Selon Bill McKibben, les panneaux solaires : « c’est de la magie digne de Poudlard » (par Nicolas Casaux)

À la suite de la dif­fu­sion du film Pla­net of the Humans, réa­li­sé par Jeff Gibbs, et pro­duit par Michael Moore et Ozzie Zeh­ner, dont nous vous pro­po­sons ici une ver­sion sous-titrée en fran­çais, Bill McKib­ben, le fon­da­teur de l’ONG 350.org, dont l’hypocrisie et la dupli­ci­té sont bien expo­sées dans le docu­men­taire, s’est fen­du d’une petite réponse, espé­rant ain­si limi­ter les dégâts, ou redo­rer son blason.

L’absurdité de sa réponse appelle quelques remarques sur Bill McKib­ben et son ONG. Ce qui devrait sau­ter aux yeux de ceux qui ont vu le docu­men­taire, c’est qu’il occulte, dans ladite réponse, l’essentiel de ce que Jeff Gibbs met en lumière, à savoir les liens entre toutes les indus­tries de pro­duc­tion d’énergie dite « verte » et l’industrie des com­bus­tibles fos­siles et/ou du nucléaire. Dans sa réponse, Bill McKib­ben se contente de mettre en avant le fait qu’il ne sou­tienne désor­mais plus la bio­masse, et affirme que l’ONG qu’il a créée, 350.org, n’a jamais tou­ché d’argent de la part d’aucune entreprise.

De l’art de la déma­go­gie. D’une cer­taine manière, en pre­nant les gens pour de fief­fés imbé­ciles, on peut effec­ti­ve­ment conce­voir et énon­cer une telle affir­ma­tion. La réa­li­té, c’est que 350.org reçoit beau­coup d’argent de la part de nom­breuses entre­prises et de nom­breux richis­simes capi­ta­listes, mais pas direc­te­ment, au tra­vers de fon­da­tions pri­vées liées à ces entre­prises et ces richis­simes capi­ta­listes. L’hypocrisie dont il faut faire montre pour oser sou­te­nir que dès lors que cet argent pro­vient des fon­da­tions pri­vées de ces entre­prises et de ces riches capi­ta­listes, il ne pro­vient pas des­dites entre­prises, c’est tout de même quelque chose.

En effet, le finan­ce­ment de l’ONG 350.org, née, entre autres, grâce à l’argent du Rocke­fel­ler Bro­thers Fund, qui conti­nue de la finan­cer, dépend majo­ri­tai­re­ment de fon­da­tions pri­vées, dont la Cli­ma­te­Works Foun­da­tion, une fon­da­tion qui regroupe, entre autres, la David and Lucile Packard Foun­da­tion, la William and Flo­ra Hew­lett Foun­da­tion (HP, ça vous dit quelque chose ? Hew­lett-Packard, une des prin­ci­pales mul­ti­na­tio­nales de l’informatique) et la Ford Foun­da­tion (Ford, tout le monde connaît) ; et le Clowes Fund, Inc., lié à la Eli Lil­ly and Com­pa­ny, une immense mul­ti­na­tio­nale de l’industrie phar­ma­ceu­tique (le Pro­zac, c’est elle), 10e groupe phar­ma­ceu­tique mon­dial par son chiffre d’affaires ; et la Sili­con Val­ley Com­mu­ni­ty Foun­da­tion, dont les membres du conseil d’administration tra­vaillent chez Micro­soft, eBay, Elec­tro­nic Arts, etc. ; et le New Ven­ture Fund, une fon­da­tion finan­cée, entre autres, par la Rocke­fel­ler Foun­da­tion, par la fon­da­tion de Bill & Melin­da Gates, par la Ikea Foun­da­tion, etc. ; et la Over­brook Foun­da­tion, créée et encore diri­gée par la famille Alt­schul, dont l’actuel pré­sident, Arthur Alt­schul Jr., a tra­vaillé, comme son père avant lui, pour Gold­man Sachs, et pour un paquet de mul­ti­na­tio­nales amé­ri­caines dans le sec­teur de l’industrie phar­ma­ceu­tique, de la banque, etc. ; et la Tides Foun­da­tion, qui reçoit de l’argent de War­ren Buf­fett, un des hommes les plus riches du monde, qui pos­sède des inves­tis­se­ments dans à peu près toutes les indus­tries du monde, et aus­si de George Soros, un autre mil­liar­daire amé­ri­cain ; et de bien d’autres fon­da­tions liées à bien d’autres indus­tries et à bien d’autres indus­triels, ban­quiers, etc.

Par ailleurs, ce qu’il faut bien voir, c’est que Bill McKib­ben n’a aucun pro­blème avec le capi­ta­lisme, avec l’industrialisme, avec la socié­té tech­no-indus­trielle. Il déplore la mau­vaise forme de capi­ta­lisme qui règne aux USA mais loue le « capi­ta­lisme d’une saveur dif­fé­rente » qui règne appa­rem­ment en Scan­di­na­vie, qu’il qua­li­fie de « socia­lisme démo­cra­tique ». Et s’il a chan­gé d’avis concer­nant la bio­masse, il encense plus que jamais la pro­duc­tion indus­trielle de pan­neaux solaires pho­to­vol­taïques et d’éoliennes. Dans son der­nier livre (Fal­ter : Has the Human Game Begun to Play Itself Out ?, soit « Péri­cli­ter : le jeu humain tire-t-il à sa fin ? »), il com­pare plu­sieurs fois les pan­neaux solaires pho­to­vol­taïques à un miracle (il faut savoir que Bill est un fervent chré­tien). Exemple : « Le pan­neau solaire, en par­ti­cu­lier (comme nous le ver­rons dans la der­nière par­tie de ce livre), est une sorte de miracle, mais un genre de miracle dif­fé­rent du com­bus­tible fos­sile, qui était si dense en éner­gie, si facile à transporter ».

Son éco­lo­gie n’a pas pour but de pré­ser­ver la bio­sphère et de res­tau­rer le monde natu­rel, mais pour objec­tif de rem­pla­cer toute la pro­duc­tion éner­gé­tique issue du fos­sile et du nucléaire par des pan­neaux solaires pho­to­vol­taïques, des éoliennes et des cen­trales hydro­élec­triques afin d’endiguer le chan­ge­ment cli­ma­tique (qui menace la per­pé­tua­tion de la socié­té indus­trielle). Les innom­brables pro­blèmes éco­lo­giques actuels se réduisent presque, chez Bill, au seul chan­ge­ment cli­ma­tique. Et pour le com­battre, un effort indus­triel digne d’une bonne guerre est de mise :

« Oui, il fau­drait construire un sacré paquet d’u­sines pour pro­duire des mil­liers d’hec­tares de pan­neaux solaires, et des éoliennes de la lon­gueur d’un ter­rain de foot­ball, des mil­lions et des mil­lions de voi­tures et de bus élec­triques. Mais là encore, les experts ont déjà com­men­cé à faire des cal­culs. Tom Solo­mon, un ingé­nieur à la retraite ayant super­vi­sé la construc­tion de l’une des plus grandes usines construites ces der­nières années, la gigan­tesque usine de semi-conduc­teurs Rio Ran­cho d’In­tel au Nou­veau-Mexique, a uti­li­sé les don­nées de Stan­ford et cal­cu­lé la quan­ti­té d’éner­gie propre que l’A­mé­rique devrait pro­duire d’i­ci 2050 pour rem­pla­cer com­plè­te­ment les com­bus­tibles fos­siles. La réponse : 6 448 giga­watts. “En 2015, nous avons ins­tal­lé seize giga­watts d’éner­gie propre”, explique Solo­mon. “À ce rythme, cela pren­drait quatre cent cinq ans, ce qui est un peu trop long. ”

Alors Salo­mon a cal­cu­lé com­bien d’u­sines il fau­drait pour pro­duire 6 448 giga­watts d’éner­gie propre dans les trente-cinq pro­chaines années, en ana­ly­sant notam­ment la nou­velle grande usine de pan­neaux solaires de Tes­la à Buf­fa­lo. “Ils l’ap­pellent la giga usine”, explique Solo­mon, “parce que les pan­neaux qu’elle construit pro­dui­ront un giga­watt d’éner­gie solaire chaque année”. En uti­li­sant cette usine comme réfé­rence, Solo­mon estime que l’A­mé­rique a besoin de 295 usines solaires d’une taille simi­laire pour vaincre le chan­ge­ment cli­ma­tique (envi­ron six par État), plus un effort simi­laire pour les éoliennes.

Nous nous sommes déjà mobi­li­sés à cette échelle une fois par le pas­sé, la der­nière fois que nous avons fait face à ce qui sem­blait être un enne­mi exis­ten­tiel. Après l’at­taque de Pearl Har­bor, la plus grande usine indus­trielle du monde sous un seul toit a été construite en six mois, près d’Yp­si­lan­ti, dans le Michi­gan ; Charles Lind­bergh l’a appe­lée le “Grand Canyon du monde méca­ni­sé”. En quelques mois, elle a pro­duit un bom­bar­dier B‑24 Libe­ra­tor par heure. Des bom­bar­diers ! Des avions énormes et com­pli­qués, infi­ni­ment plus com­plexes que des pan­neaux solaires ou des pales d’éolienne — cha­cun était com­po­sé de 1 225 000 pièces, avec 313 237 rivets. Tout près, à War­ren, dans le Michi­gan, l’ar­mée amé­ri­caine a construit une usine de chars plus vite qu’elle n’a pu construire la cen­trale élec­trique néces­saire à son fonc­tion­ne­ment — elle a donc sim­ple­ment remor­qué une loco­mo­tive à vapeur à une extré­mi­té du bâti­ment pour four­nir de la cha­leur et de l’élec­tri­ci­té. Cette seule usine a pro­duit plus de chars que les Alle­mands n’en ont construits pen­dant toute la durée de la guerre. »

S’il ne se prive jamais de rap­pe­ler tout le mal que causent les indus­tries des com­bus­tibles fos­siles, il omet par­fai­te­ment — outre la dépen­dance des indus­tries des tech­no­lo­gies de pro­duc­tion d’énergie dite « verte » vis-à-vis des indus­tries des com­bus­tibles fos­siles et/ou du nucléaire — de dis­cu­ter de la pro­duc­tion indus­trielle de ces appa­reils à pro­duire de l’énergie « verte » que sont les pan­neaux solaires pho­to­vol­taïques et les éoliennes. De quoi sont-ils faits ? Com­ment ? Où ? Avec quels impacts envi­ron­ne­men­taux ? Le lec­teur n’en sau­ra rien. En revanche, le lec­teur sera enthou­sias­mé par le côté mira­cu­leux des pan­neaux solaires pho­to­vol­taïques et des éoliennes. Voire même par leur côté magique :

« L’éner­gie solaire est un miracle, ou quelque chose qui s’en rap­proche en ce qui concerne nos objec­tifs. Tout comme l’ingénierie géné­tique et l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle, elle trouve ses racines dans la science du XIXe siècle, mais elle est arri­vée à matu­ri­té au XXe siècle et a atteint sa véri­table vitesse de décol­lage au XXIe siècle. […] Il n’est plus néces­saire de creu­ser ou de forer pour trou­ver du char­bon, du gaz ou du pétrole, puis de l’ex­pé­dier vers une énorme cen­trale élec­trique, de le brû­ler à haute tem­pé­ra­ture et d’u­ti­li­ser la cha­leur pour faire tour­ner une tur­bine, puis d’aug­men­ter le cou­rant pour le trans­por­ter à tra­vers un réseau éloi­gné, et enfin de le réduire à nou­veau pour l’u­sage domes­tique. Vous pou­vez main­te­nant orien­ter une vitre vers le ciel, et le cou­rant, en retour, fait cir­cu­ler la lumière, le froid et l’in­for­ma­tion. C’est de la magie digne de Poudlard. »

Devrait-on s’étonner de cet article publié dans le pres­ti­gieux quo­ti­dien bri­tan­nique The Guar­dian, inti­tu­lé : « Bill McKib­ben : “Il y a clai­re­ment de l’argent à faire dans le solaire et l’éolien” ». Sacré Bill. Avec des gars comme lui, la pla­nète peut dor­mir tranquille.

***

Comme lui, son ONG, 350.org, n’a pas pour prin­ci­pal objec­tif de mettre un terme à la des­truc­tion de la nature qu’engendre iné­luc­ta­ble­ment le fonc­tion­ne­ment nor­mal de la civi­li­sa­tion indus­trielle, mais vise au contraire à rendre ladite civi­li­sa­tion indus­trielle durable. La pre­mière chose affi­chée, en majus­cules, sur le site de 350 : « ARRÊTER LES COMBUSTIBLES FOSSILES. PASSER AU 100% RENOUVELABLES ».

Une illus­tra­tion de plus de ce que Mark Boyle sou­ligne dans son article inti­tu­lé « L’écologisme se sou­ciait de pré­ser­ver le monde natu­rel — ce n’est plus le cas » :

« La plu­part d’entre nous sommes moins déran­gés par l’idée de vivre dans un monde sans martres des pins, sans abeilles mel­li­fères, sans loutres et sans loups qu’à l’idée de vivre dans un monde sans médias sociaux, sans cap­puc­ci­nos, sans vols éco­no­miques et sans lave-vais­selle. Même l’écologisme, qui a un temps été moti­vé par l’amour du monde natu­rel, semble désor­mais plus concer­né par la recherche de pro­cé­dés un peu moins des­truc­teurs qui per­met­traient à une civi­li­sa­tion sur­pri­vi­lé­giée de conti­nuer à sur­fer sur inter­net, à ache­ter des ordi­na­teurs por­tables et des tapis de yoga, que par la pro­tec­tion de la vie sauvage. »

Nous sommes face à un double pro­blème, sur le plan social et sur le plan éco­lo­gique. Social, d’une part, parce qu’indus­tria­lisme et démo­cra­tie ne sont et ne seront jamais com­pa­tibles, l’industrialisme impli­quant l’exploitation inhu­maine des êtres humains dans le cadre de socié­tés de masse struc­tu­rel­le­ment anti­dé­mo­cra­tiques. Et éco­lo­gique, d’autre part, parce que l’industrialisme, la socié­té indus­trielle, n’est pas et ne sera jamais soutenable.

En bref :

  1. La pro­duc­tion mas­sive de pan­neaux solaires pho­to­vol­taïques et d’éoliennes (et la construc­tion de bar­rages hydro­élec­triques, etc.) que pro­meuvent Bill et son ONG repose sur l’utilisation de com­bus­tibles fos­siles et ou du nucléaire.
  2. Elle implique toutes sortes de dégra­da­tions et pol­lu­tions du monde naturel.
  3. Elle repose sur l’esclavage moderne (sala­rial), la dépos­ses­sion géné­ra­li­sée, la machi­ne­rie sociale fon­ciè­re­ment inique que requièrent et qu’imposent le capi­ta­lisme et l’État, l’industrialisme.
  4. Outre ces nui­sances sociales, rem­pla­cer toute la consom­ma­tion éner­gé­tique repo­sant sur les com­bus­tibles fos­siles et le nucléaire de la socié­té indus­trielle par des « renou­ve­lables », c’est impos­sible (parce que les secondes dépendent des pre­mières, et parce qu’il fau­drait recou­vrir la pla­nète d’éoliennes et de pan­neaux solaires dont la pro­duc­tion aurait alors déjà rava­gé ce qu’il reste de nature).
  5. C’est aus­si indé­si­rable, ça n’aurait aucun sens, ça ne ren­drait pas la socié­té indus­trielle sou­te­nable pour autant : l’utilisation que nous avons de l’énergie nuit elle-même au monde natu­rel (toute l’énergie que la civi­li­sa­tion indus­trielle consomme, elle l’utilise pour détruire la pla­nète et exploi­ter les humains ; l’électricité que génèrent les cen­trales solaires, parcs éoliens, etc., ne sert qu’à ali­men­ter des machines ou des appa­reils eux-mêmes issus du sys­tème indus­triel qui détruit la planète).
  6. Rendre durable la socié­té tech­no-indus­trielle capi­ta­liste, c’est bien la der­nière chose que nous devrions souhaiter.

Pour par­ve­nir à la fois à des socié­tés démo­cra­tiques et éco­lo­giques, il nous fau­drait sor­tir de la socié­té indus­trielle, la déman­te­ler, mettre un terme à l’industrialisme, dés­in­dus­tria­li­ser, désur­ba­ni­ser, démon­dia­li­ser, décroître. Dans une telle optique, inutile de déployer mas­si­ve­ment de nou­velles ins­tal­la­tions et struc­tures de pro­duc­tion d’éner­gie, uti­li­ser les exis­tantes puis les déman­te­ler suffirait.

Nico­las Casaux

Relec­ture : Lola Bearzatto

Print Friendly, PDF & Email
Total
39
Shares
1 comment
  1. Je viens de lire L’an­thro­po­cène contre l’his­toire de Andreas Malm. Il cite le géo­logue Mur­chi­son, qui à l’é­poque du boom du char­bon dans la pre­mière moi­tié du 18e siècle a écrit : « La vapeur est le nou­vel élé­ment recon­nu de tous du pro­grès, par lequel cet âge se dis­tingue de tous ceux qui l’ont pré­cé­dé. Par son pou­voir magique la dis­tance est annu­lée… Le char­bon doit doit être désor­mais le moteur et la mesure de toutes les nations commerciales »
    Déjà la magie!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Attach images - Only PNG, JPG, JPEG and GIF are supported.

Articles connexes
Lire

Contre la société de masse (par Chris Wilson)

Beaucoup de gens souhaitent mener une existence exempte d’autorité coercitive, où nous serions tous libre de donner à nos vies les formes que nous voulons en fonction de nos besoins personnels, de nos valeurs et de nos désirs. Pour qu’une telle liberté soit possible, aucun individu ne doit pouvoir étendre la sphère de ce qu’il contrôle à la vie d’autres sans leur consentement. [...]
Lire

Le Système et le Chaos (par Bernard Charbonneau)

La croissance technique et économique indéfinie est à la fois le fait et le dogme fondamental de notre temps, comme l'immutabilité d'un ordre à la fois naturel et divin fut celle du passé. La grande mue qui travaille les sociétés industrielles, et les autres à leur suite, est à la fois la réalité immédiate que nous pouvons appréhender dans le quotidien de notre vie et le moteur profond d’une Histoire que religions et idéologies s’époumonent à suivre ; chacun l’expérimente à chaque instant, et pourtant, par-delà classes et frontières, elle met en jeu l’humanité. [...]
Lire

Des scientifiques sonnent l’alarme sur les dommages sans précèdent que subissent les forêts du monde

Les forêts du monde entier sont affectées par les humains – à la fois directement, par la déforestation et indirectement par le changement climatique, c’est ce qu’expliquent des chercheurs dans un numéro spécial du journal Science. Dans une série de comptes rendus de la dernière recherche sur l’état des forêts du monde, des scientifiques soulignent qu’elles sont loin d’être en état de faire face au changement climatique durant le cours de ce siècle.