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FABRIQUE DU CONSENTEMENT

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Convergence des luttes : Frapper où ça fait mal (par Theodore Kaczynski)

Il est généralement admis que la variable fondamentale qui détermine le processus historique contemporain repose sur le développement technologique (Celso Furtado). Plus que tout, c’est la technologie qui est responsable de l’état actuel du monde et qui contrôlera son développement ultérieur. De sorte que le bulldozer qu’il nous faut détruire est la technologie moderne elle-même. [...]
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Décroissance et soumission durable (par René Riesel & Jaime Semprun)

Si l’on s’en tenait à la formule de Nougé ("L’intelligence doit avoir un mordant. Elle attaque un problème"), on serait tenté de n’accorder qu’une intelligence fort médiocre à Latouche, principal penseur de la "décroissance", cette idéologie qui se donne pour une critique radicale du développement économique et de ses sous-produits "durables".
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L’incohérence du socialisme : le mythe du progrès et le culte de la machine (par George Orwell)

[...] Le machinisme appelle le socialisme, mais le socialisme en tant que système mondial implique le machinisme, puisqu’il sous-entend certaines exigences incompatibles avec le mode de vie primitif. Il exige, par exemple, une intercommunication constante et un échange perpétuel de marchandises entre les différents points du globe. Il exige un certain degré de centralisation. Il exige un niveau de vie sensiblement égal pour tous les êtres humains et, sans doute, une certaine uniformité dans l’éducation. [...]
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La technologie comme domination (par Miguel Amoros)

[...] La civilisation capitaliste place la production séparée au centre de la société; le pouvoir dépend de la production, la production dépend de la technologie, par conséquent le pouvoir dépend de la technologie. La technologie étant la principale force productive, le progrès social suit la logique du progrès technologique. Et comme le dit Ellul, la technologie n’est rien d’autre que le mode d’organisation du monde. Le pire de tous. La technique n’est pas neutre, elle ne l’est jamais. [...]
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La servitude des « démocraties » modernes, anticipée (par Alexis de Tocqueville, en 1840)

Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.