Nous repu­blions un bon billet de Fabrice Nico­li­no publié le 15 mai 2017 sur son site.


Si vous ne le savez pas, je vous apprends que j’ai fer­raillé contre cer­tains, pré­sen­tés comme éco­lo­gistes, qui sou­te­naient sans hési­ta­tion le vote en faveur d’Emmanuel Macron. Contre Yves Pac­ca­let et Corinne Lepage, notam­ment, aux­quels j’aurais pu ajou­ter Mat­thieu Orphe­lin, ancien de la fon­da­tion Hulot, et très proche de ce der­nier. Je laisse de côté, car ils sont par trop gro­tesques, des gens comme Fran­çois de Rugy — lui aus­si, comme Valls, avait signé la charte de la pri­maire socia­liste avant de s’essuyer les fesses avec — ou Cohn-Ben­dit, désor­mais com­men­ta­teur de matchs de foot et chro­ni­queur entre deux pubs chez Europe 1.

J’ai pu dire à cer­tains, ces der­nières semaines, que je pré­fé­re­rais me cou­per un bras que de voter Macron, et c’était faux. J’ai besoin de mes bras, sur­tout depuis le 7 jan­vier 2015, car mes jambes ne sont plus ce qu’elles étaient. C’était faux, mais c’était vrai, car je vou­lais sur­tout dire : jamais. Mais pour­quoi, amis lec­teurs ? Le psy­cho­drame fina­le­ment comique du deuxième tour de la pré­si­den­tielle a oppo­sé deux per­son­nages très détes­tables, mais éga­le­ment très dif­fé­rents.

Il va de soi, et qui me lit un peu le sait évi­dem­ment,  que je ne don­ne­rai jamais ma voix à des cra­pules racistes. Je m’empresse de dire que je com­prends aisé­ment ceux qui, crai­gnant — à tort, selon moi — une vic­toire de Le Pen, ont pla­cé un bul­le­tin Macron dans l’urne. Je les com­prends, mais je ne les approuve aucu­ne­ment. Ils en sont res­tés à des consi­dé­ra­tions natio­nales, esti­mant, cette fois à juste titre, qu’il est pré­fé­rable de vivre dans un pays qui n’est pas diri­gé par une clique comme celle-là.

Là-des­sus, nous pour­rions presque — presque — tom­ber d’accord. En effet, il est plus tran­quille de vivre dans un pays où l’on n’expulse pas mas­si­ve­ment les étran­gers et où la bouille de madame Le Pen n’envahit pas les écrans. Seule­ment, la ques­tion posée n’est pas celle du confort moral, men­tal et quo­ti­dien d’une par­tie de la popu­la­tion. La ques­tion est : où va-t-on main­te­nant ? J’ai eu l’occasion d’écrire — encore dans mon der­nier livre, Ce qui compte vrai­ment — sur les migra­tions humaines en cours. Des études concor­dantes indiquent qu’une bande de terre peu­plée de 550 mil­lions d’habitants, cou­rant du Maroc à l’Iran, via l’Algérie, l’Égypte, Israël, la Pales­tine, l’Irak, la Syrie, l’Arabie saou­dite, devient peu à peu inha­bi­table sur fond de dérè­gle­ment cli­ma­tique. Les tem­pé­ra­tures diurnes vont atteindre 50 degrés, celles noc­turnes ne des­cen­dront plus sous les 30 degrés.

En clair, des dizaines de mil­lions d’humains, peut-être des cen­taines de mil­lions à terme, quit­te­ront des ter­ri­toires grillés par la cha­leur. Regar­dez une carte, et dites-moi, je vous prie, où ils iront en prio­ri­té. Ce cata­clysme désor­mais si proche — encore dix ans, encore trente ans ? — repré­sente un dan­ger abys­sal pour les valeurs qui sont les nôtres, et ramè­ne­rait le Front Natio­nal à bien peu de choses. Car de vous à moi, com­ment des peuples habi­tués à com­man­der le monde — comme le nôtre, depuis le conseil de sécu­ri­té de l’ONU — réagi­raient-il à des arri­vées en masse ? Essayons d’être tous sin­cères, cela chan­ge­ra des mau­vaises habi­tudes. De ce point de vue, le Front Natio­nal de 2017 est hélas, hélas, hélas, bien peu de choses.

Le dérè­gle­ment cli­ma­tique est la mère des batailles, car il porte en germe la dis­lo­ca­tion de toutes les socié­tés humaines, et la guerre de tous contre tous. Or n’est-il pas cer­tain que l’aggravation conti­nuelle de l’effet de serre est intrin­sè­que­ment lié à l’explosion du com­merce mon­dial ? Et que cette explo­sion est fata­le­ment sou­te­nue par cette divine crois­sance que la plu­part des pays sont déci­dés, comme naguère ce pauvre imbé­cile de Sar­ko­zy, à aller cher­cher avec les dents ?

La crois­sance, c’est bien sûr de l’effet de serre concen­tré. La crois­sance de biens maté­riels, c’est inévi­ta­ble­ment des émis­sions de gaz sup­plé­men­taires. Mon sata­né ordi­na­teur en a pro­duit, mais aus­si la moindre chaus­sette si bon mar­ché fabri­quée au Viet­nam par des gueux. Mais aus­si le moindre bal­lon de foot cou­su par des gosses dans un entre­pôt sans lumière du Pakis­tan. Mais encore tout ce que vous por­tez, tout ce que vous pos­sé­dez, tout ce que vous sou­hai­tez pos­sé­der un jour. Et je parle de cli­mat, mais je pour­rais par­ler aus­si de notre contri­bu­tion nette, par nos impor­ta­tions, à la désa­gré­ga­tion de tant d’écosystèmes. Et d’ailleurs de l’appétit de tant de classes dites supé­rieures, dans les pays du Sud, pour nos propres signes exté­rieurs de richesse : bagnoles, par­fums, alcools, fringues, bijoux.

Tel est en trois mots le com­merce mon­dial, lar­ge­ment domi­né par la sur­puis­sance des trans­na­tio­nales, qui n’ont plus à prou­ver leur amo­ra­li­té. Celles du tabac, de l’amiante, des pes­ti­cides et de mil­liers de pro­duits chi­miques tous dif­fé­rents, ont ample­ment mon­tré ce qu’étaient leurs buts, et leurs actions. Moi, je crois bien que c’est dans ce cadre, car c’est celui de la réa­li­té, qu’il faut juger l’arrivée au pou­voir suprême d’Emmanuel Macron. Faut-il une fois de plus rado­ter ? Oui, visi­ble­ment.

Mais d’abord un petit détour par le rap­port Rueff-Armand, bible des tech­no­crates, publié en 1960. Il insiste beau­coup sur les « retards »  de l’agriculture, l’« archaïsme des struc­tures par­cel­laires » et le manque de pro­duc­ti­vi­té de ce qu’on n’appelle déjà plus des fermes. Ce texte déci­sif et lim­pide « ne peut se dis­si­mu­ler […] que le pro­grès des ren­de­ments ten­dra à accen­tuer la contrac­tion des effec­tifs de main‑d’œuvre ». Tout est dit en peu de mots. Il va fal­loir remem­brer, c’est-à-dire aug­men­ter les sur­faces moyennes par la loi, et chas­ser de leurs terres les pay­sans « sur­nu­mé­raires ». Le rap­port Rueff-Armand n’est pas la seule cause du grand mas­sacre des pay­sans et des cam­pagnes, mais il leur ser­vi de cadre expli­ca­tif. De jus­ti­fi­ca­tif auprès des puis­sants qui allaient dyna­mi­ter la civi­li­sa­tion pay­sanne. Tout devait dis­pa­raître, et tout a dis­pa­ru avec : outre les mares et les tas de fumier dans la cour, outre les haies, les talus, le bocage, outre les abeilles, les gre­nouilles, les oiseaux, outre le nom des combes, des fos­sés, des champs, des bois, outre la len­teur et l’épaisseur du temps, la beau­té d’un monde encore pos­sible.

Si je parle de ce texte, c’est tout sim­ple­ment parce qu’il a ser­vi de repère, expli­ci­te­ment, à un autre rap­port, connu sous le nom de Rap­port Atta­li. À son arri­vée en 2007, Sar­ko­zy a aus­si­tôt confié à son ami — de gauche, on s’en doute — le soin de réunir de toute urgence une « Com­mis­sion pour la libé­ra­tion de la crois­sance fran­çaise ». Par­di ! il fal­lait relan­cer la machine. Ces cor­niauds, qui de droite, qui de gauche, pro­mettent depuis 1974 la fin du chô­mage de masse, et comme ils échouent à en pleu­rer, ils rêvassent de retrou­ver l’élan per­du de ces fou­tues 30 Glo­rieuses — une par­tie de notre vrai drame en vient —, quand la crois­sance attei­gnait 8% — en 1960 — ou encore 7,1 % en 1969.

Donc, une Com­mis­sion de plus. J’en extrais les lignes direc­trices sui­vantes :

  • Pré­pa­rer la jeu­nesse à l’économie du savoir et de la prise de risque ;
  • Par­ti­ci­per plei­ne­ment à la crois­sance mon­diale et deve­nir cham­pion de la nou­velle crois­sance ;
  • Construire une socié­té de plein-emploi ;
  • Ins­tau­rer une nou­velle gou­ver­nance au ser­vice de la crois­sance.

Et j’y ajoute, pour faire bon poids, la fin du prin­cipe de pré­cau­tion vou­lu par Chi­rac en 2005, pour­tant si frêle garde-fou contre les délires « déve­lop­pe­men­tistes ». Par­mi les 20 mesures-phares du rap­port, pas une ne parle même de la crise éco­lo­gique pla­né­taire. Le dérè­gle­ment cli­ma­tique n’est seule­ment pas évo­qué. Ces gens sont irres­pon­sables,  au point d’en deve­nir cri­mi­nels.

Or, et j’y arrive enfin, qui est le rap­por­teur de ce funeste docu­ment, appe­lé à révo­lu­tion­ner la France au ser­vice de la crois­sance ? Emma­nuel Macron, comme cer­tains de vous le savent. Il était alors, à 29 ans, déjà l’ami d’Attali, et l’est res­té. Ce qu’est Atta­li et ce que j’en pense, je l’ai écrit la der­nière fois ici, après bien d’autres papiers. Ce type est pro­fon­dé­ment détes­table. Il sera peut-être ministre.

Macron est un être radi­ca­le­ment petit. Je ne dis­cute pas qu’il est doté de ce que cer­tains appellent « l’intelligence logi­co-mathé­ma­tique ». Il a fait des études, dont l’ENA. Appa­rem­ment fort bien. À ce stade, cela prouve que son cer­veau fonc­tionne, ce qui est bien le moins lorsque vos deux parents sont méde­cins, dont l’un une som­mi­té. Et puis ? Mais rien du tout ! On sait qu’il a été ban­quier d’affaires, ce qui pré­dis­pose assu­ré­ment à consi­dé­rer le sort des humi­liés de ce monde. On se sou­vient, mais on ne se sou­vien­dra jamais assez, de cette phrase pro­non­cée en mai 2016 en face d’un gré­viste : « Vous n’allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un cos­tard, c’est de tra­vailler ». Tra­vailler. Par­ler de tra­vailler, quand cela veut dire pour lui lire des textes, rece­voir, bla­bla­ter, contre­si­gner des ordres. Il a lu des livres, certes, mais sur­tout pas­sé 99 % de son temps dis­po­nible en com­pa­gnie de gens riches, en bonne san­té, échan­geant de plai­sants pro­pos avant que de pas­ser à table. Que sait-il du monde réel ? Une infime rumeur du sort de mil­liards d’êtres humains dont la vie est une plainte.

Ne par­lons pas même de la France. Par­lons une fois au moins du monde. Des pay­sans de par­tout, chas­sés de chez eux par le mar­ché mon­dial et les satrapes locaux, qui fini­ront dans des bidon­villes sans eau ni chiottes. Des grands singes qui meurent, comme meurent les fabu­leuses forêts de notre Terre. Des océans dont nous sommes sor­tis un jour, et aux­quels nous ren­dons ce cadeau par l’empoisonnement et l’hécatombe. Des sols dont tout dépend, gor­gés de toutes les bon­tés chi­miques estam­pillés Mon­san­to ou Bayer, entre­prises si per­for­mantes que Macron les porte au pinacle. Des élé­phants, des Pyg­mées d’Afrique, des lions et des tigres, des Bochi­man, des Yano­ma­mi, des îles Anda­man, des habi­tants de Lagos, de Mexi­co, de Mum­bai, des gosses d’Agbogbloshie brû­lant le plas­toc de nos vieux ordi­na­teurs pour en reti­rer un fil de cuivre [cf. la vidéo ci-des­sous, NdE], de la puan­teur, de la sale­té, des mala­dies qui ne gué­ri­ront jamais, des plaies aux jambes, au nez, aux yeux, aux mains qui ne se refer­me­ront jamais. Il fau­drait par­ler de ceux qui « soufflent vides les bou­teilles que d’autres boi­ront pleines ». Macron se tait et se tai­ra tou­jours, car il ne sait rien, mais le dit avec ce sou­rire ken­né­dien qui plaît tant aux com­men­ta­teurs et aux cuistres, si sou­vent les mêmes.

Voyez-vous, quelqu’un qui, en 2017, ne voit pas l’abîme qui vient, est à mes yeux irré­cu­pé­rable. Et tel le cas de Macron, à ce point immer­gé dans l’idéologie de la machine, de la puis­sance maté­rielle, des droits de l’homme indus­triel à tout salo­per, et pour tout dire du capi­ta­lisme débri­dé, qu’il ne rêve que d’une chose : encore plus. Encore plus loin, encore plus vite, tou­jours plus loin, tou­jours plus vite. Ne vous y trom­pez pas : son élec­tion a son impor­tance. Elle en aura dans le domaine clé de l’économie réelle, quand il s’agira de se par­ta­ger les parts de mar­ché comme on décou­pait jadis le ter­ri­toire futur des colo­nies. Je vous le dis en toute cer­ti­tude : Macron sera l’homme de la fuite en avant, car il l’est déjà.

Je ne doute pas qu’il offri­ra des coli­fi­chets à ceux des sup­po­sés éco­lo­gistes qui lui auront fait suf­fi­sam­ment de lèche. Ici, un poste de dépu­té, là des stra­pon­tins au Conseil éco­no­mique, social et envi­ron­ne­men­tal (CESE), ailleurs quelque poste ou fro­mage répu­bli­cains. Et les heu­reux réci­pien­daires iront comme de juste van­ter le fort enga­ge­ment « éco­lo­giste » de leur maître, avant de pour­fendre les sec­taires et fon­da­men­ta­listes de mon espèce. Je ne les plains pas, je les vomis.

Moi, en ne votant pas pour ce sale type au second tour de la pré­si­den­tielle, je savais ce que je fai­sais. Moi, je pen­sais au monde et à ses êtres. Moi, je ne fan­tas­mais pas un péril fas­ciste pour mieux cacher que je défends à mon pro­fit un monde mori­bond, aus­si dan­ge­reux que peuvent l’être cer­tains bles­sés déchaî­nés. Moi, je suis un éco­lo­giste.

Fabrice Nico­li­no

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Comments to: Mais qu’est donc ce merveilleux Macron ? (par Fabrice Nicolino)
  • 15 mai 2017

    remar­quable billet, magis­tral et radi­cal. Mer­ci, ça fait du bien.

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  • 16 mai 2017

    Superbe billet, mer­ci d’ex­pri­mer si bien mon indi­gna­tion ! (et la votre et celle de nom­breuses per­sonnes)

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  • 16 mai 2017

    Je sous­cris, sauf au der­nier para­graphe.
    bra­vo tout de même

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  • 17 mai 2017

    « Je ne doute pas qu’il offri­ra des coli­fi­chets à ceux des sup­po­sés éco­lo­gistes qui lui auront fait suf­fi­sam­ment de lèche. »
    Belle pré­dic­tion : Lepage, de Rugy, et peut-être Hulot.
    Qui nous dira enfin le mal qu’au­ront fait ces types et leurs sem­blables à l’é­co­lo­gie ?

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  • 17 mai 2017

    Bra­vo Fabrice ! Belle et triste luci­di­té sur cet ave­nir qui se pré­pare. Tous ces poli­tiques type « Macron » sortent du même moule avec un seul mot à la bouche « crois­sance ! » Le manque de hau­teur, de pers­pec­tive, de vision à long terme les carac­té­risent.
    En atten­dant, Macron et les médias ont réus­si à enfu­mer le cer­veau d’une grande par­tie des gens avec leurs sem­pi­ter­nelles ren­gaines de compétitivité,concurrence, flexi­bi­li­té qui vont enfin appor­ter le bon­heur sur Terre !

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  • 18 mai 2017

    Salut,

    je ne sai­sis pas exac­te­ment ce que veux dire Fabrice par :
    […]Macron sera l’homme de la fuite en avant[…] il y a plu­sieurs sens pos­sibles, sans jeu de mots.
    J’ap­pré­cie tou­jours autant Nico­li­no, et sa prose. Par­di ! on voit ici que le bon­homme est vénère, belle envo­lée pleine de sens et de carac­tère, et sug­ges­tive comme je les aime.
    Je le com­prends, connais­sant moi-même une per­sonne qui a voté Macron au pré­texte de sau­ve­gar­der son emploi, affi­chant sans honte sur un réseau social trop connu :
    « Ren­dez-vous compte, si on sort de l’Eu­ro, on est fou­tus ! »

    Pour les com­men­taires, Patrick Sour­bier :
    ces gens, type Macron ne manquent pas de vision à long terme. C’est une vision méca­nique qu’ils ont, dif­fé­rente de la vôtre, de la mienne. Ces gens sont des grands malades qui ne vivent que par et pour les arti­fices — Fabrice d’ailleurs com­pare brillam­ment leur intel­li­gence à celle d’une cal­cu­lette de poche.
    Et si Macron, médias et forces obs­cures ont enfu­mé, je ne crois pas que ce soit avec leurs his­toires de gros sous mais par la dis­si­mu­la­tion de leur poten­tiel tota­li­taire, et sur­tout par la dési­gna­tion d’une sor­cière.

    Je n’aime aucun par­ti poli­tique. Pour moi, la véri­table démo­cra­tie ne peut être vécue que par des humains anar­chistes, res­pec­tueux et simples.

    Et moins nom­breux.

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  • 18 mai 2017

    Anciens pecheur je sais qu’ils sont nom­breux les petits macron(S)… Je sen­tais bien qu’il ne fal­lait pas le pro­mou­voir, celui-ci, pour ce siège…Pas plus lui que la plu­part de ceux qui pensent  »devoir » s’y assoir, d’ailleurs… Si bien que je n’ai pas voté. Existe-t-il en ce monde un seul groupe, dont l’i­dée pour­rait abou­tir au par­tage d’une vision com­mune géné­rale ? Pour le moment, la réponse à cette ques­tion est non. Pauvre anar­chiste, dic­ta­teur de moi-même, vas­sal du sys­tème en place, quelque soit ce sys­tème, à la fois sou­mis et rebelle… Car, comme le disait ma grand-mère, les conseilleurs ne sont jamais les payeurs.
    Mer­ci de si bien expri­mer des pen­sées si dif­fi­ciles à cana­li­ser.

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  • 18 mai 2017

    Excellent.

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  • 18 mai 2017

    Jolie prose qui illustre vos croyances à vous. Je res­pecte tout à fait.
    À contra­rio mr Macron a réus­si, en un an, ce que les poli­ti­ciens habi­tuels n’ont pas réus­si en 40 ans : faire bou­ger les lignes à savoir mettre fin à un sys­tème droite-gauche cli­vant et.….qui freine tout !
    Grâce à lui, la droite, la gauche et le fn ont explose et doivent se réin­ven­ter !
    Rien que ça c’est gran­diose !
    Juste gran­diose. Des gens de gauche et de droite qui, enfin, se disent « et si on arrê­tait nos chi­ca­ne­ries et qu’on s’as­so­ciait pour faire avancer.…la France ! »
    Énorme.
    Mr Macron pour­rait arrê­ter demain, il a déjà fait faire à la France…un pas enorme !

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    • 19 mai 2017

      Êtes-vous bien sérieux ? On en reparle dans quelques années, quand l’air sera encore plus char­gé en pol­luants et en GES, quand les eaux seront plus char­gées encore en pes­ti­cides, en her­bi­cides et en métaux lourds, quand les sur­faces arables dont il ne reste pas grand-chose auront encore été atta­quées, quand les sols auront été encore plus béton­nés, les­si­vés, conta­mi­nés, quand le com­merce mon­dia­li­sé aura encore aug­men­té au détri­ment de la vie, et tout ça avec l’ap­pui de Macron et de son gou­ver­ne­ment à par­ti unique, car c’est aus­si ça qu’il a réus­si à faire : détruire la mas­ca­rade droite-gauche et faire accep­ter un tota­li­ta­risme de par­ti unique. Le drame jus­te­ment, c’est que plus rien ne freine le capi­ta­lisme débri­dé et la finan­cia­ri­sa­tion du monde qu’in­carne Macron 1er. Je ne sais pas dans quel monde vous vivez pour vous réjouir de la dis­pa­ri­tion des freins au déve­lop­pe­men­tisme et à la mar­chan­di­sa­tion de tout, mais cer­tai­ne­ment pas dans le vivant.

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      • 13 juin 2018

        Bra­vo ! Tout à fait d’ac­cord avec vous.

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  • 21 mai 2017

    Je vou­drai par­ta­ger cet article avec vous ici sur ce site.
    au début ça semble un blog comme un autre, mais ça se trans­forme vite en ana­lyse qui nous met sur des pistes sérieuses.
    il fau­drait que vous le lisiez, il révèle un tra­vers incroyable de notre socié­té qui affecte clai­re­ment notre quo­ti­dien.
    J’es­saie de le relayer par­tout où je peux.

    http://matinpremiere.com/2017/05/19/cle-capitalisme-ou-le-culte-de-la-souffrance/

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  • […] Lire la suite […]

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  • 6 décembre 2018

    Un texte d’une extrême luci­di­té… et que l’on pour­rait désor­mais qua­li­fier, avec le recul, de pré­mo­ni­toire. Ce por­trait de Macron, être cynique et fuyant, il fau­drait le dif­fu­ser à tous ceux qui doutent encore de la légi­ti­mi­té des gilets jaunes, his­toire d’é­veiller les consciences.

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