À notre époque, et dans nos socié­tés indus­trielles, il est diffi­cile de faire entendre la moindre critique de l’idée de progrès. On se retrouve bien souvent immé­dia­te­ment traité de passéiste, de réac­tion­naire, d’obs­cu­ran­tiste, de conser­va­teur, de rétro­grade, de toutes sortes de choses. Et pour­tant, notre santé et notre qualité de vie se sont dégra­dées et se dégradent encore actuel­le­ment en raison d’un grand nombre de problèmes qui sont autant de consé­quences de ce soi-disant « progrès » et de la civi­li­sa­tion, et qui sont désor­mais recon­nus et étudiés par les insti­tu­tions scien­ti­fiques du monde entier (je mentionne cela parce que beau­coup trop ne jurent que par elles, la Science étant l’au­to­rité moderne, et si la Science ne le dit pas, pour ceux-là, ce n’est donc pas vrai, et peu importe qu’à une époque la Science disait que fumer n’était pas mauvais pour la santé, etc.). Voyons donc.

Commençons par les pieds. Le progrès nous a apporté (et/ou imposé) la chaus­sure. Le port de chaus­sures, l’ab­sence de contact direct entre l’être humain et le sol, et la Terre, est à l’ori­gine d’un certain nombre de dérè­gle­ments et de problèmes de santé, du stress à l’in­som­nie, en passant par les mala­dies cardio-vascu­laires et l’obé­sité. Marcher pieds nus permet de soula­ger l’in­flam­ma­tion, de réduire le stress, de soula­ger les douleurs, de dimi­nuer les risques de mala­dies cardio­vas­cu­laires, de réduire le risque d’obé­sité, et beau­coup d’autres choses. Voici la conclu­sion d’une étude des effets de la marche pieds nus (et du contact direct avec le sol) :

« De nouvelles preuves montrent que le contact avec la Terre  —  qu’il s’agisse de marcher dehors pieds nus ou à l’in­té­rieur en marchant sur des surfaces connec­tées au sol  —  peut être une manière simple, natu­relle et très effi­cace de lutter contre le stress chro­nique, les dysfonc­tion­ne­ments du système nerveux, l’in­flam­ma­tion, la douleur, l’in­som­nie, les troubles cardiaques, l’hy­per­coa­gu­la­bi­lité du sang, et de nombreux troubles communs de la santé, dont les mala­dies cardio­vas­cu­laires. Les recherches montrent à ce jour que l’an­crage du corps peut consti­tuer un élément essen­tiel de l’équa­tion de la santé, aux côtés du soleil, de l’air pur, de l’eau, d’une nour­ri­ture nutri­tive et de l’ac­ti­vité physique. »

Pour plus de rensei­gne­ments sur la noci­vité de la chaus­sure, vous pouvez consul­ter l’ex­cellent blog de Sylvain Griot. Vous remarque­rez qu’il expose égale­ment la noci­vité de la posi­tion moderne de défé­ca­tion, ainsi que du système de toilette moderne, dans un très bon billet inti­tulé « Comment chier ». En outre, il dénonce la tyran­nie — pareille­ment nocive — de la chaise, et la perte de la posture accrou­pie chez les civi­li­sés :

« L’ac­croupi est pour­tant la station de repos la plus natu­relle qui soit, celle qui nous est offerte par Mère Nature. Tous les jeunes enfants la pratiquent instinc­ti­ve­ment, et on la retrouve chez les adultes aux quatre coins de la planète, là où la chaise ne s’est pas encore impo­sée cultu­rel­le­ment. Les béné­fices de cette posture sont nombreux. Dit autre­ment, la perte de cette faculté natu­relle peut entraî­ner de nombreuses compli­ca­tions : diffi­cul­tés à accou­cher, hémor­roïdes, cancer du côlon, consti­pa­tion, douleurs lombaires, la liste est longue. »

Sa critique de la chaise a d’ailleurs été publiée sur le site du quoti­dien de l’éco­lo­gie Repor­terre, dans un article inti­tulé « Je vis sans chaise, et ça va beau­coup mieux ».

Dans un autre registre, les effets nocifs de la lumière élec­trique (arti­fi­cielle) sur la santé humaine sont désor­mais avérés. En bref : pertur­ba­tion de l’hor­loge biolo­gique (cycle circa­dien), du sommeil, donc de l’hu­meur, augmen­ta­tion du risque de certains cancers (notam­ment le cancer du sein).

Les écrans omni­pré­sents de la société indus­trielle (télé­vi­sions, ordi­na­teurs, télé­phones portables, tablettes, etc.), au travers, notam­ment, de la lumière arti­fi­cielle qu’ils émettent, produisent des effets très pertur­bants pour le cerveau, ce qui explique pourquoi le Dr Peter Whybrow, direc­teur du programme de neuros­cience à l’Uni­ver­sité de Cali­for­nie de Los Angeles, quali­fie les écrans de « cocaïne élec­tro­nique » et pourquoi les cher­cheurs chinois parlent « d’hé­roïne numé­rique » (pour plus de préci­sions à ce sujet, vous pouvez lire cet article inti­tulé « « L’hé­roïne élec­tro­nique » : comment les écrans trans­forment les enfants en drogués psycho­tiques »). Ainsi que l’ex­pliquent Michel Desmur­get (direc­teur de recherche en neuros­ciences à l’In­serm), Laurent Bègue (profes­seur de psycho­lo­gie sociale) et Bruno Harlé (pédo­psy­chiatre) dans un article publié sur le site du jour­nal Le Monde :

« Des milliers de recherches scien­ti­fiques signalent des influences délé­tères impor­tantes de la télé­vi­sion, d’In­ter­net ou des jeux vidéo sur le déve­lop­pe­ment intel­lec­tuel, la socia­bi­lité et la santé, bien au-delà des premiers âges de la vie et pour des consom­ma­tions large­ment infé­rieures à deux heures quoti­diennes. […]

Éton­nam­ment, les effets massifs et recon­nus des écrans sur plusieurs grands problèmes de santé publique sont, eux aussi, presque tota­le­ment oubliés des acadé­mi­ciens. Rien sur la séden­ta­rité et ses effets sur l’es­pé­rance de vie, rien sur l’al­coo­li­sa­tion et le taba­gisme (la télé­vi­sion est le premier facteur d’en­trée dans le taba­gisme des adoles­cents), rien sur les troubles du compor­te­ment alimen­taire, rien sur la violence scolaire, etc.

Concer­nant ce dernier sujet, les influences des images et jeux vidéo violents sur les compor­te­ments agres­sifs sont mini­mi­sées avec un aplomb désar­mant par les auteurs de l’avis, qui n’y voient “qu’un facteur parmi des centaines d’autres”.

Des milliers d’études, de revues de la litté­ra­ture et de méta-analyses (impliquant jusqu’à 130 000 indi­vi­dus) confirment cette influence, dont l’am­pleur est compa­rable à celle qui asso­cie cancer du poumon et taba­gisme. »

Par ailleurs, une étude menée par des cher­cheurs de l’uni­ver­sité de Toledo dans l’Ohio, aux USA, et dont les résul­tats ont été publiés début juillet 2018 dans la revue Scien­ti­fic Reports, montre que la lumière bleue produite par les écrans abîme­rait sur le long terme la vue, au point qu’elle rendrait aveugle les plus expo­sés d’entre nous.

La méde­cine moderne, haute­ment tech­no­lo­gique, main­tient en vie une huma­nité de plus en plus dépen­dante du système tech­no­lo­gique mondia­lisé. Des gènes patho­lo­giques, qui auraient été évin­cés par la sélec­tion natu­relle, se multi­plient grâce aux tech­no­lo­gies de repro­duc­tion arti­fi­cielle modernes. De plus, ainsi que l’ex­plique le chirur­gien et obsté­tri­cien français Michel Odent (cf. L’Hu­ma­nité survi­vra-t-elle à la méde­cine ?, Éditions Myria­dis), l’ac­cou­che­ment moderne, en raison, notam­ment, de la pratique de la césa­rienne, s’avère parti­cu­liè­re­ment nuisible pour le déve­lop­pe­ment et l’évo­lu­tion de l’être humain.

L’agri­cul­ture indus­trielle, avec ses innom­brables produits chimiques toxiques, et son corol­laire, la malbouffe indus­trielle, consti­tuent une des prin­ci­pales sources de problèmes pour la santé humaine. Parmi ses consé­quences, on retrouve : l’obé­sité, le surpoids, le stress, l’in­flam­ma­tion, le cancer, divers troubles psycho­lo­giques divers, etc., la liste est longue des effets nocifs de cette mauvaise alimen­ta­tion sur l’être humain. Jeff Leach ,  un cher­cheur britan­nique qui étudie les chan­ge­ments dans les régimes alimen­taires humains,  expose briè­ve­ment la catas­trophe que repré­sente l’ali­men­ta­tion moderne dans un récent article inti­tulé « Le micro­biome des Occi­den­taux est une catas­trophe écolo­gique comparé à celui de chas­seurs-cueilleurs ».

La vie en ville à respi­rer un air cancé­ri­gène (dixit l’OMS), le travail dans un envi­ron­ne­ment urbain, souvent en inté­rieur, l’ali­men­ta­tion indus­trielle, le manque d’ac­ti­vité physique  —  en bref, le mode de vie que l’on asso­cie au progrès et à la civi­li­sa­tion  —  engendrent égale­ment tout un éven­tail de mala­die très juste­ment dites de civi­li­sa­tion : diabète, asthme, aller­gies, mala­dies cardio-vascu­laires, cancer, obésité, schi­zo­phré­nie et autres troubles mentaux, etc., qui prennent des propor­tions épidé­miques.

L’OMS recon­naît d’ailleurs que la dépres­sion —  qui fait partie des mala­dies dites de civi­li­sa­tion — est désor­mais la première cause d’in­ca­pa­cité dans le monde et qu’elle touche envi­ron 322 millions de personnes, un taux qui a augmenté de plus de 18% depuis 2005 : un problème effec­ti­ve­ment épidé­mique qui ne cesse d’em­pi­rer, ainsi que d’autres problèmes liés au stress (angoisses, suici­des…).

Retour au niveau physique. Depuis la tran­si­tion vers l’agri­cul­ture comme prin­ci­pal mode d’ali­men­ta­tion, d’in­nom­brables problèmes dentaires liés à la consom­ma­tion de sucres, de céréales et, plus récem­ment, à la nour­ri­ture indus­trielle, ont vu le jour. Voici un extrait d’un article publié sur le site du Smith­so­nian Insti­tute (la traduc­tion entière est à lire ici) :

« Nos bouches n’ont souvent pas assez de place pour accueillir nos dents — les chevau­­che­­ments dentaires, la cause la plus commune de trai­­te­­ments ortho­­don­­tiques avec les maloc­­clu­­sions (mauvais aligne­­ment des dents), affectent une personne sur cinq.

Nos loin­tains ancêtres ne souf­fraient pas de ces problèmes. Au contraire, comme une nouvelle étude l’a démon­­tré, jusqu’à il y a 12 000 ans, les humains béné­­fi­­ciaient de ce que l’un des prin­­ci­­paux auteurs de l’étude appelle “une harmo­­nie parfaite entre leur mâchoire infé­­rieure et leurs dents”. »

Un extrait d’un article de la BBC sur le même sujet :

« Obser­vez les dents de la plupart des fossiles des premiers humains, vous y trou­­ve­­rez peu de caries. […] Pendant les millions d’an­­nées de la préhis­­toire de l’hu­­ma­­nité, nos ancêtres béné­­fi­­ciaient d’une santé buccale géné­­ra­­le­­ment bonne — bien que leurs soins dentaires dépas­­saient rare­­ment l’usage de simples cure-dents.

D’ailleurs, les caries ne sont deve­­nus des problèmes courants que très récem­­ment — il y a envi­­ron 10 000 ans — au début du Néoli­­thique, lors de la tran­­si­­tion vers l’agri­­cul­­ture. La dentis­­te­­rie sophis­­tiquée émer­gea par la suite. »

Ce passage à l’agri­cul­ture a aussi engen­dré des modi­fi­ca­tions et des dysfonc­tion­ne­ments de la mâchoire, sa fragi­li­sa­tion, ainsi que celle des os du sque­lette humain en géné­ral, ainsi que l’ex­plique cet extrait d’un article publié sur le quoti­dien britan­nique The Tele­graph :

« Le passage à l’agri­­cul­­ture n’a pas seule­­ment entrainé des chan­­ge­­ments au niveau de la mâchoire. Deux études publiées l’an dernier soulignent que l’émer­­gence de l’agri­­cul­­ture a proba­­ble­­ment préci­­pité d’autres chan­­ge­­ments sque­­let­­tiques chez l’hu­­main, dont des os plus légers, moins denses, parti­­cu­­liè­­re­­ment au niveau des arti­­cu­­la­­tions. De tels déve­­lop­­pe­­ment semblent être liés à la fois au chan­­ge­­ment de régime alimen­­taire et d’ac­­ti­­vité physique, parti­­cu­­liè­­re­­ment au mode de vie plus séden­­taire rendu possible grâce à l’agri­­cul­­ture et aux animaux domes­­tiques.

En effet, une étude de l’Uni­­ver­­sité de Cambridge montre que depuis le passage à l’agri­­cul­­ture, et l’aban­don progres­­sif de la chasse-cueillette, le sque­­lette humain est devenu plus léger et plus fragile : tandis que les chas­­seurs-cueilleurs d’il y a 7 000 ans, envi­­ron, avaient des os compa­­rables, en termes de soli­­dité, à ceux d’orangs-outans, 6 000 ans plus tard, les agri­­cul­­teurs de la même zone géogra­­phique possé­­daient un sque­­lette nette­­ment plus léger, nette­­ment plus fragile et nette­­ment plus suscep­­tible de casser. »

***

Il y aurait bien plus à dire concer­nant les multiples façons dont le progrès et la civi­li­sa­tion nuisent à la santé de l’être humain. Nous aurions pu, entre autres choses, discu­ter de cette étude qui nous apprend, ainsi que Le Monde l’a titré, que « Vivre près des axes routiers accroît le risque de démence » ; ou de « l’éro­sion récente des capa­ci­tés cogni­tives des popu­la­tions occi­den­tales […] en partie au moins, liée à l’ex­po­si­tion à certains pertur­ba­teurs endo­cri­niens », ainsi qu’on peut le lire dans un autre article du jour­nal Le Monde à propos d’un docu­men­taire co-produit avec la chaîne Arte et inti­tulé Demain, tous crétins ? ; ou de cette nouvelle étude, publiée lundi 27 août 2018 sur la revue améri­caine Procee­dings of the Natio­nal Academy of Sciences, qui rapporte que la pollu­tion de l’air entraî­ne­rait une « réduc­tion consi­dé­rable de l’in­tel­li­gence » ; ou de ces scien­ti­fiques qui « évoquent désor­mais la soli­tude comme d’autres parle­raient d’une affec­tion chro­nique », affir­mant « qu’elle est aussi nocive que de fumer 15 ciga­rettes par jour », qu’elle « tue plus de gens que l’obé­sité », et qu’elle « provoque une hausse des niveaux de corti­sol – hormone du stress –, augmente le risque d’ich­tus et de cardio­pa­thies, affecte le système immu­ni­taire et favo­rise l’ap­pa­ri­tion de dépres­sions et de démences », ce que « la Croix Rouge a nommé une ‘épi­dé­mie silen­cieu­se’, fruit d’une société bipo­laire, qui nous connecte en même temps qu’elle nous isole » (en rappe­lant au passage que la soli­tude est un fléau moderne qui ne cesse de croître et qui prend désor­mais des propor­tions égale­ment épidé­miques, avec 44 millions de personnes seules en Europe, en donnant l’exemple du Royaume-Uni où « le rapport de la Commis­sion Jo Cox sur la soli­tude, en 2017, a révélé que 9 millions de personnes […] vivaient seules et que près de 200.000 d’entre elles n’avaient plus parlé à personne depuis un an […] la majo­rité d’entre elles [n’étant] pas des personnes âgées mais des jeunes de 16 à 24 ans, des adoles­cents », et où on trouve désor­mais un minis­tère de la Soli­tude) ; etc., etc., ad nauseam… mais tenons-nous en aux quelques para­graphes précé­dents.

Depuis quand une mauvaise manière de marcher, de se tenir, une mauvaise alimen­ta­tion, une dégra­da­tion du sommeil, une vie pleine de stress en tous genres, une acti­vité physique inadé­quate, l’uti­li­sa­tion de tech­no­lo­gies délé­tères pour le cerveau, les yeux, etc., des malfor­ma­tions sque­let­tiques, et ainsi une mauvaise santé, une atro­phie géné­rale de l’or­ga­nisme, consti­tuent-elles un progrès ?

Les parti­sans de l’idée de progrès ne manque­ront pas de mention­ner ce qui, à leurs yeux, est un argu­ment, voire l’ar­gu­ment prin­ci­pal de sa défense, à savoir l’aug­men­ta­tion de l’es­pé­rance de vie. Bien que plus ou moins exacte (elle est souvent exagé­rée ou mal comprise, ce qu’ex­plique cet article), elle ne consti­tue­rait un argu­ment valable que si la durée de vie primait sur sa qualité. Ainsi que Sénèque le remarquait déjà en son temps : « Pas un ne se demande s’il vit bien, mais s’il aura long­temps à vivre. Cepen­dant tout le monde est maître de bien vivre ; nul, de vivre long­temps. » C’est pourquoi : « L’es­sen­tiel est une bonne et non une longue vie. »

J’ai eu l’oc­ca­sion, il y a quelques temps, de m’en­tre­te­nir avec Mary­lène Patou-Mathis, une préhis­to­rienne française, vice-prési­dente du conseil scien­ti­fique du Muséum natio­nal d’His­toire natu­relle, qui a passé du temps parmi les Sans, des chas­seurs-cueilleurs vivant (ou survi­vant encore), entre autres, sur le terri­toire du Bots­wana (bien que l’ex­pan­sion de la civi­li­sa­tion indus­trielle soit en train de les détruire à petit feu). Je me souviens encore de sa descrip­tion de leurs apti­tudes physiques incroyables, de leur dexté­rité, de leur agilité, de leur endu­rance, de leur vita­lité et de leur jovia­lité. Il semblait clair, à ses yeux, que les Sans incar­naient, bien plus en tout cas que les civi­li­sés, le déve­lop­pe­ment du plein poten­tiel de l’être humain. Beau­coup d’an­thro­po­logues, d’eth­no­logues et de scien­ti­fiques ayant étudié (et/ou vécu parmi) un ou des peuples de chas­seurs-cueilleurs partagent cette pers­pec­tive.

Wall-E, en vrai.

De bien des manières, le « progrès » et la civi­li­sa­tion consti­tuent une entre­prise de débi­li­ta­tion et de destruc­tion de l’être humain. Et c’est tout sauf une coïn­ci­dence si, de multiples façons, le « progrès » et la civi­li­sa­tion consti­tuent égale­ment une entre­prise de constric­tion de la liberté humaine autant que de destruc­tion du monde natu­rel, de tous ses équi­libres et de tous ses cycles biogéo­chi­miques, un véri­table biocide à l’ori­gine d’une sixième extinc­tion — et plutôt exter­mi­na­tion — de masse. Mais ce sont là d’autres histoires qui dépassent l’objet de ce bref expo­sé…

Nico­las Casaux


Pour aller plus loin :

https://partage-le.com/2017/08/la-deme­sure-ligno­rance-syste­mique-et-la-destruc­tion-du-monde-natu­rel-par-nico­las-casaux/

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