Le phénomène trans, à la confluence du patriarcat, du capitalisme et de la technologie (par Nicolas Casaux)

Jen­ni­fer Pritz­ker (autre­fois James Pritz­ker), père de trois enfants, ex-lieu­te­nant-colo­nel de la Garde natio­nale de l’Illi­nois, est un héri­tier d’une des familles les plus riches des États-Unis (les Pritz­ker). La famille Pritz­ker compte ou a comp­té des membres haut pla­cés à divers niveaux de l’appareil d’État états-unien. Par exemple, Jay Robert (« J. B. ») Pritz­ker est l’actuel gou­ver­neur de l’Illinois, et Pen­ny Pritz­ker a été secré­taire au Com­merce de 2013 à 2017 dans l’ad­mi­nis­tra­tion du pré­sident Barack Obama.

Jen­ni­fer (autre­fois James) Pritzker

La famille Pritz­ker pos­sède des inves­tis­se­ments dans de nom­breux sec­teurs indus­triels, des casi­nos à la banque en pas­sant par l’hôtellerie (chaîne Hyatt), les navires de croi­sière et… l’industrie phar­ma­ceu­tique, l’industrie des bio­tech­no­lo­gies et l’industrie médi­cale en géné­rale (les Pritz­ker pos­sèdent, par­mi beau­coup de choses, des inves­tis­se­ments dans deux com­pa­gnies fabri­quant des tests COVID-19). Et pour étendre leur influence et favo­ri­ser leurs inves­tis­se­ments, les Pritz­ker font comme tous les ultra-riches, ils uti­lisent la « phi­lan­thro­pie ». Les Pritz­ker financent en effet de nom­breuses uni­ver­si­tés de méde­cine, hôpi­taux et cli­niques — ayant en com­mun de mettre l’accent sur la pro­mo­tion de l’« iden­ti­té de genre », du trans­gen­risme — à tra­vers les États-Unis, ain­si que des facul­tés de droit ou encore des pro­grammes éducatifs/scolaires ou à des­ti­na­tion des enfants dans divers États (et notam­ment dans l’Illinois). Au tra­vers de la fon­da­tion Tawa­ni, les Pritz­ker financent éga­le­ment la WPATH, l’Association pro­fes­sion­nelle mon­diale pour la san­té des per­sonnes trans­genres, et l’essor de l’idéologie trans­genre d’autres manières encore.

Pour com­plé­ter le tableau du finan­ce­ment des orga­ni­sa­tions de pro­mo­tion de la tran­si­den­ti­té, outre les Pritz­ker, il fau­drait exa­mi­ner les inves­tis­se­ments de Jon Stry­ker, un mil­liar­daire états-unien ayant héri­té d’une for­tune liée à la Stry­ker Cor­po­ra­tion (une socié­té de tech­no­lo­gie médi­cale), et qui finance le déve­lop­pe­ment du trans­gen­risme au tra­vers de sa fon­da­tion Arcus. Il fau­drait aus­si étu­dier les inves­tis­se­ments de Mar­tine Roth­blatt (autre­fois Mar­tin), pion­nier du trans­gen­risme (il figu­rait par­mi les 6 rédac­teurs de la « Charte inter­na­tio­nale des droits du genre » publiée en 1995, charte dans laquelle on retrouve la plu­part des idées qui consti­tuent aujourd’hui les reven­di­ca­tions des mili­tants trans), fon­da­teur et PDG de Uni­ted Phar­ma­ceu­tics, une socié­té de bio­tech­no­lo­gie amé­ri­caine, éga­le­ment fon­da­teur de Tera­sem, un mou­ve­ment et une fon­da­tion de pro­mo­tion du transhumanisme.

Pour étu­dier le finan­ce­ment du trans­gen­risme, il fau­drait encore étu­dier les fonds que lui alloue l’Open Socie­ty Foun­da­tions de George Soros, qui se vante sur son site web de « four­nir à l’activisme trans le sou­tien qu’il mérite ».

La Human Rights Cam­pai­gn (HRC, lit­té­ra­le­ment « la Cam­pagne pour les droits humains »), la plus impor­tante asso­cia­tion de lob­bying en faveur des droits des per­sonnes LGBT (mais sur­tout T) aux États-Unis, dont l’influence s’étend éga­le­ment à l’international et dont le bud­get dépasse les 44 mil­lions de dol­lars annuels, est spon­so­ri­sée par les pires mul­ti­na­tio­nales du monde (Ame­ri­can Air­lines, Apple, The Coca-Cola Com­pa­ny, Google, Micro­soft, Pfi­zer, Nike, BP, Che­vron, Pay­pal, Ama­zon, IBM, etc.). Les Prin­cipes de Jog­ja­kar­ta (qui four­nissent une pre­mière base théo­rique et juri­dique au concept inco­hé­rent de l’« iden­ti­té de genre »), sont issus d’une réunion, à l’université Gad­jah Mada de Java du 6 au 9 novembre 2006, de deux orga­nismes, la CIJ (Com­mis­sion inter­na­tio­nale de juristes) et l’ISHR (Inter­na­tio­nal Ser­vice for Human Rights, lit­té­ra­le­ment : « ser­vice inter­na­tio­nal pour les droits humains »), ain­si que d’experts en droits humains du monde entier. Les deux prin­ci­pales orga­ni­sa­tions à l’origine de ces prin­cipes, la CIJ et l’ISHR, sont finan­cées par des fonds éta­tiques (les gou­ver­ne­ments de l’Allemagne, de la Fin­lande, du Royaume-Uni, du Dane­mark, de la Nor­vège, des Pays-Bas, la Com­mis­sion euro­péenne, etc.) et capi­ta­listes (l’Open Socie­ty Foun­da­tions, entre autres fon­da­tions pri­vées). Par­mi les prin­ci­pales orga­ni­sa­tions consa­crées à la pro­mo­tion des droits trans en Europe, on retrouve l’ONG Trans­gen­der Europe (bud­get 2020 de 1 160 000 €), finan­cée par les enti­tés habi­tuelles (Com­mis­sion Euro­péenne, Open Socie­ty Foun­da­tions, gou­ver­ne­ment des Pays-Bas, Conseil de l’Europe) et ILGA Europe (bud­get 2019 de 3 078 903 €), éga­le­ment finan­cée par les enti­tés habi­tuelles (Com­mis­sion euro­péenne, fon­da­tions pri­vées, entreprises).

En rai­son de ce qui pré­cède, il devrait déjà être assez clair que le trans­gen­risme est un pro­duit du capi­ta­lisme tech­no­lo­gique, de l’argent qui doit faire tou­jours plus d’argent et de la quête de puis­sance tech­no­lo­gique, dont l’horizon est le transhumanisme.

Pro­mue par Hol­ly­wood, Dis­ney, etc., défen­due par les légis­la­tions éta­tiques, les chefs d’É­tats par­mi les plus puis­sants de la pla­nète et sou­te­nue par le plus grand cabi­net d’avocats au monde (le cabi­net Den­tons), la « com­mu­nau­té trans » n’a rien d’une sub­ver­sion de l’ordre éta­bli et est loin d’être la plus oppri­mée, la plus mar­gi­na­li­sée, etc. Au contraire, c’est l’ordre éta­bli qui per­met son essor. Et il est assez incroyable que cer­tains conti­nuent de pré­tendre le contraire.

Un mot sur Den­tons. Ce cabi­net, qui se pré­sente comme le plus grand au monde, a notam­ment pro­duit un docu­ment — de concert avec la Fon­da­tion Thom­son Reu­ters, une branche de l’ancien géant des médias qui semble se consa­crer aux poli­tiques iden­ti­taires de toutes sortes, et l’Organisation inter­na­tio­nale des étu­diants et des jeunes les­biennes, gays, bisexuels, trans­genres, queers et inter­sexes (IGLYO) — visant à aider les groupes trans­genres de dif­fé­rents pays à faire évo­luer la légis­la­tion en intro­dui­sant des lois afin de per­mettre aux enfants de chan­ger léga­le­ment de sexe, sans l’accord d’adultes et sans avoir besoin de l’approbation des auto­ri­tés. « Nous espé­rons que ce rap­port sera un outil puis­sant pour les mili­tants et les ONG qui s’efforcent de faire pro­gres­ser les droits des jeunes trans­genres en Europe et au-delà », peut-on lire dans l’avant-propos. Par­mi les tech­niques pré­co­ni­sées figurent des choses très hon­nêtes et dignes comme « asso­ciez votre cam­pagne à des réformes davan­tage popu­laires » ou « évi­tez une trop grande cou­ver­ture et expo­si­tion média­tiques ». On se demande pour­quoi (pas vraiment).

Le rap­port co-pro­duit par Dentons

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Votre fille joue avec des petites voi­tures et aime bri­co­ler ? Sans doute un gar­çon coin­cé dans un corps de fille ! Heu­reu­se­ment, le très pres­ti­gieux hôpi­tal pour enfants de Bos­ton, aux États-Unis, pro­pose ce qu’il décrit comme une « gamme com­plète d’op­tions chi­rur­gi­cales pour les ado­les­cents et les jeunes adultes trans­genres ». Vous pou­vez donc (et d’ailleurs, peut-être que cela pour­rait être effec­tué sans votre consen­te­ment) l’y ame­ner pour qu’elle subisse une exci­sion de l’u­té­rus, afin qu’elle se sente enfin lui-même (afin de confor­mer son corps à son genre, selon les dogmes les plus progressistes).

Suite à un tol­lé, l’hô­pi­tal a fina­le­ment reti­ré la vidéo de sa chaîne You­Tube (mais conti­nue de pro­po­ser et de pra­ti­quer ce genre d’o­pé­ra­tion sur des mineurs).

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Dans une vidéo de FRAICHES « ton média engagé pour l’inclusivité, qui fait tom­ber TOUTES les étiquettes ! » — un média qui compte plus de 560 000 abon­nés sur Ins­ta­gram, 2 mil­lions sur Face­book, etc., et semble tirer une par­tie de ses reve­nus de beau­coup de par­te­na­riats avec des entre­prises, y com­pris Ins­ta­gram — deux hommes nous expliquent que la caté­go­rie des femmes, c’est-à-dire des êtres humains (adultes) de sexe fémi­nin, n’existe plus, et qu’il faut désor­mais par­ler de « per­sonnes à vulves », étant don­né que, selon leur idéo­lo­gie et la nov­langue qui va avec, cer­tains « hommes » (les « hommes trans », des femmes qui se disent hommes) ont aus­si des vulves, et cer­taines « femmes » n’ont pas de vulves mais ont des pénis, des « pénis de femmes » (d’a­près une logique selon laquelle les mots « femme » et « homme » ne ren­voient pas à la bio­lo­gie, à la réa­li­té maté­rielle, mais dési­gnent uni­que­ment des « genres », des sen­ti­ments indé­fi­nis­sables, des res­sen­tis mys­té­rieux). L’inclu­si­vi­té (van­tée par le média FRAICHES) c’est de la misogynie.

 

@fraiches Fin de notre quiz « Culture FRAICHES » avec @romanfreud & @dracozer ♬ son ori­gi­nal — FRAICHES

 

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Connais­sez-vous les prin­ci­paux « influen­ceurs trans­genres » fran­çais ? Voi­ci JADE CVE (plus de 350 000 abon­nés sur Tik­Tok), « femme trans » (homme se disant femme), qui se pré­sente comme une « Humaine scien­ti­fi­que­ment modi­fiée ». On pour­rait aus­si dire HTM, humain tech­no­lo­gi­que­ment modi­fié, en atten­dant l’HGM (JADE CVE incarne typi­que­ment un des piliers du trans­gen­risme, un de ses moteurs prin­ci­paux : le sou­tien proac­tif des orga­nismes médi­co-chi­rur­gi­caux, des entre­prises phar­ma­ceu­tiques, les logiques les plus élé­men­taires du capitalisme).

 

@jade.cve Ah oui bon #pour­toi #foryou #fyp @coralie_dct ♬ slt — fusuye -

 


Et voi­ci Dia­na­to­micx (plus de 730 000 abon­nées sur Tik­Tok), qui se dit aus­si « femme trans », qui est donc aus­si un homme se disant femme, et… bon, bref, vous ver­rez bien.

 

@dianatomicx

 

un peu rei­nasse pour le coup

♬ why yall still using this sound — .

 


Enfin, voi­ci Meryil Bie, une autre « femme trans­genre » (un autre homme se disant femme), ayant joué dans le feuille­ton Plus belle la vie, et auteur de deux ouvrages parus cette année, en 2022 (quelle pro­li­fi­ci­té), le pre­mier inti­tu­lé Être femme — Bri­ser les codes pour s’ac­cep­ter, et le second Trans­gres­sions (les deux aux édi­tions Michel Lafon). Dans le pre­mier, Meryil Bie explique qu’il a com­men­cé à com­prendre qu’il était une femme très jeune, « à cinq ans », parce qu’il était un « fan » abso­lu « de la Petite Sirène, et des prin­cesses en géné­ral ». En outre, dans « la cour de récréa­tion », il ne jouait « pas aux com­pé­ti­tions de voi­tures », et « en cour de des­sin », il pei­gnait « des fées ». Preuve s’il en est qu’il était une femme coin­cée dans un corps d’homme.

 

@meryl.bie

 

 I had to do ✨ IG ; Meryl.bie❤️

♬ Buss It — Eri­ca Banks


Cela devrait se pas­ser de com­men­taire. Le n’importe quoi miso­gyne et pornographique/hypersexualisé de l’affaire devrait sau­ter aux yeux. Dans leurs com­por­te­ments et leurs agis­se­ments, ces hommes incarnent une par­tie des ori­gines his­to­riques du trans­gen­risme. Des hommes féti­chistes de la fémi­ni­té. L’autogynéphilie. Des hommes exci­tés par le fait de s’imaginer « en femmes ».

C’est une bien belle influence qu’ils doivent avoir sur les jeunes.

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Et connais­sez-vous « Niki­ta Dra­gun », né Nicho­las Nguyen en Bel­gique, mais ayant gran­di en Vir­gi­nie, aux États-Unis ? « Niki­ta Dra­gun », 26 ans, est une des per­sonnes dites « trans­genres » (et plus pré­ci­sé­ment, « femme trans ») les plus sui­vies sur inter­net. 9 mil­lions d’abonnés sur Ins­ta­gram, 14,4 mil­lions sur Tik­Tok, et 3,55 mil­lions sur YouTube.

Nicho­las Nguyen / Niki­ta Dragun

Selon sa fiche Wiki­pé­dia, Niki­ta Dra­gun est consi­dé­ré « comme une icône de la jeu­nesse pour les per­sonnes trans­genres pour sa trans­pa­rence sur sa tran­si­tion ». En outre, « après sa tran­si­tion », il aurait « pris conscience du genre de pré­ju­gés que les femmes doivent subir régu­liè­re­ment, ce qui a éga­le­ment fait d’elle [de lui] une fémi­niste, en plus d’une mili­tante LGBT+ ». Incroyable, n’est-ce pas ?!

@nikitadragun

it be the real boo­ty for me

♬ For Me — CHASE B & OMB Blood­bath & Ken­The­Man

Dans un tweet par­ti­cu­liè­re­ment éla­bo­ré, Niki­ta Dra­gun écrit : « Les femmes trans sont le futur. » Ailleurs : « Les femmes trans sont les plus belles créa­tures de la pla­nète. Je n’ai jamais vu une femme cis­genre s’ap­pro­cher de l’ap­pa­rence de mes sœurs. »

Mer­veilleux.

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Dylan Mul­va­ney a 25 ans. Il est né le 29 décembre 1996 à San Die­go, aux États-Unis. Depuis un peu plus de 6 mois, il se dit « fille » et par­fois « femme ». Bien sûr, selon la logique trans (l’opposé de la logique, donc), il « est » une fille ou une femme. Il docu­mente sa « tran­si­tion » depuis le tout pre­mier jour. Cela lui a per­mis de deve­nir une star de l’internet. Plus de 500 000 abon­nés sur Ins­ta­gram, plus de 7 mil­lions sur Tik­Tok. Incroyable. Phé­no­mé­nal. Génial.

Le 15 sep­tembre 2022, Dylan était invi­té à s’exprimer lors du Power Women Sum­mit (« Som­met sur le pou­voir des femmes ») orga­ni­sé par le célèbre maga­zine ultra­ca­pi­ta­liste Forbes, un som­met visant à « mettre en lumière des femmes vision­naires qui remo­dèlent le monde », des femmes qui sont « en pre­mière ligne du pro­grès qui réar­chi­tec­turent les indus­tries, conduisent le pro­grès social et uti­lisent leurs pla­te­formes uniques pour créer des chan­ge­ments signi­fi­ca­tifs », qui « qui innovent et exploitent leur pou­voir pour créer un monde plus équi­table ». Mazette.

Moi­ra Forbes, vice-pré­si­dente exé­cu­tive de Forbes et pré­si­dente et édi­trice de For­bes­Wo­men, com­mente : « Le Power Women’s Sum­mit a été au centre de conver­sa­tions cru­ciales pour les femmes au cours de la der­nière décen­nie. Compte tenu de ce moment cri­tique pour les femmes, le som­met explo­re­ra com­ment nous pou­vons exploi­ter notre pou­voir col­lec­tif pour construire un ave­nir plus équi­table et résilient. »

Je ne men­tionne pas cette his­toire pour sou­li­gner l’insupportable bara­tin de celles et ceux qui défendent l’idée d’un capi­ta­lisme juste, sym­pa, inclu­sif, rési­lient, équi­table. Forbes est évi­dem­ment un maga­zine détes­table conçu par et pour des gens détes­tables, afin de faire la pro­mo­tion d’idées, de valeurs, etc., détestables.

Non, le pro­blème, ce contre quoi de nom­breuses femmes se sont insur­gées, c’est qu’un jeune homme par­ti­cu­liè­re­ment bête, par­ti­cu­liè­re­ment idiot (consul­tez ses vidéos sur Tik­Tok, c’est à se jeter par la fenêtre), qui semble s’amuser comme un petit fou à adop­ter et exhi­ber tous les sté­réo­types les plus clas­siques, dégra­dants, absurdes, de la fémi­ni­té telle que défi­nie par les hommes, par le patriar­cat, soit sérieu­se­ment consi­dé­ré comme une femme pour cette rai­son. C’est gro­tesque. C’est ridi­cule. C’est insul­tant. Ou com­ment le trans­gen­risme se fonde sur et ren­force le sexisme.

Au mois d’oc­tobre 2022, Dylan Mul­va­ney a été reçu à la Mai­son-Blanche pour dis­cu­ter avec Joe Biden des droits des per­sonnes transgenres.

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Il y a quelques semaines, en direct sur Chan­nel 4, une chaîne de télé­vi­sion publique au Royaume-Uni, Jor­dan Gray, homme se disant femme (« femme trans »), comé­dien et chan­teur, sous hor­mones depuis déjà plu­sieurs années (sa poi­trine a pous­sé), s’est entiè­re­ment fou­tu à poil, a fiè­re­ment exhi­bé sa bite, avec laquelle il a même joué du pia­no. Quelle femme ! Les droits humains ne cessent de pro­gres­ser ! Pour para­phra­ser Simone de Beau­voir, on peut donc dire qu’on « ne naît pas femme trans qui joue du pia­no avec sa bite, on le devient ».

La vidéo (atten­tion : non-censurée) :

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Récem­ment, la banque bri­tan­nique Nat­West, la Natio­nal West­mins­ter Bank, qui figure par­mi les prin­ci­paux groupes ban­caires euro­péens, a fait savoir qu’elle allait « finan­cer les trai­te­ments hor­mo­naux non chi­rur­gi­caux pri­vés des membres trans­genres de son per­son­nel, dans le but de faire de la banque un employeur plus inclusif ».

En outre, « l’ins­ti­tu­tion, déte­nue à 48 % par les contri­buables, finan­ce­ra éga­le­ment le sou­tien à l’i­den­ti­té de genre, les trai­te­ments hor­mo­naux et les ser­vices de conseil pour les 6 500 employés de ses suc­cur­sales au Royaume-Uni ». Nat­West, ancien­ne­ment la Royal Bank of Scot­land, « est éga­le­ment en train de revoir ses poli­tiques d’emploi pour “s’as­su­rer que le lan­gage et les scé­na­rios sont inclu­sifs pour les LGBT+” ».

De l’autre côté du globe, le géant ban­caire océa­nien ANZ (Aus­tra­lia and New Zea­land Ban­king Group Limi­ted) a mis en place un nou­veau pro­gramme per­met­tant à ses « employés d’Aus­tra­lie et de Nou­velle-Zélande de prendre des congés payés » pen­dant qu’ils entre­prennent des démarches afin d’« affir­mer leur genre ».

Ses employés « pour­ront prendre six semaines de congé payé ou jus­qu’à 12 mois de congé sans solde pen­dant qu’ils “entre­prennent tout aspect de l’af­fir­ma­tion de leur genre, y com­pris l’af­fir­ma­tion sociale, médi­cale et juri­dique” ». En effet, la banque prend en consi­dé­ra­tion le fait qu’il « existe de nom­breuses façons pour un indi­vi­du d’af­fir­mer son genre, et le congé pro­lon­gé recon­naît que le pro­ces­sus néces­site du temps et n’est pas le même pour tout le monde ».

Par­mi les « pro­ces­sus d’af­fir­ma­tion de genre » pour les­quels ce congé peut s’appliquer figurent :

« L’af­fir­ma­tion sociale (par exemple : adop­ter la tenue ves­ti­men­taire et le style de pré­sen­ta­tion qui cor­res­pondent mieux à leur iden­ti­té et expres­sion de genre, chan­ger de pro­noms et/ou de nom).

L’affirmation médi­cale (par exemple : chi­rur­gie, hor­mo­no­thé­ra­pie ou les deux, ren­dez-vous médi­caux, repos et récu­pé­ra­tion après une inter­ven­tion médicale).

L’affirmation juri­dique (par exemple : chan­ge­ment légal de nom et/ou de mar­queur de genre sur les docu­ments d’i­den­ti­fi­ca­tion per­son­nelle tels que le pas­se­port, le cer­ti­fi­cat de nais­sance, le per­mis de conduire ou la carte bancaire). »

Tou­jours dans la même ten­dance, la célèbre banque HSBC a récem­ment annon­cé qu’à comp­ter du début de l’année 2023, elle pren­dra en charge les « tran­si­tions » d’« affir­ma­tion de genre » de ses employés. Elle finan­ce­ra ain­si « les diag­nos­tics, les trai­te­ments de san­té men­tale, les consul­ta­tions hor­mo­nales, l’or­tho­pho­nie, l’é­pi­la­tion et la chi­rur­gie des membres du per­son­nel ». En outre, ces « avan­tages s’é­ten­dront éga­le­ment aux parents proches des membres du per­son­nel, puisque les par­te­naires et les enfants de moins de 21 ans pour­ront deman­der à ce que leur trai­te­ment soit pris en charge par la banque, avec des exclu­sions pour cer­tains trai­te­ments des­ti­nés aux moins de 18 ans ».

L’entreprise Dis­ney pro­pose à peu près la même à chose à ses employés (prise en charge des chi­rur­gies d’« affir­ma­tion de genre », des trai­te­ments à base de blo­queurs de puber­té ou d’hormones du sexe oppo­sé pour les mineurs, etc.).

Force est de recon­naître qu’on a rare­ment vu un mou­ve­ment pré­ten­du­ment sub­ver­sif, anti­ca­pi­ta­liste et révo­lu­tion­naire aus­si bien accueilli et finan­cé par les ins­ti­tu­tions, le capi­ta­lisme, l’ordre éta­bli. Somme toute, quand on exa­mine sérieu­se­ment l’affaire quelques minutes, à moins de faire preuve d’une mau­vaise foi cos­mique, il est impos­sible de pré­tendre que les idées trans 1. sont révo­lu­tion­naires, anti­ca­pi­ta­listes, sub­ver­sives, et 2. ont un effet révo­lu­tion­naire, anti­ca­pi­ta­liste, sub­ver­sif. (Tout ce que l’i­déo­lo­gie trans sub­ver­tit, c’est un cer­tain nombre de mots, dont elle détruit le sens ; c’est la rai­son, qu’elle rejette au pro­fit de la dérai­son, etc.).

En réa­li­té, les idées trans, ça rap­porte (aux hôpi­taux, aux « cli­niques de genre » et à tout un ensemble de pro­fes­sion­nels de la san­té, à toute l’industrie phar­ma­ceu­tique et bio­mé­di­cale, à d’autres acteurs finan­ciers encore et donc in fine aux banques), c’est plein de nou­veaux mar­chés fon­dés sur la mar­chan­di­sa­tion de l’être humain dans son inté­gra­li­té, corps et esprit, c’est de la recherche scien­ti­fique en pers­pec­tive etc., et ça favo­rise de nou­velles dépen­dances au capi­ta­lisme indus­triel. Rien d’an­ti­ca­pi­ta­liste, rien de révolutionnaire.

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Micro­soft : « Ins­pi­rés par la réponse du public à notre dra­peau de la Fier­té 2022, nous élar­gis­sons notre desi­gn pour repré­sen­ter 40 com­mu­nau­tés LGBTQIA+. » (C’est la pho­to ci-jointe, et non, ce n’est pas une blague, enfin, ça se veut sérieux).

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L’association TRANS SANTÉ France (qui se nomme aus­si « FPATH », pour French Pro­fes­sio­nal Asso­cia­tion for Trans­gen­der Health, afin de bien faire com­prendre qu’elle consti­tue une éma­na­tion fran­çaise de la WPATH, l’Association pro­fes­sion­nelle mon­diale pour la san­té des per­sonnes trans­genres) est une des prin­ci­pales orga­ni­sa­tions dédiées à la nor­ma­li­sa­tion des idées trans en France. Plus pré­ci­sé­ment, la FPATH se consacre à la for­mu­la­tion de normes de « pra­tiques médi­cales, sociales et admi­nis­tra­tives » concer­nant le trai­te­ment des per­sonnes dites « trans­genres ». Ces bonnes pra­tiques médi­cale, sociales et admi­nis­tra­tives relèvent de ce qu’elle appelle « l’autodétermination éclai­rée ». Comme on peut le lire sur son site :

« Deux des axes impor­tants de l’association sont l’accompagnement et la prise en charge médi­cale des per­sonnes trans avec notam­ment l’amélioration de l’accès au soin et la dépa­tho­lo­gi­sa­tion de la transidentité. »

L’association vise même à ce que les per­sonnes dites « trans » puissent béné­fi­cier d’une « offre de soins aug­men­tée ». Les pro­fes­sion­nels de la san­té, les cli­niques, les hôpi­taux, les entre­prises phar­ma­ceu­tiques, etc., se frottent les mains. Sans sur­prise, la FPATH est pré­si­dée par le Dr Nico­las Morel-Jour­nel, un chi­rur­gien uro­logue au CHU de Lyon.

Le pre­mier congrès annuel de la FPATH, orga­ni­sé en 2021, était entre autres spon­so­ri­sé par la mul­ti­na­tio­nale Fer­ring Phar­ma­ceu­ti­cals, une socié­té phar­ma­ceu­tique basée en Suisse. Bien évi­dem­ment, Fer­ring Phar­ma­ceu­ti­cals com­mer­cia­lise des blo­queurs de puber­té (Gona­pep­tyl ou Déca­pep­tyl), d’autres médi­ca­ments uti­li­sés dans le cadre des trai­te­ments hor­mo­naux que prennent les per­sonnes dites « trans­genres » (Endo­me­trin, Tes­tim), etc.

Le deuxième congrès annuel de la FPATH, qui se tenait à Lyon en octobre 2022, était entre autres spon­so­ri­sé par le Centre hos­pi­ta­lier lyon­nais Le Vina­tier ; par Colo­plast, une mul­ti­na­tio­nale danoise com­mer­cia­li­sant des pro­duits uti­li­sés lors des opé­ra­tions chi­rur­gi­cales dites d’« affir­ma­tion de genre » (la « Colo­plast Titan Pump » per­met à la femme qui subit une phal­lo­plas­tie, c’est-à-dire qui se fait fabri­quer un pénis arti­fi­ciel, d’« obte­nir une érec­tion à la demande en pres­sant un dis­po­si­tif à l’in­té­rieur de son sac scro­tal ») ; par ZSI, Zephyr Sur­gi­cal Implants, une entre­prise basée en Suisse qui fabrique des dis­po­si­tifs médi­caux pour l’u­ro­lo­gie, l’an­dro­lo­gie, la gyné­co­lo­gie et les chi­rur­gies d’« affir­ma­tion du genre » (comme Colo­plast, ZSI com­mer­cia­lise entre autres des implants péniens pour les phal­lo­plas­ties et des dila­ta­teurs ou des exten­seurs du vagin pour les vagi­no­plas­ties) ; et par Besins Heal­th­care, une mul­ti­na­tio­nale phar­ma­ceu­tique basée à Bang­kok, en Thaï­lande, mais fon­dée en 1885 à Paris, qui « se concentre sur les trai­te­ments par tech­no­lo­gie d’ad­mi­nis­tra­tion trans­der­mique et pro­pose des pro­duits dis­po­nibles dans 93 pays » (Besins com­mer­cia­lise entre autres des pro­duits uti­li­sés dans le cadre des trai­te­ments hor­mo­naux que suivent les per­sonnes dites « trans », comme Tes­to­gel, Andro­gel, etc.).

Par ailleurs, le pre­mier nom qui appa­rait dans la liste des contri­bu­teurs ayant rédi­gé les « 11 pro­po­si­tions pour une auto­dé­ter­mi­na­tion éclai­rée » pro­mues par l’association TRANS SANTÉ France est celui de Fran­çoise Bouyer.

Fran­çoise Bouyer, né Fran­çois, est « le pré­sident et fon­da­teur de BeThe1, cabi­net inter­na­tio­nal de recru­te­ment de très haute qua­li­té spé­cia­li­sé mode, luxe, beau­té & dis­tri­bu­tion. Pré­cé­dem­ment cadre diri­geant du groupe LVMH, Fran­çois Bouyer a diri­gé au niveau mon­dial Chris­tian Lacroix et Céline. Il a été Direc­teur Europe et PDG des filiales du groupe Nina Ric­ci au Japon pen­dant 10 ans, après avoir exer­cé des res­pon­sa­bi­li­tés mar­ke­ting et export pour le Groupe Lesieur-Cotelle, lea­der de l’industrie de la grande consom­ma­tion. Sa pre­mière entre­prise était à Hong Kong en 1982 dans le déve­lop­pe­ment durable. »

En outre, Fran­çoise « inter­vient dans des écoles de mana­ge­ment et de grands groupes du CAC 40 sur les ques­tions de genre » et « fait éga­le­ment par­tie du tout nou­veau conseil glo­bal pour la diver­si­té, mis en place par L’Oréal ». Ça pro­met : dans la vidéo sui­vante, réa­li­sée par Le Monde (quelle incroyable honte), Fran­çoise tient un dis­cours confus, remar­quant à juste titre que femme et homme ren­voient à femelle et mâle, puis se disant femme alors qu’il est un mâle, un homme. Fran­çoise semble aus­si asso­cier le fait d’être une femme à des « valeurs fémi­nines » (sexisme ordi­naire). « Femme d’o­ri­gine mâle ». Pour ne pas dire « Femme d’o­ri­gine homme ». « Lionne d’o­ri­gine lion », « cane d’o­ri­gine canard », « vache d’o­ri­gine tau­reau », n’im­porte quoi.

Les « pro­po­si­tions pour une auto­dé­ter­mi­na­tion éclai­rée » pro­mues par l’association TRANS SANTÉ France visent à faire en sorte que les prin­cipes de l’« affir­ma­tion de genre », impor­tés depuis le monde anglo-amé­ri­cain, comme tout le reste du phé­no­mène trans, deviennent la règle en France. En gros, il s’agit de faire en sorte que lorsqu’un jeune ou un adulte déclare une « iden­ti­té de genre » quelle qu’elle soit, accom­pa­gnée ou non de « dys­pho­rie » (de malaise, de souf­france psy­cho­lo­gique), à un pro­fes­sion­nel de la san­té, ledit pro­fes­sion­nel ne soit pas auto­ri­sé à poser des ques­tions ou à exa­mi­ner les ori­gines poten­tielles de ce sen­ti­ment d’avoir une « iden­ti­té de genre » par­ti­cu­lière, de cette « dys­pho­rie » (s’il y en a une), mais soit uni­que­ment auto­ri­sé à « affir­mer le genre » de l’individu, c’est-à-dire à l’aider à obte­nir les trai­te­ments médi­caux qu’il exige. Trai­te­ments (« prise en charge médi­cale ») qui devront être rem­bour­sés par l’assurance mala­die — bien qu’il ne s’agisse aucu­ne­ment d’une patho­lo­gie, d’une mala­die, bien qu’il ne faille sur­tout pas par­ler de mala­die ou de patho­lo­gie, comme l’exigent les mili­tants trans.

Un sac de nœuds de contra­dic­tions et d’absurdités. Inter­dire le diag­nos­tic. Empê­cher toute dis­cus­sion, tout exa­men des causes pos­sibles des dys­pho­ries, des sen­ti­ments d’inadéquation qui en amènent cer­tains à croire qu’ils sont de l’autre sexe/genre (la confu­sion est tou­jours entre­te­nue), ou à croire qu’ils pos­sèdent quelque « tran­si­den­ti­té », quelque « genre » par­ti­cu­lier. Trai­te­ment auto­ma­tique, blo­queurs de puber­té, hor­mones, pré­pa­ra­tion à la chi­rur­gie. Alté­rer les indi­vi­dus au lieu de chan­ger la société.

Absur­di­té, non-sens, irres­pon­sa­bi­li­té. Tout ça ne peut que nuire aux indi­vi­dus, aux enfants et aux femmes tout par­ti­cu­liè­re­ment, à la socié­té en géné­ral. Tout ça pour satis­faire les dési­rs de quelques hommes, ouvrir de nou­veaux mar­chés, favo­ri­ser des déve­lop­pe­ments tech­nos­cien­ti­fiques, avan­cer en direc­tion du transhumanisme.

Le stade « mais-non-tu-comprends-pas‑c’est-pour-le-bien-des-jeunes-qu’on-les-mutile » du capi­ta­lisme tech­no­lo­gique, c’est quelque chose. Un nou­veau seuil fran­chi dans la déraison.

***

Le 13 août 2021, un court métrage d’animation inti­tu­lé Mama Has a Mus­tache (« Maman a une mous­tache ») est sor­ti qui vise à pro­mou­voir la tran­si­den­ti­té auprès des enfants, prin­ci­pa­le­ment, mais aus­si des adultes. Dans sa bande-annonce, un enfant se voit deman­der : « Peut-on être une fille et avoir un corps de gar­çon, ou être un gar­çon et avoir un corps de fille ? » Ques­tion à laquelle il répond : « Oui, c’est être transgenre. »

(Bien enten­du, étant don­né que les termes « gar­çon » et « fille » dési­gnent deux types dif­fé­rents de corps sexués, la véri­table réponse à la ques­tion est : non.)

Par­mi les spon­sors de ce film d’animation figure Abb­Vie, une mul­ti­na­tio­nale de l’industrie phar­ma­ceu­tique, basée aux États-Unis, qui com­mer­cia­lise notam­ment le médi­ca­ment appe­lé Lupron, uti­li­sé pour trai­ter le can­cer de la pros­tate, pour la cas­tra­tion chi­mique de délin­quants sexuels réci­di­vistes, et désor­mais aus­si comme « blo­queur de puber­té » (bien que son uti­li­sa­tion à cet effet ne soit tou­jours pas homo­lo­guée, et mal­gré les dom­mages poten­tiel­le­ment sévères qu’ils peuvent cau­ser).

Entre-temps, le logo d’Abb­Vie a étran­ge­ment été reti­ré de la liste des spon­sors affi­chés par le site, mais heu­reu­se­ment, la Way­back Machine a sau­ve­gar­dé d’an­ciennes ver­sions de la page du site dans les­quelles appa­rait le logo d’Abb­Vie.

La banque JP Mor­gan et la mul­ti­na­tio­nale de conseil en entre­prise Accen­ture comptent par­mi les nom­breux autres spon­sors du film.

***

En 2017, aux États-Unis, une orga­ni­sa­tion cari­ta­tive inti­tu­lée The Gen­der­Cool Pro­ject (« Le pro­jet genre cool ») a été créée afin de pro­mou­voir les idées et la cause du trans­gen­risme à tra­vers la socié­té et la culture nord-amé­ri­caines. Notam­ment au tra­vers du finan­ce­ment de cam­pagnes de publi­ci­té, de livres, d’émissions de télé­vi­sion, de films, et d’un tra­vail de sen­si­bi­li­sa­tion auprès des entre­prises (en vue de les rendre plus « inclu­sives »). L’organisation se débrouille par exemple pour que des articles pro­mou­vant le trans­gen­risme soient publiés dans le pres­ti­gieux New York Times, dans le Washing­ton Post, dans le maga­zine Rol­ling Stone, etc., pour que des émis­sions pro­mou­vant le trans­gen­risme soient réa­li­sées et dif­fu­sées sur la chaîne ABC, sur CNN, et ain­si de suite. L’organisation se vante de dis­po­ser d’alliés à la Mai­son-Blanche. Une de ses prin­ci­pales tac­tiques consiste à uti­li­ser des enfants pour défendre les idées trans.

Par­mi les spon­sors de cette orga­ni­sa­tion, on retrouve la mul­ti­na­tio­nale phar­ma­ceu­tique Abb­Vie, sus­men­tion­née, mais aus­si Nike, HP, Intel, Dell, Pfi­zer (qui vend des hor­mones de syn­thèse uti­li­sées dans le milieu tran­si­den­ti­taire) ou encore Amazon.

***

SOUHAITEZ-VOUS VOUS ANNULER ?  (OU VOUS NULLIFIER, VOUS NEUTRALISER ?)

C’EST POSSIBLE !

L’en­tre­prise Ali­gn Sur­gi­cal, basée à San Fran­cis­co, vous explique :

« Bien que de nom­breux patients puissent être inté­res­sés par une tran­si­tion vers une iden­ti­té mas­cu­line ou fémi­nine, il existe de nom­breuses per­sonnes qui estiment que leur iden­ti­té de genre ne se conforme pas tout à fait à l’une ou l’autre de ces deux orien­ta­tions. La chi­rur­gie de neu­tra­li­sa­tion [ou nul­li­fi­ca­tion, ou annu­la­tion] du genre peut per­mettre aux patients non-conformes de béné­fi­cier d’une zone géni­tale rela­ti­ve­ment lisse. [Abla­tion des organes géni­taux, lis­sage de la zone géni­tale, façon Bar­bie ou Ken] 

La nul­li­fi­ca­tion crée une zone de tran­si­tion rela­ti­ve­ment conti­nue et pra­ti­que­ment inin­ter­rom­pue de l’ab­do­men jus­qu’aux par­ties géni­tales, ce qui per­met aux patients non-conformes de béné­fi­cier d’un corps dont l’ap­pa­rence exté­rieure est plus proche de ce qu’ils res­sentent à l’intérieur.

Suis-je un bon candidat ?

L’As­so­cia­tion pro­fes­sion­nelle mon­diale pour la san­té des per­sonnes trans­genres (WPATH) a mis en place des stan­dards de soins qui exigent que les patients de plus de 18 ans dis­posent de deux lettres de pres­ta­taires de ser­vices de san­té men­tale indi­quant qu’ils sont prêts pour la chi­rur­gie. Les clients doivent prendre des hor­mones et être non-fumeurs.

Il a été démon­tré que la vagi­no­plas­tie pré­ser­vant le phal­lus pré­sente un avan­tage posi­tif et durable pour les hommes trans et les per­sonnes non binaires qui sou­haitent une chi­rur­gie d’af­fir­ma­tion du genre non standard.

Si vous êtes inté­res­sé par cette pro­cé­dure, ou par l’une des autres chi­rur­gies d’af­fir­ma­tion de genre non stan­dard que nous pro­po­sons, nous vous recom­man­dons de nous contac­ter et d’or­ga­ni­ser votre consul­ta­tion. Il existe de nom­breuses façons de vous per­mettre de jouir de l’i­den­ti­té de genre que vous préférez.

Pre­nez contact avec nous et orga­ni­sez votre consul­ta­tion. Nous appren­drons à connaître votre iden­ti­té de genre et nous vous aide­rons à éla­bo­rer un plan chi­rur­gi­cal qui har­mo­nise votre appa­rence exté­rieure avec votre iden­ti­té de genre per­son­nelle. Orga­ni­sez votre consul­ta­tion et appre­nez-en plus sur ce que nous pou­vons faire pour vous aujourd’hui.

MISSION : Ali­gner le corps et l’es­prit grâce à la com­pas­sion et à l’ex­cel­lence chi­rur­gi­cale, afin que cha­cun puisse faire l’ex­pé­rience de la liber­té de vivre selon son véri­table genre. »

Notez bien que tout ceci est très sérieux, et pas une blague sophis­ti­quée des Mon­ty Python. Un des déve­lop­pe­ments haut en cou­leur de l’i­déo­lo­gie de l’i­den­ti­té de genre. Si vous vous sen­tez « non-binaire », de « genre neutre », et que vous vou­lez ali­gner votre corps avec votre « iden­ti­té de genre », ces sym­pa­thiques chi­rur­giens pro­posent de vous enle­ver vos par­ties géni­tales et de lis­ser votre entre­jambe façon Bar­bie ou Ken. Moyen­nant finance, bien enten­du. Je ne pense pas qu’il existe aujourd’­hui une telle offre chi­rur­gi­cale en France. Mais peut-être que ça arri­ve­ra. Le phé­no­mène est en cours d’importation.

***

Tout ce qui pré­cède ne four­nit qu’un petit aper­çu de la manière dont les idées trans sont finan­cées, encou­ra­gées, dif­fu­sées, façon­nées, par divers sec­teurs du capi­ta­lisme tech­no­lo­gique. Par­mi une myriade d’autres orga­nismes, asso­cia­tions, orga­ni­sa­tions, il aurait pu valoir le coup de s’intéresser à Out Lea­der­ship, une entre­prise fon­dée en 2010 « sur la base d’un prin­cipe simple : les entre­prises peuvent tirer par­ti de leur pou­voir éco­no­mique pour pro­vo­quer des chan­ge­ments socié­taux et avoir un impact sur leurs résul­tats. Out Lea­der­ship n’est pas une entre­prise ordi­naire, car nous sommes la pre­mière entre­prise de l’his­toire dont le seul pro­duit est l’é­ga­li­té. […] Nous réunis­sons, connec­tons et déve­lop­pons des lea­ders LGBTQ+ et alliés dans le monde entier. Cela nous per­met de plai­der en faveur de l’in­clu­sion de toutes les per­sonnes à tous les niveaux, de l’employé au diri­geant en pas­sant par le PDG. Parce que l’é­ga­li­té fait mar­cher les affaires, et que les affaires font mar­cher l’égalité. »

***

Des fémi­nistes le dénoncent depuis les années 1970, le phé­no­mène trans­genre (comme le phé­no­mène trans­sexuel, dont il est issu) est un pro­duit sexiste du patriar­cat, une nui­sance pour les femmes (notam­ment dans la mesure où il pré­tend qu’être femme serait un sen­ti­ment ou un « rôle social »). Basé sur des idées irra­tion­nelles en plus de sexistes, ou a mini­ma sur des idées fausses, absurdes (selon les­quelles il serait pos­sible de chan­ger de sexe ou de naître dans le mau­vais corps), son déve­lop­pe­ment découle his­to­ri­que­ment du lob­bying intense, datant au moins des années 1960, d’hommes déter­mi­nés à faire dépa­tho­lo­gi­ser et à nor­ma­li­ser leur para­phi­lie, leur auto­gy­né­phi­lie, c’est-à-dire l’excitation sexuelle et exis­ten­tielle qu’ils res­sentent à s’imaginer vivre « en femmes », « être » des femmes, mais tou­jours selon les sté­réo­types que la socié­té phal­lo­cra­tique asso­cie à la femme (les livres How Sex Chan­ged : A His­to­ry of Trans­sexua­li­ty de Joanne Meye­ro­witz, paru en 2004, et Chan­ging Sex : Trans­sexua­lism, Tech­no­lo­gy, and the Idea of Gen­der de Ber­nice Haus­man, paru en 1995, mal­heu­reu­se­ment jamais tra­duits, l’exposent très bien). Son déve­lop­pe­ment découle éga­le­ment des pro­grès tech­nos­cien­ti­fiques ayant pris place depuis la fin de la Seconde Guerre mon­diale. Le trans­sexua­lisme (et par voie de consé­quence le trans­gen­risme actuel) n’aurait jamais vu le jour, ni pra­ti­que­ment ni idéo­lo­gi­que­ment, sans les pro­grès effec­tués dans le domaine de l’endocrinologie et de la chi­rur­gie plas­tique, comme le montre bien Ber­nice Haus­man dans son excellent livre Chan­ging Sex : Trans­sexua­lism, Tech­no­lo­gy, and the Idea of Gen­der (« Chan­ge­ment de sexe : le trans­sexua­lisme, la tech­no­lo­gie et l’idée du genre »).

Nico­las Casaux

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2 comments
  1. Je suis allée voir le site de la cli­nique Ali­gn Sur­gi­cal et voi­là que je tombe sur cette phrase, uti­li­sée pour décrire la seule chi­rur­gienne de l’é­quipe (parce que, hey, la majo­ri­té des chi­rur­giens sont mâles baby!). N’est-ce pas d’une contra­dic­tion extra­or­di­naire ? Son regard esthé­tique unique de femelle..

    « Dr. Rodri­guez brings near­ly two decades of hands-on sur­gi­cal expe­rience to the team at Ali­gn Sur­gi­cal and her unique aes­the­tic eye as a female plas­tic sur­geon rounds out and com­ple­ments the robust team we have put in place here to ser­vice the TG community »

  2. Brillant article. Tout ça fait froid dans le dos. « Absur­di­té, non-sens, irres­pon­sa­bi­li­té » « contra­dic­tions », « déraison »…
    Il est évident qu’il n’y aurait pas autant de per­sonnes dites trans (en tout cas pas de mou­ve­ment de l’en­ver­gure qu’on connaît) sans inter­net et tous les dis­po­si­tifs liés, et l’exis­tence de l’hor­mo­no­thé­ra­pie et des chirurgies.

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