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FABRIQUE DU CONSENTEMENT
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De la colonisation au « développement » : un seul et même projet (par Thierry Sallantin)
La guerre des mots organisée discrètement par nos ennemis : Comment ils ont introduit le mot « développement » puis comment est arrivé l'adjectif « soutenable » travesti ensuite en « durable ».
1 mai 2018
La guerre et la construction de l’État en tant que crime organisé (par Charles Tilly)
Tandis qu'une intervention militaro-policière est en cours à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, qui a débuté aux alentours de 3h du matin ce lundi 9 avril 2018, il nous semble opportun de republier cette très bonne analyse du sociologue états-unien Charles Tilly, qui nous rappelle que l'État est une forme d'organisation sociale (ou antisociale, c'est selon) née de la violence et de la guerre, et qui utilise la violence et la guerre pour continuer à s'imposer — ce qui est tout aussi vrai des premières formes d'État que des États soi-disant "démocratiques" actuels. [...]
9 avril 2018
Le mythe du progrès et la toxicité de la monoculture mondialisée (par Nicolas Casaux)
Ainsi que le formule Wade Davis : « Il s’agit de trouver une inspiration et un réconfort dans l’idée qu’il existe des chemins différents du nôtre et que notre destinée n’est donc pas écrite à l’encre indélébile sur un ensemble de choix dont il est prouvé scientifiquement et de manière démontrable qu’ils ne sont pas les bons. »
16 mars 2018
350.org et les énergies « renouvelables » : le greenwashing de la colonisation (par Nicolas Casaux)
Il y a quelques jours, j’ai regardé une vidéo[1] d’une discussion entre plusieurs jeunes figures de l’écologie relativement…
26 février 2018
La férocité blanche : à propos du livre de Rosa Amelia Plumelle-Uribe (par Nicolas Casaux)
Le suprémacisme blanc a ouvertement constitué une caractéristique fondamentale de la culture européenne pendant des siècles. Pas étonnant qu’il continue, aujourd’hui encore, à informer — moins ouvertement, plus implicitement, plus officieusement — les structures sociales de la civilisation industrielle mondialisée. [...]
19 février 2018
Dépossession, gigantisme et irresponsabilités renouvelables (par Nicolas Casaux)
« Un monde s’était organisé sans nous. Nous y sommes entrés alors qu’il commençait à se déséquilibrer. […] On…
12 février 2018
« Civilisation » : l’origine d’un concept (par Seb d’Armissan)
Il est dit que les derniers à découvrir l’eau seront les poissons. Les humains auront échappé de justesse…
10 février 2018
Comment nous nous préparons, nous et nos enfants, pour l’extinction (par Daniel Quinn)
Dans un récent film semi-documentaire appelé Garbage (Déchet), un ingénieur en traitement des déchets toxiques à qui l’on demande comment nous pourrions faire pour cesser de submerger le monde ne nos poisons, répond : « Qu’il faudrait pour cela qu’on disparaisse tous de la planète, parce que les humains GÉNÈRENT des déchets toxiques, qu’il s’agisse d’organismes pathogènes que l’on excrète de nos corps ou d’autres choses. Nous sommes un poison pour la planète. »
Comment réagissez-vous à cette affirmation ? Si vous êtes d’accord avec cette idée que les humains sont intrinsèquement toxiques, levez la main.
3 février 2018
Les écologistes et les techno-critiques sont-ils des hypocrites ? (par Nicolas Casaux)
À cet argument fallacieux du « mais-vous-utilisez-du-pétrole-vous-ne-pouvez-donc-pas-critiquer-les-énergies-fossiles », l’historienne d’Harvard Naomi Oreskes (auteure, entre autres, du livre Les marchands de doute) répond : « Bien sûr que nous le faisons, et les gens des États du Nord portaient des vêtements dont le coton avait été récolté par des esclaves. Mais cela ne fit pas d’eux des hypocrites lorsqu’ils rejoignirent le mouvement pour l’abolition de l’esclavage. Cela signifiait juste qu’ils faisaient partie de cette économie esclavagiste, et qu’ils le savaient. C’est pourquoi ils ont agi pour changer le système, et pas simplement leurs habits ». Nous pourrions nous en tenir à ça. Mais dans la mesure où cette rhétorique est bien trop répandue et où ses promoteurs ne sont peut-être pas en mesure de comprendre ce qu’explique Naomi Oreskes, continuons. [...]
1 février 2018