Ce massacre d’une ampleur inégalée depuis 65 millions d’années révèle de façon on ne peut plus criante la façon dont l’agression contre la vie s’accomplît sous des prétextes politiques, économiques ou culturels, et l’animal, représentant le plus légitime de la vie naturelle, ne serait-ce que par son besoin vital d’un monde grand, divers et vrai, nous montre, encore une fois, la voie sans issue où nous pousse la formidable avancée du saccage technologique. La disparition des espèces vivantes, engagée voilà cent cinquante ans, est en passe de s’achever, et la première moitié du XXIe siècle restera probablement dans l’Histoire, si tant est que cette Histoire se poursuive, comme l’époque de la désanimalisation du monde, en tous points comparable à la dératisation des égouts, mais à grande échelle. Car sur l’arche de Noé des temps industriels, la consigne, on l’a compris, est de passer par-dessus bord les rescapés du désastre.
Aujourd’hui, grâce à Noam Chomsky et à ses compagnons analystes des médias, il est presque évident pour des milliers, voire des millions d’entre nous que l’opinion publique dans les démocraties "d’économie de marché" est fabriquée comme n’importe quel autre produit du marché de masse — savon, interrupteurs ou pain en tranches. [...]
Nous devons défier les corporations qui nous imposent de vivre dans une société jetable plutôt que de chercher des manières « plus vertes » de maintenir le statu quo. [...]
Excellent mais finalement comme le livre nous enseigne le pouvoir de la lecture face au dessin photo etc… Et on y revient en bd pour dénoncer…