LePartage's articles
Depuis quelques années, le « féminisme décolonial » occupe une place croissante dans les débats féministes, militants et…
Voilà ce qu’on demande systématiquement à toute personne qui cherche à se faire un avis sur la question de la prostitution. Il faut écouter les concernées, mais pas n’importe lesquelles, hein ! Celles et ceux qui martèlent cette injonction redirigent toujours l’interlocuteur vers certaines « concernées » triées sur le volet, celles dont le discours va dans le sens du « libre choix », celles qui prennent soin de ménager ceux qu’elles appellent leurs « clients », celles qui ne dénoncent jamais les violences omniprésentes dans cet univers, sauf pour en rendre responsable les abolitionnistes.
Il aura fallu 4 jours à la 6e puissance économique mondiale pour interdire à la plus grande partie de sa population de sortir de chez elle. Le déconfinement, quant à lui sera bien plus long, et très certainement assorti de nombreuses limitations aux libertés que nous connaissions auparavant, des libertés qui restent fondamentales (quoi qu’en disent les thuriféraires de l’hygiénisme qui veulent réduire une société humaine aux seules préconisations sanitaires) pour un régime dont la qualification de démocratique est sérieusement malmenée par nos dirigeants (ceux-là même qui théoriquement devraient être les garants et les gardiens des libertés fondamentales de chacun)…
Je me suis entretenue avec Charles Stepanoff, anthropologue à l’EPHE et auteur de différents ouvrages sur le chamanisme et les sociétés hybrides autour de son très riche essai Voyager dans l’invisible.
Il n’aura fallu que quelques jours pour passer d’une dédaigneuse insouciance à l’état de guerre sanitaire. L’immense orgueil d’une société mondialisée, d’une arrogance à ce point illimitée qu’elle s’approprie une ère géologique, l’anthropocène, sûre de sa maîtrise technologique, reposant sur une productivité démesurée, assurant une gestion millimétrée des flux de marchandises, convaincue de sa domination planétaire, est totalement bouleversé par une autre espèce vivante dont la taille se mesure en nanomètres.
Voici une expérience de pensée. Vous êtes à la gare. Un homme traverse les voies ferrées, à pied. Il est distrait, trop pressé pour faire le tour, trop pris par son téléphone pour voir où il va. Vous tournez la tête et vous apercevez qu’un train arrive, à pleine vitesse, qui va croiser sa route. Que faites-vous ?
Le texte qui suit est une traduction de la première partie du discours d’Arundhati Roy prononcée début mai 2019 lors de la Arthur Miller Freedom to Write Lecture organisée par l’organisation états-unienne PEN American Center à l’Apollo Theater d’Harlem, à New York. […]
Comme toutes les ONG écologistes, le « mouvement climat » subit l’influence du néolibéralisme, le joug du monde des affaires. Les néolibéraux affectionnent d’attaquer les gouvernements tout en ignorant totalement le contrôle corporatiste de l’économie. […]
Un examen des stratégies employées par Stratfor (et son précurseur, Pagan International) pour désamorcer les mouvements populaires qui s’opposent aux entreprises recourant à ses services.
En vérité, nos lointains ancêtres ne mouraient pas à 30 ans — la science médicale nous a moins aidés qu’on le croit habituellement. […]
Dans son allocution du mardi 16 avril, Emmanuel Macron a vanté la grandeur de « notre » nation, en faisant référence à « un peuple » et « son histoire millénaire », au cours de laquelle « nous avons bâti des villes, des ports, des églises ». Bien évidemment, il passait sous silence ce que l’historien Howard Zinn rappelle dès l’introduction de son livre Une histoire populaire des États-Unis De 1492 à nos jours : […]
En ces temps de lamentations collectives relativement encouragées voire organisées et orchestrées (par les médias de masse, notamment, y compris via internet), en ces temps de déploration de la dégradation d’un « symbole de la nation », ou « de l’Occident », ou « de la foi chrétienne », d’un bâtiment qui ferait partie du « patrimoine national », à savoir la cathédrale de Notre-Dame-de-Paris, il semble opportun de republier un texte de 1978 de l’historien Daniel Hermant portant sur le vandalisme (ou iconoclasme) révolutionnaire. […]