais tenter de me faire des popcorn caramélisés pour ça. Que je partagerai volontier avec quelques voisins d’infortume.

  3. Dépasser les binarismes de la tech
    Face aux injonctions simplistes des apôtres comme des anti tech, entre fusionner ou tout brûler, Irénée Régnauld, dans son nouvel essai, « La sommation technologique », resitue la critique là où elle devrait être. Lecture.
    https://danslesalgorithmes.net/2026/09/15/depasser-les-binarismes-de-la-tech/
    Hubert Guillaud gobe toutes les couleuvres de Régnauld…

    Jan Waclav Makhaïski, Le Socialisme des intellectuels, 1978
    https://archive.org/details/MakhaiskiIntelsoc

  4. Bientot remplace par de l’AI.
    La France n’a pas de petrole, est bientot en faillite, et la premiere chose qui va sauter, quand les liquidateurs du FMI (ou autre cabinet) vont prendre la direction des affaires, seront les budgets de ces instituts de propagande public
    Car l’AI fait un bien meilleurs boulot, pour beaucoup moins cher.
    Vive la faillite !

    1. Kervennic,
      Je ne suis pas d’accord avec vous, à moins que vous ne soyez ironique. Je ne dis pas ça par patriotisme, mais une banqueroute de la France entraînerait dans son sillage la zone euro et l’économie mondiale. La France, ce n’est pas l’Argentine ni la Grèce. L’élection présidentielle de 2027 va être décisive à ce sujet, ce sera soit une liquidation de notre modèle social et de notre raison d’être au monde en tant que nation, soit une refonte du projet européen (sans bouleversement majeur d’ici là). Ce n’est pas la première fois que nous somme en désaccord, l’essentiel, c’est que nous puissions en discuter.

      1. Je ne suis pas nationaliste mais regionaliste. Je me souviens de ce que la France a fait a mes aieux, autant bretons qu’occitan, notamment en 14, qui sont mort a la pelle. On me l’a raconte tres precisement, pour que cela ne s’oublie jamais.
        Quand au model social, personnellement je n’en ai jamais vu la couleur (refus de rsa pour raison x ou y quand j’etais dans une merde noire, refus de formations, emmerde administrative a n’en plus finir, notamment pour ma compagne entrepreneur pauvre etc etc, poarcointre des taxes et des impots incessants sur des possessions qui ne me rapporte rien et construite par mes aieux (ma ferme).
        De ce cote la, j’adhere a la positiuon de Sarah Knafo. Si a chaque fois que j’ai bosse dans des boulots de merde l’etat ne me bouffais pas une part indecente de mon argent, pas besoin de prime d’activite ni de mendier. des aides et faire des papiers C’est une arnaque.
        phenomenale. Sans parler de l’APL, qui est une bouffonnerie monumental (les loyers s’ajustent aux aides).
        Bref, on ne le pleurera pas.
        De toute facon, la faillite aura lieu, vu que ce model social n’a rien d’un model, mais tout d’un vol organise par les ponctionnaire avec la complicite des politiciens de gauches qui manipulenty de jeunes naifs.

        1. Si vous avez pu apprendre à lire et à écrire et à mieux comprendre le réel-rationnel dans lequel vous vivez, c’est grâce à une éducation libre et gratuite. On peut souhaiter une société sans État centralisé ou centralisateur (c’est mon cas) , mais quelle place pour l’individu ? Qu’est ce qui garanti ses droits humains ? Vaste question de philosophie politique.

      2. Macron a donne des milliards a ses potes, et la gauche (particulierement Coupey Soubeyran) a applaudi, « car l’etat n’est pas un foyer et ne se soumet pas au meme regle comptables » et l’endettement c’est de gauche. Ca renforce le pouvoir de l’etat et diminuue celui de l’individu, qui est toujours dangereux pour la gauche (il faut du « collectif »).

        En fait c’est la mise en esclavage de tous par une poignee d’apparatchik, tous defenseur de l’etat.
        Plus l’etat est endette, plus il peut menbacer et taxer, s’aggrandir. Ce n’est pas un hasard si partout la dette augmente, meme en Chine. C’est une facon de detruire tout liberte, tout ce quii est spontanee, d’accroitre le controle globale, C’est pour cela que cela ne gene personne, meme si il ya un risque de choc. Mes les etatistes croient en leur pouvoir ultime pour ecraser toute revolte (ils se trompent, il restera toujours des dur a cuire, mais ils ne se voient pas).

        Et le but ultime de l’operation, c’est la faillite, le controle integarle de toute l’economie et de la vie par des apparatchiks, que ce soit Mc Kinsey le FMI, Black Rock ou le PCC, C’est exactement pareil. Au final, ce sont quelques un qui decident pour tdes millions, et la dettea toujours ete un mecanisme pour plonger les hommes dans l’esclavage Une alienation progressive et irreversible.
        C’est aussi la base de l’industrialisation, communiste, socialliste ou capitaliste. La difference c’est que le communisme n’hesite ppas a faire mourrir des millions de paysans pour la rembourser, alors que les « capitalistes » vendent tres cher de la verroterie (portables, abonnement) ou cree subtilement des penuries tres rentable (logement,on vend tres chert de la merde amiante et on empeche le pekin moyen de construire une cabane dans un bois), et plonge tout le monde dans l’esclavage (paiement de sfactures, des loyers et remboursement de prets).

        Au final, cela mene a la faillite (ponction croissante et rendement decroissant du entre autre a la ponction). Et c’est une issue salutaire, car c’est un choc, oin aura les cartes sur la table et tout le monde ne pourra plus raconter de connerie faire comme si (on ne travaillera pas pour sa retraire, qui officiellement sera aboli, mais parce qu’il faut bosser gratuitement) . Maintenant si on est des petites nature, le choc peut etre mortel, mais de toute facon, si c’est le cas, cela veut dire qu’on avait aucun avenir.

        Mais l’humanite n’est pas fait que de petites natures et ce choc sera l’occasion de s’exprimer.

          1. Ce serait un gros progres, plutot que de massacrer indistinctement des populations entieres comme c’est de coutume dans nos societes « civilisees »

        1. En tant qu’ancien rugbyman, il y a longtemps que j’ai compris (depuis gamin) que les humains sont déterminés par leurs rapports individuels et collectifs. Parfois la situation est désespérée (et elle est réellement désespérée) , mais elle contient aussi en elle les germes de quelque chose d’autre, sauf que sur le moment on est tellement écrasé qu’on ne le voit pas, et qu’on ne peut pas le voir.

  5. Je n’ai pas grand-chose à dire sur Irénée Regnauld. Il me semble que c’est juste un pseudo-intellectuel médiatique qui est dans « l’air du temps ». Par contre, définir cet air du temps qui est devenu proprement irrespirable, cela pourrait nuire à sa carrière, et de toute façon, il en serait bien incapable. Merci Nicolas, tu me donnes l’occasion de mieux identifier ce genre d’individu dans la galerie des personnages nuisibles qui occupent le devant de la scène pour travailler la conformité des consciences. Mais j’ai beaucoup de compassion pour toi quand je pense à la somme de lectures indigestes que tu dois ingurgiter pour les démasquer. Mais je sais que tu y trouve ton compte et que tu fais un vrai travail de science normative.

  6. HS ou pas,
    Alexander Karp, patron de Palantir, vient d’acheter 15 000 ha de foret en Suede.
    De l’argent magique, transforme en inestissement bien terre a terre. Heureusement qu’avec le rechauffement, ce fric partira aussi en fumee, vu que d’ici 60 ans, y’aura surement des incendies a repetitions (surtout si les locaux se sentent leses. le paysan suedois etant aussi retord que le francais).

    1. Kervennic,
      « Ce serait un gros progres, plutot que de massacrer indistinctement des populations entieres comme c’est de coutume dans nos societes « civilisees ». »

      Donc si je vous suis, le génocide des Tutsis au Rwanda, ou la population a utilisé essentiellement des machettes, des houes et des gourdins cloutés (les « outils »), « serait un gros progrès » parce qu’il n’a pas été commis avec des armes modernes. C’est absurde.

    2. Vos propos survivalistes et libertariens aussi sont absurdes.

      Le survivaliste est un homme qui considère que la société dans laquelle il vit est condamnée. Mais il s’imagine que lui et sa famille pourront survivre s’ils se préparent. Admettons une telle absurdité. Si la société disparaît et que le survivaliste en réchappe avec sa famille, ils disparaîtront aussi. Ils ne peuvent pas se reproduire entre eux pour des raisons génétiques.

      Le libertarien est contre l’État mais pour le marché. Mais qu’est ce qu’un marché sans État ? C’est un marché ou les producteurs de marchandises sont obligés d’assurer eux-mêmes le cadre de l’échange économique. Ils n’ont donc que deux choix face aux risques de pillages, soit garantir eux-mêmes la sécurité de l’échange (auto-défense), soit faire appel à un tiers (mercenariat). Le risque avec le mercenariat, et que les mercenaires ne se transforment eux-mêmes en pillards. Bien entendu, plus le marché est prospère, plus le risque de pillage augmente. Donc, le cadre de l’échange implique une militarisation du marché. Mais une société de marché sans État, implique également qu’il n’y a pas de redistribution de richesses (pas d’impôt). En plus d’une militarisation de l’échange, le libertarien doit produire et entretenir lui-même les conditions qui le rendent possible (routes). Et ce n’est pas tout, sans impôts et sans redistribution, le libertarien doit également assuré sa santé et celle de sa famille, ainsi que l’éducation de ses enfants. Donc pour résumer, le libertarien doit être, un producteur de marchandise, un soldat, un cantonnier, un médecin, et un instituteur.

      1. « Donc pour résumer, le libertarien doit être, un producteur de marchandise, un soldat, un cantonnier, un médecin, et un instituteur. » Joke : Les libertariens feront donc advenir une société sans classes ?
        Mais je rebondis sur cette idéologie suite à la lecture d’un article Lundiam où i lest question de CRISPR.
        Jetez donc un oeil ici : https://gattacastack.com/. Je cite « les milliardaires de la Silicon Valley, enhardis par la réélection de Donald Trump et leur alliance avec lui, ont commencé à montrer le visage du technofascisme. À la suite d’une première annonce de Brian Armstrong, PDG de la société de cryptomonnaie Coinbase, indiquant qu’il financerait une start-up pour développer des technologies de manipulation du génome humain, les techbros de la Silicon Valley, notamment Sam Altman d’OpenAI et le gourou de la nouvelle droite technologique, Peter Thiel, ont emboîté le pas. Armstrong a créé une page web qui recense pas moins de 11 start-ups ou laboratoires universitaires qui travaillent actuellement sur la modification génétique d’embryons. »
        A croire que techno-communisme et techno-fascisme s’emboîtent le pas les uns les autres. Un peu comme la droite et la gauche… Ca fait rêver

        1. Tout à fait, les libertariens seront tous égaux, implémentés avec de L’IA et ils n’auront plus qu’à changer leurs batteries pour faire des journées de 72h00.

        2. Les milllairdaires de la silicon valey on soutenu Biden et le gauchisme de censure durant une bonne decennie. Twitter, meta, censurait sur ordre des democrates.
          La silicon valley s’adapte et peut tres bein survivre dans un regime soclaliste a la chinoise. Je pense qu’ils y aspirent d’ailleurs en majorite: plus de stabilite, de visibilite.
          Les Amish aussi sont liberatriens, ils ne veulent pas d’un etat qui s’occupe de leurs ecoles, de leurs business. Ils ne sont pas pro technqiue.
          Il y’a une contradiction entre le logiciel libertarien et le controle d’etat (identite nuimerique) .
          Les libertariens sontr contre tout controle de l’etat. Ils ont souvent ete, si l’on retrace leur histoiire qui remontre au protestantismne, notamment Huguenot, a la pointe de l’innovation, mais n’ont jamais impose leurs innovations. Ce sont des etats matures et tres peu libertariens (angleterre, Pays bas) qui ont utilise ces innovations.
          Le danger, ce n’est pas qu’on s’amuse avec le genome humain, je ne voit vraiment pas ce qu’il pourrait en tirer de mieux que ce qu’a fait la nature avec des millions d’annes et des milliards de cas, le danger, c’est que des structures etatiques recupernet cela et impose cela, meme de facon indirect, en « offrant des tests » par exemple (l’etat n’offre rien, il prend tn argent et decide de ce qu’il veut faire avec en prenant une grasse commission au passage).
          Par exemple, je prend l’exemple de la trisomie. Les tests ce sont raffine recemment.
          J’ai un fils trisomique de sept ans. A l’epoque l’echographie l’avait declare normal, avec un risuqe de trisomie tres faible. Si l’on s’en tenait a ce diagnostique, on pouvait dormir tranquille. Ma femme, qui etait chez ses parents en visite, a alors fait un test genetique a l’epoque nouveau « offert » par la region (c’eatit en suede, seules quelques regions l’offrait a l’epoque). Nous avons decide de le garder, mais une tres grande majorite optent pour l’avortement. Resultat des courses: avec ce test, les trisomique ont ete quasiment eradique de Suede.
          Qu’il y’ai des tests informmationnels, pourquoi pas (je met de cote le bilan ecologique, calaniteux de ses techniques).
          Mais on ne peut pas voir comme element decisif a l’origine de cette situation, l’action de savant fou ou d’un elon Musk (avec neuralinks, on attend toujours). Ce qui est decisif c’est l’etat et le type de societe normee qui se construiit autour.
          Dans cette societe un trisomique n’a pas sa place, pas plus que d’autre profils naturellles, trop lent, violents, reveurs…. Bref inapte a la vaste entreprise d’auto domestication de l’huimain que represente la societe etatique.

  7. Donc, ce qui est ndangereux, ce n’est pas la curiosite, c’est que cette curiosite sert pratiquement toujours au final, une construction social qui utilisent les outils qu’elle produit. Mais diriger sa vindict contre quelques miliardaires transhumanistes lunatiques, c’est se tromper de combat. Le probleme, c’est notre societe etatique (une societe aussi large ne peut etre qu’etatique) qui engendre ces milliardaires (l’industrie engendre le capital, c’est son foinctionnement intrinseque) puis utilise l’innovation que ce capital accumulee permet, pour en faire des outils de plus en plus calamiteux, La logique est la meme dans un systeme communiste industriel (ou il n’ya pas de controle individuel de l’outil de production par celui qui le met en place, mais par d’autres, des apparatchiks).
    Le probleme c’est l’etat, pas Elon Musk.

  8. Contrairement a ce que pretendent Zucman et d’autres fonctionnaires d’etat, si l’on partage le capital, on tue le capital, puisque c’est ce capital non redistribue qui permet a Elon Musk (et autres) d’innover sans arret et d’investir dans de nouvels aventures qui permettront de creer du capital.
    Dans un etat Melanchonniens, il faudrait , si il ne veut pas d’effondrement industriel (ce qui est le cas en France), que l’etat (Melenchon) s’accapare du capital et finance l’innovation (toujours necessaire, car la production industrilelle necessite, thermodynamiquement, des innovations constantes, elle ne peut stagner). Le probleme, c’est que les apparatchiks ont systematiquement ete plus mauvasis que les Elon Musk, pour innover (c’est pour cela que meme les Chinois laissent des individus entreprendre), et il n’ya aucune logique a ce que l’on depossede celui qui innove pour le donner a des gens qui n’ont aucune experience et qualite demontree en la matiere.
    On pourrait se rejouir que cela permettrait au final de planter le systeme, mais cela ne le plantera pas, cela accellerera les frottements, l’innefacite, et au final les dommages environnementaux, et la possibilite de reagir (domestication grandissante).
    Malheureusement il est a prevoir qu’une forme de soicialisme dictatorial s’impose apres la crise.

  9. Car dans l e « droitard », il reste un germe d’mour de la libertte, de croyance en la puissance de la nature en dehors du systeme social (l’individu), alors que le gauchiste croitr que sa survie depend du systeme social et donc le defendra jusqu’a la fin, quitte a ce que tout disparaisse autour de lui, que les generations futures soient sacrifiees.
    C’est ce que disait Kazcinsky il y’a 35 ans.

    Le « droitard » s’adaptera mentalement a l’effondrement, et acceptera le changement de regle du jeu. D’ou la fascination pour le survivalisme. Beaucoup se convertiront facilement a la nouvelle realite. Les gauchistes continueront a soutenir leur leader et sa promesse d’un monde industriel renouvelable, tout en etant affame et pollue jusqu’a l’os par les rejets de PFAS (necessaires dans les batteries) et de dechets miniers.

  10. Un truc qu’il faut preciser pour encore clarifier, c’est que le passage a une societe « renouvelable » a partir d’une societe fossile, implique une changement d’echelle dans la domestication et l’intensification de l’exploitation du territoire.
    Beaucoup de profils psychologique qui se sont accorde avec une societe du fossile, ne vont pas accepeter une societe du « renouvable », avec ses mines innombrables, des nuisances (transports de pieces), et l’empreinte physique que cela implique. Il faut se rappeler que les amercains ont cesse d’exploitrer les terres rares pour cette raison (alors qu’ils accepetent la fracturation).
    Les pseudo ecologistes ont fait du carbone leur totem de vertu, mais cela n’a rien d’ecologique, Dans 10 000 ans, le carbone aura grandement disparu de l’atmosphere, pas les PFAS que nous deversons pour fabriquer des batteries et des date center.
    Cela leur permet de faire passer leur projet dement de societe renouvelable pour raisonnable, en foaclaisant l’attentionb sur les mechants Trump, amoureux des fossiles.
    Alors que ce sont eux l’avenir du systeme industriel, pas Trump.
    Et malheureusement, tout le monde ou presque, a part une poignee de fan de Kaczinsky, tombe dans le panneau.
    L’avenir est sombre.

    1. «Dans 10 000 ans, le carbone aura grandement disparu de l’atmosphere»
      Ha oui ? Quel grand réservoir sera capable de tout reprendre (et ce qui arrivera encore, les fossiles seront exploitées jusqu’au bout et très probablement de plus en plus agressive) sans poser de nouveaux défis ? Celui des techs de la mort et leurs purificateurs d’atmosphère infernaux ? Les océans acidifiés à morts et prêts à nous dégueuler du sulfure d’hydrogène à gogo ? Une jungle génétiquement modifiée pour les besoins et autour d’une civilisation de morts-vivants sur-connectés uniquement sur eux-mêmes ? Autres ?
      Il y a surtout des chances qu’on disparaisse avant lui, son excédent injecté, vu les conditions que sa présence nous impose dès à présent. Les écolos de pacotille et leurs GES/ER sont clairement à la ramasse, mais je ne vois pas en quoi nous pourront passer outre ses effets sans en payer le prix fort. Politiquement parlant déjà, ce que Charbonneau écrivait en 1980 «ce seront les divers responsables de la ruine de la terre qui organiseront le sauvetage du peu qui en restera, et qui après l’abondance géreront la pénurie et la survie». Les convaincus comme nous, c’est déjà du folklore; la liquidation du monde est en marche.

      1. Il faut etre humble et regarder les donnees, et ne pas se laisser envahir par le bruit mediatique.
        Il y’a deja eu des pics de Co2 dans l’histoire, c’est naturelle (volcanisme), et cela est bien geree par la biosphere. Cela ne veut pas dire que cela n’effacera pas notre civilisation (qui est de toute facon condamnee) sans CO2. Mais probalement pas notre espece.
        Voila les donnees:
        https://www.nature.com/articles/climate.2008.122/figures/1
        Evidemment, dans un premier temps cela implique une acidification. En tant qu’amateur de peche aux ormeaux, ca me desole, mais ce nn’est pas la pire des choses.

        Dans un second temps, il y’a precipitation soius forme de carbonate, et accumulation dans la roche, d’ou il restera etrenellement. C’est un processus naturel.
        On voit sur le graphe, qu’apres 10 000 ans, il ne reste pas grand chose (meme si on ne revient pas au niveau initial pendant 400 000 ans).

        Parcontre, pour utiliser des sources d’energies de faible entropie (faible densite energetique), c’est a dire des renoubvelable. il faut, en utilisant du charbon principalement, creer des structures de collectes faites a partir de materiau synthetique qui n’ont pas leur place dans la biosphere (contrairement qu co2).
        La Biosphere, qui a mis un milliards d’annes a se fabriquer, a consciencieusement separe le sol vivant du substrat toxique, grace a la formation lente de sol et de roche d’origine biotique (carbonate, argiles etc). Petit a petit, les elements incompatibles avec la vie complexe (mercure, plomb, arsenic, mais meme le fer trop concentre) ont ete enfoui et la vie s’est deveoloppe jusqu’a l’apparition d’etre complexe avec un systeme nerveux important.
        Le pire consiste donc a remettre massivement dans cette biosphere ces elements incompatibles avec une vie complexe. Car ce qui a ete fait en 1 milliard d’annee ne se refera plus.
        Pire encore. Pour pouvoir faire du renouvelablle massivement, il faudra utiliser des materua synthetique a tres grande echelle. C’est ce qu’on voit avec les PFAS. Les PFAS sont des molecules qui sont fabrique grace a une energie (fossile) phenomenal pour obtenir une liason chimique indestructible (fluor carbone). La nature n’en produit que tres tres peu (volcanisme) et c’est du poison (de facon general, le volcanisme produit localement des poisons durables, mais c’est locale, et la biosphere survie, a cote de la ou j’habitais, il y’a le puy de wolf en aveyron, une montagne pellee au milieu des forets, car tres riche en cadmium, ou rien ne pousse depuis des centaines de milliers d’annees).
        Conclusion: on relarque massivement des TFA, qui ne se degraderons jamais. Or nous sommes humains parce que nous avons une thyroide developee (sinon nous devenons massivement des cretins), et cette thyrioide est menace par ces TFA.
        L’espece humaine peut donc dispariatre et ne plus reapparaitre pour des millions d’annee, parće qu’elle a detruit la possibilite d’utiliser l’iode naturelle, cle de voute de son existence.
        Beaucoup de gens souffraient de goitre, il y’a encore 50 ans, par manque d’iode dans les campagnes (par exemple ma grand mere….).
        De meme le cadmium, le plomb etc empeche l’utilisation d’autres mineraux et nous condamnent.
        Or 8 milllards a fournir en renouvellables pour remplacer les fossilles, c’est titansque, et de toute facon ca ne fera pas baisser les fossilles (qui utilisent deja les renouvelables pour leur extrraction).
        Donc les ecolos pro renouvellables spnt des gens beaucoup plus dangereux que Donald Trump (qui est en train de faire chuter les emissions grace a son blocage d’ormuz).

          1. Les renouvelables et autres saloperies s’accumuleront avec les fossiles comme avec toutes les autres ressources permettant la production d’énergie remplaçant le travail musculaire de notre espèce. Des universitaires sont prolixes sur ce sujets depuis quelques années. Il n’y a pas et n’y aura pas de remplacement de l’une par l’autre dans un pseudo cercle vertueux; à moins peut-être, et sans garanties, de revenir dans des conditions matérielles bien plus rudimentaires dans un grand renoncement à l’échelle mondial. À voir. Certains petits groupes humains y arrivent très bien aujourd’hui tournant facilement le dos aux discours anxiogènes et suprémacistes des technocons’ après tout. Ce site en recense régulièrement quelques-uns.

            Je vous parle d’un gaz (plus nourriture pour certains organismes, plus poison pour d’autres) dont la présence dans la troposphère surtout, modifie grandement les conditions de vie de plusieurs milliards d’êtres vivant actuellement. Avec PFAS, pourtant biologiquement dégradable, autres en plus, en pire ou pas, humain ou non. Un graphe (représentant une simulation, quelle époque fantasque) d’un article avec toute la légitimité qu’il puisse avoir en 2008, ne peut pas se permettre de nier toutes les autres données arrivée postérieurement. La « pompe à carbone » biologique perd en efficacité, le plus gros puits à CO2 est sur le point de capituler par l’augmentation de sa température de surface (regardez les données Copernicus sur les 3 dernières années par rapport aux années précédentes) et de la stratification qu’elle engendrera à terme: «Though the ocean is vast, the surface waters can absorb only so much CO2, and currents have to bring up fresh water from the deep before the ocean can swallow more», les roches donc ? Pas assez rapide; «it would take hundreds of thousands of years for these processes to bring CO2 levels back to pre-industrial values». Les autres pollutions, peuvent advenir pour donner une autre saveur à l’enfer durable que nous allons vivre avant une probable fin de civilisation. Et puis, un cancer fatal à 30 piges n’empêchera pas « homo » de réarmer démographiquement cette planète en se comportant comme oryctogalus.

            L’humilité donc ? Je prends le conseil, mais je vous le retourne comme un ami: lisez bien la source dont vous voulez envoyer un graphique à la figure en guise de leçon et, pourquoi pas, mettez vous à jour. Ne prêtez pas instinctivement aux autres une quelconque faiblesse face aux média.

            Cordialement,
            une personne qui peut très bien vous offrir une sobre boisson pour ensuite parler des nuages qui passent. Ce qui changera positivement de perspective – connaissez-vous la Cloud Appreciation Society ?

    2. Kervennic,

      Je te réponds vite fait, en passant par la philosophie et la science sociale, même si je sais que c’est vraiment pas ton truc. Le libertarianisme est une absurdité. Pourquoi on est pas tous armés ? Pendant longtemps les humains avaient des silex, des pointes, bref, toutes sortes d’armes blanches et se faisaient la guerre entre eux. Mais si on fait un grand saut dans le temps jusqu’à la période moderne pendant le siècle des Lumières, Jean Jacques Rousseau écrit le « Contrat social ». Qu’est ce qu’il nous dit ? Il nous dit que les humains ont le droit de vivre en sécurité et au lieu de se faire justice eux-mêmes, ils transfèrent leur protection individuelle à une forme de souveraineté supérieure : l’État, la police et l’armée. Est ce que c’est bien, est ce que c’est mal ? Ce n’est pas la question. La question, c’est comment ça se passe dans des sociétés ou il n’y a plus de pouvoir régalien ? Dans les États faillis, on revient à des formes d’organisation sociales ou chaque groupe armé se fait justice lui-même. Il n’y a qu’à regarder toute la zone sahélienne pour voir comment ça se passe concrètement (califats, djihadisme etc.). Un peu plus tard, au 19e siècle, Max Weber nous dit que l’État a le monopole de la violence légitime. Qu’est ce que ça veut dire ? Ça veut dire que la police doit répondre de manière proportionnée aux crimes qui menacent la sécurité publique, et qu’il a le monopole exclusif de l’usage de la violence. On voit tout de suite le problème que cela pose. Montesquieu au 18e siècles nous avait déjà prévenu : tout pouvoir a tendance a devenir absolu. Les régimes policiers modernes ne se sont pas privés pour exercer le monopole de la violence illégitime de façon disproportionné (nazis, communistes etc.). Et puis là, on est plus sur des échelles de tribus qui se font la guerre avec des armes blanches mais sur des millions de morts avec le développement industriel de l’armement. Et cela a encore lieu aujourd’hui même en France (toute proportion gardée). Pourquoi ? Parce qu’il faut qu’il y ait un contre pouvoir à la violence légitime, c’est à dire, que la police ne peut pas être juge et parti quand à l’usage exclusif de cette violence. Les policiers ne peuvent pas juger des policiers, c’est aux citoyens de le faire. Est ce que c’est le cas actuellement ? Non. Nous vivons dans une forme de fascisme larvé ou la tentation de dérive vers un régime policier ne peut pas s’assumer pleinement parce que les institutions démocratiques parlementaires tiennent encore le coup, même aux États-Unis. Est ce que ça va durer ? Personne ne peut le prédire.

      A présent, parlons des Amish. Est ce que les Amish ont le monopole de la violence légitime ? Non, ce sont les gouvernements des États d’Amérique du Nord dans lesquels vivent ces communautés, et le gouvernement central fédéral qui leurs garantissent la sécurité. Que se passerait-il pour les Amish en cas d’effondrement des pouvoirs régaliens ? Est ce qu’ils seraient en mesure de se défendre tout seul ? Non, ils seraient en danger. Maintenant, regardons du coté du Chiapas au Mexique. Est ce que l’État du Chiapas au Mexique a le monopole de la violence légitime ? Oui. Est ce qu’en cas d’effondrement ils pourraient se défendre ? Oui, ils l’ont déjà fait à maintes reprises, si bien que le gouvernement central a fini par les tolérer et leur accorder l’autonomie. Est ce que qu’au sein de la communauté du Chiapas il y a des contres pouvoirs au monopole de la violence légitime ? Absolument, chaque membre adulte quel que soit son sexe doit apprendre le maniement des armes et doit être en mesure de pouvoir défendre sa communauté. Comme en Israël, sauf qu’en Israël, les extrémistes religieux ne portent pas les armes, et ce sont les autres qui doivent se battre à leur place. Bref, je sais que le Chiapas ne rentre pas dans ton imaginaire, mais par rapport aux Amish, il n’y a vraiment pas photo question autonomie et subsistance. Ce sont des paysans et des paysannes armées. Et pour conclure, Kandinsky était un terroriste et un assassin, et pour moi, il était en contradiction totale avec l’écologie.

  11. Le Chiapas ne rentre pas dans mon imaginaire parce que je suis europeen, pas Maya. C’est la maladie du monde globale de nous emasculer en nous imposant des images qui viennent d’ailleurs, que ceux qui ont un pouvoir peuvent manipuler et sur lesquelles nous avons aucune prise.
    Le Maya, bien que je parle espagnole quasi courramment et est ete meme marie a une peruvienne, c’est pas mon domaine, et ca ne le sera jamais. Je n’ai pas de reference culturelle (bien que je m’y suis interesse enfant) et n’est aucun moyen de verifier ce que l’on me raconte a leur sujet, car je ne vais pas faire 10000 km en avion et aller vivre des annnees pour comprendre les subtilites de leur parcours. Tu peux donc absolument raconter n’importe quoi a leur sujet, c’est inverifiable ( a part des ecrits qui eux meme sont des temoignage orientee et sans interet objectifs).

    Parcontre, je peux me raccrocher a la culture amish. Je suis occidental, de culture chretienne. Les Amishs viennent d’Alsace (en partie), ont subi les memes persecussions que mes ancetre europeens, et vivent dans un etat occidentale simiilaire. C’est donc un exemple qui me parle et sur lequel j’ai prise. Par exemple je peux comparer ma situation, appartenant a une famille qui n’a pas fui, une partie etant reste catholique et obeissante, l’autre partie commusńiste, rattache a un mythe etranger. Je peux constater que les ASmishs ont su garder une certaine independance, l’independance maximale obtensible dans un etat super industriel (cas de la France, pas du chiapas, donc plus interessant)-
    Evidemment les Amish ne sont pas independant militairement (d’ailleurs il y’a tres peu d’eat indepenmdants de la force US, et tout le monde s’ecrase face a eux). Mais ils peuvent, au seins ce cett etat, preserver leur communaute.
    Quand arrivera l’effendrement, je pense qu’ilks seront en position de force. ILs ont l’habitude de travailler ensemblke, de prendre des decisions tout en maiintenant uine indepoendance familiale. Ils seront eviter les confrontations inutiles et se concentrer sur les combats a mener. Ce sont des artisans ingenieux, et ils seront bidouiller sans probleme des systeme des defenses efficaces, pour defendre des points strategiques.
    L’importants pour eux, c’est que la communaute survivent, il n’y a pas d’etat Amish, et ils ont deja quitte l’europe pouir pouvoir conserver cette communaute, qui ne pouvait pas survivre sur ce continent,
    Cela nous donne une idee du degres de liberte reelle que nous possedons sur ce vieux continent.

    1. Effectivement, je connais assez mal le mouvement zapatiste. Mais ce que je sais, c’est qu’ils pratiquent depuis 40 ans la démocratie radicale qui est à l’origine de notre civilisation occidentale depuis 2500 ans (Athènes) et que cela concerne 300 000 habitants. Et ils ne sont pas les seuls à defendre leurs territoires et leurs cultures à travers des assemblées locales et des conseils communaux. On peut citer la Syrie, la Bolivie, Le Nicaragua, le Pérou, le Chili, ou ce genre d’organisations sociopolitiques se déroulent actuellement. Leur message est simple : c’est aux populations locales de controler leurs ressources naturelles et de s’auto-gérer politiquement. Voici un lien vers la communication directe de ses communautés qui ont beaucoup a nous apprendre et c’est une mine d’information qui pourra peut-etre te rappeler ton enfance :
      https://cspcl.ouvaton.org/spip.php?rubrique6
      Quand aux Amish, ils sont issus d’un peuple de colons qui ont exterminé les autochnoes d’Amérique du Nord, alors ne l’oublions pas.

      1. Les amishs n’ont extermine personne les guerres et les epidemies avaient deja eu lieu avant leur arrivee. Ca n’est pas le sujet.
        Maintenant, on peut essayer de rompre les cliches gauchistes sur le sujet.
        Il faudarait idealement vider le continent americain de toutes les personnes qui y ont immigre, et proceder d’ailleurs de meme en France.
        Gageaons que cela va etre difficile, vu les reticences que rencontre des gens comme Zemmour.
        Ensuite, si on reduit 600 ans d’interaction en une minute, on peut te donner raison.
        Mais d’une part on remarquera que le indiens ont conserve beaucoup de terre par rapport a l’americain moyen (ce qui montre que leur courage n’a pas ete tout a fait vain).
        Ensuite que les indiens (qui me fascine autant que les amish) sont des humains comme les autres. Quand il y’a du petrole ou des casinos, il y’a toujours des brebis galeuses qui embarque leur groupe dans des aventures desastreuse.
        L’histoire de la progression industrielle n’est pas ethnique, comme le demontre les japonais ou les chinois qui nous releguent au poubelle de l’histoire industrielle (et tant mieux). Donc les indiens cont tout aussi responsable et imouissant que nous face a ce que devient leurs reserves.
        Ensuite les indiens ont ete victimes d’epidemie, ce qui est un probleme geaographique (iosolement) et personne n’est responsables de 90 des des exterminations.
        Pour les 5 a 7% restant, les indiens ont fait les memes erreurs ou choix que beaucoup de peuples. Ils ont d’abord repousse les Vikings violemment, ce qui est une bonne chose si tu veux rtester libre.
        Il sont ete trop doux avec les anglais, et les ont sauve de la famine (ils auraient peut etre du les exterminer, pour plus de securite, c’etait uune option), voir thankgiving, pocahontas et tout le tralala. Ensuite, comme c’etait des humains, ils etaient en guerre contre tous (il faut bein defendre son territoire, regarde les Gaulois, plein de tribus, toujours en guerre, pret a s’allier avec les romains pour tabasser le voisin) et on fait alliance avec les differnets groupes europeens qui etaient eux meme en guerre entre eux.
        Et petit a petit, on en arrive natuirellement a l’ere moderne.
        Seule un groupe d’indien des plaines s’est vaillament battu et n’a ete calme que par l’extermination des bisons et la mise en reserve.
        Un fait interessant est que les indiens des plaines etaient les hommes le plus grands de la planete, a cause de leur alimentation ultra carne. Une fois en reserve ils sont devenu comme tous les hommes de leur epoque: rabougri et malades.
        Ils faudrait evidemnment tous revenir au mode de vie des indiens des plainies…mais de facon realiste, je pense que nous ferons une transition par un mode de vie rurale de type europeen, et petit a petit nous nous concentrerons sur l’elevage, comme le faisait les Goth, quio marcherent vers l’espagne et importerent les races salers.
        Les indiens pratiqueaient aussio de l’elevage a grande echelles, puiosqu’ils faconnaient de paysage avec le feu pour favoriser le bison.

        Le pro

        1. J’ai lu ton commentaire sur les autochtones d’Amérique du Nord. Mais tu as l’air d’être un spécialiste du sujet et je ne pourrais pas te suivre sur ce terrain. Je me contenterais donc de parler de ce que je connais en essayant de me méfier de ma propre subjectivité, même si c’est impossible. D’abord, une réaction sur ce que tu as écris là :

          « …vu les réticences que rencontre des gens comme Zemmour ».

          Je ne parlerais ici que de la période moderne. Les déportations de populations massives ont été mise en œuvre par le 3e Reich pour exploiter de la main d’œuvre (travail forcé) en Europe. L’URSS de Staline n’a finalement fait que suivre l’exemple d’Hitler. Hitler a toujours inspiré Staline, notamment pendant « La nuit des longs couteaux » en 1933, qui aura pour conséquence les procès de Moscou de 1936-1938. Cela explique les réticences des populations européennes quand on leur parle de déportations, il y a des cicatrices qui ne se sont pas encore refermées dans notre imaginaire et notre inconscient collectif. On peut notamment parler en France du STO qui est enseigné dans les livres scolaires dès la 3e. En Amérique c’est différent, l’administration Trump et sa milice ont actuellement recours à la déportation. Les États-Unis se sont construits avec l’arrivée massive d’émigrants au cours du 19e siècle mais la tendance s’est progressivement renversée à partir de 1875, notamment pour empêcher l’entrée des asiatiques. Aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement de limiter l’immigration, mais aussi, au-delà de ça, de promouvoir la « re-migration ». Les déportations massives frappent également des personnes qui, de facto, sont depuis longtemps devenues partie intégrante de la société américaine. Le résultat de cette entreprise est une division et une désintégration de la société. D’une part, parce qu’un grand nombre de personnes sont persécutées pour des motifs racistes. D’autre part, parce que tout le monde ne se réjouit pas de cette persécution. La population développe des tactiques de résistance avec une stratégie de solidarité contre ICE. Les encouragements de la part de Trump à faire pareil en Europe se heurtent aux cicatrices de notre histoire récente sur le continent, sauf chez les suprémacistes blancs. Et puis, si on fait une analyse comparative matérielle rapide, les contextes économiques ne sont pas les mêmes non plus. La seconde guerre mondiale est une période d’affrontements impérialistes pour conquérir des territoires, des ressources et de la main d’œuvre en Europe, dans un contexte d’expansion du capitalisme. Aujourd’hui, c’est l’inverse. La mondialisation se heurte à des limites planétaires et les grands puissances se contentent d’essayer de sécuriser leurs approvisionnements. Elles sont à la fois interdépendantes et en concurrence ce qui est une contradiction majeure et insurmontable. Mais pour recentrer l’échange, l’histoire ne revient pas en arrière. Nous ne reviendrons jamais au Néolithique, en tout cas tel qu’il s’est déroulé dans le passé. Face aux limites planétaires, il y a finalement deux scénarios qui se dessinent pour l’humanité. Le premier est le dépassement incontrôlable des limites et un effondrement de civilisation. C’est le scénario qui se déroule actuellement dans le cadre de la globalisation. Le deuxième consisterait à réguler les activités humaines à l’intérieur des limites planétaires à l’échelle internationale, car il est logique et évident, qu’elles ne peuvent que se désintégrer en deçà de ces limites. Cela impliquerait un renoncement conscient et une sortie du capitalisme. Malheureusement ce scénario ne se réalise pas et les sociétés humaines ne pourront plus agir que sous la contrainte de leurs propres survies (guerres, famines, pandémies). Et pour conclure, il ne s’agit pas d’opposer les communautés autonomes du Chiapas et les Amish. Je partage le point de vue de Serge Latouche qui dit que dans un contexte mondial de décroissance économique, tous les modèles de survie seront bons à prendre. Ce que je peux dire en revanche, c’est que le modèle de démocratie radicale et d’auto-institution de la société, est un modèle transcendantal d’organisation politique depuis l’Antiquité. N’importe quelle population du monde peut, en théorie, défendre son territoire, s’auto-organiser et gérer ses ressources. Par contre, le modèle des Amish disparaîtra malheureusement avec eux, et je leur souhaite évidemment que cela se passe le plus tard possible.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles connexes
Lire

Les médias et la fabrique de l’illusion : à propos de quelques mensonges rassurants

Certains d’entre vous ont sûrement remarqué comment quelques exemples de soi-disant réussites, de soi-disant « révolutions », « succès » et autre « progrès » — ayant été repris et republiés à tort et à travers sur internet en raison de la soif grandissante de bonnes nouvelles qui caractérise logiquement une période d’effondrement — sont régulièrement brandis comme des preuves d’une amélioration de la situation, des preuves de ce que la civilisation industrielle, moyennant X ou Y ajustement, pourrait être corrigée, socialement et/ou écologiquement. Dans cet article, nous nous proposons d’exposer pour ce qu’ils sont cinq d’entre eux : 1. Le déploiement des énergies soi-disant renouvelables au Costa Rica, érigé en modèle de soutenabilité écologique, 2. La soi-disant révolution en Islande, 3. Les gouvernements d’Amérique Latine soi-disant « socialistes » et respectueux de la « Pachamama », 4. Le soi-disant « modèle nordique », ou scandinave, et 5. Les soi-disant progrès de la ville de San Francisco en termes de recyclage (son image verte).