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environnement

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Il y a trop d’éléphants ! (par Armand Farrachi)

Ce massacre d’une ampleur inégalée depuis 65 millions d’années révèle de façon on ne peut plus criante la façon dont l’agression contre la vie s’accomplît sous des prétextes politiques, économiques ou culturels, et l’animal, représentant le plus légitime de la vie naturelle, ne serait-ce que par son besoin vital d’un monde grand, divers et vrai, nous montre, encore une fois, la voie sans issue où nous pousse la formidable avancée du saccage technologique. La disparition des espèces vivantes, engagée voilà cent cinquante ans, est en passe de s’achever, et la première moitié du XXIe siècle restera probablement dans l’Histoire, si tant est que cette Histoire se poursuive, comme l’époque de la désanimalisation du monde, en tous points comparable à la dératisation des égouts, mais à grande échelle. Car sur l’arche de Noé des temps industriels, la consigne, on l’a compris, est de passer par-dessus bord les rescapés du désastre.
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Cecil le lion: comprendre le fonctionnement du buzz (Ugo Bardi)

Donc, comment un concept devient-il viral? Nous pouvons apprendre quelque chose là-dessus en étudiant un mème récent, celui qui correspond au meurtre du lion Cecil. En utilisant les indicateurs de tendances Google pour mesurer le nombre relatif de recherches internet, on s’aperçoit que ce mème croît si rapidement qu’il peut être qualifié de "supermème", comparable en intensité à des recherches du domaine de la politique ou des grands événements sportifs, qui dominent généralement l’espace des recherches internet. "Cecil le lion" a autant de succès parce qu’il présente les trois caractéristiques élémentaires à tout supermème, qui sont : 1) être simple, 2) qu’il y ait un méchant, 3) être rassurant.
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Les poules préfèrent les cages ! (par Armand Farrachi)

Une étude « scientifique » sur le comportement des poules élevées en batterie a conclu qu'elles n'étaient pas gênées par leur cage, mais s'y trouvaient au contraire plus en sécurité qu'ailleurs. De là à prétendre que les poules préfèrent les cages, il n'y a qu'un pas. Pourquoi ne pas dire alors que les veaux préfèrent l'obscurité, les otaries les cirques, les Indiens les réserves, ou que les humains se plaisent dans un environnement dévasté ?
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La mondialisation et les ravages de la nouvelle Pangée (par Ray Grigg)

Les continents, ayant été écologiquement isolés pendant des millions d’années, étaient alors reconnectés — pas géologiquement par le mouvement de la tectonique des plaques mais par les mouvements physiques des humains transportant des produits commerciaux, des plantes, des animaux, des virus et leurs cultures particulières. Le monde n'allait plus jamais être le même.
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La fin du paysan (par Bernard Charbonneau – 1969)

Demain il n’y aura sans doute que Rome ou le désert. Le paysan était englobé dans le cosmos, il va l’être dans la société. Il se définissait à la fois par sa relation avec le milieu naturel et son autonomie vis-à-vis de la totalité sociale, dans une économie semi-capitaliste il dépend à la fois des caprices du marché et des avatars de la politique.[...]
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Quelle fin absurde : La vie à la fin de l’Empire (2007)

Dé­ran­geant parce qu’il nous confronte di­rec­te­ment à la culture de l’Empire, ce do­cu­men­taire est à re­com­man­der à tous ceux qui ont la ca­pa­cité de re­mo­de­ler le fu­tur — c’est à dire cha­cun d’entre nous. Au lieu de nous pro­po­ser des so­lu­tions fa­ciles, le film nous met au défi d’inventer de nou­velles voies.
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Rester sain dans une culture suicidaire (par Dahr Jamail)

[...] Joanna Macy a été active dans plusieurs mouvements sociaux importants tout au long de son existence, mais c’est son implication dans le mouvement antinucléaire des années 70 qui lui a fait prendre conscience du degré de danger, comme elle le décrit, "qui semble vraiment suicidaire pour notre culture, et écocidaire pour la planète". [...]