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GUERRE (GÉOPOLITIQUE)
137 posts
L’échec de la non-violence : introduction (par Peter Gelderloos)
Après Comment la non-violence protège l’État, paru en 2007 et que nous avons publié cette année avec les…
12 octobre 2016
L’invention du labeur et du désastre (par Paul Shepard)
Extrait de l’ouvrage de l’écologiste américain Paul Shepard Nous n’avons qu’une seule Terre (1996), cet article explore l’histoire…
29 septembre 2016
La « philanthropie » : moteur discret de l’impérialisme et de l’ingénierie sociale (par Arundhati Roy)
[...] Ce qui suit dans cet essai apparaîtra peut-être aux yeux de certains comme une critique assez sévère. D’un autre côté, dans le respect de la tradition qui veut que l'on honore son adversaire, cela pourrait être interprété comme une reconnaissance de la vision, de la souplesse, de la subtilité et de la ferme détermination de ceux qui ont consacré leurs existences à débarrasser le monde de tout danger pour le capitalisme.
28 septembre 2016
Comment le progrès technique déshumanise l’être humain et détruit le monde naturel (par Lewis Mumford)
La ligne possible de développement que je vais maintenant prolonger repose sur l’hypothèse que notre civilisation continuera à suivre le chemin tracé par le Nouveau Monde et accordera toujours plus d’importance aux pratiques introduites à l’origine par le capitalisme, la technique de la machine, les sciences physiques, l’administration bureaucratique et le gouvernement totalitaire ; et que de leur côté ces pratiques se combineront pour former un système parfaitement clos sur lui-même, dirigé par une intelligence délibérément dépersonnalisée. [...]
17 août 2016
Réflexions sur la nature totalitaire de l’État (par Bernard Charbonneau, 1949)
Pourquoi cet aboutissement ? Pourquoi, forte dans la conscience de sa servitude, la volonté de liberté s’épuisa-t-elle ainsi au lieu de s’accomplir ? ... Parce qu’au lieu de la placer en eux-mêmes, les hommes l’avaient placée dans l’État. [...]
8 août 2016
L’incohérence du socialisme : le mythe du progrès et le culte de la machine (par George Orwell)
[...] Le machinisme appelle le socialisme, mais le socialisme en tant que système mondial implique le machinisme, puisqu’il sous-entend certaines exigences incompatibles avec le mode de vie primitif. Il exige, par exemple, une intercommunication constante et un échange perpétuel de marchandises entre les différents points du globe. Il exige un certain degré de centralisation. Il exige un niveau de vie sensiblement égal pour tous les êtres humains et, sans doute, une certaine uniformité dans l’éducation. [...]
7 août 2016
La technologie comme domination (par Miguel Amoros)
[...] La civilisation capitaliste place la production séparée au centre de la société; le pouvoir dépend de la production, la production dépend de la technologie, par conséquent le pouvoir dépend de la technologie. La technologie étant la principale force productive, le progrès social suit la logique du progrès technologique. Et comme le dit Ellul, la technologie n’est rien d’autre que le mode d’organisation du monde. Le pire de tous. La technique n’est pas neutre, elle ne l’est jamais. [...]
7 août 2016
Le temps est compté : interview avec un eco-saboteur (partie 1)
En 1993 Michael Carter a été arrêté et condamné pour activisme écologique clandestin (underground). Depuis, il travaille dans le domaine autorisé (aboveground), luttant contre les ventes de bois d'oeuvre et les concessions pétrolières et gazières, protégeant les espèces menacées, et bien d'autres choses encore. Aujourd'hui, il est membre de Deep Green Resistance Colorado Plateau et l'auteur du récit Kingfisher's Song : Memories Against Civilization. (Le Chant du Martin-Pêcheur : Souvenirs Contre la Civilisation)
3 août 2016
La servitude des « démocraties » modernes, anticipée (par Alexis de Tocqueville, en 1840)
Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.
2 août 2016