Hommes chasseurs, femmes cueilleuses : une théorie fausse (par Cara Ocobock et Sarah Lacy)

Illustration de femmes chasseuses de l’Antiquité sur fond rouge et orange. Crédit : Samantha Mash

Traduction d’un article initialement publié, en anglais, sur le site du magazine Scientific American, le 1er novembre 2023, à l’adresse suivante.


Même si vous n’êtes pas anthropologue, vous êtes probablement déjà tombé·e sur l’une des notions d’anthropologie les plus influentes connue sous l’appellation de L’Homme chasseur (Man the Hunter). Selon cette théorie, la chasse fut l’un des principaux moteurs de l’évolution humaine auquel les hommes s’adonnèrent de manière exclusive, sans les femmes ; nos ancêtres établirent une division du travail enracinée dans les différences biologiques entre hommes et femmes, et les hommes avaient été conçus pour chasser et subvenir aux besoins de la famille, tandis que les femmes s’occupaient des enfants et des tâches domestiques. Cette théorie suppose ainsi que les hommes sont physiquement supérieurs aux femmes et que la grossesse et l’éducation des enfants réduisent ou annulent la capacité d’une femme à chasser.

La théorie de L’Homme chasseur a régné sur les études de l’évolution humaine pendant près d’un demi-siècle et a imprégné la culture populaire. On la diffuse dans les dioramas des musées, dans les manuels scolaires, dans les dessins animés du samedi matin et dans les films. Le problème, c’est qu’elle est erronée.

De plus en plus de données issues des sciences des activités physiques et sportives suggèrent que les femmes sont physiologiquement mieux adaptées que les hommes aux efforts d’endurance tels que les marathons [et ultramarathons et ultratrails]. Cet avantage soulève des questions relatives à la chasse, car selon une hypothèse très répandue, les premiers humains auraient poursuivi leurs proies à pied sur de longues distances jusqu’à ce que les animaux soient épuisés. En outre, les archives fossiles et archéologiques, ainsi que les études ethnographiques sur les sociétés de chasse-cueillette modernes, indiquent que les femmes chassent le gibier depuis longtemps. Nous avons encore beaucoup à apprendre sur les performances athlétiques féminines et sur la vie des femmes préhistoriques. Néanmoins, les données dont nous disposons nous indiquent qu’il est temps d’enterrer L’Homme chasseur une bonne fois pour toute.

La théorie de L’Homme chasseur parvint sous le feu des projecteurs en 1968, lorsque les anthropologues Richard B. Lee et Irven DeVore publièrent Man the Hunter, un recueil d’articles scientifiques présentés lors d’un symposium organisé en 1966 sur les sociétés contemporaines de chasse-cueillette. L’ouvrage s’appuie sur des données ethnographiques, archéologiques et paléoanthropologiques pour soutenir que la chasse fut le moteur de l’évolution humaine et qu’elle produisit des caractéristiques singulières chez l’homme. « La vie de l’homme en tant que chasseur a nous a donné tous les ingrédients nécessaires à la civilisation : la variabilité génétique, l’inventivité, les systèmes de communication vocale, la coordination de la vie sociale », affirme l’anthropologue William S. Laughlin au chapitre 33 de l’ouvrage. Puisque les hommes étaient censés être les seuls à chasser, les partisans de la théorie de L’Homme chasseur ont alors supposé que les adaptations évolutives se manifestaient principalement chez les hommes, et que les femmes n’étaient que de passives bénéficiaires de l’approvisionnement en viande et des progrès de l’évolution masculine.

Mais les auteurs de la théorie de L’Homme chasseur ignorèrent souvent les preuves qui allaient à l’encontre de leurs suppositions, quand bien même celles-ci se trouvaient parfois dans leur propre corpus de données. Par exemple, Hitoshi Watanabe se concentra sur les données ethnographiques concernant les Aïnous, une population indigène du nord du Japon et des régions avoisinantes. Il constata que les femmes Aïnous chassaient, souvent avec l’aide de chiens, mais ne tint pas compte de ces données dans ses interprétations, en présentant les hommes comme les principaux fournisseurs de viande. C’est ainsi qu’il projeta l’idée de la supériorité masculine en matière de chasse sur les Aïnous et sur le passé.

Cette fixation sur la supériorité masculine était dans l’air du temps, non seulement dans le monde universitaire, mais aussi dans la société en général. En 1967, l’année charnière entre la conférence Man the Hunter et la publication du recueil éponyme, Kathrine Switzer, alors âgée de 20 ans, s’inscrivit au marathon de Boston sous le nom de « K. V. Switzer » afin de dissimuler son sexe. Aucune règle officielle n’interdisait aux femmes de participer à la course ; cela ne se faisait tout simplement pas. Lorsque les officiels découvrirent que Switzer était une femme, le directeur de la course, Jock Semple [ainsi qu’un autre des organisateurs], tenta de la chasser hors du parcours manu militari en la poussant.

À l’époque, un préjugé prétendait que les femmes étaient incapables d’accomplir une épreuve physique aussi exigeante, et que s’y essayer risquait de nuire à leurs précieuses capacités reproductives. Les érudits qui soutenaient le dogme de L’Homme chasseur s’appuyaient sur la croyance en des capacités physiques limitées des femmes ainsi que sur le supposé fardeau de la grossesse et de l’allaitement pour affirmer que seuls les hommes chassaient. Les femmes avaient des enfants à élever.

Aujourd’hui, ces préjugés persistent à la fois dans la littérature scientifique et dans la conscience populaire. Certes, des films tels que Prey, le dernier volet de la célèbre franchise Predator et des émissions telles que Naked and Afraid, 21 jours pour survivre et Women Who Hunt montrent des femmes qui chassent. Mais les trolls des réseaux sociaux ont violemment critiqué ces représentations, les qualifiant de clichés politiquement corrects au service d’agendas politiques féministes. Ils soutiennent que les créateurs de ces œuvres visent à réécrire l’histoire de l’évolution et les rôles sociosexuels des hommes et des femmes afin de bouleverser les sphères sociales « traditionnellement masculines ». Les spectatrices et spectateurs sont en droit de se demander si ces représentations de femmes chasseuses ne chercheraient pas à rendre le passé plus inclusif qu’il ne l’était vraiment, ou si les hypothèses paléoanthropologiques comme celle de L’Homme chasseur ne seraient pas plutôt des projections sexistes sur le passé. Nos récentes études sur les preuves physiologiques et archéologiques de l’aptitude à chasser et de la division sexuelle du travail dans l’évolution humaine répondent à cette question.

Crédit : Violet Isabelle Frances pour Bryan Christie Design

[…]

Avant d’entrer dans le vif du sujet […] rappelons que la majeure partie des recherches en physiologie de l’exercice physique, en paléoanthropologie, en archéologie et en ethnographie ont historiquement été menées par des hommes sur des hommes. Par exemple, Ella Smith et ses collègues de l’Université catholique australienne ont constaté que seuls 23 % des participants aux études sur la nutrition et les compléments alimentaires étaient des femmes. Emma Cowley, qui travaillait alors à l’université de Caroline du Nord à Chapel Hill, a constaté avec ses collègues que parmi les études publiées sur les performances athlétiques, seules 6 % portaient exclusivement sur des femmes, tandis que 31 % portaient exclusivement sur des hommes. Cette énorme disparité signifie que nous en savons encore très peu sur les performances athlétiques, l’entraînement et la nutrition des femmes, et donc que les entraîneurs et les préparateurs sportifs se contentent de traiter les femmes comme des hommes de petit gabarit. Cela signifie également qu’une grande partie des travaux sur lesquels nous devons nous appuyer pour formuler nos arguments physiologiques sur les chasseuses préhistoriques se basent sur des recherches portant sur de petits échantillons humains ou sur des études de rongeurs. Nous espérons que cette situation incitera la prochaine génération de scientifiques à veiller à ce que les femmes soient davantage représentées dans ces études. Mais même avec les données limitées dont nous disposons, nous pouvons montrer que L’Homme chasseur est une théorie biaisée et que les femmes des premières communautés humaines chassaient elles aussi.

D’un point de vue biologique, il existe des différences indéniables entre les femmes et les hommes. Lorsque nous discutons de ces différences, nous nous référons généralement à des moyennes, les médianes d’un groupe par rapport à un autre. Les moyennes masquent le vaste éventail de variations qui existent chez les êtres humains. Par exemple, si les hommes ont tendance à être plus grands, à avoir un cœur et des poumons plus gros et une masse musculaire plus importante, beaucoup de femmes se situent dans la fourchette typique des mesures des hommes ; l’inverse est également vrai.

Dans l’ensemble, les femmes sont métaboliquement mieux adaptées aux activités d’endurance (comme le marathon), tandis que les hommes excellent dans les activités courtes, explosives et puissantes (comme l’haltérophilie). [NdT : Et pourtant, Cara Ocobock a défendu Gavin « Laurel » Hubbard, homme transidentifié en catégorie femme, qui était l’un des meilleurs haltérophile de sa discipline dans l’archipel en catégorie homme, ayant établi un record national à 20 ans. À 34 ans, il devient Laurel et suit un traitement hormonal. À 43 ans, il remporte la médaille d’or catégorie femme aux JO de Tokyo devant une jeune samoane de 20 ans, Feagaiga Stowers. Il semblerait que Cara Ocobock, en dépit de la qualité de ses recherches, soit une véritable compétitrice en dissonance cognitive.] Cette différence semble être due en grande partie aux pouvoirs de l’hormone œstrogène.

Crédit : Violet Isabelle Frances pour Bryan Christie Design

Étant donné que le monde du fitness ne jure que par les mérites de la testostérone, on vous pardonnerait d’ignorer que les estrogènes, généralement produites par les femmes en plus grande quantité que les hommes, jouent un rôle incroyablement important dans les performances athlétiques. C’est pourtant logique d’un point de vue évolutif. Le récepteur de l’estrogène – la protéine à laquelle l’estrogène se lie pour faire son travail – est très ancien. Joseph Thornton et ses collègues de l’université de Chicago ont estimé qu’il avait entre 1,2 milliard et 600 millions d’années, et qu’il était donc deux fois plus vieux que le récepteur de la testostérone. En plus de contribuer à la régulation du système reproducteur, les estrogènes influencent le contrôle de la motricité fine et la mémoire, favorisent la croissance et le développement des neurones et contribuent à prévenir l’artériosclérose.

Les estrogènes améliorent également le métabolisme des graisses. Pendant l’exercice physique, ils encouragent l’organisme à utiliser les graisses plutôt que les glucides comme source d’énergie. La graisse contient plus de calories par gramme que les glucides, elle brûle donc plus lentement, ce qui peut retarder la fatigue lors d’une activité d’endurance [et de résistance]. Non seulement les estrogènes encouragent la combustion des graisses, mais ils favorisent également un plus grand stockage des graisses dans les muscles – l’aspect « persillé » de la viande rouge – ce qui rend l’énergie de ces graisses plus facilement disponible. L’adiponectine, une autre hormone généralement présente en plus grande quantité chez les femmes que chez les hommes, améliore encore le métabolisme des graisses tout en économisant les glucides pour une utilisation ultérieure, et protège les muscles de la dégradation. Anne Friedlander et ses collègues de l’université de Stanford ont constaté que les femmes utilisent jusqu’à 70 % de plus de graisses que les hommes pour produire de l’énergie pendant l’exercice.

En conséquence, les fibres musculaires des femmes diffèrent de celles des hommes. Les femmes ont plus de fibres musculaires de type I, ou « à contraction lente », que les hommes. Ces fibres produisent de l’énergie lentement en utilisant les graisses. Elles ne sont pas très puissantes, mais elles mettent longtemps à se fatiguer. Ce sont les fibres musculaires de l’endurance. Les hommes, en revanche, ont généralement plus de fibres de type II (« à contraction rapide »), qui utilisent les glucides pour fournir une énergie rapide et une grande puissance, mais qui se fatiguent rapidement.

Ensuite, les femmes ont tendance à avoir un plus grand nombre de récepteurs d’estrogène sur les muscles squelettiques que les hommes. Cette disposition rend ces muscles plus sensibles aux estrogènes, y compris à leur effet protecteur après une activité physique. La capacité des estrogènes à augmenter le métabolisme des graisses et à réguler la réponse de l’organisme à l’insuline peut contribuer à prévenir la dégradation des muscles au cours d’un exercice physique intense. En outre, les estrogènes semblent avoir un effet stabilisateur sur les membranes cellulaires qui, autrement, pourraient se rompre en raison du stress sévère provoqué par la chaleur et l’exercice. Les cellules rompues libèrent des enzymes appelées créatine kinases, qui peuvent endommager les tissus.

[NdT : tout ce que nous pouvons tirer des données issues des sciences des activités physiques et sportives, c’est que les femmes sont mieux équipées pour les épreuves physiques d’endurance et de résistance. Si vous pensez qu’un marathon, voire un ultratrail, n’est qu’affaire d’endurance, vous n’avez probablement jamais couru plus de 21 km par session et certainement pas de longues montées accidentées. En revanche, ce que ne nous disent pas ces données, c’est que les femmes peuvent encaisser les coups de kickboxing d’hommes entrainés. Au contraire, les données montrent que bien que les femmes aient plus de neurones que les hommes dans le cortex frontal, ainsi que plus de cellules gliales, optimisant les connexions neuronales, la sophistication de leur système nerveux les rend aussi plus susceptibles d’avoir des commotions cérébrales et plus sensibles aux dégâts causés par les chocs à la tête. C’est pourquoi les femmes doivent avoir leur catégorie sportive sexo-spécifique, à la fois par équité, les hommes ayant une physiologie plus adaptée pour les efforts explosifs et plus de puissance de frappe, et pour la sécurité des femmes. Rien n’empêche en revanche d’organiser des compétitions mixtes sur les ultracourses de plus de 80 kilomètres (au jugé). Pour déterminer à partir de quelle longueur/durée d’effort, sur les ultracourses, l’avantage physiologique de résistance féminine vient équilibrer les départs sur les chapeaux de roue masculins, encore faut-il vouloir produire ces recherches.]

Des études menées sur des femmes et des hommes pendant et après l’exercice physique confirment ces affirmations. Linda Lamont et ses collègues de l’université de Rhode Island, ainsi que Michael Riddell et ses collègues de l’université York au Canada ont constaté que les femmes subissaient moins de dégradation musculaire que les hommes après les mêmes séances d’exercice. Fait édifiant, dans une autre étude, Mazen J. Hamadeh et ses collègues de l’université York ont constaté que les hommes ayant reçu des suppléments d’estrogènes souffraient moins de dégradation musculaire pendant les épreuves cyclistes que ceux qui n’en avaient pas reçu. Dans la même veine, les recherches menées par Ron Maughan de l’université de St. Andrews en Écosse ont montré que les femmes étaient capables d’effectuer beaucoup plus de répétitions de mouvements d’haltérophilie que les hommes à des pourcentages identiques de leur force maximale. [NdT : Et les compétitions d’haltérophilie ne se mesurent pas par le nombre de répétition du geste, mais par une seule occurrence – la mesure de la puissance et de l’explosivité est ce qui compte, ainsi, la physiologie masculine est privilégiée (tout donner d’un seul coup), donc, en mixité, les femmes sont pénalisées.]

Si les femmes utilisent mieux les graisses comme source d’énergie durable et pour maintenir leurs muscles en meilleure condition pendant l’exercice physique, elles doivent ainsi être capables de courir de plus grandes distances avec moins de fatigue que les hommes. En fait, une analyse des marathons réalisée par Robert Deaner de la Grand Valley State University a démontré que les femmes ont tendance à moins ralentir que les hommes au fur et à mesure de la progression de la course.

Si vous suivez les courses de longue distance, vous vous dites peut-être : « Attendez, les hommes sont plus performants que les femmes dans les épreuves d’endurance ! » Pourtant, ce n’est que parfois le cas. Les femmes dominent plus régulièrement les épreuves d’ultra-endurance telles que la course à pied Montane Spine de plus de 418 km à travers l’Angleterre et l’Écosse, la traversée de la Manche à la nage sur 33 km et la course cycliste Trans Am de 6920 km à travers les États-Unis. En 2018, la traileuse anglaise Sophie Power a couru l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (168 km) dans les Alpes tout en allaitant son bébé de trois mois aux stations de repos. [NdT : Et les marathons de 42 km sont bien plus populaires que les ultracourses. Encore une fois, 42 km sont insuffisants pour permettre à l’avantage féminin d’apparaitre par rapport aux performances masculines.]

L’inégalité entre les athlètes hommes et femmes [dans les longues courses] résulte non pas des différences biologiques inhérentes entre les sexes, mais de préjugés concernant leurs capacités. Par exemple, certaines épreuves de course d’endurance autorisent le recours à des coureurs professionnels appelés pacesetters [« meneurs ou coaches de cadence »] pour aider les compétiteurs à donner le meilleur d’eux-mêmes. Les hommes ne sont pas autorisés à jouer le rôle de pacesetters dans de nombreuses épreuves féminines, car on pense qu’ils rendront les femmes « artificiellement plus rapides », comme si les femmes ne couraient pas elles-mêmes sur leurs deux jambes.

Les preuves physiologiques modernes, ainsi que les exemples historiques, révèlent les profondes lacunes de l’hypothèse selon laquelle une infériorité physique aurait empêché les femmes de participer à la chasse au cours de notre évolution. Les données de la préhistoire viennent encore ébranler cette idée.

Considérez les squelettes des populations anciennes. Les différences de taille entre les femelles et les mâles d’une espèce, un phénomène appelé dimorphisme sexuel de taille, sont en corrélation avec la structure sociale. Chez les espèces présentant un dimorphisme de taille prononcé, les mâles les plus grands sont en concurrence les uns avec les autres pour l’accès aux femelles, et chez les grands singes, les mâles les plus grands dominent socialement les femelles. Un faible dimorphisme sexuel de taille est caractéristique des espèces égalitaires et monogames [une monogamie non absolue et très variable chez ces espèces, NdT]. Les humains modernes présentent un faible dimorphisme sexuel de taille par rapport aux autres grands singes. Il en va de même pour nos ancêtres humains des deux derniers millions d’années, ce qui suggère que la structure sociale des humains a changé par rapport à celle de nos ancêtres de type pré-chimpanzés.

Sophie Power a couru les 168 km de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc dans les Alpes tout en allaitant son bébé aux stations de repos. Crédit : Alexis Berg

Les anthropologues examinent également les dommages subis par les squelettes de nos ancêtres pour trouver des indices sur leur façon de vivre. Les néandertaliens sont les membres éteints de la famille humaine les mieux étudiés, car nous disposons d’un riche registre fossile. Les femelles et les mâles néandertaliens ne présentent pas de différences dans leurs traumatismes, ni de différences entre les sexes en ce qui concerne les pathologies liées à des actions répétitives. Leurs squelettes présentent les mêmes schémas d’usure. Cette découverte suggère qu’ils faisaient les mêmes choses, de la chasse au gros gibier en embuscade au traitement des peaux pour le cuir. Oui, les femmes néandertaliennes pourchassaient des rhinocéros laineux à la lance et les hommes néandertaliens fabriquaient des vêtements.

Les hommes du paléolithique supérieur, la période culturelle située entre environ 45 000 et 10 000 ans avant notre ère, au moment où premiers humains modernes sont entrés en Europe, présentent des taux plus élevés de blessures au coude droit, connues sous le nom de « coude du lanceur » ; ce qui pourrait signifier qu’ils étaient plus enclins que les femmes à projeter des lances. Mais cela ne signifie pas que les femmes ne chassaient pas, car c’est aussi à cette époque qu’ont été inventé l’arc et les flèches, les filets de chasse et les hameçons. Ces outils plus sophistiqués permettaient aux humains d’attraper une plus grande variété d’animaux ; ils étaient également plus faciles à utiliser pour les chasseurs et chasseuses. Il est possible que les femmes aient privilégié des tactiques de chasse tirant parti de ces nouvelles technologies.

De plus, au Paléolithique supérieur, les femmes et les hommes étaient enterrés de la même manière. Leurs corps étaient inhumés avec les mêmes types d’artefacts ou d’objets funéraires, ce qui suggère que les groupes dans lesquels ils vivaient ne présentaient pas de [forte] hiérarchie sociale basée sur le sexe.

L’ADN ancien nous donne des indices supplémentaires sur la structure sociale et les potentiels rôles sociosexuels des hommes et des femmes. Les modèles de variation du chromosome Y, hérité du père, et de l’ADN mitochondrial, hérité de la mère, révèlent des différences dans la manière dont les femmes et les hommes se dispersaient après avoir atteint la maturité sexuelle. Grâce à l’analyse de l’ADN extrait de restes fossilisés, nous savons aujourd’hui que trois groupes néandertaliens pratiquaient la patrilocalité, c’est-à-dire que les mâles avaient tendance à rester dans le groupe qui les avait vus naître et que les femelles se déplaçaient vers d’autres groupes, mais nous ne savons pas dans quelle mesure cette pratique était répandue.

L’on estime que la patrilocalité était une tentative pour éviter l’inceste en échangeant des partenaires potentiels avec d’autres groupes. [NdT : Bof. La consanguinité est plus évitable en matrilocalité lorsque les mâles se déplacent et changent de groupe, comme c’est le cas chez les babouins et les Langurs.] Néanmoins, de nombreux Néandertaliens présentent des preuves génétiques et anatomiques de consanguinité persistante chez leurs ancêtres. [CQFD.] Ils vivaient en petits groupes nomades à faible densité de population et subissaient de fréquentes extinctions locales, ce qui produisait des niveaux de diversité génétique bien inférieurs à ceux que nous observons chez les humains actuels. Il s’agit probablement de la raison pour laquelle leurs squelettes ne révèlent aucune différence de comportement sexo-spécifique. [NdT : Pas très clair. On suppose qu’il s’agit du fait d’avoir vécu en petits groupes mobiles où tout le monde effectuait plusieurs types d’activités, avec un faible brassage génétique dû à une faible mobilité inter-groupe.]

Pour ceux qui pratiquent une stratégie de subsistance fourragère basée sur la recherche de nourriture en petits groupes familiaux, la flexibilité et l’adaptabilité sont bien plus importantes que des rôles rigides, liés au sexe ou non. Les individus se blessent ou meurent, et la disponibilité des aliments d’origine animale et végétale change au fil des saisons. Tous les membres du groupe doivent être en mesure d’assumer n’importe quel rôle en fonction de la situation, qu’il s’agisse d’un rôle de chasse ou de partenaire de reproduction [NdT : sous-entendu « et d’investissement parental »].

L’observation des sociétés fourragères récentes et contemporaines fournit des preuves directes de la participation des femmes à la chasse. Les exemples les plus cités proviennent du peuple Agta des Philippines. Les femmes Agta chassent même lorsqu’elles ont leurs règles, sont enceintes ou allaitent, et elles obtiennent les mêmes taux de succès à la chasse que les hommes Agta.

Elles sont loin d’être les seules. Une étude récente de données ethnographiques couvrant les 100 dernières années – dont la majeure partie a été ignorée par les contributeurs de Man the Hunter – a révélé que les femmes d’un large éventail de cultures chassaient des animaux pour se nourrir. Abigail Anderson et Cara Wall-Scheffler, alors toutes deux à l’université Seattle Pacific, et leurs collègues ont rapporté que 79 % des 63 sociétés fourragère ayant des descriptions claires de leurs stratégies de chasse comptent des femmes parmi leurs chasseurs. Les femmes participent à la chasse indépendamment de leur statut de mère. Ces résultats remettent directement en question l’hypothèse de L’Homme chasseur selon laquelle le corps des femmes et les responsabilités liées à l’éducation des enfants restreignent leurs aptitudes à la seule collecte d’aliments incapables de s’enfuir.

Il reste encore beaucoup à découvrir sur la physiologie de l’exercice physique des femmes et sur la vie des femmes préhistoriques. Mais l’idée selon laquelle, par le passé, seuls les hommes chassaient, n’est absolument pas étayée par les preuves limitées dont nous disposons. La physiologie féminine est particulièrement optimisée pour le type d’activités d’endurance nécessaires à la capture du gibier pour l’alimentation. De plus, les femmes et les hommes des temps archaïques semblent s’être livrés aux mêmes activités de recherche de nourriture, plutôt que d’établir une division du travail socio-sexuelle. C’est l’arrivée de l’agriculture, il y a quelque 10 000 ans, avec son investissement intensif de la terre, ainsi que la croissance démographique et la concentration des ressources en résultant qui conduisit aux rôles sociosexuels rigides et aux inégalités économiques.

[…] La chasse est peut-être devenue une activité éminemment masculine ces derniers temps, mais pendant la majeure partie de l’histoire de l’humanité, elle appartenait à tout le monde.

Cara Ocobock & Sarah Lacy

Traduction : Audrey A.

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  1. On aimerait que cela soit vrai, malheureusement durant mes très longues années de pêche et de chasses sous marine, je n’ai jamais vu un seule femme pêcher ou chasser. J’ai aussi essaye d’interesser les femmes qui composent mon cercle familiale, sans aucun succés.

    1. Oui, mais tu prends la situation à un instant t dans la dynamique de notre société masculiniste.
      On peut imaginer que la situation serait toute autre si la femme était restée socialement l’égale de l’homme. Tu aurais probablement partagé ta passion avec des femmes, sans distinction.

    1. Je pense que l’insistance constante sur,es problèmes de genres, qui marquent aussi bien les médias main stream (france info nojus gave avec cela pour 15 %de difference de salaire alors qu »il ya plein d’ultra pauvres en France), que la Macronie, que des magazines ecolgistes tel reporterre (certans jours c’est la moitie des articles), cette insistance est la pour cacher la faillite totale du systeme (par exemple son incapacite flagrante a reduire ces emissions).
      Quand on lit reporterre, on a l’impression par exemple que les hommes sont responsables de tout et qu’il suffirait de les eliminer pour sauver la planete. Le suppose systeme patriarcale serait responsable de la guerre, de l’industrialistation, de la surconssommation et j’en passe.
      Moi, j’ai la naivete de penser que le genre est purement anecdotique, et que les deux sexes travaillent de concerts pour le pire (surprocreation, recherche du confort, fuite de l’effort physique actuel, lachete general) et ce qu’il ya de meilleur.
      Je pense que quand les humains n’etaient pas industrialise, ces questions se posaient assez peu, car on devaient se battre pour se nouirrir et se chauffer et tous les talents et las capacites etaint apprecie par les membres d’une famille qui etaient surtout heureux de pouvoir manger et se chauffer. Avec l’ultrasocalisation industrielle et la dilution des responsabilites, on peut effectivement se permettre de se dechirer sur des points de dogmes.

      1. Non, vraiment pas. Le patriarcat est une réalité flagrante. Votre commentaire est juste empreint d’une misogynie banale. Les médias de masse parlent aussi de la catastrophe écologiste, doit-on en conclure qu’il n’y a pas de catastrophe écologique ? Évidemment pas. Ce n’est pas parce que les médias parlent d’une chose qu’elle est fausse ou insignifiante. e jour, les femmes effectuent en moyenne une heure de tâches ménagères en plus que les hommes. Elles sont toujours moins bien payées (24% de moins en moyenne) et sont sous-représentées à de nombreux égards (la représentation au sein d’un système totalement injuste, conçu par et pour des hommes, n’est pas forcément un objectif, mais elle est significative). Une grande majorité d’entre elles (environ 75%) craignent de se retrouver seules dans la rue, ou de circuler seules le soir dans l’espace public ou dans les transports en commun. Certains prétendront hâtivement que cela découle du climat anxiogène qu’entretiennent les médias par opportunisme, pour faire du sensationnel. Et peut-être y a-t-il de cela. Mais pas que, loin de là. Une femme sur deux a déjà été agressée verbalement dans la rue et 14 % y ont déjà été agressées physiquement.

        Et chaque année, en France, près de 100 000 femmes (majeures) déclarent avoir été victimes de viol ou de tentative de viol. Et chaque année, en moyenne, le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans qui sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles commises par leur conjoint ou ex-conjoint, est estimé à 213 000.

        En 2020, selon le ministère de la Justice, « 4 577 personnes ont été poursuivies pour viol et “la quasi-totalité a été mise en examen”. Et 683 d’entre elles ont fini par être condamnées pour des faits de viol, dont 673 hommes. Soit 14,7 % des viols enregistrés par la police… et 0,6 % de l’ensemble des viols déclarés chaque année. » Autrement dit, en France (comme dans beaucoup de pays), le viol est assez répandu et assez peu réprimandé. Les hommes violent les femmes en relative impunité. Et les mineur·es ne sont pas beaucoup mieux loti·es.

        En France, en 2017, « 8788 plaintes ou signalements pour des faits de viols concernant des victimes mineures ont été enregistrés par les services de police et de gendarmerie, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. […] Ces chiffres sur les violences sexuelles sur mineurs, bien que très importants, sont, pour les spécialistes, très inférieurs à la réalité des faits. On estime qu’il faudrait les multiplier par dix. “Et encore on le minimiserait. Il y a un consensus international pour les enfants : les chiffres noirs, ceux qui ne sont pas rapportés aux autorités sont très importants”, précise-t-elle [Muriel Salmona] à LCI. Pour elle, ce sont près de 130 000 filles et 35 000 garçons qui sont victimes de violences sexuelles, par an, en France. » Ce qui donne entre 24 et 452 viols de mineur·es PAR JOUR (selon que l’on se base sur les 8788 plaintes ou sur les estimations de 130 000 filles et 35 000 garçons violés par an). Sachant que « les agresseurs sont des mineurs dans 25 % des cas, des hommes dans 96 % des cas et un proche dans 94 % des cas ».

        En outre, d’après un rapport du Haut-conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes publié le 22 janvier 2024 : « 50% des hommes âgés de 25 à 34 ans pensent que les femmes doivent s’arrêter de travailler pour s’occuper de leurs enfants » ; « un quart des [hommes de] 25-34 ans pense qu’il faut parfois être violent pour se faire respecter » ; « les vidéos pornographiques diffusent des contenus misogynes d’une rare violence que 64% des hommes de 25-34 ans disent imiter dans leurs relations sexuelles » ; « plus d’un homme sur 5 de 25-34 ans considère normal d’avoir un salaire supérieur à sa collègue à poste égal » ; « 70% des hommes pensent encore qu’un homme doit avoir la responsabilité financière de sa famille pour être respecté dans la société » ; « plus de la moitié de la population trouve encore normal ou positif qu’une femme cuisine tous les jours pour toute la famille » ; « 9 femmes sur 10 déclarent avoir personnellement subi une situation sexiste » ; « 37% des femmes déclarent toujours avoir vécu une situation de non-consentement, un chiffre qui grimpe à plus de 50% chez les 25-34 ans ».

        En outre, 100% des institutions qui composent l’État français ont été créées par et pour des hommes et datent d’époque encore plus ouvertement et officiellement patriarcales que la nôtre. Mais bon, il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

        1. Tout d’abord la misandire est aujourd’hui tout aussi repandue que la misogynie (et dans les medias, c’est un festival !). Le commentaire de abcd en est la preuve, et n’a rien d’exceptionnel.
          Ensuite concernant les viols, il faut voir qui viole en France et pourquoi. Pourquoi depuis quelques annees les femmes ne peuvent plus sortir dehors passee une certaine heure, pourquoi elles ne peuvent plus s’habiller comme elle le desir et pourquoi elles ne peuvent plus sortir sans se faire harceler. Quand des filles qui m’accompagnaient se sont fait agressee, et c’est arrivee un certain nombre de fois, dont des aggressions violentes, c’est a a 100 % issus d’un certain public. il y’a toujours eu de la violence, de l’alcool, mais l’inflation recente et le bruit mediatique qui va avec stigmatise injustement des hommes qui n’y sont pour rien et sont assimile aux chasseurs en groupes qui sevissent dans nos rues et qui en ont rien a faire de la vulgate feminjiste (ils sont pour un ultra patriarcat culturellement).

          Ensuite je souscrit a 100% au these de Kaczynski: feminise, defense des miinorites, antiracisme, veganisme, sont des combats prurement gauchistes (cela ne veut pas dire que l’on ne doit pas etre pour le patriarcat, insensible au sort des animaux ou croire en la superiorite d’une race), c’est a dire des combats d’une elite bourgeoise qui cherhce le pouvoir (moral et politique) et l’ascendant sur les classes populaires, sans remettre eb cause le systeme industriel. Au contraire, leurs « combat  » est la cndition de sa perpetuation (comme le marxisme et par exemple les lois sociales ont permis au capitalisme de se maintenir et de surmonter de tres graves crises).

          Le probleme, c’est la recherche du pouvoir qui caracterise nos societe, et le patrrarcat n’est qu’un avatar de ce mal qui touche aussi bien les femmes que les hommes ( Christine Lagarde est une des personnes les plus « puissante » du monde). Qu’il y’ait des hommes quii soumettent des femmes ou les violent n’est qu’une des ,manifestation de ce mal.
          On est dans une structure social et de production ou la seule facon de se realiser est d’avoir du pouvoir, et ce pouvor est presque toujours illegitime car le systeme ne privilegie pas la creativite, la beaute ou meme aujpourd’hui la force physique, mais l’obeissance, la conformite et l’entregent (la ruse malhonnete qui sert d’outil pour soumettre et ecraser).
          A l’inverse un systeme ou l’individe a un impact reele sur la production (systeme artisanal) valorise de vrais talents, et chaque homme cherche d’abord a les developper pour se nourrir et acquiert de l’aura en fonction de veritables quatlites et il n’a pas besoin de soumettre son entourage puisqu’il le seduit (et en general il est trop occupe pour s’en preoccuper outre mesure).

          Enfin je parlerai de mon cas: je suis peut etre misogyne mais j’ai abandonne la toute velleite de carriere pour permettre a ma compagne de realiser la sienne (je ne l’ai pas viole pour la seduire, c’est elle qui a voulu se mettre avec moi), je m’occupe presque exclusivement de notre enfant trisomique (notre fille « normale » se debrouille seule), fait toute la cuisine, la vaisselle (et quand je vivais dans une fermel le bois, les legume, l’elevage…). Je me fous donc pas mal de ce que raconte franceinfo sur la persistacne du patriarcat, et je pense que de plus en plus d’hommes sont un peu ecoeure d’etre stigmatsie (insulte).
          Ensuite, contrairement au milieu boougeois, je descend d’un milieu de paysan mineur et de marins pecheurs. On a jamais vu de femmes manifester pour avoir le droit de descendre ou fond de la mine et mopurrir de silicose a 50 ans, ou de partir en mer tirer des filets de l’eau glacial. Cela demontre bien qu’en grande partie c’est une problematique bourgeoise liee au pouvoir economique. il faut preciser que sur la cote bretonne, ce ne sont pas les hommes qui commande mais les femmes, car un marin pecheur est ouvent absent et que l’on est jamais sur qu’il reviendra au port. Donc selon le type de socitete et de subsistance, les rapports de poiuvoir son differents et le patriarcat n’est pas une notion intagible que seul le monde moderne poourrait combattre grace a une moralisation de l’etre humain opere par un lavage de cerveau mediatique….

          1. purée mais tu vis dans une réalité parallèle, non la misandrie n’est pas aussi répandue que la misogynie. Pas du tout. Pour le reste, la flemme.

  2. Merci de tout ça, c’est toujours un bonheur de lire les nouveaux articles ! J’aimerais cependant avoir un éclairage… Tu écris « Emma Cowley, qui travaillait alors à l’université de Caroline du Nord à Chapel Hill, a constaté avec ses collègues que parmi les études publiées sur les performances athlétiques, seules 6 % comportaient des femmes, tandis que 31 % portaient exclusivement sur des hommes. »
    Si 6% des études comportaient des femmes, cela signifie que 94% n’en comportaient pas. Donc ne comportait que des hommes. Or ce n’est pas cohérent avec la phrase qui suit : 31% portaient exclusivement sur des hommes.
    Ai-je mal lu ou interprété ?
    Merci de la réponse

    1. Bien vu, erreur de traduction, 6% portaient exclusivement sur des femmes, 31% portaient exclusivement sur des hommes.

  3. Je vis peut etre dans une realite parrallele, mais j’ai eu cette semaine un entretien d’embauche dans une rAffinerie pour etre agent de securite industriellte (faut gagner sa vie en attendant de pouvoir se reinstaller a la campagne).
    Je n’ai pas vu une seule femme sur la quarantaine d’employes croises durant ma visite.
    Pourtant, c’est en SUede, pays ou je reside maintenant. Cela confirmerait presque les dires de Jordan Peterson.
    Effectivemrnt, c’est un monde parrallele à celui des bobos: les industries se trouvent sur une ile, HIsingen, avec les migrants, et les autres restent sur la terre ferme.

  4. « Les femmes dominent plus régulièrement les épreuves d’ultra-endurance telles que la course à pied Montane Spine de plus de 418 km à travers l’Angleterre et l’Écosse »
    C’est incroyable que des universitaires écrivent des contre-vérités aussi facilement vérifiables….
    Sur 20 éditions, c’est arrivé 2 fois que le meilleur temps soit féminin.
    Désolé, mais à ce stade, ce n’est plus de la recherche, c’est de la propagande.

      1. Pour info, j’ai aussi vérifié pour la traversée de la Manche à la nage et la course cycliste : pareil tout est faux. Les records et meilleurs temps sont masculins à 90%.

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